Jeûner pour améliorer votre santé


Le jeûne aurait des effets bénéfiques sur le corps, mais suivi d’une alimentation équilibré. Cependant, certaines personnes ne peuvent faire de jeûne pour des effets secondaires. Un chercheur a créé une diète qui imite le jeûne et aurait certains avantages pour le déclin cognitif, la chimiothérapie … Quoiqu’il en soit, mieux vaut en parler avec son médecin avant d’entreprendre un jeûne
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Jeûner pour améliorer votre santé

 

Une assiette vide, vue de haut

Une assiette vide Photo : iStock

Le jeûne est une pratique ancrée dans de nombreuses religions depuis des millénaires. Il est souvent perçu comme un moyen de purifier le corps et l’esprit. Mais qu’en est-il vraiment de ses bienfaits sur la santé? Depuis quelques années, la science se penche sur les vertus de cette pratique.

Un texte de Bouchra Ouatik, de Découverte

La nourriture occupe une grande partie de nos journées. Aux trois repas quotidiens s’ajoutent souvent des collations pour chasser la faim. Cela paraît normal, puisque manger est essentiel pour vivre. De plus en plus de chercheurs constatent pourtant que la privation de nourriture, de manière contrôlée, peut être bénéfique.

Selon le biochimiste Valter Longo, une des sommités mondiales sur le jeûne, notre corps est fait pour jeûner durant de longues périodes

« Cela fait partie de notre histoire depuis aussi longtemps que la nourriture fait partie de notre histoire. C’est vrai pour tous les organismes », explique celui qui dirige l’Institut sur la longévité de l’Université de Californie du Sud à Los Angeles.

Si vous remontez à plusieurs milliards d’années dans l’évolution, il n’y a pas un organisme – des bactéries aux simples eucaryotes – qui n’a pas jeûné durant de longues périodes. Valter Longo, biochimiste à l’Université de Californie du Sud

Notre corps peut survivre durant des semaines sans nourriture. En temps normal, il utilise ses réserves de glucides, c’est-à-dire de sucres, comme principale source d’énergie. Au-delà de 24 heures, ces réserves sont épuisées et ce sont alors les réserves de lipides, c’est-à-dire de graisses, qui deviennent la principale source de carburant.

Jeûner pour perdre du poids

L’approche populaire pour perdre du poids consiste à réduire sa consommation quotidienne de calories et à faire plus d’exercice. Cependant, cette méthode a des limites, explique le cardiologue Martin Juneau, directeur de la prévention à l’Institut de cardiologie de Montréal.

« Quand vous mangez moins, votre métabolisme baisse. Notre métabolisme de base, c’est ce qui fait qu’on brûle la majorité de nos calories. S’il baisse, c’est difficile de perdre du poids », souligne-t-il.

Le jeûne a cependant l’effet contraire.

« Quand vous jeûnez complètement, l e métabolisme augmente, donc c’est ça la grosse différence », ajoute le cardiologue.

Le Dr Juneau, qui s’intéresse de près aux recherches sur le jeûne, cite d’autres bienfaits pour la santé.

« Le jeûne est très efficace pour baisser le niveau d’insuline, explique-t-il, ce qui est intéressant pour ce que l’on appelle la résistance à l’insuline, qui est à la base de beaucoup de problèmes métaboliques, dont le syndrome métabolique, l’obésité et le diabète. »

Certains adeptes du jeûne le pratiquent durant plusieurs jours consécutifs, en ne buvant que de l’eau. Cependant, un autre type de jeûne, dit intermittent, gagne aussi en popularité.

« Ce que l’on voit beaucoup dans la littérature scientifique en ce moment, c’est le jeûne intermittent, où on alterne des journées d’alimentation normale avec des journées très très réduites en calories ou de jeûne complet. »

Ça ne sert absolument à rien d’utiliser le jeûne, qu’il soit intermittent ou complet, si c’est pour une fois ou deux fois ou pour perdre quelques livres qu’on va évidemment reprendre quelques mois plus tard si on arrête. Dr Martin Juneau, directeur de la prévention à l’Institut de cardiologie de Montréal

Jeûner pour rajeunir ses cellules

Selon Valter Longo, le jeûne serait une des clés pour vivre plus longtemps en santé. Le biochimiste, qui présente ses recherches dans son récent livre The Longevity Diet (« la diète de la longévité »), explique que la privation de nourriture amène les cellules à se régénérer.

« [Lors d’un jeûne], notre corps détruit ses composants de manière coordonnée; par exemple, une partie des muscles, une partie du foie, une partie du système immunitaire, et ainsi de suite, dit-il. Il détruit aussi une partie de chaque cellule. C’est ce qu’on appelle l’autophagie. Puis, il s’en sert comme source d’énergie. Lorsque vous mangez à nouveau, tout cela est reconstruit. »

Durant un jeûne, le corps a tendance à détruire les cellules endommagées avant les cellules saines, indique le chercheur.

Une diète qui imite le jeûne

Le jeûne strict où l’on ne boit que de l’eau est cependant très difficile à suivre et il comporte des risques pour la santé.

Le jeûne à l’eau ne devrait pas être fait en dehors d’une clinique, car il peut y avoir des effets secondaires comme l’hypotension et l’hypoglycémie. Les gens peuvent s’évanouir. Valter Longo, biochimiste à l’Université de Californie du Sud

C’est pour éviter ces effets secondaires que Valter Longo a développé une approche qu’il appelle fast-mimicking diet ou « diète imitant le jeûne ». Ce plan alimentaire faible en calories a été conçu pour plonger le corps dans un état physiologique semblable au jeûne, tout en lui fournissant les nutriments essentiels.

