Des excréments sur les écrans tactiles de McDonald’s


Cela faisait longtemps que je n’avais pas mis les pieds dans un McDo et leur aménagement avec les écrans tactiles pour passer des commandes est vraiment pitoyable et cela n’a pas améliorer du tout le service, c’est même pire. Enfin bref, les écrans tactiles sont des nids a microbes qu’il est vraiment mieux de se laver les mains avant de manger.
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Des excréments sur les écrans tactiles de McDonald’s

 

THAD VIA GETTY IMAGES

Peut-être voudrez-vous porter des gants lors de votre prochaine visite chez McDo. Il semblerait que beaucoup d’écrans tactiles libre-service sur lesquels les clients sont invités à prendre leur commande contiennent des traces de… crotte.

Une enquête menée par le journal Metro au Royaume-Uni en collaboration avec le département de microbiologie de l’Université métropolitaine de Londres a révélé que TOUS les écrans testés dans huit succursales de la chaîne de restauration rapide présentaient des coliformes fécaux. Pensez au fait que c’est ce que les clients ont touché juste avant de manger. Probablement avec les mains, en plus. Miiiam…

 

HUFFPOST

«Nous étions tous surpris de la quantité de bactéries intestinales et fécales présentes sur les machines. Ces [bactéries] provoquent le type d’infections que les gens contractent dans les hôpitaux», a affirmé le Dr. Paul Matawele de l’Université métropolitaine de Londres.

Un écran étudié a aussi montré des traces de Staphylocoque, une bactérie pouvant causer une intoxication sanguine contagieuse responsable du syndrome du choc toxique. La bactérie Listeria, qui peut affecter les femmes enceintes et les personnes avec un faible système immunitaire, a aussi été trouvée pendant l’enquête, à la grande surprise des scientifiques.

McDonald’s qui a commencé à implanter son service de libre-service numérique au Québec dès 2015 affirme nettoyer ses écrans avec du désinfectant. Le Dr. Matawele suggère toutefois qu’il n’est pas assez puissant.

Il n’est pas exclu que d’autres chaînes utilisant le même type de dispositif que McDonald’s pour les commandes soient aux prises avec un problème d’exposition aux coliformes fécaux et à d’autres bactéries dangereuses.

Conseil d’ami : lavez-vous les mains avant d’engloutir votre Big Mac la prochaine fois.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

L’huile de cuisson pourrait aider à lutter contre les bactéries alimentaires


En laboratoire, cela fonctionne bien, il faut quand même le tester dans l’industrie alimentaire. En fait, les machines industrielles sont faites en acier inoxydable. À la longue, les rainures qu’on ne voit pas nécessairement et sont responsables des bactéries comme la salmonelle et autres. Mettre de l’huile viendrait boucher ces rainures et donc empêcher une bonne partie des bactéries de s’y installer.
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L’huile de cuisson pourrait aider à lutter contre les bactéries alimentaires

 

De nombreux aliments produits à l'échelle industrielle comprennent... (Photo Martin Leblanc, archives La Presse)

De nombreux aliments produits à l’échelle industrielle comprennent des ingrédients bruts qui sont mélangés dans de grandes machines en acier inoxydable pouvant être difficiles à nettoyer.

PHOTO MARTIN LEBLANC, ARCHIVES LA PRESSE

 

PETER CAMERON
La Presse Canadienne
Toronto

Des chercheurs canadiens croient que l’huile de cuisson pourrait être la clé pour aider à prévenir la propagation de bactéries d’origine alimentaire telles que la salmonelle, la listeria et l’E. coli.

Ils notent que de nombreux aliments produits à l’échelle industrielle comprennent des ingrédients bruts qui sont mélangés dans de grandes machines en acier inoxydable pouvant être difficiles à nettoyer.

Dans une étude publiée dans la revue ACS Applied Materials & Interfaces, les chercheurs en ingénierie expliquent que les surfaces des machines sont couvertes d’égratignures minuscules et de rainures qui deviennent des cachettes idéales pour les bactéries.

