Le Saviez-Vous ► Petit lexique de la neige


Je trouve intéressant les termes ou expressions de nos journées d’hiver. Certain sont connu, d’autre pas du tout, alors nous employons des anglicismes. Alors pourquoi pas, cet hiver prendre ces mots pour décrire le temps qu’il fait
Nuage

 

Petit lexique de la neige

 

Poudrerie sur la rue Amirault, à Dieppe (archives) Photo : Radio-Canada / Rosaire L’Italien

Un texte de Charles Alexandre Tisseyre

Avec l’hiver à nos portes, pourquoi ne pas ramener à l’esprit quelques expressions colorées qui désignent la neige dans toute sa diversité? L’idée a été lancée au chroniqueur et premier conseiller linguistique de Radio-Canada, Guy Bertrand, qui s’est prêté au jeu.

Poudrerie

La poudrerie, qui signifie une fabrique de poudre, n’est pas une forme de précipitation en soi.

Au Québec, le mot désigne plutôt le vent qui souffle la neige au sol.

Ça crée des problèmes de visibilité pour les gens sur les routes. C’est un phénomène dangereux, mais c’est beau aussi. Guy Bertrand, chroniqueur et premier conseiller linguistique de Radio-Canada


Des patineurs sur le canal Rideau à Ottawa

Des patineurs sur le canal Rideau à Ottawa. Photo : Radio-Canada / ICI Radio-Canada/Michel Aspirot

Floconnade

Voici un mot beaucoup moins connu au Québec qu’en Europe.

Bien que la floconnade n’ait pas de définition officielle, elle caractérise une légère chute de neige, paisible et sans vent.

Ce sont de petits flocons qui nous tombent dessus lentement. C’est très beau. Guy Bertrand, chroniqueur et premier conseiller linguistique de Radio-Canada


Un lièvre à raquettes

Un lièvre à raquettes. Photo : Radio-Canada / La semaine verte

Peaux et poils de lièvre

Dans certaines régions du Québec, comme au Saguenay-Lac-Saint-Jean, on appelle peaux de lièvres une neige lourde qui tombe en très gros flocons.

Inversement, il tombe des poils de lièvre lorsque la neige est légère.

Et vous, quelles sont vos expressions préférées pour désigner les différents types de neige?


La rue d'Aiguillon enneigée.

La rue d’Aiguillon enneigée, à Québec. Photo : Radio-Canada / Jean-Simon Fabien

Névasse

La névasse est une neige fondante souillée qu’on trouve sur les voies de communication et dans les espaces publics.

Chaque année, je parle de la névasse, qui est le mot qu’on devrait utiliser, mais que personne n’aime! Guy Bertrand, chroniqueur et premier conseiller linguistique de Radio-Canada

Le mot est pratiquement inusité dans la langue courante, selon Guy Bertrand. L’anglicisme slush est plus connu, mais il est à éviter.

On peut aussi parler de gadoue, un terme qui désigne une terre détrempée. L’expression a fini par faire sa place et est passée dans l’usage, ajoute le conseiller linguistique.


canon à neige sur une piste

Un canon à neige. Photo : Aucune / ICI Radio-Canada/Mike Rudyk

Neige artificielle… ou fabriquée

La neige artificielle est celle produite à l’aide d’atomiseurs et de ventilateurs pour les pistes de ski, par exemple. D’une texture granuleuse, elle possède les mêmes propriétés que la neige naturelle.

Même si l’expression neige artificielle est acceptée, Guy Bertrand préfère plutôt parler de neige fabriquée.

« La neige artificielle, cela laisse entendre que c’est la neige elle-même qui est artificielle », explique-t-il.

http://ici.radio-canada.ca/

Les ours ne dorment plus et les lièvres sont morts de peur


 

Si l’absence de grands froids et de neige fait le plaisir des uns, il fait aussi le malheur des autres, c’est aussi vrai dans le monde animal.
Nuage

 

Les ours ne dorment plus et les lièvres sont morts de peur

 

Les ours sont plus grognons, les orignaux sont attaqués par des tiques, les chevreuils s’empiffrent d’herbe et les lièvres blancs courent pour leur vie comme jamais. Ce mois de décembre anormalement chaud dérègle le monde animal.

«Les ours ne dorment pas, mais il n’y a plus de petits fruits dehors. Est-ce qu’ils auront assez de nourriture?» s’inquiète Bruno Dumont, directeur de la faune à la Fédération des pourvoiries du Québec (FPQ).

«Les ours, a rappelé Bruno Dumont, aiment se laisser enterrer par la neige sous un arbre renversé.»

Proies faciles

Difficile d’hiverner ainsi, vu que la neige n’a pas recouvert tout le Québec.

La chaleur est aussi problématique pour les orignaux dans le sud-ouest du Québec.

«L’orignal vit dans un écosystème affecté», a résumé Bruno Dumont.

La tique d’hiver continue de s’y agripper et d’en sucer le sang, puisqu’elle n’est pas paralysée par le froid ni ensevelie sous la neige. Les orignaux perdent leurs poils à force de se gratter pour s’en débarrasser. Certains meurent.

