ALÉNA: l’intransigeance de Trump contrarie les négociations avec le Canada


Les États-Unis veulent des échanges commerciaux avec d’autres pays selon leur volonté. Sur l’ALÉNA, il a bel et bien spécifié que c’est selon les conditions américaines et que nous (le Canada) nous savons à quoi s’en tenir, et qu’il ajoute (Trump) que cela serait insultant pour nous s’il n’y a pas d’accord et qu’il ne peut pas nous tuer. Que le Canada a profiter des États-Unis … Je sais qu’il aura des conséquences s’il n’y a pas d’accord, mais selon moi, mieux ne vaut pas d’accord que céder à un Président qui se croit invincible. Il fait la même chose avec d’autres pays. Il faut que ce soit plus rentable aux USA un point et non trouver une entente équitable.
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ALÉNA: l’intransigeance de Trump contrarie les négociations avec le Canada

 

YURI GRIPAS / REUTERS

«J’aime le Canada mais ils profitent de notre pays depuis des années», a-t-il écrit sur Twitter.

Agence France-Presse

Les discussions avec le Canada sur le traité de libre-échange nord-américain ALÉNA ont buté sur l’intransigeance de Donald Trump, qui est loin d’abandonner sa croisade commerciale puisque de nouvelles salves sont attendues la semaine prochaine contre la Chine.

Au moment même où un accord se profilait pour redessiner cet accord commercial nord-américain qui lie Etats-Unis, Canada et Mexique, la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland a brutalement mis fin vendredi aux discussions avec le représentant américain au commerce Robert Lighthizer en raison de propos désobligeants tenus par le président américain.

Le locataire de la Maison-Blanche s’est vanté auprès de journalistes que son administration ne faisait aucun compromis avec Ottawa et qu’un accord potentiel se fera « uniquement à nos conditions ».

Il ne s’abstient d’en faire part publiquement que parce que « cela serait si insultant qu’ils (les Canadiens) ne pourront pas trouver d’accord ». « Je ne peux pas les tuer », a-t-il encore déclaré, selon des propos à l’agence Bloomberg retranscrits par le Toronto Star.

Puis dans un tweet, il a confirmé ses propos ainsi: « au moins, le Canada sait à quoi s’en tenir! ».

« J’aime le Canada mais ils profitent de notre pays depuis des années », a-t-il renchéri samedi matin, toujours sur Twitter.

Bien que les négociateurs américains et canadiens aient fait mine d’ignorer ce couac, préférant faire état de « discussions fructueuses », de « progrès » et de nouvelles tractations programmées pour mercredi, le ton résolument hostile de Donald Trump pollue pour le moins ces délicates discussions.

La reprise des négociations se fera dans un climat d’autant moins serein que le locataire de la Maison Blanche ne montre aucun signe d’apaisement y compris avec ses alliés historiques.

Cette semaine, il n’a pas hésité à fragiliser un compromis précaire trouvé le mois dernier avec Bruxelles.

Donald Trump et son homologue de la Commission européenne Jean-Claude Juncker se sont engagés fin juillet à « travailler ensemble à l’élimination des droits de douane, des barrières non tarifaires » mais en excluant alors le secteur automobile.

Un « groupe de travail », mené par la commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström et par Robert Lighthizer, est actuellement chargé de travailler à la faisabilité et aux contours de cet accord.

Dans un geste de bonne volonté jeudi, Mme Malmström a indiqué que l’Union européenne était prête à réduire à zéro les droits de douane même sur les automobiles si les Etats-Unis faisaient de même.

« Ce n’est pas suffisant », a battu froid le président américain dans un entretien accordé à l’agence Bloomberg News. « Leurs consommateurs ont l’habitude d’acheter leurs voitures, pas d’acheter nos voitures », a déploré Donald Trump, irrité de voir des Mercedes dans les rues de New York.

Surtout, il souhaite mettre en oeuvre une nouvelle salve de taxes douanières contre la Chine qui pourrait intervenir dès jeudi minuit.

Pour punir Pékin qu’il accuse de pratiques commerciales « déloyales » et de « vol de propriété intellectuelle », Washington impose actuellement des barrières douanières de 25% sur 50 milliards de dollars de marchandises chinoises.

Accentuer la pression

Le géant asiatique a rétorqué à l’identique. Mais l’administration américaine a déjà prévenu qu’une nouvelle vague portant sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises pourrait intervenir en septembre.

Selon l’agence Bloomberg, qui se base sur plusieurs sources proches du dossier, Donald Trump pourrait le faire à l’issue de la période de consultations publiques.

Pour l’administration Trump, qui a déclenché les hostilités, l’objectif reste d’accentuer la pression sur Pékin pour l’amener à réduire son colossal excédent commercial avec les Etats-Unis (plus de 375 milliards de dollars en 2017).