« Nous avons développé une diète qui imite le jeûne et qui est faible en protéines, faible en sucres et riche en lipides, explique-t-il. Elle contient 66 ingrédients différents, dont chacun a été développé pour faire croire au corps qu’il jeûne, alors qu’en réalité, vous mangez. Il y a moins de calories que la normale, entre 800 et 1100 calories par jour. »

Valter Longo a mené une étude sur une centaine de participants qui ont suivi cette diète une semaine par mois. Au bout de trois mois, ils avaient perdu en moyenne trois kilos, réduit leur taux de cholestérol et leur pression artérielle et amélioré leur glycémie.

Depuis, cette diète imitant le jeûne a été commercialisée sous le nom de Prolon et aux États-Unis, de nombreux médecins la recommandent à leurs patients.

Atténuer les effets de la chimiothérapie

À travers ses recherches, Valter Longo a démontré que la diète imitant le jeûne peut aider à mieux résister aux effets secondaires de la chimiothérapie. Après avoir mené des études sur des souris soumises à des traitements contre le cancer, le chercheur a constaté que les rongeurs en état de jeûne étaient en meilleure santé après les traitements que ceux qui ont mangé normalement.

Le jeûne rend aussi les cellules cancéreuses plus vulnérables à la chimiothérapie. Lorsque le corps est privé de glucides, les cellules saines parviennent à utiliser les lipides comme source d’énergie alternative. Les cellules cancéreuses, quant à elles, n’ont pas cette capacité et se retrouvent donc affaiblies.

« J’utilise l’analogie d’une personne qui court dans le désert, illustre Valter Longo. Elle va finir par mourir. Mais si elle s’arrête pour chercher de l’ombre et de l’eau, elle peut survivre. C’est la réponse des cellules normales lors du jeûne. Elles s’arrêtent et elles attendent. Les cellules cancéreuses refusent de le faire et elles continuent. »

Chez les souris, cela fonctionne remarquablement bien, en les protégeant des effets secondaires de la chimiothérapie et en rendant celle-ci plus efficace. En combinant les médicaments contre le cancer avec la diète imitant le jeûne, nous observons une survie sans récidive même dans les cas de métastases. Valter Longo, biochimiste à l’Université de Californie du Sud

Sur l’humain, des études cliniques ont démontré que le jeûne pouvait atténuer les effets secondaires de la chimiothérapie, mais elles n’ont pas encore démontré d’effet sur les tumeurs.

La diète cétogène : une solution de rechange au jeûne

Le jeûne a aussi un effet sur le cerveau. Lorsqu’il est privé de nourriture, notre corps produit des molécules appelées « cétones » à partir de ses réserves de lipides. Les cétones deviennent alors la principale source d’énergie du corps en l’absence de glucose.

En raison de l’apport en cétones au cerveau, le jeûne a pour effet de faire cesser les convulsions chez les personnes épileptiques, un phénomène qui était déjà observé dans l’Antiquité.

Dans les années 1920, le médecin américain Russell Wilder a développé une diète appelée « cétogène » qui reproduit les effets du jeûne pour traiter l’épilepsie. Cette diète très riche en lipides et très faible en glucides pousse le corps à produire des cétones.

Sous cette diète, 90 % de l’alimentation quotidienne doit provenir de matières grasses, sous forme de produits laitiers, d’huile, de mayonnaise, de noix et d’avocat, par exemple. Les aliments contenant des glucides – comme les fruits, les céréales et les légumineuses – doivent être limités à quelques grammes par jour.

Au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, à Montréal, la neuropédiatre Anne Lortie prescrit cette diète à ses patients épileptiques lorsque les médicaments ne font pas effet. Elle indique qu’en plus de réduire les convulsions chez 60 % des patients, la diète cétogène améliore les facultés cognitives de certains d’entre eux.

 

Il y a 30 % des enfants qui vont [connaître une amélioration] aussi au niveau de leur comportement, de leur éveil intellectuel, de leur curiosité, parce que, bien souvent, ce sont des enfants avec un handicap neurologique beaucoup plus global. Dre Anne Lortie, neuropédiatre au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine

Lutter contre l’Alzheimer

Le succès de la diète cétogène pour l’épilepsie est tel que l’effet des cétones est maintenant étudié pour d’autres problèmes neurologiques. À l’Université de Sherbrooke, le chercheur en physiologie Stephen Cunnane s’intéresse au potentiel de ces molécules pour ralentir le déclin cognitif.

Avec l’âge, le cerveau perd graduellement sa capacité à utiliser le glucose comme source d’énergie, ce qui peut accélérer la progression de maladies neurodégénératives comme l’alzheimer. Dans ses travaux, le chercheur constate toutefois que la capacité du cerveau à utiliser les cétones comme source d’énergie demeure intacte.

Le chercheur a mené une étude sur les facultés cognitives de personnes âgées ne souffrant pas encore d’alzheimer. Durant six mois, les participants ont consommé une boisson à base d’huile MCT, ou huile de triglycérides à chaîne moyenne, un produit dérivé de l’huile de noix de coco.

« Le MCT, c’est la seule façon de produire les cétones à part un jeûne ou une diète cétogène », explique Stephen Cunnane.

 

Au bout de six mois, le chercheur a constaté des progrès au niveau des facultés cognitives des participants.

