En Suède, il existe une maladie qui touche les jeunes réfugiés. Elle s’arrête aux frontières


Ce n’est pas la première fois que je mets un billet sur le syndrome de résignation en 2017 et mars 2018 des enfants migrants venant d’URSS et de l’ex Yougoslavie et toujours à la frontière de la Suède. Cette fois, c’est pour essayer de comprendre cette maladie. Certains croient que ces enfants le font exprès pour avoir l’asile, quoique ne pas manger, dormir tout le temps pendant des mois, me parait difficile de faire semblant. Cependant, un philsophe parle de certaines maladies étranges dans différents pays apparait et disparait et peut se répandre à d’autres endroits, en préférant une catégorie sociale. Le fait d’en parler pourrait faire ressortir ce syndrome d’après un psychiatre. Sauf que la journaliste le souligne si cela arrive, elle est prête à écouter ce genre de communication pour se faire entendre.
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En Suède, il existe une maladie qui touche les jeunes réfugiés. Elle s’arrête aux frontières

 

 

Le syndrome de résignation touche des jeunes demandeurs d’asile. Ils tombent dans une inertie totale, pendant des mois.

 

Par Nolwenn Le Blevennec

Début avril, le New Yorker a publié une géniale enquête sur l’« Uppgivenhetssyndrom » ou « syndrome de résignation ». Une maladie psychique qui touche, en Suède, les enfants d’immigrés dont la demande d’asile n’est pas encore accordée ou sur le point d’être refusée.

Ce sont des jeunes gens, en général entre 8 et 15 ans, qui se mettent intégralement en veille pendant des mois : ils restent en position allongée, sont nourris par intraveineuse, ne réagissent plus à aucun stimuli (même  à une grande douleur). Et personne ne peut dire s’ils nous entendent :

« Ces enfants apathiques incarnent leur blessure psychique : comme ils se sentent complètement impuissants, ils le deviennent littéralement. »

C’est en lisant le magazine qu’on a découvert, comme beaucoup de monde, une maladie qui fait parler d’elle en Suède depuis 20 ans (aucune entrée sur le Doctissimo français, qui montre ainsi ses faiblesses). Pourquoi n’a-t-elle pas traversé les frontières ? Va-t-elle le faire un jour ? Sa petite surface d’action doit-elle la rendre moins crédible ?

Le corps se liquéfie

En Suède, cette maladie fait partie des meubles. Entre 2000 et 2005, plus de 400 enfants sont tombés dans cet état. Et si aujourd’hui, l’épidémie apthatique est passée, des enfants continuent chaque année d’entrer en léthargie. Tout le monde sait de quoi il s’agit.

Pour son article, la journaliste Rachel Aviv, a rencontré la famille de deux sœurs Roms, Djeneta et Ibaneta, qui ont obtenu un permis de séjour de treize mois le 8 mars dernier, mais étaient encore endormies mi-mai, selon nos informations (une photo d’elles publiée par le New Yorker a reçu le prix World Press). L’aînée n’a pas bougé depuis deux ans et demi.

Elle a aussi rencontré celle de Georgi, jeune russe sorti de son sommeil profond après avoir perdu plusieurs mois de sa vie dans un lit.

En décembre 2015, après avoir lu une lettre du bureau d’asile refusant le titre de séjour de sa famille, ses parents n’étant pas capables de déchiffrer le suédois, Georgi est allé s’affaisser dans sa chambre :

« Il dit que son corps a commencé à se liquéfier, que ses membres sont devenus mous et poreux. Il voulait simplement fermer les yeux. Même avaler sa salive lui demandait un effort qu’il n’était pas sûr de pouvoir faire. Il a senti une pression importante à l’intérieur de sa tête et de ses oreilles. Le matin, il a refusé de sortir de son lit et de se nourrir. Son frère Savl a essayé de lui faire ingérer du Coca à la petite cuillère, mais le soda a coulé sur son menton. »

Ce n’est que quelques semaines après l’obtention de l’asile permanent, en juin 2016, que Georgi est sorti de sa « prison de verre ». En ce printemps 2018, tout est revenu dans l’ordre, nous écrit par mail la docteure suédoise qui suit la plupart de ces enfants malades.

« Georgi s’en sort bien à l’école et en sport. »

Est-ce une vraie maladie ?

