Le rayon laser de Superman devient réalité


La science-fiction vient encore à la rencontre de la technologie. Les rayons lasers des yeux à Superman. Bon, ils n’auraient pas les mêmes atouts, cependant ces lentilles de contact pourraient être utiles sur des applications de sécurité.
Nuage

 

Le rayon laser de Superman devient réalité

 

Nathalie Mayer

Journaliste

 

Lancer des rayons laser avec les yeux, un pouvoir réservé à Superman ? Peut-être plus pour très longtemps grâce au dispositif miniature et flexible mis au point par des chercheurs écossais.

Jusqu’à présent, seul Superman — ou quelques autres super-héros — était capable de lancer des rayons laser avec ses yeux. Mais, grâce à la découverte de chercheurs de l’université de Saint Andrews (Écosse), ce pouvoir pourrait bien prochainement se généraliser au commun des mortels.

Ces chercheurs viennent en effet de mettre au point une membrane laser ultramince à base de semi-conducteurs organiques. Un laser proche des limites fondamentales d’un tel système, tant en matière de poids (moins de 0,5 gramme par mètre carré) que d’épaisseur (quelque 200 nm) et d’une flexibilité telle qu’il est possible de le déposer sur une lentille de contact.

 

Les lasers miniatures et flexibles mis au point par l’équipe de l’université de Saint Andrews peuvent aussi être déposés sur des billets de banque. © Malte Gather, université de Saint Andrews

Les lasers miniatures et flexibles mis au point par l’équipe de l’université de Saint Andrews peuvent aussi être déposés sur des billets de banque. © Malte Gather, université de Saint Andrews

Des lasers sur des lentilles de contact et sur des billets de banque

Les chercheurs ont d’ores et déjà testé cette membrane avec succès sur un œil de vache. Ils assurent que cette lentille est tout à fait compatible avec les exigences de sécurité requises pour un fonctionnement sur un œil humain. 

« En son temps, Platon pensait bien que la perception visuelle était médiatisée par des sortes de « faisceaux d’yeux » », raconte Malte Gather, l’un des chercheurs impliqués dans les travaux.

Alors, pourquoi pas ?

Ces lasers, apposés sur des billets de banque par exemple, pourraient aussi servir d’étiquettes de sécurité souples et portables, des sortes de codes-barres numériques nouvelle génération. Les chercheurs écossais envisagent que leur système trouvera essentiellement des applications en sécurité, en biophotonique et en photomédecine.

https://www.futura-sciences.com

27 lentilles de contact retrouvées dans l’oeil d’une femme


Comment cette femme a pu mettre autant de lentilles sur un oeil et ne rien ressentir pendant toutes ses années.
Nuage

27 lentilles de contact retrouvées dans l’oeil d’une femme

 

Une patiente opérée de la cataracte s’est vue retirer pas moins de 27 lentilles qu’elle avait collées sur les yeux. Une découverte inhabituelle qui a pris de court l’équipe médicale dans cet hôpital d’Angleterre.

Rupal Morjaria, ophtalmologiste à l’hôpital de Solihull, près de la ville de Birmingham en Angleterre n’en croit toujours pas ses yeux. L’histoire qu’elle a racontée le 5 juillet dernier à la revue Optometry Today sort tellement de l’ordinaire qu’elle continue à s’en étonner.

Retour sur les faits. En novembre dernier, l’équipe de chirurgiens ophtalmiques menée par Rupal Morjaria, intervient sur une patiente de 67 ans pour une banale opération de la cataracte. Mais cette opération routinière prend une tournure tout à fait insolite quand les chirurgiens découvrent un amas de lentilles de contact agglutinées sur un œil de la sexagénaire. La « masse bleutée » renfermait exactement 27 lentilles collées entre elles par du mucus (sécrétion visqueuse produite par les muqueuses jouant un rôle de protection).

SÉCHERESSE OCULAIRE

« Aucune d’entre nous n’avait déjà vu quelque chose comme ça. C’était une masse tellement grosse. Toutes les lentilles étaient collées ensemble. Nous avons été stupéfaits de voir que la patiente ne l’avait pas sentie, car elle a dû provoquer un bon nombre d’irritations tant qu’elle était en place », se rappelle la responsable de cette découverte, Rupal Morjaria, lors de l’interview à Optometry Today.