« On a vu des changements dans certains résultats, surtout pour la mémoire qu’on appelle épisodique et le fonctionnement exécutif », explique-t-il.

Ces facultés déclinent chez les personnes atteintes d’alzheimer.

Je pense que les cétones sont essentielles pour venir à la rescousse énergétique du cerveau et permettre à d’autres approches, même pharmaceutiques éventuellement, d’être plus efficaces. Stephen Cunnane, chercheur en physiologie, Université de Sherbrooke

Certaines études démontrent également que les cétones peuvent avoir un effet bénéfique dans le traitement de la maladie de Parkinson ou encore pour aider au rétablissement après un traumatisme crânien, ajoute Stephen Cunnane.

http://ici.radio-canada.ca/

Le régime alimentaire que vous suivez pourrait-il être le bon?


Les régimes alimentaires, on ne sait plus qui dit vrai, qui dit faux. Manger moins gras ou plus gras selon une étude, saler ou moins saler …. Il est clair que manger sainement est un atout, et manger des produits industrialisés est un très mauvais choix. Reste maintenant les régimes alimentaires pour maigrir ont un effet yo-yo, alors vaut mieux adapter un mode d’alimentation sain et combiné a l’exercice physique
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Le régime alimentaire que vous suivez pourrait-il être le bon?

 

GETTY IMAGES/WESTEND61

Quand il s’agit d’interpréter des preuves en matière de nutrition, il ne suffit pas de lire simplement les gros titres, car le « diable est toujours dans les détails ».

On a vu dans le monde une abondance d’« experts » fournir des conseils nutritionnels qui semblent indiscutables et fondés sur des preuves. Beaucoup d’entre nous ont suivi toutes les recommandations : diminuer les matières grasses, puis les augmenter; couper le sel, car il est néfaste, puis l’augmenter parce qu’il n’est plus un problème; un jour, les œufs sont bons pour la santé, le lendemain, ils ne le sont plus; le beurre est très mauvais, la margarine est bonne, non, le beurre est bon à nouveau; favoriser un régime avec glucides élevés, puis couper les glucides, et ainsi de suite.

Cette confusion a conduit à la fois les professionnels de la santé et les membres du grand public à faire des recommandations ou même à apporter des changements à leur propre alimentation, un mouvement de yoyo planétaire. Avec tant d’instabilité en matière de conseils nutritionnels, la profession médicale a fini par paraître indécise et parfois carrément loufoque.

Donc, nous y revoilà!

Il y a quelques semaines, une vaste et longue étude de cohorte sur la nutrition (dix-huit pays, cinq continents, 135 000 personnes, sur 7,4 ans) a été publiée dans The Lancet. Les titres extraits étaient riches d’hyperboles :

 « Les régimes à faible teneur en matières grasses pourraient vous tuer » ou encore « Une vaste étude sur les régimes montre que les glucides et non les graisses posent problème ».

Quand il s’agit d’interpréter des preuves en matière de nutrition, il ne suffit pas de lire simplement les gros titres, car le « diable est toujours dans les détails ».

Tout d’abord, une étude de cohorte de cet ordre ne peut pas déterminer la cause et l’effet, mais seulement suggérer ce qui pourrait arriver lorsque les populations consomment des quantités variables de macronutriments, c’est-à-dire des glucides, des lipides et des protéines. Les personnes soumises à l’étude ont ingéré un large éventail de macronutriments (de 45 à 75 % des calories provenant des glucides, de 10 à 20 % des protéines et de 10 à 35 % des lipides). Les chercheurs ont ensuite examiné l’association entre le pourcentage d’apport en macronutriments et les principales maladies cardiovasculaires et la mortalité en général.

On a constaté que malgré les gammes variées de macronutriments, il n’y avait aucune association entre le pourcentage de macronutriments ingérés sur 7,4 ans et le risque de développer une maladie cardiovasculaire – une cause majeure de maladie et de décès.

On a toutefois fait une association avec le taux global de mortalité. Cependant, même dans ce cas, une augmentation du nombre de décès n’a été associée qu’aux personnes ayant ingéré des glucides au pourcentage le plus élevé (environ 75 %) ou aux personnes ayant ingéré des protéines ou des matières grasses au pourcentage le plus faible (environ 10 %) parmi les gammes à l’étude.

Il est important de noter que l’augmentation du risque de décès n’était que de l’ordre de 1 à 2 % plus élevé chez les personnes se situant dans ces « extrêmes ». Même dans le cas de valeurs aberrantes, 98 à 99 % des participants n’ont pas été affectés. En d’autres termes, cette étude semble suggérer que la composition de macronutriments dans un régime donné n’est pas un facteur important pour déterminer si un régime est sain ou non.

Dans les pays développés, les hydrates de carbone comptent pour 53 %, les protéines, 12 pour cent et les matières grasses, 34 pour cent.

Quand on se penche sur la consommation de macronutriments à l’échelle planétaire, elle se compose en moyenne de glucides à 63 pour cent des calories, de protéines à 11 pour cent et de matières grasses à 26 pour cent. Dans les pays développés, les hydrates de carbone comptent pour 53 %, les protéines, 12 pour cent et les matières grasses, 34 pour cent. Donc, si cette étude du TheLancet est juste, la grande majorité d’entre nous ingèrent une « saine » composition de macronutriments.