Près de 20 ans après les premiers cas du syndrome de résignation, et après qu’une multitude d’articles scientifiques a été publiée sur le sujet, plus personne en Suède ne conteste la réalité de cette maladie qui s’arrête (si bizarrement) aux frontières du pays. Mais pendant un temps, les enfants d’immigrés ont été soupçonnés, notamment par l’extrême-droite suédoise, de faire semblant d’être malades pour obtenir l’asile.

Il était difficile de croire à une maladie aussi premier degré.

« Comme je ne veux pas être expulsé du pays, je me couche dans un lit. »

Pourtant, comme l’explique très bien le New Yorker, il arrive souvent que la maladie psychique s’exprime avec des symptômes très démonstratifs. Dans les années 1980, en Californie, 150 femmes cambodgiennes, qui avaient vu leurs familles torturées par le régime de Pol Pot, ont perdu la vue, rappelle le journal.

« Le trouble est un langage », nous dit de son côté l’anthropologue et psychiatre Richard Rechtman. Et il se met à exister dans l’espace public quand ce dernier s’est mis en ordre pour l’écouter. C’est ce qui explique que les maladies puissent rester confinées en un lieu :

« Pour qu’un phénomène tel que ce syndrome apparaisse, il faut trois choses selon moi. Il faut que des patients le présentent, que des cliniciens le diagnostiquent et qu’il y ait un dispositif de reconnaissance qui lui donne un sens social. Pour le moment, en France, nous n’avons aucun de ces ingrédients-là, mais cela arrivera si cela devient le mode d’expression plausible d’une souffrance. »

Aucun cas en France

Le syndrome de résignation n’a pas « encore » été observé sur le territoire français, confirme Thierry Baubet, professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’hôpital Avicenne (Seine-Saint-Denis).

« J’ai suivi les publications suédoises de loin en me disant ‘tiens donc’. Nous avons échangé avec mes collègues, ils n’en ont pas observé non plus. »

Le médecin dit lui aussi que la « mise en forme » d’une maladie mentale « se fait par la société ».

La souffrance trouve, à un moment, un canal d’expression commun, grâce à un phénomène de médiatisation (journaux, publications médicales, réseaux sociaux ou bouche à oreille).

Thierry Baubet raconte que dans les années 1980, une épidémie de personnalités multiples a eu lieu aux Etats-Unis. Des femmes pouvaient se mettre tout d’un coup à parler comme des petites filles de six ans. C’était leur manière impressionnante d’exprimer un trauma (souvent lié à des abus importants dans la petite enfance).

« Cela a eu un début et une fin. C’était la fin du XXe siècle dans la société nord-américaine. On connaît ce phénomène-là. » 

Et il ajoute, concernant le syndrome de résignation :

« Malgré cela, il ne faut surtout pas minimiser la gravité du tableau. Cela provoque une situation délétère puisque ces enfants arrêtent de réfléchir, d’aimer et de communiquer pendant plusieurs mois. »

Maladies mentales transitoires

Dans son œuvre, le philosophe canadien Ian Hacking, crée une catégorie spécifique pour ces troubles mentaux, de crise ou opportunistes, qui sont attachés à un lieu et à un moment. C’est ce qu’il appelle « les maladies mentales transitoires » :

« J’entends par là une maladie qui apparaît à un moment donné et dans un endroit, et qui disparaît par la suite. Elle peut se répandre d’un endroit à un autre, réapparaître dans certains contextes, et préférer une catégorie sociale ou un genre. Elle provoque des débats pour savoir si elle est réelle ou socialement construite. »

L’anorexie et l’hyperactivité comptent parmi elles, dit-il.

« Nous sommes toujours profondément déroutés devant ces symptômes qui semblent à la fois alimentés et naturels, moraux et neurologiques. »

Albert Dadas

Ian Hacking s’est particulièrement intéressé aux fugues qui ont eu lieu en Europe, au début du XXe siècle. Dans son livre, « Les Voyageurs fous », paru à la fin des années 1990, le philosophe décrit le cas d’Albert Dadas, ouvrier bordelais, qui devint un patient célèbre dans la communauté médicale pour son statut de précurseur et ses périples spectaculaires (Algérie, Moscou, Constantinople).

