George Awaad, le Montréalais aux 19 langues


Français, anglais, mandarin, l’espagnol, le portugais, l’italien, l’allemand, le russe, l’hébreu, le roumain, le suédois, le géorgien, l’arménien, le cantonais, le coréen, le néerlandais, arabe, japonais et même l’espéranto sont les langues qu’un étudiant à Montréal maitrise. Il serait la personne la plus polyglotte du Canada. Présentement, il fait des recherches sur la langue maya, car c’est la prochaine langue qu’il veut apprendre. Il n’a que 20 ans, sûrement qu’il aura un bel avenir devant lui.
Nuage


George Awaad, le Montréalais aux 19 langues

Georges Awaad... (PHOTO PAUL CHIASSON, PC)

Georges Awaad

MORGAN LOWRIE
La Presse canadienne
Montréal

Quand Georges Awaad répond au téléphone, il lâche un « allô » poli, mais il peut aussi bien saluer son interlocuteur en arabe, en anglais, en japonais ou dans l’une des 15 autres langues qu’il maîtrise.

Âgé de 20 ans, l’étudiant en linguistique de Montréal parle déjà 19 langues différentes, qu’il a apprises, la plupart du temps, par une combinaison de vidéos internet, de chansons et de conversations.

« Je suis une personne très auditive, alors j’essaie de m’exposer autant que possible à la langue, en écoutant de la musique, des vidéos, des films si je les trouve, et en écoutant des conversations et en en partageant avec des amis », raconte-t-il.

M. Awaad parle également le mandarin, l’espagnol, le portugais, l’italien, l’allemand, le russe, l’hébreu, le roumain, le suédois, le géorgien, l’arménien, le cantonais, le coréen, le néerlandais et même l’espéranto. Sa langue maternelle est le français.

Très tôt, il a commencé à aimer le son de différentes langues. Son véritable intérêt est né vers l’âge de 10 ans quand il a demandé à ses grands-parents arabophones de l’aide à améliorer ses connaissances.

« J’ai dit à mes parents que j’aimais vraiment apprendre avec mes grands-parents. Ils m’ont répondu qu’il existait des sites en ligne où on peut apprendre plus de langues. »

Ses parents l’ont dirigé vers Google Traduction. Il est rapidement devenu accroc, narre l’étudiant.

Selon la plateforme d’apprentissage en ligne Babbel, George Awaad est peut-être l’étudiant le plus polyglotte au Canada.

Conjointement avec Student Life Network, Babbel a lancé une recherche plus tôt cette année pour trouver les étudiants parlant le plus de langue au pays. M. Awaad a été le choix du jury, l’impressionnant par les deux séries de vidéo présentant ses prouesses linguistiques.

« Nous sommes extrêmement impressionnés par la maîtrise des langues de Georges, en particulier pour un homme aussi jeune », s’enthousiasme Ted Mentele, un rédacteur en chef de l’équipe Didactique chez Babbel.

Malgré tout, M. Awaad ne pense pas avoir des compétences si exceptionnelles pour apprendre les langues. Son secret ? Il trouve cela amusant.

« C’est plus une passion pour moi, profère-t-il. C’est plus facile pour moi de faire l’effort d’apprendre parce que j’aime ça vraiment. Cela ne me donne pas l’impression de travailler. »

L’étudiant a du mal à identifier exactement ce qu’il aime le plus à propos des langues. Au début, il adorait les différents sons et les inflexions, mais en vieillissant, il a compris comment elles lui permettaient de nouer de nouvelles relations et d’explorer de nouvelles cultures de manière plus complète.

À titre d’exemple, il relate qu’il a pu servir d’interprète pour sa famille lors d’un voyage au Japon. Il s’est également fait de nombreux nouveaux amis dans sa quête d’interlocuteurs.

« Cela a commencé à me montrer à quel point l’apprentissage d’une nouvelle langue peut ouvrir votre esprit et votre coeur à de si nombreuses personnes dans le monde et à de nouvelles cultures. On peut comprendre le monde tellement mieux et à un niveau beaucoup plus profond. »

M. Awaad affirme que ses langues de prédilection sont sans doute le mandarin et le géorgien, en partie parce que leurs structures sont très différentes de l’anglais et du français.

Il souhaite obtenir un diplôme en linguistique à l’Université McGill avant d’entreprendre une maîtrise et un doctorat.

Il espère également pouvoir apprendre d’autres langues.