Quant aux lièvres, ils ont de quoi trembler de peur. Chaque fin d’automne, le pelage de ces petits mammifères devient blanc pour qu’ils puissent se camoufler dans la neige pendant l’hiver. Résultat cette année: ils «brillent» dans des forêts sans neige. Leurs prédateurs et les chasseurs les repèrent de loin.

«Les chasseurs qui ont un peu de loisirs vont peut-être aller faire un petit tour dans les bois», estime Daniel Blanchard, président du Club de chasse, pêche et tir de Farnham.

Être une proie aux poils blancs ces jours-ci «n’est pas excellent», compatit Daniel Fortin, professeur au Département de biologie de l’Université Laval.

Il n’y a cependant pas de quoi s’angoisser pour la survie des lièvres, car, même s’ils passent un sale quart d’heure, ils se reproduisent trois ou quatre fois par an.

«Je ne m’inquiète pas trop pour eux. Je vais bien dormir ce soir», a-t-il dit en souriant.

De l’herbe à profusion

Pour l’instant, l’absence de neige fait quand même des heureux. Les chevreuils et les dindons sauvages n’ont qu’à se baisser pour manger de l’herbe.

«Ils n’ont pas besoin de gratter la neige», a dit Bruno Dumont de la FPQ.

Les écureuils, eux, se gavent tellement que certains deviennent obèses cette année, constate Patricia Presseau, directrice des collections du zoo Écomuseum à Sainte-Anne-de-Bellevue.

«Le sol n’est pas gelé, alors ils continuent à manger des matières végétales au sol», a-t-elle expliqué.

http://www.tvanouvelles.ca/

LE PAYS DES OMBRES BLANCHES


Un avant goût de l’hiver ? Il y a des endroits ou l’hiver est une mer blanche sans fin et quand les nuages blancs s’étendent jusqu’a l’horizon, il est difficile de faire la différence entre ciel et terre … Des coins du monde qu’il fait froid .. très., très froid .. vaut mieux être super bien habillé ..sinon on gèle. Pourtant, des animaux, des oiseaux arrivent a survivre dans ces terres hostile ..
Nuage

 

LE PAYS DES OMBRES BLANCHES

 

1. LE SEIGNEUR DU GRAND NORD

On croirait cet ours polaire en posture de soumission : en fait, ce grand mâle affamé lèche et croque la glace, où des restes de poissons sont emprisonnés. Il y passera la journée entière. Photo Vincent Munier

2. LE PASSAGER DE L’HIVER

Cet ours que Vincent a photographié dans la toundra ­canadienne n’avait pas mangé depuis plusieurs semaines et attendait que la banquise se forme pour partir à la chasse au phoque, sa proie préférée.  Photo Vincent Munier

3. BALLET NUPTIAL DANS LE BLIZZARD

Au début du XXe siècle, les grues étaient en voie de disparition. On les chassait pour leurs vertus prétendument aphrodisiaques. Grâce à l’action du Pr Masatomi, un scientifique japonais, l’espèce a pu être provisoirement sauvée. Aujourd’hui, on en dénombre un millier sur l’île de Hokkaido. Photo Vincent Munier

4. UN ROC SUR L’OCÉAN DE NEIGE

Impassibles, insensibles aux rafales du vent glacé, les bœufs musqués fascinent Vincent Munier. Des animaux capables de passer trois ou ­quatre mois d’hiver dans une nuit quasi totale à – 50 °C méritent forcément le respect. Photo Vincent Munier

5. LES LONGUES OREILLES DU BLIZZARD

En Arctique, l’invisible lièvre blanc a la taille d’un renard. Plus gros que ses cousins européens, il ne se remarque dans la neige que grâce aux taches noires qui marquent le bout de ses oreilles et aux deux fentes de ses yeux, plissés face au vent.  Photo Vincent Munier

6. PLAINES DU QUÉBEC, 2008 : L’HARFANG

Avec 1,70 mètre d’envergure, l’harfang des neiges peut repérer des lemmings sous 30 centimètres de neige, et plonge alors pour les attraper. Photo Vincent Munier

7. LES CYGNES CHANTEURS D’HOKKAIDO

Ces grands oiseaux au plumage immaculé viennent de Sibérie pour se rassembler au bord du lac Kussharo où, grâce à l’activité volcanique, l’eau ne gèle jamais. Photo Vincent Munier

8. L’ARBRE DU BOUT DU MONDE

Péninsule de Shiretoko, Japon, 2006. « La photo d’un arbre tout seul dans la neige, je trouve ça très fort, dit Vincent, ça me parle. » En langue aïnou, Shiretoko signifie l’extrémité de la terre. Photo Vincent Munier

9. DES RENNES DANS LA BRUME

Forollhogna, Norvège, 2009. Un renne sauvage dans la tempête. Vincent a passé quinze jours ici, en mission pour le projet « Wild Wonders of Europe ». Les rennes ne se sont montrés que le dernier jour.  Photo Vincent Munier

10. UN OEIL DE LA TEMPÊTE

Norvège, parc national de Dovrefjell A l’affût derrière son objectif de 600 millimètres posé sur trépied, Vincent Munier guette les bœufs musqués après une tempête.Photo Vincent Munier

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