Donald Trump a même menacé de cibler la totalité des quelque 505 milliards de dollars de marchandises que les États-Unis importent de Chine.

Washington se sent en position de force alors que la deuxième puissance mondiale n’a importé que 129,89 milliards de marchandises américaines en 2017.

« Nous avons beaucoup plus de munitions qu’eux. Ils le savent », a maintes fois argué le ministre américain du Commerce, Wilbur Ross.

Sur le front canadien, les Etats-Unis pourraient avoir bien plus à perdre avec le Canada, leur principal marché, a fait valoir Chrystia Freeland.

Pour Washington, le voisin nord-américain est « plus important que la Chine, le Japon et le Royaume-Uni réunis », a-t-elle argué. « Plus de 2 milliards de dollars d’activité sont générés chaque jour ».

« Je sais que les deux parties comprennent » l’importance de l’ALÉNA, a-t-elle poursuivi. La tâche des négociateurs canadiens est de trouver des solutions gagnant-gagnant.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Inventer le monde


Une prise de conscience sur nos habitudes de vie vers notre environnement, sur ce que nous laissons en héritage à nos descendants
Nuage

 

Inventer le monde

 

Il est temps d’inventer un monde basé sur la protection plutôt que sur la prédation, sur la coopération plutôt que sur compétition, sur le juste échange plutôt que sur le libre-échange, sur le partage plutôt que l’accumulation.

Nicolas Hulot

Ottawa allège les restrictions sur l’exportation d’armes prohibées en Colombie


C’est pitoyable … La plupart des gens savent que donner plus d’arme aide a la violence  .. les pays comme la Colombie sont des pays ou la violence est routinière, alors pourquoi pas leur donner plus d’armes automatique Il y a sûrement quelque chose que le gouvernement Harper peut profiter de cet échange qui me parait horrible
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Ottawa allège les restrictions sur l’exportation d’armes prohibées en Colombie

 

Armée colombienne

Armée colombienne  Photo :  AFP/LUIS ROBAYO

Ottawa a récemment modifié la loi pour que des fabricants canadiens d’armes interdites au pays puissent les exporter en Colombie, l’un des pays les plus violents de la planète.

Le gouvernement Harper a discrètement allégé un embargo sur l’exportation d’armes d’assaut vers la Colombie, après avoir modifié la Liste des pays désignés en matière d’armes automatiques.

Ce changement, entré en vigueur le 13 décembre, permet aux marchands canadiens de vendre des armes automatiques et des chargeurs de grande capacité en Colombie, un pays luttant contre une insurrection vieille d’un demi-siècle. Ces produits sont interdits au Canada.

« ‘L’ajout de la Colombie à la liste offre de nouvelles opportunités commerciales en permettant aux résidants du Canada d’explorer et de soumissionner des contrats en Colombie pour des produits contrôlés par la liste », souligne une note du gouvernement, publiée en ligne mardi.

La nouvelle réglementation impose néanmoins des restrictions sur les permis requis pour l’exportation d’armes, y compris un examen fédéral au cas par cas.

Ottawa a récemment signé un controversé accord de libre-échange avec la Colombie, qui est critiquée pour ses violations des droits de la personne et son émergence comme l’un des principaux producteurs de cocaïne de la planète.

La Colombie est toutefois en voie de reléguer son violent héritage aux oubliettes, en devenant un peu plus paisible, tout en développant l’une des économies à la croissance la plus rapide des Amériques.

Les négociations entourant l’accord de libre-échange entre le gouvernement Harper et la Colombie ont suscité l’opposition de groupes de défense des droits de la personne, mais l’entente a finalement été signée en 2011.

La Colombie a ainsi rejoint une liste qui comprend les 27 alliés canadiens au sein de l’OTAN, l’Australie, la Finlande, la Nouvelle-Zélande, l’Arabie saoudite, la Suède et le Botswana, où les armes canadiennes interdites au pays peuvent être vendues.

En octobre, le ministère des Affaires étrangères a organisé une consultation publique en ligne, en collaboration avec les ministères de la Défense et de la Justice, sur l’ajout possible de la Colombie à la liste.

Il y a eu trois réponses. Une était favorable à l’addition de la Colombie, les deux autres s’y opposaient.

« Le processus de consultation comprenait une révision de plusieurs questions, y compris un examen des risques potentiels en matière de droits de la personne et de conflits existants », précise la note gouvernementale.

Malgré sa croissance économique, la Colombie continue de souffrir d’importantes violations des droits de la personne. Par exemple, il s’y tue plus de leaders syndicaux que partout ailleurs sur la planète.

http://www.radio-canada.ca/