Maintenant, mettons cette étude de cohorte en contexte, à côté d’essais par contrôle aléatoire de différents régimes – la forme la plus élevée de preuve. Beaucoup pourraient être surpris d’apprendre que seuls trois grands essais portant sur des résultats cliniques importants ont déjà été réalisés en nutrition : l’étude de Lyon de 1994 sur les maladies cardiovasculaires (Lyon Diet Heart Study) (principalement les hommes atteints de maladies cardiovasculaires), l’étude PREDIMED de 2013 (hommes et femmes sans maladie cardiovasculaire) et l’étude de 2006 de la Women’s Health Initiative (femmes sans maladie cardiovasculaire).

Les deux premiers essais ont porté sur des versions d’un régime de type méditerranéen et ont montré que les maladies cardiovasculaires mortelles et non mortelles étaient réduites d’environ 8 % sur deux ans et d’environ 1 % sur quatre ans, respectivement. La Women’s Health Initiative a constaté qu’un régime pauvre en matières grasses n’avait aucune incidence sur les maladies cardiovasculaires ou sur les résultats médicaux sur une période de huit ans.

En d’autres termes, les meilleures preuves disponibles – bien qu’elles soient de toute évidence restreintes – semblent soutenir un régime de type méditerranéen qui contient des glucides en quantité légèrement plus faible et des matières grasses en plus grande quantité que ce qui a été évalué dans l’étude du TheLancet.

Si l’on considère toutes ces études dans leur ensemble, tant qu’une personne ne mange pas d’un macronutriment à outrance, elle devrait être sur la bonne voie.

Donc, à toutes ces personnes qui tentent de nous convaincre de suivre un régime à faible ou à haute teneur en glucides, faible ou riche en matières grasses, aucune preuve solide n’étaye l’un par rapport à l’autre.

Deux mises en garde importantes s’imposent toutefois.

Premièrement, il y a évidemment des personnes qui ne mangent pas sainement, mais le plus gros problème avec la nourriture n’est pas tellement le type, mais la quantité ingérée. Deuxièmement, les preuves sur les régimes alimentaires sont également assez évidentes lorsqu’il s’agit d’un apport excessif d’aliments surtraités et contenant des sucres raffinés. Ceux-ci semblent toujours être de mauvais choix alimentaires.

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas d’ambivalence, cette fois. Si l’on s’appuie sur les preuves, beaucoup d’entre nous ont une bonne alimentation au chapitre des macronutriments.

http://quebec.huffingtonpost.ca/j

Combiner repas protéiné et boisson sucrée fait prendre plus de poids


Manger un hamburger avec un soda bien sucré contient des protéines, des lipides et des glucides, ce mélange semble affecter notre énergie et devient un obstacle sur la perte de la graisse et fait brûler moins de calories. De plus, cela incite à manger plus tard des mets plus salés
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Combiner repas protéiné et boisson sucrée fait prendre plus de poids

 

Plus le repas est protéiné, plus la combinaison avec une boisson sucrée est susceptible de faire prendre du poids. RelaxNews  /  StudioThreeDots / Istock.com

Selon une étude américaine publiée dans BMC Nutrition, le fait de boire une boisson sucrée type soda tout en prenant un repas riche en protéines diminuerait de 8% la combustion des graisses et ferait donc brûler moins de calories.

Consommer une boisson sucrée type sodas ou « energy drinks » tout en prenant un repas riche en protéines rend l’organisme moins performant pour brûler des calories, se traduisant par un stockage plus important des graisses, indique une étude du Human Nutrition Research Center de Grand Forks aux Etats-Unis menée auprès de 27 adultes en bonne santé, âgés en moyenne de 23 ans.

Malgré le petit panel exploré, l’étude montre des résultats significatifs après avoir placé les participants dans une chambre calorimétrique permettant de mesurer les substrats énergétiques (protéines, lipides, glucides) dépensés et le nombre de calories brûler toutes les minutes pendant 24 heures.

D’après les observations, environ un tiers des calories supplémentaires fournies par les boissons sucrées n’ont pas été dépensées.

Dans le détail, selon que le repas est composé à 15 ou 30% de protéines, chacun contenant 500 calories et 17 grammes de graisses, l’oxydation des graisses a été diminuée respectivement de 7,2 grammes et 12,6 grammes en moyenne.

Autrement dit, plus le repas est protéiné, plus la dépense énergétique est perturbée et diminuée. 

L’étude montre également que cette combinaison augmente l’envie de manger des aliments savoureux et salés jusqu’à 4 heures après le repas. 

Pour consulter l’étude : https://bmcnutr.biomedcentral.com/articles/10.1186/s40795-017-0170-2

http://www.ladepeche.fr/

Le Saviez-Vous ► 8 vérités sur l’huile de noix de coco selon des spécialistes en nutrition


Il y a des modes en alimentation qui fait croire que certains aliments sont des superaliments, qu’ils peuvent guérir nombres de maladies et qu’ils sont bons pour la santé. C’est le cas de l’huile de noix de coco. Il y a de bons côtés, mais aussi des mauvais côtés qu’ils faut prendre en compte
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8 vérités sur l’huile de noix de coco selon des spécialistes en nutrition

Ces dernières années, l’huile de coco suscite un fort engouement sur les réseaux sociaux et sur internet. Cependant, il faut y regarder à deux fois avant d’acheter de l’huile de noix de coco à gogo.

PAR ERICA LAMBERG

Noix de coco et gras saturés

Aussi incroyable que cela puisse sembler, l’huile de noix de coco renferme six fois plus de gras saturé que l’huile d’olive, soit près de 12 grammes par cuillère à table.

