Un changement radical du régime alimentaire mondial s’impose


Pourquoi il faut changer notre alimentation de viande rouge et de sucre pour des légumes, fruits, noix, légumineuses ? Pour mieux équilibrer nos ressources de la planète et réussir à nourrir tout le monde. De toute manière on se porterait mieux si nous avions un meilleur régime alimentaire et plus de personnes pourront profiter des ressources de la Terre.
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Un changement radical du régime alimentaire mondial s’impose

 

viande

Crédits : HolgersFotografie / Pixabay

Élevage bovin aux États-Unis Crédits : Greenpeace

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

La manière dont l’humanité se nourrit doit changer radicalement, et ce dès maintenant, si nous voulons éviter des dommages “catastrophiques” pour la planète, prévient une étude.

Un changement radical du régime alimentaire mondial s’impose, avec en priorité deux mesures principales : produire et manger deux fois moins de sucre et de viande rouge, et deux fois plus de légumes, fruits et noix, conclut une étude publiée dans The Lancet.

«Nous sommes dans une situation catastrophique», a déclaré à l’AFP Tim Lang, de l’Université de Londres et co-auteur de l’étude.

Le constat est alarmant : sur sept milliards d’humains, un milliard de personnes ne mangent par à leur faim, et deux autres milliards se nourrissent très mal (régime occidental, trop gras et trop sucré).

Adopter une alimentation saine

Le rapport pointe également du doigt le fait que le système alimentaire mondial reste à ce jour «le principal émetteur de gaz à effet de serre, le principal facteur de perte de biodiversité et la principale cause de prolifération d’algues mortelles le long des côtes et des voies navigables». L’agriculture, qui occupe aujourd’hui près de la moitié de la surface terrestre, utilise également «environ 70% des réserves mondiales d’eau douce», peut-on lire.

«Pour avoir une chance de nourrir 10 milliards de personnes en 2050, nous devons adopter une alimentation saine, réduire les déchets alimentaires, et investir dans des technologies qui réduisent les impacts environnementaux, poursuit Johan Rockstrom, directeur de l’Institut de recherche sur l’impact du changement climatique de Potsdam. C’est faisable mais il ne faudra rien de moins qu’une révolution agricole mondiale».

L’étude pointe notamment du doigt la production et la consommation de bœuf, beaucoup trop gourmande en terres et en ressources.

Moins de viande, plus de légumes et de légumineuses

«Nous ne disons pas que tout le monde doit manger de la même manière, poursuit le chercheur. Mais globalement, en particulier dans le monde riche, cela signifie une réduction de la viande et des produits laitiers et une augmentation importante de la consommation de plantes».

 On rappelle qu’il faut en moyenne au moins cinq kilos de grains et 15 000 litres d’eau pour produire un kilo de viande.

Parallèlement, les chercheurs appellent à une augmentation de plus de 100% de la consommation de légumineuses telles que les pois et les lentilles, ainsi que des légumes, des fruits et des noix. Ce n’est désormais plus un conseil, c’est une obligation à tenir si nous souhaitons nourrir toute la planète.

«La civilisation est en crise. Nous ne pouvons pas nourrir notre population avec un régime alimentaire sain si nous n’équilibrons pas les ressources de la planète, note en effet Richard Horton. Pour la première fois en 200 000 ans d’histoire de l’humanité, nous sommes en décalage absolu avec la planète et la Nature».

Une étude publiée dans la revue Nature en octobre dernier tirait la même sonnette d’alarme, proposant au passage quelques solutions à mettre en place rapidement. L’article invitait, par exemple, à privilégier les régimes végétaliens, beaucoup moins gourmands en eau. De cette manière, nous pourrions réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre générées par l’industrie alimentaire. Nos techniques agricoles doivent être également améliorées, selon les suggestions des chercheurs, pour entretenir les terres et limiter l’extraction d’eau douce et l’utilisation d’engrais.

Source

https://sciencepost.fr/20

Contre le diabète, quelles protéines consommer… et lesquelles éviter ?


Le diabète du type 2 apparaît généralement vers après 40 ans, chez certaines personnes, mais avec le problème de surpoids, d’une mauvaise alimentation et de sédentarité, ce type de diabète augmente aussi chez les plus jeunes. L’alimentation est importante à considérer avec les lipides et glucides. Des chercheurs sont intéressés aux protéines, certaines protéines peuvent augmenter le risque de diabètes, alors que d’autres protéines sont neutres, et enfin, il y a celles qui diminuent les risques
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Contre le diabète, quelles protéines consommer… et lesquelles éviter ?