Le rapport publié dans la revue BMJ précise que la patiente n’avait pas l’air de pâtir tellement de ce port multiple de lentilles. Celle-ci portait ces corrections depuis 35 ans mais ne se rendait quasiment jamais chez son ophtalmologue. Plus étonnant encore, avant de venir pour cette opération de la cataracte, elle ne présentait aucun symptôme. Rien n’était anormal, pensait la patiente, si ce n’est une sécheresse oculaire, qu’elle croyait liée à son âge.

Deux semaines après le retrait de ces corps étrangers sur son œil, la femme s’est sentie beaucoup mieux. Ce cas rarissime est l’occasion pour les médecins d’insister sur l’importance d’avoir une hygiène irréprochable chez les porteurs de lentilles et de consulter un ophtalmologue au moins une fois par an.

« Les lentilles de contact sont utilisées constamment, mais si le suivi n’est pas approprié, nous voyons des personnes qui contractent des infections oculaires sévères, qui peuvent même leur faire perdre la vue », avertit Rupal Morjaria.

https://www.topsante.com

Perdre un oeil à cause d’une goutte d’eau


  • Porter des verres de contact demande beaucoup de précautions, sinon il y a un risque d’infections qui sont quand même assez fréquentes et parfois des parasites plus rares peut faire perdre la vue. Et puis les lunettes, c’est moins compliqué et maintenant, il y en a pour tous les goûts.
    Nuage

 

Perdre un oeil à cause d’une goutte d’eau

 

Après une lutte qui aura duré plus de 20 ans, Normand Schiller a dû se résoudre l’an dernier à sacrifier son œil droit. L’homme de 59 ans, qui porte maintenant une prothèse oculaire, sonne l’alarme sur les risques liés à l’usage des verres de contact.

JEAN SIAGLA PRESSE

Tout a commencé à l’été 1994. Normand Schiller avait 37 ans. Il se trouvait en vacances au bord du lac Bélisle (à Saint-André-Avellin, en Outaouais) avec sa femme et ses deux enfants âgés de 9 et 13 ans. En courant après un ballon, il est tombé à l’eau. Il portait ses verres de contact. Il a entrouvert les yeux au contact de l’eau, a pataugé un peu, puis il est sorti. Une scène banale.

Sauf que le soir même, son œil droit s’est mis à lui faire mal. Très mal. Graduellement, il a commencé à perdre la vue. Après avoir soupçonné une conjonctivite, une spécialiste de la cornée a décelé une maladie rarissime, la kératite acanthamoeba, infection de la cornée causée par un parasite que l’on retrouve dans l’eau douce et même dans l’eau potable.

Selon la Dre Michèle Mabon, cornéologue à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, il s’agit d’une infection rare.

« C’est la forme microbienne la plus rare de la cornée liée au port des verres de contact, a-t-elle expliqué à La Presse. On parle d’une proportion de 1 à 33 cas par million de porteurs de verres dans les pays développés. C’est vraiment une malchance, mais dès qu’on est exposé à une source d’eau, il y a un risque d’infection », prévient-elle.

GREFFE REJETÉE

M. Schiller, qui travaillait alors pour une agence de publicité et qui jouait de la batterie pour le groupe Sixième sens, a dû subir une première greffe de la cornée. Malgré la prise d’antibactériens, l’infection est réapparue, la cornée s’est opacifiée et la greffe a été rejetée. Deux autres tentatives ont été faites au cours des années suivantes. Même scénario. Le nerf optique a finalement été touché, l’espoir de recouvrer la vue s’est évanoui.

Selon la Dre Michèle Mabon, qui est également directrice médicale de la Banque d’yeux du Québec, le risque de rejet pour une greffe de cornée de pleine épaisseur est d’environ 20 %.

« Le problème, c’est qu’à chaque greffe, on augmente le risque de rejet. On en fait rarement plus que trois. »  — La Dre Michèle Mabon

« Dans le cas de M. Schiller, ce que je comprends, c’est qu’il y a eu une récidive du parasite, qui n’a jamais pu être complètement éradiqué, un rejet de la greffe et l’apparition d’un glaucome secondaire causé par l’inflammation », poursuit la cornéologue.