Actuellement, il travaille sur un projet visant à documenter une langue maya parlée dans le nord du Guatemala et le sud du Mexique. Il dit qu’il commence déjà à comprendre les mots et les phrases.

« C’est la prochaine langue sur ma liste. »

https://www.lapresse.ca/actual

Pour communiquer avec les extraterrestres, envoyez les bébés!


Dans les films de science-fiction, les humains et les extraterrestres finissent par communiquer et comprendre les intentions de l’autre. La réalité pourrait être tout autre. Tout chez l’humain, il n’y a pas juste les mots, mais le corps aussi est un langage. Est-ce pareil pour les extraterrestres ? Le meilleur moyen pour établir un contact ne serait pas avoir les meilleurs linguistiques, mais simplement des bébés en phase d’apprentissage à la parole.
Nuage

 

Pour communiquer avec les extraterrestres, envoyez les bébés!

Si l’on pouvait mettre des bébés de 15 mois dans une pièce avec des extraterrestres, leur cerveau pourrait leur donner une longueur d’avance. | Omar Lopez via Unsplash License by

Si l’on pouvait mettre des bébés de 15 mois dans une pièce avec des extraterrestres, leur cerveau pourrait leur donner une longueur d’avance. | Omar Lopez via Unsplash License by

Kate Morgan — Traduit par Yann Champion

Dans l’éventualité d’un premier contact, les très jeunes enfants pourraient être les seuls capables de décrypter rapidement une langue extraterrestre.

Comment enseigner un langage que personne ne parle ou n’a même jamais entendu? C’est la première question à laquelle a dû répondre Sheri Wells-Jensen, professeure de linguistique à l’Université d’État de Bowling Green (Ohio), en composant le programme de son cours de xénolinguistique, l’étude des langues extraterrestres.

«Le fait de ne pas connaître de langue extraterrestre existante n’est pas vraiment un problème, explique Wells-Jensen. Mais si on en découvre une un jour, ce serait bien d’y avoir pensé auparavant. Il faut être prêt. Nous pourrions très bien établir un premier contact demain. On ne sait pas.»

Si un premier contact était établi demain, affirme Sheri Wells-Jensen, le premier réflexe de l’humanité serait sans doute de trouver les linguistes les plus prestigieux et les mieux diplômés pour les amener dans «notre base secrète» un peu comme la docteure Louise Banks, personnage joué par Amy Adams dans Premier contact. Dans le film, suite à l’apparition de douze ovnis en divers endroits du globe, Banks est recrutée par l’armée américaine pour se rendre dans un vaisseau spatial stationné au Montana et y déchiffrer le langage étrange des extraterrestres afin de savoir ce qu’ils veulent. Hollywood étant Hollywood, il lui suffit, bien entendu, d’associer deux messages extraterrestres pour tout connaître de leur langue. Ou presque.

Dans le monde réel, si nous recevions la visite d’extraterrestres, il est probable que nous tenterions de communiquer avec eux de la même manière que dans le film, c’est-à-dire en utilisant des images et beaucoup de gestes, afin d’établir un vocabulaire basique constitué de noms et d’adjectifs simples. Toutefois, à l’inverse de ce qui se passe dans Premier contact, pour communiquer de façon rapide et efficace, le meilleur moyen ne serait pas de faire appel aux plus éminents linguistes du monde, mais plutôt aux champions toutes catégories de l’apprentissage: les bébés.

Beaucoup de «si»

Revenons d’abord aux adultes. Comment enseigner une langue vraiment extraterrestre? Pour Sheri Wells-Jensen, c’est impossible, mais commençons par les bases.

Afin d’étudier l’hypothèse d’une langue extraterrestre, le cours universitaire de xénolinguistique de Sheri Wells-Jensen analyse les relations existant entre le langage, la pensée et la manière dont sont construits les différents messages des langues terrestres. Il étudie également ce que les langages terrestres ne font pas, mais que les humains pourraient sans doute gérer. Lorsqu’il s’agit de communiquer, les êtres humains peuvent faire preuve de capacités extraordinaires et s’il fallait échanger avec des extraterrestres, les possibilités seraient, selon Sheri Wells-Jensen, nombreuses… Si tant est que le style de communication des extraterrestres soit un peu «humanoïde».