A huit ans, Albert est tombé du haut d’un arbre. La chute a entraîné une commotion cérébrale accompagnée de vomissements et de migraines. A 12 ans, il a disparu pour la première fois, avant de reprendre conscience dans un train pour Paris. Après cela, Albert n’a plus pu entendre le nom d’un lieu dans une conversation sans s’y sentir appelé.

A quoi ressemble Albert ? Quand il se tient tranquille, l’homme travaille dans une entreprise de gaz :

« Dans son état normal, à la maison, à l’usine, ou comme cuisinier à l’armée, il est un bon travailleur, timide, respectueux, et peu entreprenant avec les femmes. Il ne boit jamais. A la maison, il a une vie routinière et sans surprise (« uneventful »). Puis, viennent trois jours de maux de tête insupportables, d’anxiété, de sueurs, d’insomnies, au cours desquelles il se masturbe cinq ou six fois la nuit. Et après avoir bu plusieurs verres d’eau, il s’en va. Il est parti. »

L’épidémie de fugues a pris fin vingt ans plus tard, autour de l’année 1907.

Pour Ian Hacking, ces « maladies transitoires » se situent toujours sur un axe vertu/vice « entre deux éléments de la culture ».

Par exemple, la fugue a acquis son statut pathologique alors que le tourisme de masse prenait son essor en Europe (ce qui a pu lui donner un aspect désirable), et que le vagabondage était une pratique courante et condamnable.

Vraies et fausses maladies

Selon le philosophe, il faut faire la différence entre les « maladies biologiques » (comme la schizophrénie ou la bipolarité) et ces « maladies mentales transitoires » (qui n’ont pas de causes biologiques connues).

« La structure globale [de la schizophrénie], la façon dont la maladie se déclare chez un jeune homme à la fin de la puberté, cet élément central est clairement biologique, et le choix des symptômes n’est pas libre. Dans les maladies mentales transitoires au contraire, les gens sont très malheureux, mais le choix des symptômes est très libre. Aujourd’hui, quelqu’un comme Albert aurait des problèmes mentaux, mais ses symptômes seraient tout à fait différents. »

Ou alors c’est le diagnostic qui serait tout à fait différent ?

« Aujourd’hui, la fugue pourrait être englobée dans le diagnostic plus large de la bipolarité comme indicateur de l’entrée dans la phase maniaque », écrit Ian Hacking.

De nouveaux véhicules

C’est le repérage clinique qui est transitoire, pas la maladie, pense le psychiatre et psychanalyste Richard Rechtman qui refuse de faire la différence entre des « vraies » et des « fausses » maladies mentales (qui seraient l’expression du trauma). Pour lui, aucune maladie n’échappe au langage social qui l’enrobe.

« A chaque fois, et tout autant pour la schizophrénie ou la bipolarité, des configurations particulières se mettent en place entre des cliniciens, des patients, des associations de patients, des intérêts politiques et journalistiques. »

Puis :

« Vous êtes en mesure, en tant que journaliste, de faire émerger un phénomène comme le syndrome de résignation. »

Un jour, en France, parce que la nouvelle s’est diffusée, des jeunes demandeurs d’asile pourraient entrer dans ce sommeil paralytique qui fait penser à « La Belle au bois dormant ».

Ce qui met la journaliste du New Yorker, dont l’article a fait le tour du monde, face à une grande responsabilité (et nous aussi mais dans une moindre mesure). Richard Rechtman :

« Oui, c’est une responsabilité, mais ce n’est pas mal. Ce n’est pas inintéressant de trouver des nouveaux véhicules pour dire le traumatisme qu’on a pris l’habitude de ne plus entendre. Si de nouvelles formes émergent pour dire l’horreur, je serai le premier à me mettre dans des dispositifs pour les entendre. »

Nolwenn Le Blevennec

Journaliste

 

 

https://www.nouvelobs.com/

Le Saviez-Vous ►Le mal du pays était autrefois une maladie très sérieuse


Le mal du pays a déjà été une maladie reconnue par nos ancêtres. Le traitement, laisser le temps agir, sortir, voir des gens. Si c’est pour des soldats, des médecins pouvaient prescrire une permission d’aller visiter les siens … Avec le va et viens de la population mondiale, cette maladie semble refaire surface et revenir une maladie qui se doit d’être traitée
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Le mal du pays était autrefois une maladie très sérieuse

 

 Au XVIIIe siècle, les soldats pouvaient obtenir une permission s'ils souffraient de mal du pays.  | fdecomite via Flickr CC License by

Au XVIIIe siècle, les soldats pouvaient obtenir une permission s’ils souffraient de mal du pays. | fdecomite via Flickr CC License by

Jusqu’au XXe siècle, les symptômes dépressifs causés par un déracinement étaient traités médicalement.

