FIV et FeLV : tout savoir sur ces virus mortels pour le chat


Deux maladies très contagieuses entre chats mais pas d’un chat à un être humain ou à une autre espèce animale
Nuage

 

FIV et FeLV : tout savoir sur ces virus mortels pour le chat

 

Par Charlotte Grenier
Crédits photo :
Chris Erwin – Flickr

 

Quel propriétaire de chat n’a jamais entendu parler du FeLV et du FIV, ces maladies incurables raccourcissant injustement l’espérance de vie de nos chers matous ? La leucose féline (FeLV) et le syndrome d’immunodéficience acquise du chat (FIV) touchent une part non négligeable de la population féline, en particulier les chats ayant accès à l’extérieur.

Fatales, ces maladies ne connaissent aucun traitement et usent petit à petit les chats atteints. Mais savez-vous concrètement ce que sont ces virus ? Comment ils sont contractés ? Et comment vivre avec un chat malade ? Voici un petit point pour y voir plus clair.

Quelle différence entre le FIV et le FeLV ?

Le FeLV, aussi appelée leucose féline, est une maladie virale contagieuse entre les félins. Le virus envahi certaines cellules spécifiques dans l’organisme du chat et les altère, sans les détruire comme la plupart des autres virus. Le FeLV peut ainsi se développer chez le chat infecté à chaque fois que les cellules du chat se multiplient.

Le FIV, ou immunodéficience féline, est lui aussi un virus contagieux entre les chats. Il présente de nombreuses similitudes avec le virus HIV chez les humains, c’est pourquoi on l’appelle également le Sida du chat.

Les deux virus concernent uniquement les chats donc. Il n’y a aucun risque de transmission à l’homme, ou à un autre animal domestique (chien, cheval…). En revanche, la contamination d’un chat par un autre est plutôt simple, puisqu’il suffit qu’un animal sain soit en contact avec un animal contaminé, et en particulier de ses sécrétions (salive, urine…).

Comment savoir si un chat est touché ?

Les symptômes d’un chat atteint du FIV ou du FeLV ne se déclarent pas forcément dès que l’animal est infecté. En effet, cela peut prendre parfois plusieurs mois voir années avant que votre compagnon ne présente des symptômes cliniques de la maladie. Ces signes sont en général une forte fièvre, une grande fatigue, des problèmes respiratoires ou encore des infections buccales chroniques.

© lobstar28 – Flickr

 

De plus, des chats infectés du FIV ou du FeLV, lorsqu’ils continuent à sortir de la maison, sont plus sensibles aux autres virus, parasites et infections, que leur organisme ne pourrait pas bien supporter. En effet, leur système immunitaire se battant déjà contre un virus sera moins efficace contre les autres maladies.

En cas de doute, si vous pensez que votre chat est peut-être atteint, n’hésitez pas à contacter un vétérinaire qui pourra effectuer des tests déterminant efficacement si votre félin est oui ou non malade.

Vivre avec un chat malade

S’il n’existe à ce jour aucun traitement pour ces deux virus, il ne faut pas condamner pour autant les chats ayant contracté la maladie. En effet, comme dit précédemment, celle-ci peut mettre un certain temps à se déclarer, laissant au félin l’occasion de passer encore quelques années d’insouciance. De plus, une fois les premiers symptômes apparus, il est possible de traiter ceux-ci de manière ciblée pour régler les problèmes du chat un à un (sa fièvre, sa diarrhée, etc). Cela représente un coût mais prolonge l’espérance de vie du chat malade.

Il y a cependant quelques règles à respecter, la première étant bien sûr de garder son chat à l’intérieur ! Non seulement cela lui évitera de contracter d’autres maladies, auxquelles il est devenu sensible comme cela a été expliqué, mais en plus il y aura beaucoup moins de risques que votre félin transmette le virus à un autre chat. Enfin, dans le cas où vous possédez plusieurs chats et que l’un d’entre eux est atteint du virus FIV, sachez que la cohabitation n’est pas totalement impossible tant qu’il n’y a aucune bagarre et que leurs accessoires sont régulièrement désinfectés. Dans le pire des cas, pour ne prendre aucun risque, il est également possible de séparer entièrement les chats pour qu’ils ne soient jamais en contact.

Quoi qu’il arrive donc, qu’un chat soit atteint du FIV ou du FeLV, tous méritent notre amour et la chaleur d’un foyer. Un chat malade n’est pas une cause perdue, et nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour leur offrir la meilleure vie possible. Et si vous êtes amenés à visiter un refuge dans l’optique d’adopter un chat abandonné, ne fermez pas les yeux sur ceux qui sont porteur de l’un de ces virus. Ce sont des animaux aux besoins un peu spéciaux, mais qui ne méritent pas plus que les autres de finir leur vie derrière les barreaux.

http://wamiz.com

Leucémie et sida: de dangereux rétrovirus pour le chat


Les chats tout comme les être humains ont des maladies qui affecte le système immunitaire .. certaines préventions est souhaitable comme les vaccins et la stérilisation des chats …
Nuage

 

Leucémie et sida: de dangereux rétrovirus pour le chat

 

De trois à quatre millions de chats en Amérique du Nord (soit entre 2 à 3% de... (Photo d'archives)

PHOTO D’ARCHIVES

STÉPHANIE VALLET
La Presse

De trois à quatre millions de chats en Amérique du Nord (soit entre 2 à 3% de la population féline), seraient atteints par la leucémie ou le sida. Il s’agit de deux rétrovirus très graves pour le chat qui perturbent et anéantissent son système immunitaire, permettant à d’autres infections et même à des cancers de l’affecter.