 

margouillat-photo/Shutterstock.com

Ce n’est plus un mystère, dans la prévention du diabète de type 2, le contenu de l’assiette (et plus généralement l’hygiène de vie) a son rôle à jouer. Et les protéines ne sont pas dénuées d’intérêt. Du moins quelques-unes d’entre elles. Car si certaines protègent, d’autres augmentent le risque. Afin de savoir quels produits privilégier, une équipe chinoise a enquêté.

Le diabète de type 2 apparaît généralement chez les plus de 40 ans. Cependant de plus en plus d’adolescents et de jeunes adultes sont touchés. En cause, des facteurs génétiques bien sûr, mais aussi une alimentation déséquilibrée, un surpoids, un manque d’activité physique…

Notre nourriture présente donc une importance capitale. Si de nombreuses études se sont attardées sur la consommation de glucides et de lipides, qu’en est-il des protéines ? Leur consommation permet-elle de réduire le risque de développer un diabète de type 2 ? Des chercheurs de l’hôpital de Longgang en Chine ont cherché à répondre à ces questions en passant en revue plusieurs travaux conduits sur le sujet.

Il y a protéines… et protéines

Premier constat, il semble que les protéines végétales – présentes notamment dans les légumineuses, le soja ou les oléagineux – réduisent le risque de développer la maladie. Du moins chez les femmes uniquement.

Autre observation, et non des moindres, les protéines d’origine animales, prises dans leur ensemble, augmentent le danger. Mais il y a protéines et protéines. Dans le détail, certaines seraient à limiter, et d’autres non.

Ainsi, comme l’avait déjà révélé une étude française en 2013, certains aliments acidifiants, comme les viandes, augmentent le risque de diabète. D’autant plus lorsqu’il s’agit de viande rouge et de viandes transformées de façon industrielle.

A l’opposé, les produits laitiers apparaissent comme protecteurs. Pour ce qui est des œufs ou encore du poisson, la relation semble neutre. En clair, ils ne préviendraient pas la pathologie, pas plus qu’ils ne l’augmenteraient.

Pour les scientifiques, ces observations devraient être considérées  avec intérêt dans une démarche de prévention du diabète de type 2.

  • Source : Dietary Protein Consumption and the Risk of Type 2 Diabetes: A Systematic Review and Meta-Analysis of Cohort Studies, Nutrients, Septembre 2017
  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

https://destinationsante.com/

 

Consommez-vous trop de protéines?


Dans la viande, il y a beaucoup de protéines et ces protéines sont complètes, mais ce que l’on mange en un seul repas de viande contient trop de protéines surtout s’il faut partager environs 1 gr/kilo de protéine dans une journée. Sans pour autant bannir la viande, il est plus facile avec des protéines végétales d’avoir son lot quotidien.Car il faut savoir parmi les protéines végétales, il y en a 3 qui peuvent remplacer complètement la viande soit le soya, quinoa et le sarrasin
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Consommez-vous trop de protéines?

 

On voit des haricots rouges et des pois chiches dans des bols blancs.

Les légumineuses sont une excellente source de protéines. Photo : Radio-Canada

Les protéines sont essentielles à la vie. Elles sont les composantes de base de toutes les cellules de notre corps. On doit en consommer quotidiennement parce qu’on fait peu de réserves de protéines. Mais notre alimentation nous en fournit-elle trop et surtout, nos sources sont-elles assez variées?

Un texte d’Andrée Langlois, de L’épicerie

Les sources de protéines sont nombreuses. On pense souvent immédiatement à la viande, mais il y a aussi les produits laitiers, les œufs, les légumineuses, les céréales et les noix.

Elles sont classées en deux catégories : animales et végétales. Les protéines du règne animal sont complètes, car elles contiennent tous les acides aminés essentiels que notre corps est incapable de synthétiser et que l’on doit puiser dans l’alimentation.

Les protéines végétales comme les légumineuses, les noix et les céréales sont incomplètes, car elles n’ont pas tous les acides aminés essentiels dont on a besoin quotidiennement. Mais il y a trois exceptions : le soya, le quinoa et le sarrasin, qui contiennent des protéines végétales complètes qui peuvent donc remplacer la viande.