Erasmus et échanges universitaires, WWOOFing, travail au pair, couchsurfing,programmes Vacances Travail Nous voyageons aujourd’hui beaucoup plus que nos ancêtres (et plus tôt). La popularisation des études à l’étranger, la réduction du temps et du coût des transports et la diversification des modes d’hébergement incitent les gens à élargir leurs horizons, et parfois même à s’expatrier pour une plus ou moins longue durée. Un aspect n’est pas nouveau, néanmoins: le mal du pays.

Dès 1553, un Joachim du Bellay isolé pendant quatre ans à Rome exprimait ses Regrets et son amour pour sa région natale. Si le mal du pays est aujourd’hui pris un peu à la légère, traité avec des conseils à l’emporte-pièce comme «Tu verras, tu vas t’habituer» et «Sors, rencontre des gens, ça va passer», ces symptômes étaient traités avec beaucoup plus de sérieux jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, rappelle le New York magazine. Les médecines européenne et américaine traitaient, en effet, le mal du pays comme une vraie maladie, qui pouvait même être fatale si elle n’était pas traitée.

Dans son livre The Book of Human Emotions (Le livre des émotions humaines), la philosophe Tiffany Watt Smith évoque notamment le cas de soldats suisses au XVIIe siècle qui, aspirant à rentrer chez eux, furent frappés de léthargie et de tristesse à l’évocation de leur pays natal. Certains se privèrent même de nourriture, et moururent sur place. En 1688, relate Smith, le médecin suisse Johannes Hofer publia un rapport sur cette étrange épidémie, la nommant «nostalgie», contraction des termes grecs nostos, le retour, et algos, la douleur.

Le mal du pays à l’origine du terme «nostalgie»

Jusqu’au début du XXe siècle où le terme a commencé à changer de signification, la «nostalgie» était un terme médical utilisé pour décrire un désir fort, potentiellement dangereux, de retourner dans son pays natal.

Même si tous les médecins n’étaient pas d’accord sur les symptômes, nuance Susan Matt, historienne à la Weber State University,«plusieurs descriptions concordent: essoufflement, palpitations cardiaques, dysenterie, fièvre, problèmes pulmonaires».

«Cela pouvait aussi se traduire par un désir ardent, puis le corps commençait à se renfermer sur lui-même.»

En comparaison, seul un soldat durant la Première Guerre mondiale a succombé à la «nostalgie». La mobilisation de l’Ouest, la multiplication des voyages et un goût de l’aventure dans l’air du temps sont un début d’explication, selon le New York Magazine. Pas sûr non plus que le mal du pays ait été une excuse suffisante pour échapper à la bataille de Verdun, malgré une indubitable envie des soldats de rentrer chez eux. Dans son livre Homesickness: An American History (Le mal du pays: une histoire américaine), Susan Matt évoque aussi la tolérance des médecins pendant la guerre de Sécession. Il n’était pas rare qu’un soldat obtienne une permission car sa maison, ses proches lui manquaient. Plus de 5.000 soldats ont ainsi été diagnostiqués de nostalgie, et 74 soldats de l’Union en sont morts. 

Le mal du pays pourrait de nouveau être considéré comme un sujet plus sérieux qu’une déprime passagère ressentie lors de la première quinzaine de son Erasmus. Une étude publiée en 2011, menée sur des immigrants latino-américains à Barcelone, présente le stress engendré par une expatriation comme un facteur de risque pour l’anxiété et la dépression. Le mal du pays est traité de plus en plus sérieusement et parfois mêmeconsidéré comme un état clinique, pouvant être soigné grâce un suivi psychologique ou des antidépresseurs.

http://www.slate.fr/

La gastro virale vrai/faux


La gastro-entérite virale préfère l’hiver pour se propager de malade en malade, une personne qui n’a pas nécessairement les symptômes et a vrai dire le meilleur moyen de ne pas l’invité dans notre corps est l’hygiène, bien sûr on ne peut pas l’éviter totalement mais au moins diminuer la transmission, sinon il faut endurer notre mal en patience
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La gastro virale vrai/faux

© Adam Borkowski – FotoliaLa gastroentérite virale est une maladie banale et bénigne.