Par exemple, beaucoup de nos méthodes de communication sont dictées par notre corps et par la manière dont nous manipulons le monde physique qui nous entoure. Si les extraterrestres avaient des appendices qui ressemblaient, d’une certaine manière, à des mains (et, de préférence, un visage pouvant diriger l’attention vers un objet), nous pourrions avoir une chance de nous comprendre.

«Nous pourrions apprendre une langue qui ressemblerait à un langage humain. Nous pourrions apprendre la langue d’une sorte de gros lapin poilu… mais nous aurions sans doute beaucoup de mal à apprendre la langue d’un blob informe hyperintelligent», avance Sheri Wells-Jensen.

Il faut aussi envisager la possibilité que la communication extraterrestre ne passe pas par le son. Dans Premier contact, les extraterrestres «parlent» en émettant des représentations gazeuses circulaires qui constituent des phrases entières. Si, dans un scénario de premier contact avec des extraterrestres, le langage de ces derniers était quelque chose que nous ne pouvions reproduire, cela poserait, d’après l’experte, un problème de taille. Que faire si leur langage était constitué d’émanations chimiques ou de fluctuations magnétiques? Et s’ils produisaient des sons trop hauts ou trop bas pour que nous puissions les entendre? Il y a, d’après elle, beaucoup de «si».

C’est là qu’interviennent les bébés

En réalité, nous n’aurions sans doute aucune idée de ce à quoi pourrait ressembler un être ou un langage extraterrestre avant d’en découvrir un, commente Wells-Jensen, qui a travaillé avec les experts du programme international Messaging Extraterrestrial Intelligence, ou METI (formé par un ancien responsable du programme SETI, Search for Extraterrestrial Intelligence, afin de se concentrer plus sur l’envoi de messages aux extraterrestres qu’à leur seule écoute). S’il doit y avoir un premier contact un jour, il s’agira probablement d’un message provenant de plusieurs années-lumière qui sera intercepté par une organisation comme le METI.

«On recevra un signal radio, tout le monde sera très excité et puis ça s’arrêtera là, explique Sheri Wells-Jensen. Nous trouverons ensuite un moyen d’envoyer une réponse et il faudra attendre cinquante ans pour voir si ça a marché.»

Toutefois, comme tous les astrolinguistes, Sheri Wells-Jensen œuvre dans l’hypothétique et elle se plaît donc à imaginer ce qui arriverait si la réalité dépassait la fiction et que des extraterrestres débarquaient vraiment sur Terre comme Hollywood l’a imaginé. Et s’ils disposaient d’un langage que nous pourrions comprendre et reproduire, ainsi que de corps leur permettant de manipuler leur environnement. Et si nous étions relativement certains qu’ils n’ont pas l’intention de nous manger ou de nous détruire.

Les représentations gazeuses circulaires dans Premier contact. | Capture d’écran via YouTube

C’est là qu’interviennent les bébés. Si toutes ces conditions étaient réunies, la meilleure chose que les humains pourraient faire pour comprendre un langage extraterrestre serait d’envoyer de jeunes enfants qui commencent tout juste à parler. En effet, puisque c’est à cet âge que la plasticité du cerveau humain est à son apogée (c’est-à-dire qu’il s’agit d’une période durant laquelle le but premier du cerveau est de trouver des moyens de transmettre et recevoir des informations), les très jeunes enfants sont des candidats parfaits pour comprendre des structures qui pourraient échapper à des experts adultes.

Les bébés commencent à reconnaître le langage comme une forme de communication vers l’âge de quatre mois et, à partir de ce moment, ils commencent à apprendre incroyablement vite. À ce stade, ils sont capables de distinguer et de reproduire chaque son individuel (baptisé phonème) utilisé dans les quelque 6.500 langues que compte la Terre. C’est cette capacité que nous perdons vers l’adolescence, voire un peu avant, qui fait que les jeunes enfants sont capables d’apprendre à prononcer sans accent les phonèmes d’une deuxième langue, ce que ne réussissent pas à faire la plupart des adultes.

Essayer des choses qui semblent stupides

Catharine Echols, professeure à l’université du Texas qui étudie l’acquisition du langage, explique que les très jeunes enfants sont non seulement capables d’apprendre à parler une langue couramment bien mieux que les adultes, mais qu’ils sont aussi plus flexibles par rapport à ce qu’ils classent comme faisant partie du langage. Cette flexibilité pourrait vraiment se révéler très pratique si nous rencontrions des sons qui n’existent pas sur Terre.