Petit à petit, Normand Schiller a complètement perdu la vue de son œil

« Avec l’importance des progrès technologiques, j’ai longtemps gardé espoir de retrouver la vue, raconte-t-il, mais à un moment donné, ma cornée était tellement mince que je ne pouvais même plus prendre l’avion parce qu’il y avait un risque que le globe oculaire éclate en vol… C’est à ce moment que j’ai accepté de subir une éviscération de l’œil. »

M. Schiller a donc subi cette chirurgie de dernier recours qui consiste à enlever le contenu intraoculaire, en ne gardant que la coquille. Une bille en plastique est ensuite posée à l’intérieur de l’œil. Pour des raisons esthétiques, il s’est fait faire une prothèse oculaire, trompe-l’œil sous forme de verre, qui est un calque du bon œil. Cette dernière étape a mis un terme à son aventure.

STATU QUO

« Les verres de contact demeurent un corps étranger [en plastique ou en silicone], note la Dre Mabon, il y aura donc toujours des risques de complications, des infections microbiennes, par exemple, mais ce sont souvent des affections qui se traitent relativement bien. On parle de 4 à 20 cas par 10 000 porteurs de verres de contact. La plupart du temps, c’est lié aux manipulations des verres. »

Au fil des ans, les risques liés au port des verres de contact ont-ils augmenté ou diminué ?

« Ils sont pareils, répond la Dre Mabon. Les bactéries adhèrent au plastique, on n’y échappe pas. Il y a eu des progrès, mais pas de façon significative. Par contre, on peut dire que l’oxygène passe mieux à travers le plastique, ce qui favorise une meilleure oxygénation de la cornée. »

Normand Schiller a-t-il toujours sa roulotte à Saint-André-Avellin ?

« Oui, mais je ne me baigne plus dans le lac, répond-il. Je n’ai jamais été un grand baigneur, mais j’ai toujours eu une crainte par la suite. C’est sûr que ç’a été pour moi une expérience traumatisante. Mais je veux sensibiliser les porteurs de verres à être plus prudents. »

http://plus.lapresse.ca/

Samsung planche sur des lentilles de contact intelligentes


Alors qu’on préconise une attention particulière pour ceux qui porte des lentilles de contact, des scientifiques travaillent pour rendre ces lentilles plus performantes allant d’une technologie permettant de prendre des photos ou voir des images défilées ou pour améliorer la vue ou un capteur de glucose pour les diabétiques
Nuage

Samsung planche sur des lentilles de contact intelligentes

Les lentilles de contact intelligente de Google ressemblent à vos lentilles, sauf qu’elles sont intelligentes.

Photo: GOOGLE

MATTHIEU DELACHARLERY

CONNECTE – Le géant sud-coréen a mis au point des lentilles de contact révolutionnaires. Dotées d’un appareil photo, elles pourront également diffuser directement des images sur la rétine de son utilisateur.

Tatouage numérique et implant intelligents, exosquelettes amplificateurs de force, la fusion entre la technologie et le corps laissent entrevoir de nombreuses possibilités : que ce soit pour réparer les capacités humaines, ou bien pour les améliorer. A l’instar de ces lentilles de contact du futur, encore à l’état de prototype, sur lequel planche le groupe sud-coréen depuis déjà plusieurs années, rapporte le blog Sam Mobile, spécialisé dans les technologies de Samsung.

Développées au sein de ses laboratoires de recherche du géant sud-coréen, ces lentilles de super héros devraient être équipées d’un appareil photo et d’une antenne miniature afin de diffuser directement les images sur la rétine de l’utilisateur. Pour s’en servir, un smartphone devra être connecté aux lentilles, détaille Mashable. L’intérêt ? Nous équiper de lentilles connectées pour visionner, par exemple, vos photos de vacances ! Aucune de commercialisation n’a été annoncée.

Samsung planche sur des lentilles de contact intelligentes

SAM MOBILE

Google s’apprête à tester ses lentilles intelligentes sur des hommes

De l’autre côté de la Terre, Google, lui, nourrit d’autres ambitions. En effet, la firme de Moutain View a signé en 2014 un accord avec le groupe pharmaceutique suisse Novartis pour développer des lentilles intelligentes à des fins médicales. Grâce à un capteur de glucose miniature, les prototypes réalisés permettent de mesurer en continu le taux de sucre contenu dans le liquide lacrymal des personnes diabétiques. Les résultats sont ensuite transmis sur le smartphone de l’utilisateur, permettant de lui signaler un taux anormal de glucose. Le but : éviter les prises de sang récurrentes.