 Aussi courante que la grippe en période hivernale, la gastroentérite virale est pourtant porteuse de nombreuses idées reçues qui ont la vie dure. Alimentation, symptômes, risques, etc. Voici ce qu’il faut savoir

Les vomissements sont les seuls symptômes de la gastroentérite virale

Faux.

Les signes les plus fréquents des gastroentérites virales sont la perte d’appétit, les nausées, les vomissements, une légère fièvre (38°C), une forte diarrhée et une fatigue. Les symptômes apparaissent rapidement brutalement, 12 à 24 heures après l’infection par le virus.

Chez le nourrisson, d’autres signes peuvent apparaître : des signes de déshydratation (soif, absence de larmes, yeux cernés et comme enfoncés dans les orbites), sang dans les selles, sommeil excessif, vomissements qui durent plusieurs heures, fièvre supérieure à 38,5°C, respiration accélérée. Si l’un de ces symptômes se manifeste, il est important de consulter un médecin rapidement.

La gastroentérite se guérit en 24 heures

Faux.

La gastroentérite est une maladie fréquente et le plus souvent banale. Elle nécessite une reprise alimentaire adaptée et guérit généralement en 48 heures. Au delà, il est conseillé de consulter son médecin.

Pour récupérer rapidement après une gastroentérite, il est indispensable de se réhydrater dès que possible. Il est conseillé d’attendre une heure après les vomissements pour boire ou manger quelque chose, le temps que le système digestif se repose. Les diarrhées et vomissements peuvent également entraîner une fatigue qui peut nécessiter une journée de repos.

Une fois les symptômes diminués et que l’appétit revient, l’alimentation doit être adaptée pendant un jour ou deux. Les aliments solides doivent être réintroduits rapidement. Après deux jours sans symptôme, l’alimentation normale peut être reprise

Il faut surveiller les enfants en cas de gastro

Vrai.

La perte hydrique due aux diarrhées et aux vomissements est très importante. Les nourrissons et les jeunes enfants n’ont pas la sensation de soif, il faut donc les inciter à boire de l’eau pour éviter toute déshydratation.

Il existe des solutions de réhydratation orale adaptées, composées d’eau, de sel et de sucre dans les mêmes proportions que ce que l’enfant perd. On les trouve en pharmacie sous forme de sachets à diluer dans de l’eau minérale. Quoi qu’il arrive, il faut consulter le médecin rapidement si les symptômes persistent ou que le comportement de l’enfant semble anormal (léthargie, fièvre, pleurs et signes inhabituels).

Sachez que les enfants ne sont pas les seuls dans ce cas : les personnes âgées perdent également la sensation de soif. Il faut donc les encourager à boire régulièrement en cas de gastro.

La soupe et le riz sont les seuls aliments conseillés en cas de gastro

Faux.

Lorsque les vomissements et les nausées ont disparu, il est important que le malade se réhydrate.

Faute d’avoir envie de manger, le malade doit boire. Les bouillons et les tisanes apportent, en plus de l’eau qu’elles contiennent, des éléments nutritifs (minéraux, vitamines). Evitez de boire trop de boissons sucrées qui peuvent aggraver les diarrhées.

Quelques heures plus tard le malade peut s’alimenter avec de la soupe, du riz, du pain blanc (biscottes), des légumes bien cuits, des pâtes ou pommes de terre, cuisinés à la vapeur et sans ajout de matières grasses.

Si les symptômes ne reviennent pas, le malade peut réintroduire les autres aliments progressivement : fruits et légumes cuits, yaourts, viande maigre (cuite sans matière grasse), poisson, etc.

Il n’y a pas de médicaments pour soigner la gastroentérite virale

Vrai.

Contrairement aux gastro bactériennes, les gastro virales ne sont pas réceptives aux antibiotiques. Il faut donc prendre son mal en patience puisqu’il s’agit d’une maladie bénigne. Par contre, il existe des médicaments efficaces pour diminuer les symptômes.