On voit du tofu, un verre de lait, deux oeurs et des bols contenant des lentilles et des céréales, disposés sur une table.

La nutritionniste Julie DesGroseillers montre différentes sources de protéines. Photo : Radio-Canada

Ceci est intéressant, surtout quand on sait que l’on doit diminuer la viande de notre alimentation, souligne la nutritionniste de l’Institut de recherches cliniques de Montréal Chantal Blais.

Ce qui est actuellement déficient dans nos apports, c’est qu’on consomme énormément de protéines animales, mais on néglige beaucoup les protéines végétales.

Chantal Blais, nutritionniste de l’Institut de recherches cliniques de Montréal

« Les recommandations actuellement visent à réduire notre consommation de viande parce qu’elles contiennent généralement beaucoup de gras saturés et de cholestérol alimentaire. C’est pour cette raison, dans un contexte de santé cardiovasculaire, dans un contexte de cancer également, qu’on essaie de diminuer [ces aliments], étant de gros consommateurs [de viande] en Amérique du Nord », poursuit Mme Blais.

Nos besoins dépendent de notre poids, mais également de notre condition physique.

À moins d’être un athlète, une femme enceinte ou une personne malade, nous devrions consommer près d’un gramme de protéine par kilo par jour. Par exemple, si vous pesez 70 kilos, vos besoins quotidiens seront d’environ 70 grammes de protéines.

Il est facile de surconsommer des protéines en raison de nos portions de viande qui sont souvent trop grandes. Par exemple, une portion de 100 grammes de bœuf haché contient 30 grammes de protéines.

On voit une boulette de viande hachée qui a la taille de la paume de la main.

Cette portion représente 30 grammes de protéines. Photo : Radio-Canada

« Dans notre assiette, ce qui doit voler la vedette, ce n’est pas notre protéine, ce sont les légumes. […] Les protéines animales sont extrêmement concentrées. Si vous visualisez 100 grammes de poulet, donc à peu près la grosseur d’un jeu de cartes, on n’est pas loin du 30 grammes de protéines. Alors, on n’a pas besoin d’en manger de grandes quantités », explique Julie DesGroseilliers, nutritionniste et auteure du livre Protéines.

« Je pense qu’on a perdu la notion de ce que c’est qu’une assiette équilibrée avec des portions raisonnables. On regarde ça et on se dit : « Ce n’est pas beaucoup » », mais cela correspond à ce dont on aurait besoin dans notre quotidien », ajoute Chantal Blais.

Alors, nous n’avons pas besoin de consommer beaucoup de protéines. Pourtant, l’industrie nous propose d’en ajouter. Des produits de toutes les sortes sont enrichis en protéines. La mode est aux aliments protéinés. Mais attention, car un excès de protéines se traduit par un excès de calories, ce qui peut aussi contribuer à un excès de poids.

On voit différents produits, dont des céréales, des barres tendres et du yogourt à haute teneur en protéines.

Produits dont l’emballage indique qu’ils sont enrichis de protéines ou qu’ils ont une teneur élevée en protéines Photo : Radio-Canada

« Le consommateur va peut-être dire : « Ah je suis mieux d’acheter [ce produit]-là parce qu’il contient plus de protéines, ça serait peut-être meilleur pour ma santé », mais pas nécessairement. Pour la majorité des gens, la plupart du temps, on n’a pas besoin de ces aliments enrichis, surtout qu’on va les payer plus cher et que l’on peut y arriver avec une alimentation équilibrée et variée », explique Chantal Blais.

Selon Julie DesGroseilliers, le défi n’est pas d’en consommer plus, mais mieux et de bien répartir les quantités dans la journée.

« On consomme suffisamment de protéines au total dans la journée, mais on en manque définitivement le matin et on en consomme beaucoup trop le soir », dit-elle.

« Et d’un point de vue scientifique, on a démontré que lorsqu’on consomme de façon quasi égale nos protéines à travers les trois repas, matin, midi, et soir, vraiment, on a plein de bienfaits pour la santé. On va préserver mieux la masse musculaire en vieillissant. On va avoir un meilleur contrôle sur l’appétit, la satiété. On va aussi maximiser notre vitalité, notre énergie quotidienne. On optimise les performances sportives », poursuit-elle.