Les recherches du professeur Ben Hatton, de la Dre Dalal Asker et du Dr Tarek Awad, de l’Université de Toronto, indiquent qu’une fine couche d’huile de cuisson peut remplir les rainures microscopiques et ainsi empêcher les bactéries de coller à l’équipement.

Le risque de contamination croisée, qui peut causer des maladies d’origine alimentaire, est ainsi minimisé.

M. Hatton dit avoir constaté une réduction des niveaux bactériens à l’intérieur des machines testées de 1000 à 100 000 fois.

Les chercheurs ont collaboré au projet avec Agri-Neo, une entreprise ontarienne de traitement des semences qui cherchait une solution à la contamination bactérienne.

Le processus consiste à traiter l’acier inoxydable pour le rendre hydrophobe – de sorte qu’il repousse l’eau – ce qui permet à l’huile de coller à la surface, a expliqué M. Hatton.

Il admet toutefois que l’huile à la surface des machines s’évapore au fur et à mesure que celles-ci fonctionnent.

«L’objectif de cette recherche était de voir ce qui se produisait si nous prenions cette huile de tous les jours, sécuritaire et vraiment bon marché, et que nous la piégions à la surface, en quelque sorte (…). Puis nous observions ce qui se passait quand elle s’évapore; est-ce encore efficace ?», a raconté le professeur.

Les résultats de l’étude montrent que la méthode demeure efficace, car l’huile remplit les rainures et les éraflures, qui sont les principales parties problématiques dans les machines, a-t-il ajouté.

M. Hatton note qu’ils ont uniquement testé le processus en laboratoire et qu’ils ignorent s’il peut être appliqué à l’échelle industrielle.

Santé Canada a déclaré que la salmonelle est la principale cause de maladies d’origine bactérienne dans le pays, avec plus de 200 000 cas en 2015 seulement.

http://www.lapresse.ca/

Pourquoi donner de la viande crue à votre chien ou chat est une mauvaise idée


Peut-on vraiment nourrir les animaux domestiques qui sont des carnivores de viande crue ? Reste que les contaminations sont toujours possibles
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Pourquoi donner de la viande crue à votre chien ou chat est une mauvaise idée

 

Côte de bœuf

Donner de la viande crue aux animaux domestiques peut se révéler une pratique dangereuse : elle est en effet un nid à bactéries potentiellement dangereux pour la santé.

PATRICK LEFEVRE / BELGA MAG / BELGA

Par Rédacteur

Nourrir son chat ou son chien avec de la viande crue en voulant se rapprocher de son alimentation à l’état sauvage peut être risqué, montre une nouvelle étude. 

Nourrir son animal de la façon la plus naturelle possible est une mode récente qui ne cesse de se populariser. Plus connu sous l’acronyme BARF (Biologically Appropriate Raw Food) en France, ce régime alimentaire désigne une « nourriture crue biologiquement appropriée ». Mais dans une étude publiée le 12 janvier 2018, une équipe de chercheurs basés au Pays-Bas a mis en évidence les potentiels dangers de ce mode d’alimentation. À plus forte raison dans un pays où il est estimé que 51% des propriétaires de chiens nourrissent leurs compagnons entièrement ou partiellement à partir de viande crue.

Un risque de résistance aux antibiotiques

Sur 35 produits surgelés analysés de huit marques différentes commercialisés aux Pays-Bas, les résultats sont les suivants. Pour les bactéries, Escherichia Coli, responsable de plusieurs pathologies, dont la colite hémorragique (une maladie inflammatoire chronique intestinale), a été isolée sur 8 produits (soit 28%). Listeria monocytogenes, seule espèce du genre Listeria pathogène pour l’homme, provoquant la listériose, était quant à elle présente sur 16 produits (54%). Plusieurs espèces de Salmonella (responsable de maladies telles que la fièvre typhoïde, la fièvre paratyphoïde et la salmonellose) ont été également isolées sur 7 produits (20%). Concernant les parasites, quatre produits (11%) contenaient Sarcocystis Cruzi et quatre autres (11%) contenaient Stenella. Dans deux produits (6%), Toxoplasma gondii (responsable de la toxoplasmose) a été retrouvé.

