Au moins 500 toxines menacent les Grands Lacs


Sachant que le réchauffement climatique est une réalité, vue de l’extérieur, une impression que ceux qui prennent les décisions parlent et reparlent et encore et encore avant d’agir et quand ils agissent, c’est long et pour une action minime
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Au moins 500 toxines menacent les Grands Lacs

 

Des algues sont présentes dans le lac Érié,... (PHOTO HARAZ N. GHANBARI, ARCHIVES AP)

Des algues sont présentes dans le lac Érié, à Toledo.

PHOTO HARAZ N. GHANBARI, ARCHIVES AP

 

Le Canada et les États-Unis n’arrivent pas à diminuer la pollution dans les Grands Lacs malgré une entente visant à améliorer la qualité de l’eau qui avait été conclue il y a trois ans entre les deux pays.

Des dizaines de groupes écologistes se préoccupent de la santé des cours d’eau et ils feront part de leurs inquiétudes dans une lettre qui sera envoyée lundi au comité exécutif des Grands Lacs – organisation responsable de surveiller la mise en place de l’accord.

Les militants affirment que peu de progrès ont été accomplis par le sous-comité chargé d’enrayer le problème de la pollution. L’Association canadienne du droit de l’environnement en était venue à la même conclusion dans une nouvelle étude.

Selon eux, l’approche «lente» du comité n’est pas en phase avec le problème, qui est urgent et grave, rappellent-ils. Il ne faut pas attendre des années pour agir afin d’éviter que ces produits chimiques se retrouvent dans les cours d’eau ou pour les nettoyer s’il est trop tard, ajoutent-ils.

Le comité, qui se réunira cette semaine à Chicago avait été instauré en 2012, lorsque le Canada et les États-Unis avaient renouvelé une entente ayant pour objectif de protéger les lacs et leurs écosystèmes.

L’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs laisse la responsabilité au sous-comité d’identifier les produits chimiques les plus dangereux. Jusqu’à maintenant, seulement quatre toxines ont été relevées. Or, les écologistes estiment qu’il y en a au moins 500.

«En prenant en compte qu’ils ajouteront quatre produits chimiques chaque trois ans, cela nous prendra plus d’un siècle pour faire une liste complète de toutes les toxines», écrivent-ils.

Par ailleurs, ils remarquent que la liste en question n’est qu’une première étape dans tout ce processus.

 «Pour chaque toxine, on devra élaborer un plan d’action pour les éliminer», ont-ils précisé.

Bien que les signataires de la lettre reconnaissent que l’accord est une bonne chose en soi, ils déplorent l’approche actuelle des pays, qui laissent transparaître un «malaise bureaucratique et administratif». Par exemple, chaque pays peut décider de son propre plan pour éliminer les produits chimiques.

Les militants recommandent aux deux pays d’allonger leur liste et de faire une liste de priorités à l’aide de scientifiques. Ils réclament aussi, de toute urgence, d’endiguer le problème du déversement de produits chimiques dans l’eau.

Finalement, ils estiment que les gouvernements n’auront pas le choix d’investir davantage de ressources.

«Nous devons commencer maintenant de poser des gestes ambitieux et non des petits pas», tranchent-ils.

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Analyse de la NASA Les changements climatiques modifient l’écologie


Le Canada va vers des changements de sa faune et sa flore, et je pense que nous en sommes conscients, car nous témoins des effets des changements climatiques. Que nous réservent l’avenir ? Nous pouvons aller vers des suppositions, mais il semble que a l’heure actuel cela se confirme
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Analyse de la NASA : Les changements climatiques modifient l’écologie

Les changements climatiques modifient l'écologie

Crédit photo : Courtoisie NASA

Les changements climatiques prévus par la NASA

Agence QMI

Plusieurs régions canadiennes vivront d’importantes transformations écologiques au cours du prochain siècle, prévoit la NASA.

Des scientifiques de l’agence spatiale affectés au Jet Propulsion Laboratory ainsi que des chercheurs du California Institute of Technology ont analysé l’adaptation potentielle de la végétation aux changements climatiques causés par la hausse des gaz à effet de serre créés par l’humain au cours des trois prochains siècles.

«Bien que la fonte des glaciers, la hausse du niveau des océans et les autres changements environnementaux sont importants, en fin de compte, ce sont les conséquences écologiques qui importent», a souligné le chercheur principal, Jon Bergengren.

Selon une modélisation par ordinateur, une des conséquences sera que les terres qui ne sont pas couvertes par la glace ou les déserts verront au moins 30 % de changements dans la végétation, forçant les humains et les animaux à s’adapter ou même à déménager.

Les changements climatiques et environnementaux vont perturber l’équilibre entre la végétation et les espèces animales, réduire la biodiversité et affecter les eaux, avancent les chercheurs.

En Amérique du Nord, les régions des Grands Lacs et des Prairies seraient très affectées par ces transformations écologiques.

La toundra, les forêts et les cultures dans les Prairies seront très touchées, prévoient d’ailleurs les chercheurs.

Les simulations des scientifiques sont basées sur les projections contenues dans un rapport des Nations Unies sur les changements climatiques qui anticipe que le niveau des GES va doubler d’ici 2100.

Alors que la végétation et les animaux se sont adaptés aux saisons et aux grands changements climatiques, comme la fin de l’ère glaciale, l’étude croit que la faune et la flore ne sont pas en mesure de suivre le rythme des changements climatiques accélérés par les activités humaines, comme l’agriculture et l’urbanisation.

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