Disponibles sans ordonnance, ils peuvent soulager et lutter contre nausées et vomissements. Votre pharmacien pourra, par exemple, vous conseiller la métopimazide (Vogalib). Mais n’hésitez pas aussi à tester l’homéopathie qui est parfois efficace.

Contre les diarrhées, il y a des traitements efficaces à base de lopéramide (Imodium) ou des pansements gastriques (Smecta) qui permettent de stabiliser le transit.

En cas de crampes intestinales, un antispasmodique (Spasfon) peut être utile et vous soulager rapidement.

Attention, sans amélioration dans les 24-48h, il faut consulter son médecin.

La gastro est plus fréquente l’hiver

Vrai.

La gastro virale a une préférence pour l’hiver. La raison : les virus sont très sensibles à la chaleur et meurent rapidement. A l’inverse, ils n’éprouvent aucune difficulté à survivre par de basses températures. En plus, l’hiver, les pièces sont moins souvent aérées, entretenant l’environnement chargé de virus.

Quelques gestes simples permettre de diminuer les risques de contamination : un lavage régulier des mains au savon.

Un nettoyage fréquent des wc, avec de l’eau de javel de préférence.

Un lavage à l’eau et une cuisson longue des aliments pour éliminer les virus.

Le linge en contact avec une personne malade (serviettes, draps, vêtements) doit être lavé en machine puis repassé. Le repassage permet d’aseptiser le linge.

Une personne peut être infectée (et donc être contagieuse) et ne pas avoir de symptômes ou être légèrement malade.

Certains aliments sont à éviter pendant un épisode de gastro

Vrai.

En cas de gastroentérite, l’appétit revient généralement quelques heures après l’arrêt des vomissements. Pas d’envie de plats en sauce en général et tant mieux car ce n’est pas conseillé. Les aliments à éviter sont ceux qui sont difficiles à digérer et qui peuvent irriter l’estomac et l’intestin encore fragiles après les épisodes de diarrhées et de vomissements.

Parmi eux, les produits laitiers, les jus d’agrumes, les viandes, les plats épicés, les sucreries, les aliments riches en gras, les aliments contenant du gluten, le maïs, le son, les fruits et légumes crus (à l’exception de la banane) sont à éviter dans les 48 h qui suivent les vomissements ou diarrhées.

Dans tous les cas, la réhydratation doit être le premier point important en cas de gastro. Le second est de reprendre une alimentation solide rapidement lorsque les symptômes disparaissent.

Pour éviter la gastro, il faut éviter les fruits et légumes non lavés

Vrai et faux.

La gastroentérite virale se répand facilement, notamment par les mains, les postillons ou tout contact avec une personne malade. Il faut éviter les fruits et légumes non lavés s’ils ont été récemment en contact avec une personne malade. Rincez-les simplement et prenez le temps de bien les sécher avant de les manger.

Autrement, il n’y a aucune raison que le virus soit transmis : en dehors de l’organisme il ne peut survivre que quelques minutes.

Le réflexe à adopter est de se laver les mains régulièrement (avec du savon ou du gel hydroalcoolique, mais attention ce dernier dessèche les peaux sensibles) en période d’épidémie. Même consigne lorsque vous rencontrez une personne malade ou si vous vous êtes occupé d’un enfant malade (biberon, couche). Apprenez d’ailleurs aux enfants à se laver les mains plusieurs fois par jour afin que ça devienne un réflexe

Les aliments périmés peuvent être la cause d’une gastro virale

Faux.

La gastroentérite virale ne peut pas être due à la consommation d’aliments périmés ou avariés. Les virus ne peuvent pas survivre en dehors de l’organisme humain. Il n’y a donc aucun risque pour qu’un virus envahisse les aliments sur une longue durée.

La gastroentérite due aux aliments avariés est d’origine bactérienne : les bactéries se sont développées dans l’aliment et rendent malade. Mais ce n’est pas le type de gastro responsables des épidémies hivernales. Pour éviter les gastro bactériennes, il est important de respecter la chaine du froid (ce qui évite la prolifération bactérienne) et de bien cuire les aliments avant de les manger (afin de tuer les bactéries).

L’infection par le virus de la gastro nécessite un contact avec une personne malade. Mais attention, certaines personnes peuvent ne pas encore ressentir les symptômes mais être contagieuses.

http://sante.journaldesfemmes.com