L’étude indique que ces bactéries et parasites peuvent être source d’infections bactériennes chez les animaux. Et, si elles sont transmises, elles présentent un risque pour la population humaine. Cependant, la qualité microbiologique globale des échantillons testés était acceptable. Autrement dit, les échantillons testés n’étaient à priori pas impropres à la consommation humaine. Toutefois, problème que pourrait poser ces bactéries est lié à l’émergence et à l’augmentation de la résistance aux antibiotiques. Par exemple, certaines souches de Salmonella, isolées à partir des échantillons, étaient résistantes à presque sept antibiotiques ! L’étude préconise donc plutôt de se tourner vers la nourriture industrielle, en croquette ou en conserve, peut-être moins « biologiquement appropriée » mais exempte de ce type de contamination.

Manger cru, une lubie qui ne faiblit pas

Le régime BARF, né en Australie, était à la base centré sur l’alimentation canine, carnivore. Depuis, cette mode s’est propagée au monde entier, dont la France. Désormais, les chats et même les furets peuvent être alimentés de cette manière. Cependant, les vétérinaires s’accordent pour recommander une part végétale à ce type de régime qui peut s’avérer pauvre en vitamines et fibres. Les adeptes du BARF n’ignorent pas cette recommandation, quitte à adapter le principe fondamental de ce régime alimentaire. 

https://www.sciencesetavenir.fr

Une arme biologique contre la Listéria


Enlever les produits chimiques et le sel des aliments qui permet une meilleure conservation des aliments, il faut trouver une alternative naturelle qui ne changera ni l’aspect, le goût et la qualité. Voila que rentre en jeu une bactériocine qui protège par exemple le saumon pendant 3 semaines à une température de 4 C et pourrait éviter la contamination de la listeria
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Une arme biologique contre la Listéria

 

Une assiette de saumon fumé et gravlax

Gravlax de saumon et tartinade d’œufs au caviar Photo : Ricardo cuisine

 

Des chercheurs de l’Université Laval et du centre de recherche gaspésien Merinov ont développé une bactériocine capable de protéger les aliments contre la bactérie Listeria monocytogenes. Baptisée Bac M35, elle a été testée avec succès sur le saumon de Fumoir Grizzly de Saint-Augustin, près de Québec.

Un texte de Joane Bérubé avec la collaboration de Maude Rivard

Bac M35 est une bactérie de grade alimentaire qu’on retrouve naturellement dans les moules, les crevettes ou les poissons.

Le titulaire de la Chaire de recherche industrielle du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, Ismaël Fliss, explique qu’il a tout de même fallu plus de dix ans de recherches pour parvenir à la reproduire.

« Le défi au départ, explique le chercheur spécialisé dans les activités métaboliques et la fonctionnalité des cultures lactiques bioprotectrices, était d’isoler cette bactérie à partir de plusieurs milliards de bactéries, l’identifier, l’isoler, la reproduire en grande quantité. »

Les chercheurs l’ont ensuite ajoutée dans le saumon contaminé à la Listéria. Bac M35 a démontré qu’elle conservait ses propriétés antimicrobiennes, et ce, malgré les variations de température. La bactériocine serait ainsi capable de soutenir la congélation.

« On la dégèle et on voit encore des activités anti-listéria », indique Ismaël Fliss.

  • Bien qu’elle soit relativement rare, la listériose humaine est souvent grave et les taux de mortalité peuvent atteindre 50 %. Certains facteurs prédisposent à l’infection par L. monocytogenes, tels que le statut de nouveau-né, la grossesse, la leucémie, la maladie de Hodgkin, le diabète sucré, l’alcoolisme ou la cirrhose et un traitement immunosuppresseur.
  • La listériose sévit partout dans le monde, mais s’observe le plus souvent dans les pays industrialisés.
  • De faibles concentrations de Listeria monocytogenes sont généralement consommées par des gens en santé sans danger apparent.

    Sources : Santé Canada et le Conseil des viandes du Canada

Un homme regarde dans un microscope

Photo : iStockphoto

Les résultats ont établi que la bactériocine protège le saumon pendant 21 jours à une température de 4 °C sans que ne soient altérés le goût, la texture ou la qualité nutritionnelle de l’aliment.

