Un décès sur cinq lié à une mauvaise alimentation


Même si l’étude des liens sur la mauvaise alimentation et les décès n’est pas établi avec autant de certitude que la cigarette, il semble quand même clair qu’une mauvaise alimentation comporte des gros risques sur la santé cardiovasculaire ainsi que le diabète.
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Un décès sur cinq lié à une mauvaise alimentation

 

Selon l'étude, les boissons sucrées, la viande transformée... (PHOTO DANIEL ACKER, ARCHIVES BLOOMBERG NEWS)

Selon l’étude, les boissons sucrées, la viande transformée et le sel sont trop consommées.

PHOTO DANIEL ACKER, ARCHIVES BLOOMBERG NEWS

 

Agence France-Presse
Paris

Un décès sur cinq dans le monde en 2017, soit 11 millions, était lié à une mauvaise alimentation, avec une surconsommation de sel, de sucre ou de viande et des apports insuffisants en céréales complètes et en fruits, selon une étude parue jeudi.

La quasi-totalité de ces décès a été provoquée par des maladies cardiovasculaires, et le reste par des cancers et le diabète de type 2, souvent associé à l’obésité et aux modes de vie (sédentarité, alimentation déséquilibrée), selon cette étude publiée dans The Lancet.

En janvier, la revue médicale avait publié une première étude réalisée par les mêmes scientifiques. 

Elle préconisait de diviser par deux la consommation mondiale de viande rouge et de sucre et de doubler celle des fruits, des légumes et des noix pour aboutir à un régime bon pour la santé et pour l’environnement.

L’étude publiée jeudi porte sur 195 pays. Selon ses conclusions, les principales carences dans l’alimentation mondiale concernent les noix et les graines, le lait et les céréales complètes. À l’inverse, les boissons sucrées, la viande transformée et le sel sont trop consommées.

« Cette étude montre ce que nous sommes nombreux à penser depuis des années : une mauvaise alimentation est responsable de davantage de morts qu’aucun autre facteur de risque au monde », a affirmé l’un des auteurs, Christopher Murray.

Il dirige l’Institut de métrologie et d’évaluation de la santé (IHME, Université de Washington), organisme financé par la fondation Bill et Melinda Gates.

L’étude met en évidence de grosses disparités selon les pays. Ceux avec les plus importants taux de décès liés à une mauvaise alimentation sont l’Ouzbékistan et l’Afghanistan.

À l’inverse, ceux où cette proportion est la plus faible sont Israël, la France, l’Espagne et le Japon.

Les auteurs reconnaissent toutefois des limites à leur étude. Parmi elles, le fait que le lien entre l’alimentation et les décès ne peut être établi avec autant de certitude que dans le cas d’autres facteurs de risques, par exemple le tabac.

https://www.lapresse.ca

Le nouveau Guide alimentaire canadien : «une petite révolution»


Le Nouveau Guide alimentaire canadien est sorti, depuis le temps qu’on entend parler. C’est une nouvelle manière de voir l’alimentation, non en temps de portions d’un groupe alimentaire, mais de variété équilibrée.
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Le nouveau Guide alimentaire canadien : «une petite révolution»

 

SANTÉ CANADALe nouveau Guide alimentaire canadien

Un guide complètement revampé, qui fait le bonheur des nutritionnistes.

  • Par Camille Laurin-Desjardins

Le fameux arc-en-ciel qui vous dictait quelle quantité de viande, de produits laitiers, de fruits et légumes et de produits céréaliers il fallait manger en une journée n’est plus. En fait, le concept même de groupe alimentaire est mis de côté dans le nouveau Guide alimentaire canadien. Et tant mieux, disent les nutritionnistes!

«C’est le premier guide qui adopte une vision plus holistique de l’alimentation, lance d’emblée Jean-Claude Moubarac, professeur adjoint au département de nutrition de l’Université de Montréal. On fait un lien entre l’alimentation et l’environnement, on tient compte de la transformation des aliments et de son impact sur la qualité. C’est une petite révolution!»

Exit les portions, donc, et bienvenue aux proportions. L’image qui représente le guide est maintenant celle d’une assiette, dont la moitié est composée de fruits et légumes. Un autre quart est représenté par des produits protéinés (des noix, des légumineuses, de la viande, du poisson et du yogourt). Et le dernier est composé d’aliments à grains entiers (du pain, des pâtes, du riz).

Une très bonne idée, selon la nutritionniste Isabelle Huot. «Moi, je dis toujours :  »mangez équilibré, et vous n’avez pas besoin de calculer ». Le message est très simple: c’est la variété.»

Beaucoup de Canadiens étaient d’ailleurs confus, quant au calcul des portions que prônait auparavant le guide, ajoute-t-elle.

La présidente de l’Ordre professionnel des diététiciens du Québec, Paule Bernier, se réjouit de l’attention qui est portée aux aliments frais, dans le guide (que vous pouvez consulter ici).