Une bonne stratégie est d’additionner les aliments pour des déjeuners plus rassasiants. Par exemple, un verre de lait ou de lait de soya qui contient 8 grammes de protéines; ou un yogourt grec qui est deux fois plus protéiné que le yogourt traditionnel. Julie DesGroseillers suggère d’y ajouter des flocons de soya, des œufs, des noix, des graines de citrouille ou de chanvre.

On voit un sandwich tranché, en gros plan.

Sandwich au tofu, à la laitue et aux tomates Photo : Radio-Canada

Et pourquoi pas du tofu grillé dans le grille-pain, comme Mme DesGroseillers le fait avec sa version du sandwich « BLT », soit son « TLT » (tofu, laitue, tomate) et ainsi relever le défi de consommer des protéines les matins.

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5 aliments bannis à tord des régimes


On parle souvent d’interdire certains aliments pour éviter de prendre du poids, et pourtant, ils peuvent être justement un atout dans toute alimentation équilibrée
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5 aliments bannis à tord des régimes

 

Ils sont les mal-aimés des régimes et pourtant, avocat, banane, flageolets, pois chiches sont très intéressants au niveau nutritionnel et ne font pas grossir. Mieux, ils constituent des alliés forme et minceur.

L’AVOCAT

L’avocat n’est pas si calorique que ça, 160 calories pour 100 grammes, soit la moitié du fruit environ. Les adeptes le glissent même dans des gâteaux ou des glaces comme substitut au beurre ou au lait. En plus de sa texture crémeuse qui le rend délicieux, son index glycémique est bas. Autrement dit, il n’affole pas le taux d’insuline et donc la production des graisses. Bourré de vitamines E et K, il contient du bon gras et réduit le LDL-cholestérol.

LA BANANE

La banane, avec ses 89 calories pour 100 grammes, remplace idéalement un dessert ou les biscuits du goûter. Riche en potassium, magnésium et manganèse, elle est excellente pour la santé en agissant sur le transit et la satiété. On la mange malin en la choisissant peu mûre pour garder un index glycémique bas. Mûre et en compote, elle devient plus sucrée.

LES POIS CHICHES

Les pois chiches, le plus souvent associés aux cuisines traditionnelles riches, n’ont pas toujours bonne presse. Ce sont pourtant des protéines avec un index glycémique très bas, car riches en fibres. Ils peuvent cependant créer des désordres chez les personnes aux intestins fragiles.

LES FLAGEOLETS

Comme les lentilles et les pois chiches, les flageolets font partie des légumineuses qui diminuent l’absorption du sucre et du gras. Ce sont par ailleurs des antioxydants coupe-faim qui favorisent l’élimination des toxines. Ils sont peu caloriques: 84 calories pour 100 grammes. Ils sont en revanche déconseillés aux personnes souffrant de la maladie du côlon irritable, car ils peuvent produire des ballonnements et des flatulences.

LES NOIX

Les noix sont excellentes pour la santé à condition de ne pas avoir la main trop lourde sur les quantités consommées (460 calories pour 100g). Riches en bons lipides (oméga-3), elles préservent le coeur et sont source d’antioxydants et de fibres.

Elles contiennent également de la mélatonine, des phytostérols, de l’arginine, qui sont tous indispensables pour la santé. Plusieurs études ont prouvé qu’elles pouvaient aider à perdre du poids et réduire l’envie de grignoter. L’idéal est d’en parsemer quelques-unes dans les salades ou bols de céréales.

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Végétaliens: attention aux carences!


Être végétarien ou végétalien est un choix personnel, souvent guidé pour avoir une alimentation plus saine. Cependant, il y a des risques de carences alimentaires. Il faut savoir ou les chercher, mais la vitamine B12 qui est très importante pour le cerveau et éviter l’anémie, des suppléments seraient semble-t-il préférable
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Végétaliens: attention aux carences!

 

Végétaliens: attention aux carences!

Les légumineuses remplacent les protéines animales.Photo RelaxNews

Après avoir compilé les études les plus récentes sur le sujet, les scientifiques se sont rendus compte qu’il était nécessaire de conseiller les végétaliens en matière nutritionnelle et de les inciter à déceler d’éventuelles carences alimentaires via des examens sanguins. La plupart des personnes concernées par leurs recherches manquant de vitamines et de nutriments: vitamine B12, fer, calcium, vitamine D, protéines et oméga 3.