« On répond directement à une tendance du marché. Si on enlève les produits chimiques et si on enlève le sel ça prend une alternative et on veut que cette alternative soit naturelle » relève le professeur Ismaël Fliss.

Selon le professeur Fliss, il y a très peu d’équipes dans le monde qui travaillent sur les bactéries bioprotectrices. Il s’agit d’ailleurs de la première bactériocine homologuée par Santé Canada pour la conservation des aliments. Cette percée mondiale pourra s’appliquer à toutes les sphères de la transformation alimentaire. D’ailleurs depuis son homologation, des tests sont en cours avec d’autres produits alimentaires comme le fromage ou les découpes de viande de porc.

Bac M65 sera intégrée à la chaine de production de Fumoir Grizzly au cours des prochaines semaines. L’entreprise entend commercialiser la découverte en ciblant notamment les marchés où le poisson est abondant comme la Norvège, le Chili ou l’Alaska.

http://ici.radio-canada.ca/

Et si vos aliments se conservaient 3x plus longtemps


Un procédé utilisé dans une ville du Québec pour le moment permet de conserver les aliments frais beaucoup plus longtemps. Cette technique détruit toutes les bactéries comme la listeria, E. Coli … Ce qui permet de réduire ou même éliminer l’emploi des additifs et des agents de conservation chimiques.
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Et si vos aliments se conservaient 3x plus longtemps

 

GETTY IMAGES

  • Philippe Lépine  Journaliste Bien-Être, HuffPost Québec

Un procédé désormais approuvé par Santé Canada permet de rallonger jusqu’à trois fois la durée de conservation des aliments frais, réduisant par le fait même le gaspillage alimentaire au pays.

Les dates de péremption vous feront moins paniquer.

La technologie HPP (Hydro Procédé de protection) développée en collaboration avec le Centre développement bioalimentaire du Québec (CDBQ) consiste à insérer un aliment emballé dans une enceinte remplie d’eau dans laquelle on fera subir une haute pression pour neutraliser les bactéries (telles que listeria, E. coli, et salmonella) autant à la surface qu’au coeur des aliments.

Le procédé – que seule une entreprise de Saint-Hyacinthe offre au Canada pour l’instant – permet donc de prolonger substantiellement la date de péremption des produits désormais exempts de bactéries, sans toutefois altérer leur fraîcheur, les valeurs nutritives ou leur goût. Il permet également de réduire, voire éliminer, l’emploi d’additifs et agents de conservations chimiques.

La durée de conservation des terrines, mousses et rillettes peut par exemple passer de 45 jours (en temps normal) à 150 jours avec le HPP. Au lieu de 7 jours, les oeufs cuits durs demeureront bons à la consommation jusqu’à 30 jours.

    Quelques données sur le gaspillage :

40% de la nourriture produite est jeté.

Chaque Canadien jette en moyenne 1000 $ de nourriture annuellement.

Dans le monde, environ 1,3 milliard de tonnes d’aliments sont jetées chaque année, une quantité qui pourrait nourrir 7 fois la population qui ne mange pas à sa faim

En 2050, la Terre comptera 9 milliards de bouches à nourrir (d’où le nom Projet 9)

Pour savoir si les aliments ont été traités, vous trouverez le logo ci-dessous sur l’emballage.

COURTOISIE

Plus d’une dizaine d’entreprises alimentaires dont Les Cuisines gaspésiennes, Les Viandes du Breton, ou Produits Alimentaires Viau qui font la pancetta Fantino & Mondello utilisent désormais le procédé.

COURTOISIE

D’autres entreprises sont invitées par le CDBQ et Recyc-Québec à suivre le mouvement dans le cadre du Projet 9 visant à sensibiliser consommateurs et producteurs au gaspillage alimentaire.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

 

L’emballage alimentaire de demain


Un nouvel emballage alimentaire qui a tout pour être intéressant développé par des étudiantes à l’École Polytechnique de Montréal. Il est biodégradable, conserve les aliments plus longtemps et serait antibactérien contre des bactéries telles que E. coli, salmonella, listeria, staphylocoque. De plus, grâce à cet emballage, il y aura sans doute moins de gaspillage
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L’emballage alimentaire de demain

 

Le bioplastique produit dans un laboratoire de Polytechnique

Le bioplastique produit dans un laboratoire de Polytechnique Photo : Radio-Canada/Charles Contant

Des emballages moins polluants et capables de conserver les aliments plus longtemps. Voilà la petite révolution écologique que fomentent, dans leur laboratoire, deux ingénieures en génie chimique de Montréal.