« Pour la plupart des gens, cela représente plus de la moitié de l’apport quotidien recommandé », souligne Edwina Clark, diététicienne et directrice du département de nutrition et de santé de l’application et du site Yummly.

Il est vrai que tous les gras saturés ne sont pas égaux. Par exemple, l’huile de noix de coco recèle un taux particulièrement élevé d’acide laurique, un gras saturé qui augmente le niveau de bon cholestérol (HDL) comme le font les gras insaturés. Mais, l’acide laurique fait également grimper le mauvais cholestérol (LDL) et le cholestérol total. Edwina Clark souligne que, à l’opposé, les gras polyinsaturés et mono-insaturés de l’huile d’olive et des autres huiles végétales contribuent à abaisser le mauvais cholestérol et le cholestérol total.

Attention à l’abus

Une fois tombé sous le charme du goût tropical de l’huile de noix de coco, vous pourriez être tenté de l’utiliser pour faire revenir, frire, griller ou cuire tous vos plats.

« L’huile de noix de coco apportera une touche d’exotisme aux rôties, aux barres granolas, aux beurres de noix, aux smoothies, au maïs soufflé et aux soupes, précise Edwina Clark. Mais n’oubliez pas qu’une toute petite quantité suffit. »

Pour la cuisson en général, l’huile d’olive (extra vierge en particulier) et les autres huiles végétales comme les huiles de canola, de carthame et de tournesol sont les plus appropriées.

« Ne dépassez pas 1 à 2 c. à café d’huile de noix de coco par jour pour respecter les recommandations en gras saturés et prendre soin de la santé de votre cœur », précise Edwina Clark.

L’huile de noix de coco n’est pas un superaliment

C’est peut-être dur à croire après tout ce qu’on a entendu dire sur la blogosphère, mais l’huile de noix de coco n’est pas un superaliment comme le saumon.

« Il n’existe pas jusqu’à maintenant d’étude exhaustive ni de recherche sérieuse sur lesquelles s’appuyer pour affirmer que les huiles et beurres de noix de coco stimulent l’énergie, renforcent l’immunité, guérissent l’hypothyroïdie, augmentent la satiété ou diminuent les fringales », écrit la diététicienne Nicole Morrissey sur son blogue PreventionRD.com.

L’huile de noix de coco possède des composants antioxydants qui pourraient diminuer le risque de certaines maladies.

« On a parlé de remède “miracle” pour les maladies cardiaques, la perte de poids, la baisse du cholestérol et pour prévenir ou retarder l’apparition de la maladie d’Alzheimer », affirme Gary Appelsies, responsable de l’alimentation saine au YMCA de la Floride centrale. « Que l’huile de noix de coco soit utile pour traiter certaines maladies chroniques, c’est comme pour le reste, on n’a pas encore tout vu. »

Il y a d’autres gras meilleurs pour la santé

Nous savons aujourd’hui que les gras alimentaires ne sont pas aussi dangereux pour la santé qu’on l’a cru il y a quelques décennies. Mais, il y a des sources de lipides meilleures pour la santé que la noix de coco : c’est le cas des noix, des graines et des avocats.

« N’oubliez pas non plus d’ajouter des fruits et des légumes frais, des grains entiers, des protéines maigres ou d’origine végétale à votre alimentation quotidienne, souligne Gary Appelsies. C’est la combinaison de tous ces éléments qui aura un effet positif sur votre santé et votre organisme, pas seulement le produit à la mode qui se prétend le nouveau miracle. »

Des gras trans cachés

Lorsque vous achetez de l’huile de noix de coco, vérifiez sur l’étiquette si elle ne contient pas d’huile hydrogénée ou partiellement hydrogénée, ce qui indiquerait la présence de gras trans.

« Le gras trans ne sera jamais un bon gras pour la santé », précise Nicole Morrissey.

Des bienfaits surprenants

L’huile de noix de coco est efficace contre la plaque dentaire.

« Les bains de bouche d’huile (oil pulling) s’utilisent en médecine traditionnelle ayurvédique », précise Monica Amsterdam, directrice de la nutrition au Medical and Wellness Center of New Jersey à Cedar Knolls.

Pendant 15 minutes, faites circuler de l’huile de noix de coco (sans l’avaler) entre vos dents pour déloger la plaque dentaire, conseille-t-elle. Poursuivez 30 à 45 minutes supplémentaires afin d’améliorer votre santé générale.

« Ce processus permet à huile d’aspirer les virus, les bactéries et les levures », dit-elle.

Le meilleur moment pour le faire est le matin avant le déjeuner : ce traitement buccal améliore la santé de vos dents et votre état de santé général.

L’huile de noix de coco ne fait pas maigrir

La consommation modérée d’huile de noix de coco peut faire partie d’une alimentation saine et équilibrée, mais elle ne vous fera pas perdre de poids, comme l’ont suggéré certains.

« L’huile de noix de coco comprend beaucoup de calories et plus de gras saturés que le lard (90 % contre 40 %) », nous dit Farzaneh Daghigh, professeure en biochimie et en gastroentérologie au College of Osteopathic Medecine (Philadelphie).  Une dose de 15 ml (1 c. à table) fournit plus de 13 g de gras et 125 calories. Si vous en consommez trop, vous absorberez des calories qui vont amener votre organisme à emmagasiner plus de graisse. »

Plus de satiété mais plus de calories aussi

La concentration en gras de l’huile de noix de coco indique faussement aux récepteurs de la leptine que vous êtes rassasiés, ce qui peut diminuer votre faim et éventuellement votre appétit. Tant mieux si cela vous éloigne de la boîte à biscuits, mais cela n’a aucun effet sur votre consommation totale de calories.