Pour confirmer ses dires, Catharine Echols renvoie à des études selon lesquelles les enfants de 13 mois qui apprennent des mots sont plus susceptibles d’associer des sons non linguistiques (un bip, un signal ou autre bruit) à la description d’un objet que les enfants plus âgés, qui favorisent la parole au fur et à mesure qu’ils grandissent. Mais la fenêtre est étroite et ce type de malléabilité du cerveau ne dure pas.

«Dès l’âge de 20 mois, les enfants n’accepteront plus qu’un bruit de sifflet ou d’harmonica puisse servir à désigner un objet, énonce Catharine Echols. Ils n’accepteront plus que les mots.»

«C’est dangereux et beau. C’est impossible et ça pourrait arriver à tout moment.»

Si l’on pouvait mettre des bébés de 15 mois dans une pièce avec des extraterrestres, leur cerveau analytique pourrait, théoriquement, leur donner une longueur d’avance pour décomposer un langage inconnu en éléments de base et en structures grammaticales. Beaucoup de linguistes traditionnels pensent que l’apprentissage du langage est essentiellement une question de reconnaissance des structures et des régularités dans le discours. Et il s’agit de quelque chose que les jeunes enfants savent particulièrement bien faire.

«Nous devrions être capables d’apprendre toute forme de communication possédant une certaine forme de structure, commente Catharine Echols. Pour reconnaître un système, il faut le décomposer, le réduire aux parties qui le constituent. Et, sans doute parce que leur mémoire est encore relativement faible, les jeunes enfants pourraient être bien meilleurs que les adultes pour se concentrer sur ces petites parties du langage.»

Si s’appuyer sur des êtres humains qui portent encore des couches-culottes pour trouver comment communiquer avec des espèces extraterrestres intelligentes peut sembler ridicule… c’est que ça l’est. Mais le fait est que tout le champ de l’étude d’une possible vie extraterrestre (sans parler des conséquences culturelles, théologiques et économiques que revêtirait un premier contact) repose sur des théories qui échappent entièrement à la réalité que nous connaissons. Et pour comprendre l’inconnu, comme le dit Sheri Wells-Jensen, il faut savoir sortir des sentiers battus.

Si nous devons résoudre un problème que nous savons être extrêmement difficile et qui risque d’affecter l’humanité tout entière, il est de notre devoir, selon elle, de tout essayer. Il faut essayer des choses qui semblent a priori stupides, accepter la créativité, la sagesse et le talent d’où qu’ils viennent.

«Pour accomplir une tâche de cette difficulté et de cette importance, il va nous falloir donner le meilleur de nous-mêmes. Aussi, nous ferions mieux d’être prêts, conseille-t-elle. C’est dangereux et beau. C’est impossible et ça pourrait arriver à tout moment.»

http://www.slate.fr/

La mystérieuse mort de Champollion, l’homme qui décrypta les hiéroglyphes


L’Histoire, les biographies de personnages importants du passé sont sujet à être revu et corrigés. Comme la mort du père des hiéroglyphes qui croyait-on serait mort d’une infection due à un parasite, mais les symptômes semblent coller à une autre maladie grave et mortelle, mais sans preuve, cela demeure une théorie
Nuage

 

La mystérieuse mort de Champollion, l’homme qui décrypta les hiéroglyphes

 

Jean-François Champollion, lorsqu'il déchiffra les hiéroglyphes de la pierre de Rosette. © MARY EVANS/SIPA

Jean-François Champollion, lorsqu’il déchiffra les hiéroglyphes de la pierre de Rosette. © MARY EVANS/SIPA

Par Lise Loumé

Selon plusieurs théories, Jean-François Champollion serait mort d’une infection parasitaire contractée en Égypte. Mais un chercheur britannique dévoile une toute autre explication.

MYSTÈRE. Né en 1790, le français Jean-François Champollion est considéré comme l’un des plus grands linguistes de tous les temps. Il est le premier à être parvenu à déchiffrer les hiéroglyphes. Il meurt brutalement en 1832 à l’âge de 41 ans en France, après avoir passé une année en Égypte. Mais de quoi ? Difficile de le savoir puisqu’à l’époque, sa famille refuse toute autopsie.

