Harfang en visite pour de la nourriture


Harfang des neiges est un oiseau majestueux, d’une très grande beauté. Un oiseau qui vit beaucoup plus au nord viens quelques fois vers le sud pour trouver subsistance en des périodes plus difficile, C’est donc de la belle visite pour certaines régions qui ont la chance de l’apercevoir
Nuage

Harfang en visite pour de la nourriture

Harfang en visite pour de la nourriture

Denis Laurion | Agence QMI – Ce harfang des neiges se prélasse sur le toit d’une maison de Sainte-Catherine, loin de son habitat naturel du grand Nord.

David Penven | Agence QMI

Un oiseau qui vit normalement dans les régions arctiques a été aperçu dans la grande région de Montréal. Dernièrement il a été vu à Sainte-Catherine, proche de Saint-Constant, en Montérégie.

 

Beau et majestueux, le harfang des neiges attire l’attention de bien des gens en raison de ses visites plutôt rares.

«Cet oiseau niche principalement dans la toundra de l’Arctique canadien, indique Éric Santerre, porte-parole du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec. Il n’est pas considéré comme une espèce migratrice. Il hiverne en Arctique tant que la nourriture est suffisante pour combler ses besoins.»

Toutefois, lorsque la nourriture vient à manquer, le harfang des neiges va migrer jusqu’au sud du Canada et au nord des États-Unis. Certains de ces déplacements migratoires sont effectués par un grand nombre d’individus et sont appelés «irruptions».

Le fait que plusieurs harfangs des neiges apparaissent dans le sud du Québec, habituellement un hiver sur quatre, laisse à penser que ces irruptions sont liées au cycle de lemmings, de petits rongeurs qui constituent la proie principale du harfang des neiges.

«Tous les quatre ans environ, les populations de lemmings diminuent drastiquement dans toute l’aire de nidification du harfang, forçant ce dernier à se déplacer sur de longues distances afin de trouver des proies», souligne M. Santerre.

Difficile à recenser

En raison de l’éloignement de son aire de nidification, de sa faible densité et des irrégularités de ses migrations, il est difficile d’obtenir une estimation fiable du nombre de harfangs des neiges.

«Toutefois, l’espèce n’est pas considérée menacée ou vulnérable au Québec, rappelle Éric Santerre. Le harfang des neiges est protégé comme tous les animaux sauvages par la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune et comme toutes les espèces d’oiseaux de proie, il est un animal à déclaration obligatoire.»

Depuis 1987, ce hibou est l’emblème aviaire du Québec à la suite d’une décision de l’Assemblée nationale. C’est aussi l’animal de compagnie d’un certain Harry Potter…

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