Un texte de Jean François Bouthillette, des Années lumière

À première vue, cette pellicule transparente n’a rien de spécial. Souple, mince, elle fait le même son qu’un sac de plastique ordinaire quand on la manipule.

Mais ce bioplastique à base de chitosan, un produit tiré des carapaces de crustacés, est plein de promesses. Beaucoup moins polluant à produire et biodégradable, il est aussi capable de tuer les bactéries dangereuses et de prolonger la durée de vie des aliments.

En laboratoire, les chercheuses ont pu démontrer que la viande emballée dans leur film de chitosan pouvait être conservée une semaine de plus que dans un emballage ordinaire.

Ce qui empêche le produit de se conserver longtemps, c’est le développement de bactéries. Donc si on arrive à éliminer les bactéries, on augmente la durée de conservation. C’est exactement ce que fait ce bioplastique. Mounia Arkoun, finissante au doctorat en génie chimique à l’École polytechnique de Montréal

Mounia Arkoun, finissante au doctorat en génie chimique à l’École polytechnique de Montréal

Mounia Arkoun, finissante au doctorat en génie chimique à l’École polytechnique de Montréal Photo : Radio-Canada/Charles Contant

Cet emballage du futur est le fruit du travail de deux étudiantes au doctorat en génie chimique de l’École polytechnique de Montréal, Nury Ardila et Mounia Arkoun. Leurs recherches se poursuivent. Elles s’apprêtent à mesurer l’effet de leur ChitoPack – c’est le nom qu’elles lui ont donné – sur d’autres aliments comme le lait, les fruits et le fromage. Elles tentent aussi d’améliorer certaines propriétés mécaniques du bioplastique, comme sa résistance.

L’industrie alimentaire est très intéressée, évidemment. Mais au-delà des profits liés à une meilleure conservation, le ChitoPack présente aussi un grand intérêt pour la santé et l’environnement.

Avec notre emballage, on peut éviter des maladies, en tuant les bactéries comme la salmonella ou l’E. coli. Et aider à diminuer la pollution par les plastiques qui ne sont pas biodégradables. Nury Ardila, finissante au doctorat en génie chimique à l’École polytechnique de Montréal

La pellicule de chitosan est « active » : sa composition chimique lui permet d’éliminer les bactéries qui se développent à la surface des aliments. La viande emballée peut ainsi être conservée une semaine de plus.

La pellicule de chitosan est « active » : sa composition chimique lui permet d’éliminer les bactéries qui se développent à la surface des aliments. La viande emballée peut ainsi être conservée une semaine de plus. Photo : Radio-Canada/Charles Contant

C’est la composition chimique du chitosan qui lui confère ses propriétés antibactériennes. Il s’est montré très efficace pour éliminer des pathogènes parfois présents dans les aliments : E. coli, salmonella, listeria, staphylocoque… Des emballages actifs à base de chitosan pourraient ainsi réduire le nombre de cas d’infection et d’intoxication dus aux aliments contaminés, qui se chiffrent par milliers annuellement au Canada.

Doit-on s’inquiéter d’avaler de ce produit qui interagit avec nos aliments? Non, répondent les chercheuses, qui soulignent que l’innocuité du chitosan est établie depuis longtemps. Si des tests restent à faire, le chitosan ne semble d’ailleurs modifier ni le goût, ni la couleur, ni la texture des aliments.

À base de… carapaces de crevette

Les emballages de plastique ordinaire sont polluants à produire et persistent longtemps dans l’environnement. Le ChitoPack, lui, est beaucoup plus vert. Essentiellement composé de déchets organiques, il a aussi l’avantage d’être biodégradable.