Le Dr Hutan Ashrafian, médecin et chercheur de l’Imperial College de Londres, avance une nouvelle théorie : selon son étude récemment publiée dans la revue Clinical Neurophysiology, le père de l’égyptologie aurait été victime d’une sclérose latérale amyotrophique (SLA, encore appelée « maladie de Charcot »), une maladie neurologique due à la dégénérescence des neurones moteurs, cellules du cerveau et de la moelle épinière qui ont pour fonction de transmettre aux muscles les ordres donnés par le cerveau. De moins en moins sollicités, les muscles finissent par s’atrophier, jusqu’à la paralysie complète du patient.

Des symptômes caractéristiques de la maladie de Charcot

 

THÉORIES. À l’époque, le décès de Champollion est attribué à une attaque, liée à un épuisement professionnel. Par la suite, une deuxième hypothèse fut évoquée : l’égyptologue serait décédé des conséquences d’une bilharziose, maladie infectieuse provoquée par des vers parasites présents dans certaines eaux douces des zones tropicales. Mais pour le chercheur britannique, cette théorie n’est pas crédible.

« Lors de son séjour d’un an en Egypte, il n’est mentionné nulle part dans les écrits de l’époque et les ouvrages de référence sur Champollion qu’il ait contracté une maladie infectieuse et qu’il ait souffert de fièvre ou de troubles du système lymphatique (ndlr : des symptômes caractéristiques d’une maladie infectieuse) », explique t-il dans son étude.

En revanche, plusieurs symptômes apparus dans les dernières années de sa vie corroborent la théorie de la SLA, selon lui. 

« Avant son voyage en Égypte, en 1828, Champollion ressentait des faiblesses dans les bras, des spasmes et des crampes, l’empêchant par exemple d’écrire de longues lettres. Ces symptômes se seraient même aggravés à son retour à Paris en 1829 », décrivent-ils.

De plus, il aurait éprouvé des difficultés d’élocution lors des conférences qu’il donnait en tant que professeur d’égyptologie, et aurait développé une toux sévère due à des infections pulmonaires récurrentes. Des symptômes qui peuvent se développer dans le cas d’une SLA.

Victime du syndrome d’enfermement

 

Mais le plus flagrant pour le chercheur se déroule quelques semaines avant la mort de Champollion : celui-ci aurait présenté les caractéristiques du syndrome d’enfermement (« locked-in syndrome« ) et du syndrome pseudobulbaire, c’est-à-dire des rires ou des pleurs incontrôlables. Deux symptômes souvent présents chez les personnes atteintes de SLA.

GOUTTE. Enfin, le médecin n’évoque pas de goutte (forme particulière d’arthrite qui provoque des crises récurrentes de vives douleurs à une ou quelques articulations), comme cela a été évoqué par des recherches précédentes, mais plutôt des fasciculations (brèves secousses musculaires involontaires), qui pourraient aussi être une conséquence de la SLA.

« En conclusion, au vu de tous ces symptômes, et de son jeune âge lors de son décès, Champollion est probablement mort des suites d’une sclérose latérale amyotrophique », juge t-il.

Un autre diagnostic est probable, selon cette étude : la maladie du neurone moteur, une affection neurologique dégénérative très grave, mais bien plus rare que la SLA. Bien que l’auteur conclue :

« c’est un génie de plus touché par cette maladie », il manque tout de même quelques preuves formelles d’une perte de capacités cognitives, ou encore d’antécédents familiaux, pour valider sa théorie.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Linguistique Les réseaux sociaux, véritables machines à inventer les mots


Les réseaux sociaux ont changé les relations entre les gens qui pour la plupart ne se connaissent pas en vrai (sauf comme Facebook, qui les connaissances sont parfois majoritaire aux autres  »ami ») Le langage a aussi évolué en inventant des mots pour communiquer. Mais cela influence-t-il la langue maternelle dans la vie réelle ??
Nuage

 

Linguistique

Les réseaux sociaux, véritables machines à inventer les mots

 

Linguistique - Les réseaux sociaux, véritables machines à inventer les mots

Photo Fotolia

Agence France-Presse
Sandra Lacut

PARIS – «Machines à user les mots». Totalement détournés de leur sens premier comme «social» ou «ami», les réseaux sociaux sont aussi de puissants outils collectifs où s’invente et s’expérimente le langage, estiment des linguistes et spécialistes des médias.

Le rapport semble en effet assez lointain entre la vie de la société et une expression comme «TV sociale», qui désigne la manière dont les internautes commentent en direct, sur ces réseaux, le déroulement des émissions télévisées.

Et l’affection qui relie deux êtres dans l’amitié n’a sans doute pas grand chose à voir avec les «amis» Facebook, inconnus pour la plupart, rivés à leurs activités sur la Toile.