«Nous avons constaté que certaines de ces substances nutritives, qui peuvent avoir des implications dans des troubles neurologiques, l’anémie, la force osseuse et d’autres préoccupations de santé, peuvent être déficientes dans des régimes végétaliens mal menés», explique Heather Fields, professeur en médecine interne.

En cause, le choix de produits alimentaires transformés et pas assez de fruits, de légumes variés et de graines entières.

Pour profiter pleinement des vertus anti cancer, obésité, diabète, d’un régime végétarien et éviter les carences, il faut d’abord acquérir quelques connaissances nutritionnelles. Alexandra Chopard, pharmacienne de formation et journaliste pour la presse médicale, donne quelques clefs.

REMPLACER LA VIANDE PAR DES PROTÉINES VÉGÉTALES

40 g de proteines par jour pour une personne de 50 kg suffisent. Pour garder un apport en protéines et en fer suffisant, cap sur les légumineuses (lentilles, haricots rouges, pois chiches, fèves, pois cassés). Même en conserve, très pratique, ou sous forme de palets et galettes vendues en magasins bio.

On mise aussi sur les noix et les graines, les produits à base de soya (tofu, lait), les céréales (blé, riz, avoine, quinoa, sarrasin ) les oeufs et les produits laitiers (lait, yaourt, fromages). Dans le top 10 des aliments les plus protéinés, on trouve le parmesan, les amandes, les oeufs durs, les flocons d’avoine, les pâtes au blé complet, le tofu, les haricots rouges cuits, le quinoa, le yaourt au lait entier et le riz complet.

UNE SUPPLÉMENTATION EN VITAMINE B12

À partir du moment où toute chair animale est exclue, il est important de prendre une supplémentation en vitamine B12 (sous forme de gélules ou d’ampoules) pour éviter l’anémie et veiller au bon fonctionnement du cerveau. La B12 ne se trouve pas dans la nature et très peu dans les produits laitiers et les oeufs.

OMÉGA-3: PRIVILÉGIER LES HUILES ET LES GRAINES DE LIN

À la place des poissons gras type saumon, sardine ou thon, on va chercher les bons acides gras essentiels dans les graines de lin, écrasées ou moulues, dans les noix et l’huile de colza. Il existe aussi des extraits de micro-algues, qui nourrissent habituellement les poissons, commercialisées sous le nom d’«oméga-3 végétaux«.

PENSER AU CALCIUM DES FRUITS SECS ET DES LÉGUMES VERTS

En cas de suppression des produits laitiers (régime vgétalien), le calcium doit être pioché dans d’autres sources végétales. Certains légumes comme le chou, les épinards, le brocoli, le cresson en apportent beaucoup ainsi que les crevettes et les algues. Les amandes, pistaches et graines de sésame aussi.

Les laits végétaux enrichis en calcium peuvent être intéressants (soja, riz, amande etc..). Quant au beurre, il peut être remplacé par des margarines végétales ou de l’huile de coco selon les recettes. Pour faire un faux fromage, mixez 100 g de noix de cajou puis ajoutez des épices, une cuillère à café de levure maltée et une pincée de sel.

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Soya, bon ou mauvais?


Les végétariens et ceux qui veulent diminuer considérablement la consommation de viande se tournent vers divers produits tels que le soya qui se vend sur plusieurs formes comme par exemple, la boisson de soya, le tofu … Ce qui est important de savoir, c’est qu’une grande partie du soya est génétiquement modifiée et il serait peut-être mieux de chercher ceux qui sont certifiés sans OMG ou biologique
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Soya, bon ou mauvais?

 

Aux États-Unis, le marché des aliments à base... (Photo Digital/Thinkstock)

Aux États-Unis, le marché des aliments à base de soya a bondi de 2,28 à 4,5 milliards US par an, entre 1999 – année où une allégation santé liée au soya a été permise – et 2013, selon la Soyfoods Association of North America.

PHOTO DIGITAL/THINKSTOCK

MARIE ALLARD
La Presse

«Les protéines de soya aident à réduire le cholestérol.» Preuves scientifiques à l’appui, Santé Canada vient d’autoriser les fabricants à inscrire cette allégation santé sur les étiquettes d’aliments contenant au moins 6 g de protéines de soya par portion. Des textes alarmistes, qui circulent abondamment dans les réseaux sociaux, mettent pourtant en garde contre cette légumineuse. Qui croire?