Dans le même temps, Google devrait également tester sur des hommes courant 2016 un deuxième prototype avec ses lentilles de correction pour les personnes presbytes, incapables de lire de près. Équipées de mini-capteurs, ces lentilles visent à adapter constamment la vision en fonction de la lumière ambiante pour permettre de voir de près comme de loin. Et à la différence des lunettes de réalité augmentée, ses fameuses Google Glass, on y voit tout de suite un réel intérêt. Bref, un pas de plus vers « l’humain-machine ».

http://www.metronews.fr/

Les lentilles de contact modifient la flore bactérienne de l’œil


Je n’ai jamais été tenté par des lentilles de contact, mais ceux qui en portent, il faut vraiment une attention spéciale à l’hygiène et ainsi diminuer les risques d’infection, enfin bref, les lunettes, c’est beaucoup moins de trouble
Nuage

 

Les lentilles de contact modifient la flore bactérienne de l’œil

 

Lentille de contact © NUKARI/LEHTIKUVA OY/SIPA

Lentille de contact © NUKARI/LEHTIKUVA OY/SIPA

Par Lise Loumé

Les lentilles de contact favorisent la présence importante de bactéries issues de la peau sur l’œil. Une découverte qui permettrait d’expliquer pourquoi elles augmentent le risque d’infection.

Trois millions de personnes portent des lentilles de contact en France, et elles sont 30 fois plus nombreuses dans le monde. Parfois à l’origine d’infections, elles peuvent entraîner un autre changement, plus inattendu, sur nos yeux : modifier la flore bactérienne présente naturellement à la surface de l’œil, révèlent des chercheurs de l’université de New York dans la revue mBio. Les porteurs de lentilles auraient ainsi une importante proportion de bactéries issues de la flore cutanée sur la surface de leurs yeux, selon cette étude.

2 hypothèses pour expliquer ce changement de microbiote

Les chercheurs ont suivi pendant six semaines 58 adultes porteurs ou non de lentilles de contact. Ils ont réalisé 250 prélèvements au niveau de la conjonctive (la surface de l’œil) et des lentilles. En utilisant une technique de laboratoire appelée « séquençage de l’ARNr16S » permettant d’identifier les espèces bactériennes, ils ont découvert chez ceux portant une correction visuelle la présence en grande quantité de bactéries cutanées peu pathogènes comme Methylobacterium et Lactobacillus, et de bactéries de types Pseudomonas et Acinetobacter, responsables d’infections respiratoires ou de la peau. En quantité moins importante se trouvaient également d’autres bactéries cutanées commeHaemophilus, Streptococcus, Staphylococcus et Corynebacterium.

Pour le Dr Maria Dominguez-Bello, qui a dirigé l’étude, deux hypothèses permettent d’expliquer ce changement de microbiote oculaire.

« Soit les bactéries ont été transférées du doigt à la lentille puis à l’œil, soit les lentilles de contact exercent une pression sélective sur la flore bactérienne de l’œil en favorisant le développement de bactéries issues de la flore cutanée », explique-t-elle dans un communiqué.

 Le port de lentilles de contact expose à un risque accru d’infection qui pourrait donc être lié à la présence de bactéries cutanées. Toutefois, les chercheurs estiment qu’il est encore trop tôt pour fournir des conseils aux porteurs de lentilles. Ils insistent sur l’importance du respect des règles d’hygiène pour l’entretien, la manipulation et le port des lentilles de contact

Les bons gestes pour éviter l’infection

La Fédération de gestion commune de pathologie infectieuse oculairefournit quelques conseils aux porteurs de lentilles de contact :

– lavez-vous les mains et séchez-les soigneusement avant d’enlever ou de mettre vos lentilles après les avoir mises,

– entretenez l’étui : il doit être vidé quotidiennement (ne pas réutiliser la solution), être essuyé avec un mouchoir à usage unique, être changé tous les mois ou plus si nécessaire,

– utilisez des produits d’entretien pour les nettoyer (jamais l’eau du robinet, la salive, l’eau minérale) : renouvelez-le chaque jour, masser chaque lentille avec le produit dans le creux de la main 30 secondes avant de la mettre dans le produit,

– les lentilles peuvent être journalières, hebdomadaires, bi-mensuelles ou mensuelles : portez-les et et renouvelez-les dans les délais prescrits sans aucune exception,

– posez les lentilles avant le maquillage et retirez-les avant le démaquillage,

– retirez-les lentilles avant de prendre une douche ou un bain,

– ne dormez pas avec sauf mention spéciale de votre médecin car les paupières fermées entraînent un manque d’oxygénation,

– ne remettez jamais une lentille endommagée ou une lentille journalière tombée sur le sol (contamination possible).