«Je n’ai pas d’ami sur Facebook», ironise le journaliste et blogueur Guy Birenbaum, dont le compte, «Aimé» 5375 fois, affiche sur sa page d’accueil une photo: «Vous êtes en zone dangereuse».

Avec internet, le langage «n’a jamais autant évolué», se réjouit-il. «C’est un formidable espace de circulation et de partage mais il n’y a pas que du bon. Je n’aime pas le langage des textos mais les nouveaux mots inventés sur les réseaux sociaux sont souvent les plus jolis», ajoute-t-il, intarissable sur son chouchou du moment: «la perpétweeté».

«Un bon mot qui reste, dit-il, c’est comme pour la musique, quand quelque chose s’impose à tous, universellement. C’est ça internet et la culture populaire».

Jean Véronis, professeur des universités spécialiste du langage, adore le mot «blogue» et la façon dont il est né. Il raconte:

«ça vient de log, la bûche, qui attachée à une ficelle servait à mesurer les noeuds marins, reportés ensuite sur le carnet de bord du capitaine, devenu carnet de bord de la toile, du web, duquel on a gardé le B, pour B-log».

Darwinisme lexical

Cet universitaire rejette l’idée selon laquelle les réseaux sociaux appauvriraient la langue:

«social, ami, changent de sens mais c’est une évolution naturelle et une richesse. Ça marche ainsi depuis que l’homme existe, c’est du darwinisme lexical».

Les mots sont souvent adoptés «pour leur utilité», ajoute-t-il. «Il nous manque des verbes en français, donc nous francisons l’anglais, on dit liker ouunliker, on ne love pas les gens. L’anglais a l’avantage d’utiliser deux fois moins de mots», n’en déplaise aux puristes de la langue de Molière.

Les réseaux sociaux, conclut M. Véronis, «ne font pas plus changer notre langue que les Médicis au XVIe siècle ou les légions romaines».

Salman Rushdie, Haruki Murakami, Patricia Cornwell, Alexandre Jardin… Nombre d’écrivains ont cédé aux «gazouillis» de twitter. D’autres ont même créé un «institut de twittérature comparée» basé à Québec et Bordeaux.

Le linguiste Alain Rey reste circonspect:

«à partir du moment où on parle de réseau social pour désigner quelque chose qui met en rapport des gens quelconques facilement, le mot social ne désigne plus la société toute entière. C’est un peu comme le mot populaire, devenu péjoratif».

«On dit aussi follower pour ami mais la personne qui vous suit a parfois de très mauvaises intentions. On est loin de mon doux ami qui signifiait mon amour au Moyen Age. On valorise une pratique qui est loin de l’amitié», explique M. Rey.

S’il reconnaît le bien fondé des réseaux sociaux comme outil, il les voit aussi comme «des machines à user les mots par la rapidité et l’ampleur des relations» qu’ils génèrent.

«Internet accélère les échanges et favorise la dissémination des mots. Cela n’interdit pas de prêter une grande attention à leur sens et à leur bon usage», prévient quant à lui Arnaud Mercier, directeur de l’Observatoire du webjournalisme et de la licence professionnelle de journalisme numérique à l’université de Lorraine.

http://fr.canoe.ca

Trois vagues d’immigration sont à l’origine de l’Amérique


Grâce à la génétique l’histoire des premiers arrivants en Amérique ne sont plus aux hypothèse mais bien aux affirmations. Tout le monde sait que les premiers arrivant ont emprunté le détroit de Béring pour conquérir le nouveau monde et se sont installé mais qui étaient-ils vraiment.
Nuage

 

Trois vagues d’immigration sont à l’origine de l’Amérique

 

Les premiers habitants des Amériques sont venus à pied d’Asie il y a plus de 15 000 ans, mais il y a eu deux autresvagues par la suite, selon une nouvelle recherche basée sur la génétique.

ILLUSTRATION EMILIANO BELLINI/FOURNIE PAR LA REVUE NATURE

 

Charles Côté
La Presse

La plupart des autochtones des Amériques descendent d’un petit nombre d’immigrants venus d’Asie il y a 15 000 ans, mais il y a eu deux autres vagues par la suite.

C’est la conclusion de la plus grande étude jamais réalisée sur la génétique des populations autochtones américaines, publiée hier dans la prestigieuse revue Nature.