« Une dose de 15 ml d’huile de noix de coco contient environ 125 calories », rappelle Patrick Henigan, propriétaire du centre d’entraînement Jacksonville Fitness Academy (Floride).

« Bien qu’il puisse s’agir de “bonnes” calories, ça ne change rien au fait qu’un excès de calories se traduira par une prise de poids. »

Si vous ajoutez l’huile de noix de coco à votre alimentation, vous devrez réduire d’autant les calories provenant d’autres aliments.

« D’où qu’elles proviennent, les calories supplémentaires vous feront prendre du poids », conclut-il.

http://selection.readersdigest.ca

Des produits allégés… pas si légers


Ce que je déteste à l’épicerie, c’est le nombre de produits qui affichent des mots magiques comme : à l’ancienne, allégée, améliorée et tout leur vocabulaire culinaire pour faire plaisir à tous les clients, alors que la réalité serait plus de mieux tromper le consommateur.
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Des produits allégés… pas si légers

 

Les produits dits légers ne comptent pas toujours moins de calories puisque ces derniers contiennent souvent plus de sucre, ce qui n’est pas très intéressant sur la balance.

PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL

Claudette Samson

Le Soleil

(Québec)  Le marché des produits allégés en gras a connu une explosion dans les années 90, alors que les maladies cardiovasculaires faisaient des ravages, souligne Paul Boisvert, «coach poids santé» et docteur en kinésiologie.

Avec les campagnes de sensibilisation sur les méfaits du cholestérol, l’industrie nous a offert une foule de produits réduits en lipides : vinaigrettes, mayonnaises, fromages, yogourts… Mais alors que les maladies cardiovasculaires ont plafonné, l’obésité et le diabète ont grimpé en flèche!

Le problème, c’est qu’en réduisant le gras dans les portions, la proportion de sucre a augmenté. Et au bout du compte, la quantité de calories n’est pas beaucoup moindre, à moins qu’il s’agisse d’un produit relativement pur, comme le lait ou le fromage. Mais vous avez déjà goûté un fromage à 4 % de gras? Entre ça et le caoutchouc…

La nutritionniste Marie-Josée Leblanc, du centre de recherche Extenso à l’Université de Montréal, prône plutôt la consommation des vrais produits – de la vraie crème glacée faite avec de la vraie crème -, mais en petite quantité et de façon occasionnelle.

La mention léger est souvent imprécise, dit-elle, et peut induire de fausses croyances.

«S’il est écrit 25 % moins de sodium par rapport au produit régulier, c’est clair. Mais le mot léger n’est pas toujours significatif.»

Bien souvent, on remplace le gras par des additifs de toutes sortes afin de conserver la texture et le goût de l’aliment, qui ne sont pas toujours mieux.

La nutritionniste Anne Deslauriers, de la clinique Nutrition santé à l’Université Laval, abonde dans le même sens. Elle distingue par contre une catégorie de produits allégés plus intéressante, celle des terrines, pâtés de foie, cretons…

«Ce sont des aliments avec des pourcentages élevés de gras qui ne sont pas intéressants, des gras saturés en grande partie.»

Les deux nutritionnistes se rejoignent pour dire que manger des produits allégés pour perdre du poids n’est pas une option très prometteuse. Parce qu’ils contiennent (en principe) moins de calories, il n’est pas rare que l’on mange davantage, disent-elles.

Paul Boisvert reconnaît pour sa part qu’il conseille les aliments allégés à ses clients, qui sont souvent des gens obèses qui veulent perdre du poids. Et pour ça, «les calories, c’est le nerf de la guerre», dit-il. Par contre, lorsque ses clients atteignent leur objectif, ils doivent revenir à une alimentation régulière de contrôle de poids tout en augmentant leur apport calorique.

Petites portions

Une autre option pour réduire les calories est celle de la réduction des portions. C’est ce qu’ont compris les fabricants de boissons gazeuses, qui offrent maintenant de petits formats. Mais encore là, Marie-Josée Leblanc émet des doutes.

«Est-ce que les gens sont capables de se discipliner? Si oui, tant mieux. Mais si ça ouvre la porte, par exemple, à en donner à de jeunes enfants, ce n’est pas bon», dit-elle à propos de ce qu’elle appelle les «aliments camelotes».

D’ailleurs, elle souligne que plusieurs boissons gazeuses allégées, qui ne contiennent pas de calories, sont néfastes pour les dents et les os. C’est l’acide phosphorique, qui produit l’effervescence et l’acidité, qui en serait responsable.

Histoire de prendre le pouls de l’industrie des produits allégés et de son potentiel, voici quelques données tirées d’une étude canadienne* réalisée en 2012 et transmise par Metro.

42 % des Canadiens maintiennent toujours/souvent une diète faible en sodium.

37 % des Canadiens maintiennent toujours/souvent une diète faible en gras.

65 % des Canadiens considèrent qu’ils devraient consommer moins de gras saturés.

62 % des Canadiens considèrent qu’ils devraient consommer moins de gras trans.