Si les signes cliniques suivants apparaissent, retirez les lentilles et consultez un spécialiste: larmoiement, irritation ou rougeur oculaire, vision brouillée ou sensibilité à la lumière, douleurs, halo autour des lumières, sensation de corps étranger.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► Des lentilles de contact en 1948


Heureusement que cette technologie a évolué. Il ne devait pas avoir beaucoup de personnes qui portaient ces lentilles en 1948. Personnellement, je préfère les lunettes …
Nuage

 

Des lentilles de contact en 1948

 

 

En 1948 les premières lentilles de contact étaient fabriquées avec de gros morceaux de plastique dont la forme est obtenue en les pressants sur des moulages du globe oculaire.

http://www.laboiteverte.fr/

Les lentilles de contact télescopiques sont désormais une réalité


Un télescope ou des jumelles dans les yeux dans une petite lentille de contact. Une technologie qui semble très intéressante pour ceux qui ont des difficultés visuelles pour voir de loin. Malheureusement, cela sera sûrement utile pour des personnes qui en feront un mauvais usage
Nuage

 

Les lentilles de contact télescopiques sont désormais une réalité

 

Laurent Lasalle

Si un espion doit se cacher pour observer sa cible avec des jumelles afin de ne pas éveiller de soupçons, ce sera peut-être bientôt (et malheureusement) chose du passé.

Dans le cadre d’une conférence organisée par l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS), des ingénieurs en optique de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) en Suisse ont dévoilé cette semaine le fruit de leur travail : des verres de contact permettant à celui qui les porte de passer d’une vision normale à une vision rapprochée de 2,8x en un clin d’œil… littéralement.

Le prototype incorpore un télescope à réflecteur en aluminium à l’intérieur d’une lentille rigide d’une épaisseur de 1,55 mm. Celui-ci est muni de petits miroirs qui font bondir la lumière, agrandissant ainsi la perception des objets de la même façon que le font des jumelles. Ces lentilles nécessitent le port de lunettes électroniques dont la polarisation varie selon l’effet souhaité.

Un clignement de l’œil droit déclenche la polarisation nécessaire pour obtenir l’effet de zoom. À l’inverse, un clignement de l’œil gauche déclenche la polarisation qui rétablit la vision normale.

Les lunettes s’inspirent ainsi de la même technique employée par les lunettes que l’on retrouve dans les salles de cinéma qui projettent des films en 3D (soit la polarité différente des deux verres).

À la rescousse des personnes souffrant de DMLA

 

«Nous croyons que ces lentilles sont très prometteuses pour les personnes dont la vue est faible ou qui souffrent de dégénérescence maculaire (DMLA)», déclare Éric Tremblay, chercheur de l’EPFL.

«Il est impératif, mais difficile de trouver un équilibre entre les bénéfices apportés et les coûts sociaux rattachés au port de tout type de dispositif visuel volumineux. Il y a un réel besoin de quelque chose de plus intégré, et une lentille de contact est une solution attrayante. Bien que l’on en soit toujours qu’à l’étape de la recherche, nous avons espoir de trouver une véritable option pour les personnes atteintes de DMLA.»

La dégénérescence maculaire liée à l’âge est une maladie de la rétine provoquée par une dégénérescence progressive de la partie centrale de la rétine qui provoque un affaiblissement important des capacités visuelles. Une vue rapprochée et éloignée peuvent être des symptômes reliés à cette maladie.

L’objectif du projet est donc tout à fait louable. Par conséquent, doit-on craindre de potentielles applications militaires? Lorsqu’on apprend que le projet est financé par la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), difficile de ne pas se poser des questions sur le réel mandat des chercheurs.

http://branchez-vous.com/