Fruit du travail d’une soixantaine de chercheurs sur trois continents, dont le professeur Damian Labuda, de l’Université de Montréal, la recherche confirme des hypothèses fondées sur la linguistique et l’archéologie qui demeuraient controversées.

«Nos analyses montrent que la grande majorité des populations autochtones des Amériques – du Canada jusqu’à la pointe sud du Chili – ont pour ancêtres une population homogène de «Premiers Américains» qui ont, présume-t-on, traversé le détroit de Béring il y a plus de 15 000 ans», affirme-t-on dans l’article.

«Nous établissons aussi au moins deux autres influx de gènes asiatiques dans les Amériques, ce qui nous permet de rejeter l’idée que tous les autochtones des Amériques descendent de la même vague de migration.»

Ces deux autres vagues ont laissé à la fois des traces linguistiques et génétiques.

La plus récente date de 1000 ans et les Inuits en sont les descendants.

L’autre, plus ancienne, est celle qui a donné la famille de langues Na-Dene, qui comprend les langues des peuples Chipewyan au Canada, Apache et Navajo aux États-Unis.

Le professeur Labuda a pu contribuer à cette recherche grâce à des échantillons de matériel génétique prélevés depuis les années 90 en Saskatchewan, en Ontario et au Québec.

Au total, les chercheurs ont comparé plus de 2300 profils génétiques provenant de 52 peuples amérindiens, 17 peuples sibériens et 57 autres populations sur d’autres continents.

Hypothèse confirmée

«Des analyses précédentes de ces échantillons laissaient pressentir ces conclusions, mais il manquait le pouvoir statistique pour aller plus loin», dit M. Labuda en entrevue avec La Presse.

La génétique confirme l’hypothèse faite dans les années 80 par le linguiste américain Joseph H. Greenberg.

Dans un tableau publié dans Nature hier, les familles génétiques recoupent fidèlement les familles linguistiques établies en 1987 par M. Greenberg dans son ouvrage Language in the Americas. Ses thèses ont cependant été largement rejetées par ses collègues.

Selon M. Labuda, la génétique permet aussi de répondre à deux autres questions: combien les premiers arrivants étaient-ils et comment se sont-ils répandus?

«On voit que la diversité de cette première vague était plutôt réduite, ce qui indique un petit nombre de pionniers, dit-il. Et les données sont compatibles avec un peuplement le long de la côte ouest des deux Amériques.»

http://www.lapresse.ca

Évaluer les futures aptitudes linguistiques des enfants


Un outil intéressant mais je redoute un peu quand on étiquettes des enfants, avant même l’âge scolaire quoique d’un autre côté pourvoir diagnostiquer plus vite ceux qui auraient des problèmes de langage pourraient avoir avoir plutôt l’aide pour évoluer
Nuage

 

Évaluer les futures aptitudes linguistiques des enfants

 

© Shutterstock

Agence QMI

Un test permet d’évaluer avec précision les futures aptitudes linguistiques des tout-petits, selon une étude réalisée par des chercheuses de l’Université Concordia, à Montréal.

Le test intitulé Language Use Inventory (LUI), ou Inventaire de l’utilisation du langage, évalue le langage des enfants de 18 à 47 mois. Il permet de faire le point sur le vocabulaire employé par les enfants dans différentes situations, notamment dans les interactions avec les autres, les jeux, ou ses propos sur le monde qui l’entoure.

Les conclusions de l’étude démontrent que le LUI permet de déterminer quels sont les enfants qui connaissent des difficultés langagières et d’évaluer leur aisance future à communiquer.

Pour parvenir à ces résultats, les chercheuses Diane Pesco et Daniela O’Neill ont analysé les données récoltées auprès de 348 enfants de cinq ou six ans, dont les parents avaient répondu aux questions du LUI quelques années auparavant. Elles ont ensuite examiné les corrélations entre les scores que les petits avaient obtenus au test et ceux qu’ils avaient enregistrés à des tests langagiers passés plus tard.

Les enfants qui faisaient piètre figure au LUI quant à leurs compétences linguistiques sont plus susceptibles de réaliser encore une fois un faible score vers l’âge de cinq ou six ans, et risquent davantage de présenter un trouble de langage au moment d’intégrer le système scolaire.

Les chercheuses soulignent que le diagnostic précoce d’un retard en matière de langage chez un tout-petit permet à ses parents de chercher de l’aide avant que le problème ne devienne trop important

http://sante.canoe.com