Manger des aliments riches en protéines de soya – tofu, fèves, miso, tempeh, boissons de soya, etc. – a un effet positif sur la santé, selon Santé Canada. En mars, la Direction des aliments de ce ministère fédéral «a conclu à l’existence de preuves scientifiques appuyant une allégation au sujet des protéines de soya et de l’abaissement du cholestérol sanguin».

Depuis, les fabricants sont autorisés à vanter les mérites anti-cholestérol de cette légumineuse dans leurs publicités et étiquettes. En indiquant, par exemple, que «150g de tofu fournit 70% de la quantité quotidienne de protéines de soya aidant à abaisser le cholestérol».

L’«apport quotidien minimal efficace» a été fixé à 25 g de protéines de soya par jour, ce qui équivaut à grignoter 3/4 tasse d’edamames, les fèves de soya vertes servies à l’apéro dans les restaurants japonais. Cette allégation est jugée «pertinente et généralement applicable à la population», puisque 39% des Canadiens de 6 à 79 ans présentent des taux malsains de cholestérol total, selon Santé Canada.

«On n’est pas vraiment capables de savoir si c’est la consommation de soya en tant que telle qui est bénéfique pour la santé du coeur, ou si c’est le fait qu’on mange moins de viande qui l’est, nuance Bernard Lavallée, diététiste et auteur du blogue Le Nutrionniste urbain. Il reste que les gens qui intègrent le soya à leur alimentation ont une meilleure santé cardiovasculaire.»

Aux États-Unis, le marché des aliments à base de soya a bondi de 2,28 à 4,5 milliards US par an, entre 1999 – année où une allégation santé liée au soya a été permise – et 2013, selon la Soyfoods Association of North America. Un boom des produits à base de soya est à prévoir ici aussi.

Excellente source de protéines

D’autant que le soya – l’un des premiers aliments que l’être humain a fait pousser, rapporte Extenso, le Centre de référence sur la nutrition de l’Université de Montréal – a de nombreux autres atouts.

«C’est une excellente source de protéines complètes, qui contiennent tous les acides aminés essentiels dans les bonnes proportions. Bref, ce sont des protéines d’aussi bonne qualité que celles de la viande.»  Bernard Lavallée diététiste

Plus riche en gras que les autres légumineuses, le soya contient toutefois «de bons gras, des polyinsaturés et des monoinsaturés, dont des oméga-3», poursuit le nutritionniste.

C’est aussi une source de fer, de zinc et même de calcium, dans le cas de boisson fortifiée et de tofu coagulé avec des sels de calcium – à vérifier sur le tableau de valeur nutritive.

Très légère diminution du risque de cancer du sein

Manger du soya, est-ce que ça minimise les bouffées de chaleur et autres désagréments liés à la ménopause?

«On n’est pas capables de le prouver», répond M. Lavallée.

Est-ce que ça prévient le cancer du sein? Possiblement, mais surtout chez les femmes asiatiques, qui en consomment de bonnes quantités depuis l’enfance.

Explication: le soya contient des phytoestrogènes, qui entraîneraient la destruction de cellules cancéreuses, contrairement aux oestrogènes naturellement sécrétés par les ovaires, qui contribueraient à leur prolifération.

«Une analyse récente des résultats de 18 études indique que la consommation de produits à base de soya engendre une très légère diminution du risque de cancer du sein, mais ces résultats doivent être interprétés avec prudence», précise la Société canadienne du cancer dans son site internet.

Même les survivantes du cancer du sein peuvent consommer jusqu’à trois portions d’aliments à base de soya par jour, tranche la Société canadienne du cancer.

Il leur suffit d’éviter les sources concentrées comme les poudres et suppléments de soya, «car ces produits peuvent affecter le corps d’une manière similaire aux oestrogènes».

Du soya dans la gomme à mâcher

Reste à choisir sous quelle forme manger son soya.

«Le mieux est de choisir des aliments peu transformés, conseille M. Lavallée. Les substituts de viande, comme ceux de Yves Veggie Cuisine, sont souvent des aliments transformés. Ce n’est pas parce que c’est végétarien que c’est bon pour la santé.»

Quant à ceux qui évitent le soya, ils doivent être très attentifs, puisque ses dérivés se cachent partout.

Étonnamment, «la principale source de soya dans l’alimentation nord-américaine n’est pas le tofu, ce sont les aliments transformés», indique le nutritionniste.