En outre, les informations que les Canadiens veulent le plus voir sur le dessus de l’emballage d’un aliment afin de connaître son contenu sont :

Sodium/sel (à 41 %)

Calories (à 39 %)

Sucre (à 36 %)

Gras trans (à 24 %)

Gras (à 24 %)

Gras saturés (à 24 %)

Néanmoins, on observe que le développement de produits légers semble avoir atteint un plafond et laissé la place aux produits «améliorés». Améliorés en quoi? Par l’ajout d’omégas-3, de polyphénols, de probiotiques…

Modération, variété, équilibre

Ce qui est clair, en tout cas, c’est que tout ça n’est pas toujours clair, justement, pour ceux qui essaient de choisir de bons aliments sans sacrifier pour autant le plaisir de manger.

Selon Paul Boisvert, les trois grands principes d’une alimentation santé sont la modération, la variété et l’équilibre. Fort bien. Mais dans la vraie vie, il arrive qu’on triche. Alors, peut-on le faire simplement, avec plaisir, en prenant le temps de savourer aussi bien une bonne salade qu’une petite poutine… de temps en temps, bien sûr.

Au fond, c’est ce que prône l’organisme ÉquiLibre (voir monequilibre.ca), qui recommande en ce début d’année de ne prendre qu’une seule résolution, celle de ne pas faire de diète.

Le dira-t-on assez : les diètes miracles n’existent pas, pas plus que les aliments miracles. Le seul truc qui ait fait ses preuves est vieux comme le monde : manger sainement et bouger régulièrement.

* HealthFocus International, 2012 HealthFocus® International Trend Report, Primary Food Shoppers and Their Quest for Health and Nutrition

http://www.lapresse.ca

LA PEAU SÈCHE : QUAND L’HIVER S’EN MÊLE !


L’hiver, le froid, le chauffage, l’eau chaude réussissent à briser la barrière protectrice de la peau et provoquer ainsi la sècheresse, craquelure, etc.
Nuage

 

LA PEAU SÈCHE : QUAND L’HIVER S’EN MÊLE !

 

Doudoune, écharpe, bonnet et gants sont désormais vos meilleures armes contre les températures hivernales.

Mais elles ne suffisent pas toujours pour faire face à ce grand ennemi qui accompagne souvent l’hiver : la peau sèche.

    La peau sèche, l’apanage de tous

    La peau sèche, c’est une manière plus simple de parler d’un manque de lipides sur la peau. Et plus précisément, d’un manque de céramides (une famille de lipides) sur la couche externe de notre épiderme. Métabolisés dans l’épiderme, les céramides s’associent aux autres lipides pour permettre une meilleure cohésion épidermique ; ils facilitent aussi la production par la peau de certains de ses propres lipides cutanés.

    Lorsqu’ils manquent, la barrière lipidique de la peau ne joue plus son rôle protecteur, elle n’est plus imperméable, et nous perdons de l’eau. Ce problème peut toucher à peu près tout le monde, à tout âge, à des degrés divers.

    Causes et symptômes de la sècheresse de la peau

    L’hiver est souvent une cause de sécheresse de la peau

    Elle touche sur tout le corps, en plus des mains qui gercent.

    D’autres facteurs – abus de bains chauds, de savon, exposition excessive au soleil ou au vent – favorisent la sécheresse de la peau ; tous altèrent la couche protectrice naturelle de la peau, composée de substances grasses (le sébum, sécrété par les glandes sébacées) et d’eau (produite par les glandes sudoripares).

    Le rôle des crèmes et des lotions hydratantes est justement de recréer cette barrière protectrice, en plus de réhydrater l’épiderme.

    Quant aux symptômes, ils se résument en 5 points :

  • Une sensation de peau « tendue », surtout après la douche, le bain ou une séance de natation, car une peau sèche perd de son élasticité. 

  • Une peau plus rugueuse que soyeuse. 

  • Des démangeaisons et des rougeurs. 

  • De la desquamation. 

  • De fines craquelures.

    Vade-mecum des ingrédients hydratants

    L’application de crème hydratante ou de lotion hydratante est un moyen efficace pour réhydrater la peau.

    La composition des crèmes s’inspire de celle du film d’eau et de substances grasses qui recouvrent la peau naturellement. Les crèmes contiennent donc une partie aqueuse et une partie huileuse.

    En plus d’hydrater la peau, l’huile d’origine végétale comme l’huile de cassis, l’huile d’olive ou encore l’huile d’avocat, empêchent l’eau de s’évaporer.

    Petit tour d’horizon sur quelques ingrédients et leurs bienfaits :

  • Le glycérol ou glycérine : 

    Il s’agit de l’agent d’hydratation le plus couramment utilisé. On le synthétise artificiellement pour l’inclure dans les produits hydratants, car cette substance « retient » l’eau. En plus d’hydrater, il agit comme lubrifiant et émollient.

  • L’urée :

    L’urée est issue de la dégradation des protéines. Sous forme synthétique, elle hydrate et adoucit la peau. Des crèmes contenant jusqu’à 10 % d’urée permettent de soulager la peau sèche liée aux troubles cutanés (eczéma, psoriasis, ichtyose, etc.).

  • Le beurre de karité :

    Tiré d’une noix qui pousse à l’état sauvage en Afrique de l’Ouest, le beurre de karité a des propriétés émollientes et hydratantes

par Marion Garteiser, journaliste santé
Créé initialement par Valériane Munoz, journaliste santé

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SUCRE OU GRAS : QU’EST-CE QUI FAIT LE PLUS GROSSIR ?


Quand on commence a prendre du poids, les choix dans l’alimentation est vraiment important. Malheureusement, on nous fait miroiter que certains produits sont bons pour nous alors qu’en réalité sont des pièges a gras et de sucre
Nuage

 

SUCRE OU GRAS : QU’EST-CE QUI FAIT LE PLUS GROSSIR ?