Votre chat peut en être porteur durant des années sans que ces virus soient détectables, et ne jamais présenter de symptômes ou de signes.

«Ce sont deux maladies très courantes. Il existe un vaccin très efficace pour la leucémie qui se donne à 8 et 12 semaines et qui est répété annuellement. Le vaccin pour le sida va, quant à lui, être conseillé pour des chats qui vont dans des refuges où la concentration de chats est plus grande», explique Jean-Marie Bergeron, vétérinaire à domicile.

Transmissible entre chats seulement

Découvert en 1986, le virus de l’immunodéficience féline (FIV) est génétiquement, morphologiquement, fonctionnellement et pathologiquement similaire au HIV, mais ne se transmet que par la salive entre félins, et pas à l’humain. Il est le plus souvent transmis lors des combats entre chats, donc plus susceptible de se répandre chez les chats vivant à l’extérieur.

«Le FIV se transmet par les ennemis. Les chats errants se battent pour garder leur territoire ou leur proie. Ils ont des maladies parodontales fréquentes, surtout s’ils ont le sida. Le virus, qui circule dans le sang, se transmet lors d’une morsure, puisque le chat porteur subit un trauma aux gencives et saigne», précise le Dr Bergeron.

Le virus de la leucose féline se transmet quant à lui par le toilettage mutuel entre félins, le partage de la nourriture et des bols d’eau. C’est donc une maladie plus fréquente dans les ménages multichats.

«La leucose se transmet par les amis. Des personnes au grand coeur mettent de la nourriture sur leur balcon pour les chats errants. Le virus se transmet par la salive, le sang et le lait maternel. Par exemple, les chats déposent le virus par la salive sur le bord de la gamelle et si un chat non vacciné y mange dans les minutes qui suivent, il peut entrer en contact avec le virus de la leucémie», explique Jean-Marie Bergeron.

Il existe un test combiné pour détecter ces deux rétrovirus qu’il est recommandé de faire subir aux chatons dès l’âge de six mois. Le sida félin et la leucémie sont des maladies terminales au taux de mortalité très élevé.

«Quand la maladie se déclare, 50% des chats meurent au bout de deux ans, et 80% après trois ans», précise le Dr Bergeron.

«On conseille aussi aux personnes atteintes de maladies immunosuppressives ou en chimiothérapie d’éviter tout contact avec des félins atteints de leucémie ou du sida parce qu’ils peuvent aussi être atteints de toxoplasmose », ajoute-t-il, une infection parasitaire qui en d’autre temps, est généralement bénigne lorsque transmise à l’humain.

Certains organismes comme Projet Sphinx ou Réseau Secours Animal recueillent les chats atteints de ces maladies qui vivent ensemble en toute tranquillité et peuvent être placés dans des familles attentionnées.

Pas de panique

Bien que la leucémie et le FIV soient des maladies qui se transmettent majoritairement lors de contacts à l’extérieur, cela ne signifie pas qu’il faille confiner son chat à la maison.

«Tout ça fait peur, mais il ne faut pas devenir fou! Du moment que votre chat est stérilisé et vacciné, tout va bien! On connaît les conséquences et l’existence du FIV et de la leucémie, mais tant que la maladie ne s’est pas déclarée, le chat peut continuer à vivre normalement», explique Bruno D’Aigle, porte-parole et bénévole du Réseau Secours Animal (RSA) qui vient en aide aux chats abandonnés.

«On a des salles pour isoler les animaux atteints de ces maladies des autres chats afin que les virus ne se propagent pas. Ils peuvent aussi être placés dans des familles d’accueil», précise M. D’Aigle.

Forcé de déménager très prochainement, le RSA fait actuellement appel aux dons du public sur son site internet (www.reseausecoursanimal.org) pour l’aider à reloger ses 400 pensionnaires.

Des chats fluorescents font avancer

En septembre 2011, Eric Poeschla, virologue moléculaire à la clinique Mayo de Rochester (États-Unis) et ses collègues ont fait une découverte qui pourrait avoir une grande utilité dans la lutte contre le sida chez l’homme tout comme chez le chat.

Une mère de chatons a subi une modification génétique qui lui permet de résister au FIV. Cette «immunité», transmise à ses chatons, a été associée au gène fluorescent (découvert sur une méduse). Cela permet donc aux chercheurs de voir si les chatons continuent de bénéficier ou non de la résistance de leur mère. Lors de cette expérience, rendre les animaux fluorescents n’était pas une fin pour les chercheurs, mais plutôt le moyen de savoir si leur expérimentation a réussi.

Cette technique pourrait aider les chercheurs à mieux comprendre comment les félins luttent contre le sida. Selon les auteurs, qui ont publié leur étude dans la revue scientifique NatureMethod, les gènes transférés expriment leurs protéines dans les organes principaux, où se répliquent les virus, tels que le thymus, les ganglions lymphatiques et la rate. Les scientifiques étudieront leur résistance ou non au FIV au cours de leur vie et espèrent que cette technique sera aussi profitable à la recherche contre le sida humain que félin.

http://www.lapresse.ca