Émulsifiant et texturant, le soya est utilisé sous forme d’huile, de lécithine, de farine, de protéine concentrées ou isolées. On peut le retrouver notamment dans la chapelure, les céréales, les craquelins, les aliments panés, les substituts de repas, les épices, certains hamburgers à base de viande hachée, des chilis, de la limonade, même dans la sauce Worcestershire et la gomme à mâcher.

Quels sont les aliments de soya traditionnels?

Lait de soya: boisson fabriquée à partir de soya moulu, filtrée.

Edamame: soya vert frais bouilli, vendu surgelé.

Miso: condiment fabriqué à partir de soya, d’une céréale, de sel et d’une culture de moisissures, utilisé pour donner du goût aux soupes et sauces.

Natto: haricots de soya fermentés et gluants, servis en accompagnement du riz.

Sauce soya: condiment liquide brun fabriqué à partir de fèves de soya fermentées.

Tempeh: fèves de soya entières fermentées, sous forme de pain solide.

Tofu: boisson de soya caillée et pressée.

Source: Le soya, la culture «bonne à tout faire» de l’agriculture, gagne du terrain dans tout le Canada, Statistique Canada.

Aliments à base de soya

 

Aliment Portion protéines Isoflavones
 

Fèves de soya vertes (edamames)

175 ml (3/4 tasse) 25g 138mg
Tofu 175 ml (3/4 tasse) 17 g 52 mg
Noix de soya rôties 60 ml 11 g 60 mg
Boisson de soya 250 ml (1 tasse) 7 g 20 à 30 mg
 

Source : Les diététistes du Canada

Génétiquement modifié

«Chaque fois qu’on parle de soya comme bon aliment, je dois vous dire que les cheveux me dressent sur la tête, a écrit à La Presse Bernard Desparois, un lecteur de Sherbrooke. Plus de 90% du soya produit est génétiquement modifié (GM), un poison. Du soya Roundup dans mon assiette, non merci.»

En réalité, 82% des cultures de soya dans le monde étaient GM en 2014, selon le site d’information sur les OGM du gouvernement du Québec (www.ogm.gouv.qc.ca). C’est plus que le coton (68% des cultures mondiales), le canola (25%) et le maïs (30%).

C’est dans les cultures de soya et de coton génétiquement modifiés qu’on retrouve le plus d’empilements de gènes, qui permettent d’avoir plusieurs nouvelles caractéristiques à la fois.

Est-ce dangereux?

«Du point de vue de la nutrition, il n’y a aucune preuve que les OGM soient néfastes, répond le nutritionniste Bernard Lavallée, auteur de Sauver la planète une bouchée à la fois, paru aux éditions La Presse. Mais on peut se poser des questions sur leurs effets sur l’environnement.»

Le soya génétiquement modifié est généralement utilisé avec de l’herbicide à base de glyphosate – comme le Roundup de Monsanto – , qui ne se dégrade pas aussi vite qu’espéré. Du glyphosate a été détecté dans 65% des échantillons de la rivière Yamaska analysés par Environnement Canada, de 2003 à 2008.

Si vous préférez ne pas consommer de soya génétiquement modifié, cherchez les aliments certifiés sans OGM ou biologiques.

«C’est la seule façon d’éviter les OGM», dit M. Lavallée.

http://www.lapresse.ca/

Manger plus d’hummus pourrait mettre fin à la cigarette


Voilà, une façon de vouloir changer les choses concrètement et que tout le monde y gagne. Tout le monde ? Non, bien sûr ! Mais, ce sont les consommateurs et les producteurs qui comptent
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Manger plus d’hummus pourrait mettre fin à la cigarette

 

Alors que les ventes de cigarettes sont en baisse, de nombreux fermiers ont commencé à cultiver des pois chiches sur leurs terres au détriment des plants de tabac.

Contrairement au tabac, l’hummus connaît une popularité grandissante spectaculaire et les fermiers réalisent qu’il est de plus en plus rentable de consacrer plus d’espace pour cultiver cette légumineuse.

Cette récente découverte publié par Trutha fait l’objet d’une publicité anti-tabac. Cette vidéo incite les jeunes américains à manger de l’hummus plutôt qu’à fumer une cigarette. Rigolo oui, efficace, on verra bien!

http://quebec.huffingtonpost.ca/