 

Tour à tour, nous accusons le gras et le sucre d’être responsables de la progression de la prise de poids et de l’obésité. Il faut dire que notre consommation de matières grasses a fortement augmenté au cours des dernières décennies, tout comme celle du sucre…

Que faut-il savoir à propos du sucre et des acides gras ?

Quel est le pire des deux en matière de prise de poids ?

Le gras est plus calorique que le sucre

 

La première chose à savoir est que les lipides (matières grasses ou acides gras) apportent plus de calories que les glucides.

Ainsi, pour chaque gramme de sucre consommé, on apporte à notre organisme 4 calories, tandis qu’un gramme de lipides apporte 9 calories.

Le gras est donc plus de deux fois calorique que le sucre.

C’est ainsi que dans l’équilibre alimentaire, les quantités de lipides recommandées sont moindres par rapport aux glucides (sucres) et aux protéines.

Ainsi, les apports nutritionnels conseillés en lipides sont de 30 à 35% des calories totales ingérées, de 50 à 55% pour les glucides (première source d’énergie) et de 9 à 12% pour les protéines.

À titre indicatif, sachez que la 3e catégorie de nutriments que sont les protéines, apporte, comme le sucre, 4 calories par gramme.

Or notre mode alimentaire a fortement dérivé et ces proportions ne sont plus respectées expliquant la progression du surpoids.

Le problème que l’on rencontre actuellement vient essentiellement du sucre et des matières grasses cachées, résultat de l’industrialisation de notre alimentation.

Autrefois, lorsque l’on cuisinait soi-même avec des aliments de base, on savait précisément doser les quantités de sucre et de matières grasses ajoutées.

Aujourd’hui, ces ingrédients sont cachés dans les produits tout prêts et difficiles à identifier même en lisant la composition sur les étiquettes…

Méfiez-vous du gras caché

 

Certaines matières grasses donnent du goût, voire du moelleux ou inversement du croustillant. C’est ainsi que les industriels en ajoutent dans la plupart de leurs préparations, voire parfois en abusent.

Pour ne pas être victime d’excès de gras, la première consigne est de limiter les plats cuisinés et les produits industriels transformés, qui vous incitent à consommer à votre insu un surplus de matières grasses.

Mais le gras se cache dans la plupart des produits courants sans qu’on le soupçonne : à commencer par les viandes, les fromages (le pourcentage de matières grasses de certains fromages est calculé à partir du poids sec, ce qui porte à confusion), les poissons, les fruits de mer, les sardines à l’huile, les biscuits sucrés et les gâteaux, les biscuits salés, le pain de mie, les pâtes à tarte, à pizza…

Sachez par ailleurs qu’il existe 3 types d’acides gras :

  • les acides gras mono-insaturés,

Ces derniers ne sont pas bénéfiques à la santé et sont donc à limiter : ce sont globalement les graisses d’origine animale (viandes rouges, charcuteries, produits laitiers…). Et méfiez-vous des sauces et vinaigrettes ! Même en petites quantités, ce sont de véritables concentrés de matières grasses !

Méfiez-vous du sucre caché

 

Du sucre est même ajouté dans les produits salés (sauces, plats tout prêts, pains industriels, pâtes…).

Comme pour le gras, du sucre est ajouté dans la quasi totalité des produits transformés.

Quant aux produits que l’on sait par définition sucrés, c’est souvent en excès : soda, boissons aux fruits, céréales du petit-déjeuner, barres chocolatées, gâteaux et biscuits industriels, etc.

Comme avec les matières grasses, revenir aux préparations « maison » permet de doser la quantité de sucre. Il est également nécessaire de freiner sur les boissons sucrées, et si nécessaire de recourir aux édulcorants et aux produits allégés en sucre.

On recommande également de privilégier les glucides à index glycémique (IG) bas au détriment de ceux ayant un IG élevé, le sucre blanc raffiné étant la référence en la matière. Plus l’IG est élevé, plus la sécrétion d’insuline est élevée, augmentant la résistance à l’insuline et le risque de diabète.

Globalement, les aliments à IG élevés sont ceux à base de sucres raffinés(bonbons, sucre blanc, sodas, sirop d’érable, de maïs, confiture…) et de farines blanches (pain blanc, pâtes peu cuites, riz blanc, muffins, viennoiseries, galettes de riz, céréales de petit-déjeuner raffinées et sucrées).

Les aliments à IG bas à favoriser sont : les céréales complètes (pain multi-céréales, riz complet ou basmati, pâtes semi-complètes, quinoa, avoine, sarrasin…), lentilles, haricots, fruits naturels, édulcorants…

Que retenir en pratique pour ne pas grossir à cause du sucre et du gras ?

 

Le gras est à limiter en priorité, mais il faut également se méfier du sucre raffiné (IG élevé). Vous devez aussi prendre conscience et identifier les produits dans lesquels se cachent des quantités supplémentaires de gras et de sucre.

À minima, respecter ces trois règles :

  1. Limiter les produits préparés industriellement en cuisinant vous-même avec des ingrédients de base.
  2. Limiter les produits d’origine animale au profit des produits végétaux.
  3. Privilégier les produits à IG bas et limiter le sucre raffiné.

Prise de poids : et l’alcool ?
L’alcool aussi fait grossir avec 7 calories par gramme d’alcool, c’est donc plus que le sucre, et pas très loin des lipides… !

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