Le chitosan est fait de carapaces de crustacés comme la crevette, réduites en poudre puis traitées pour en éliminer pigments, minéraux et protéines allergènes.

Le chitosan est fait de carapaces de crustacés comme la crevette, réduites en poudre puis traitées pour en éliminer pigments, minéraux et protéines allergènes. Photo : iStock

D’abord, des carapaces de crustacés sont réduites en une poudre : la chitine. C’est le matériau de structure de l’exosquelette de tous les arthropodes.

Des traitements éliminent ensuite pigments, minéraux et protéines responsables des allergies aux fruits de mer, puis rendent cette poudre soluble dans l’acide acétique – du vinaigre. On confectionne alors une solution de chitosan, visqueuse, qui se transforme en pellicule de bioplastique quand on fait s’évaporer l’acide.

Nury Ardila, finissante au doctorat en génie chimique à l’École polytechnique de Montréal

Nury Ardila, finissante au doctorat en génie chimique à l’École polytechnique de Montréal Photo : Radio-Canada/Charles Contant

Lutte contre le gaspillage

C’est là un autre intérêt du ChitoPack qui tient à coeur aux deux chercheuses. Elles soulignent que si le gaspillage alimentaire est un problème à l’échelle mondiale, il est particulièrement présent chez nous, au Canada.

À l’échelle mondiale, environ le tiers des aliments destinés à la consommation humaine sont gaspillés. En prolongeant la durée de conservation des aliments, l’emballage actif pourrait contribuer à régler le problème.

À l’échelle mondiale, environ le tiers des aliments destinés à la consommation humaine sont gaspillés. En prolongeant la durée de conservation des aliments, l’emballage actif pourrait contribuer à régler le problème. Photo : iStock

À l’échelle mondiale, environ le tiers des aliments destinés à la consommation humaine sont gaspillés. C’est 1,3 milliard de tonnes d’aliments perdus par année, dont 20 % de la viande, 30 % des céréales et près de la moitié des fruits et légumes.

Dans les pays industrialisés, le gaspillage alimentaire par les consommateurs équivaut à lui seul à plus de 220 millions de tonnes par année – soit l’équivalent de toute la production alimentaire nette de l’Afrique subsaharienne.

En améliorant la durée de conservation des aliments, des emballages actifs pourraient contribuer à régler le problème.

http://ici.radio-canada.ca

Intoxications alimentaires : tout pour les éviter!


Si vous avez déjà vécu une intoxication alimentaire, vous savez que ce n’est pas drôle du tout. On ne peut pas être vigilent partout, mais, à la maison, il est possible de minimiser les risques
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Intoxications alimentaires : tout pour les éviter!

 

Maux de ventre, diarrhées, vomissements, fièvre, fatigue intense… L’intoxication alimentaire peut nous mettre KO en un rien de temps. Pour éviter bien des désagréments, il faut donc être vigilant.

Différents germes sont en cause

Une infection alimentaire, c’est le plus souvent banal. Mais elles sont quand même responsables de 10 000 à 20 000 hospitalisations par an. Et elles sont parfois collectives. En 2012, 1 288 foyers de toxi-infections alimentaires collectives (Tiac) ont été déclarés en France, affectant 10 258 personnes dont 6 sont décédées.

« On parle de foyer quand au moins deux personnes, parfois beaucoup plus, sont rattachées à une même cause alimentaire. Leur déclaration est obligatoire, mais elles restent sous-estimées, car il est souvent difficile d’établir un lien entre plusieurs cas, souligne le Dr Mathieu Tourdjman, médecin épidémiologiste à l’InVS (Institut de Veille Sanitaire). L’InVS  surveille 17 maladies d’origine alimentaire et contribue aux enquêtes permettant d’identifier les aliments contaminés. Même si la sécurité alimentaire n’a jamais été aussi bonne, nous devons tous rester vigilants. »

Escherichia coli, shigelles, salmonelles, campylobacter… Plusieurs centaines de bactéries peuvent être en cause, il n’est pas toujours possible de les identifier. Heureusement, les conséquences se limitent le plus souvent à des symptômes digestifs qui guérissent en 3 à 7 jours.

« En été, les infections alimentaires sont rarement d’origine virale, contrairement à l’hiver où ce sont les épidémies de gastro-entérites virales qui dominent », remarque le Dr Mathieu Tourdjman.

La listeria est une bactérie qui se transmet surtout par l’ingestion d’aliments contaminés et peut provoquer la listériose, une maladie rare (moins de 400 cas par an en France) mais grave, qui nécessite presque toujours une hospitalisation. Les symptômes les plus courants, fièvre et maux de tête, peuvent se déclarer jusqu’à huit semaines après l’ingestion. Les personnes âgées ou immunodéprimées et les femmes enceintes doivent y être particulièrement attentives. L’infection peut se transmettre au fœtus avec des risques pour la grossesse et le nouveau-né. Elle se traite par antibiotiques.

Un risque accru avec les fromages au lait cru

Les salmonelloses sont des bactéries présentes dans l’intestin des animaux et qui résistent au froid. Ainsi, les aliments crus sont le plus fréquemment contaminés. Les salmonelles provoquent des gastro-entérites aiguës (diarrhées, vomissements, fièvre, maux de tête) en moyenne 12 à 36 heures après la contamination, parfois une déshydratation sévère chez les personnes fragiles.

Moins graves que la listériose, ces infections sont en revanche beaucoup plus fréquentes. On recense environ 10 000 cas par an, un chiffre en baisse grâce à l’amélioration des contrôles tout au long de la chaîne alimentaire.

Les précautions à prendre au quotidien

– Bien gérer la conservation au réfrigérateur, surtout en été. Attention aussi aux barbecues et aux viandes pas assez cuites, aux dates limites de consommation, aux « restes » gardés trop longtemps (oeufs mayo!).

– Nettoyer régulièrement ses mains et les ustensiles et plans de travail, surtout après un contact avec des aliments crus.

– Respecter la chaîne du froid : aucun aliment n’est absolument stérile, mais les bactéries ne sont dangereuses qu’à partir d’un certain seuil. Pour limiter leur prolifération, utiliser un sac isotherme pour les courses de produits réfrigérés et surgelés et les ranger le plus vite possible dans le frigo ou le congélateur. Vérifier que la zone froide du frigo (en haut ou en bas) est à 4°C maximum. Laver les fruits et légumes avant de les ranger. Stocker à part le cru (légumes, viandes) et le cuit. La plupart des bactéries étant détruites à plus de 65°C, cela évite les contaminations croisées par les aliments crus. Laver le frigo au moins une à deux fois par mois à l’eau javellisée. Essuyer immédiatement toutes les coulures (viande, lait, etc.). Ne jamais recongeler un produit décongelé, cela favorise la prolifération des bactéries.

Eviter les aliments les plus à risque (fromages au lait cru, poissons fumés, charcuterie…) si on est fragile.

Laver soigneusement les légumes crus et les herbes.

Les traitements efficaces contre l’intoxication

Il faut surtout se réhydrater avec des boissons sucrées et salées (soda, bouillons), ou des solutés de réhydratation (Alhydrate, Adiaril…) pour les bébés et les jeunes enfants.

Privilégier des aliments comme le riz, les carottes cuites, les compotes cuites, les bananes, éviter viande, fruits et légumes crus, jus de fruits, laitages…

« Les ralentisseurs de transit (Imodium) et les antiseptiques intestinaux (Ercéfuryl) ne sont plus conseillés. Je prescris parfois des pansements digestifs (Smecta) et en cas de fièvre des antipyrétiques. Seules certaines infections bactériennes nécessitent des antibiotiques », explique le Dr Alexandre Attia, médecin généraliste à St Gratien (95).

« En cas de fièvre importante pendant plus de 24 à 48 heures, de diarrhée surtout s’il y a du sang, de maux de tête importants, il faut consulter sans tarder. Un examen de selles (coproculture) permettra d’identifier le germe et de traiter en conséquence », précise le Dr Alexandre Attias.

Il faut aussi surveiller les signes de déshydratation, en particulier chez les personnes âgées et les bébés : langue et muqueuses sèches, diminution de la quantité d’urines, et perte de poids chez les bébés.

http://www.topsante.com