«Je crois que c’est un excellent moment pour la population de faire une réflexion sur notre mode d’alimentation : manger moins d’aliments transformés, de sorte à vieillir en santé, indique-t-elle. Nous voyons dans les hôpitaux les ravages que font le diabète, l’hypertension et les maladies cardiovasculaires.»

Les produits laitiers au second plan

Autre grand changement: les produits laitiers et les viandes ne sont plus des groupes alimentaires, ils font désormais partie de la famille des aliments protéinés, au même titre que les légumineuses. Cela confirme donc la nouvelle qui avait fait beaucoup réagir, au début du mois.

«C’est cohérent avec l’évolution de la science, affirme Jean-Claude Moubarac. Les produits laitiers peuvent faire partie d’une saine alimentation, mais ne sont pas essentiels. C’est ce message que Santé Canada veut refléter.»

Paule Bernier ajoute que la nutrition a beaucoup évolué depuis 1942, l’année de la première parution du fameux Guide alimentaire canadien.

«On essayait de prévenir les carences alimentaires, mais on n’en a plus autant besoin, aujourd’hui.»

«C’est surtout une bonne idée de ne pas avoir consulté l’industrie agro-alimentaire pour l’élaboration de ce guide», ajoute Isabelle Huot, comme c’était le cas pour les précédentes versions.

Les Producteurs de lait du Canada (PLC) accueillent cette nouvelle avec prudence.

«On constate que les produits laitiers font toujours partie du guide, souligne Isabelle Neiderer, directrice nutrition et recherche pour les PLC. C’est une nouvelle approche, une nouvelle façon de présenter les aliments.»

«En tant que diététiste, je dois avouer que ça me préoccupe, de mettre tous les aliments protéinés dans le même panier, parce qu’ils n’ont pas le même profil nutritionnel», ajoute-t-elle.

Une inquiétude que partage Isabelle Huot, puisque les produits laitiers contiennent par exemple de la vitamine D et du calcium, des nutriments que d’autres aliments protéinés ne renferment pas.

«Ce sont des nutriments qui sont déficients dans l’alimentation des Canadiens et des Québécois, note Isabelle Neiderer. Il va falloir être vigilant et faire plus d’éducation, pour que les gens comprennent bien l’apport nutritionnel de ces produits, et qu’ils aient une alimentation adéquate.»

SANTÉ CANADAQuelques conseils qu’on peut lire dans le nouveau Guide alimentaire canadien

Et maintenant?

Globalement, Jean-Claude Moubarac est très satisfait de cette nouvelle mouture du guide, dont la précédente version remontait à 2007.

«Ce n’est pas parfait, mais ça se rapproche beaucoup plus d’une alimentation humaine, qui tient compte des éléments socio-culturels», soutient-il.

Il espère maintenant que des politiques de santé publique suivront.

«On parle beaucoup du plaisir de cuisiner en famille, de l’importance des aliments frais… Il va falloir l’enseigner à nos enfants, maintenant, et ramener les cours de cuisine dans nos écoles», illustre-t-il.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Un changement radical du régime alimentaire mondial s’impose


Pourquoi il faut changer notre alimentation de viande rouge et de sucre pour des légumes, fruits, noix, légumineuses ? Pour mieux équilibrer nos ressources de la planète et réussir à nourrir tout le monde. De toute manière on se porterait mieux si nous avions un meilleur régime alimentaire et plus de personnes pourront profiter des ressources de la Terre.
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Un changement radical du régime alimentaire mondial s’impose

 

viande

Crédits : HolgersFotografie / Pixabay

Élevage bovin aux États-Unis Crédits : Greenpeace

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

La manière dont l’humanité se nourrit doit changer radicalement, et ce dès maintenant, si nous voulons éviter des dommages “catastrophiques” pour la planète, prévient une étude.

Un changement radical du régime alimentaire mondial s’impose, avec en priorité deux mesures principales : produire et manger deux fois moins de sucre et de viande rouge, et deux fois plus de légumes, fruits et noix, conclut une étude publiée dans The Lancet.

«Nous sommes dans une situation catastrophique», a déclaré à l’AFP Tim Lang, de l’Université de Londres et co-auteur de l’étude.

Le constat est alarmant : sur sept milliards d’humains, un milliard de personnes ne mangent par à leur faim, et deux autres milliards se nourrissent très mal (régime occidental, trop gras et trop sucré).

Adopter une alimentation saine

Le rapport pointe également du doigt le fait que le système alimentaire mondial reste à ce jour «le principal émetteur de gaz à effet de serre, le principal facteur de perte de biodiversité et la principale cause de prolifération d’algues mortelles le long des côtes et des voies navigables». L’agriculture, qui occupe aujourd’hui près de la moitié de la surface terrestre, utilise également «environ 70% des réserves mondiales d’eau douce», peut-on lire.

«Pour avoir une chance de nourrir 10 milliards de personnes en 2050, nous devons adopter une alimentation saine, réduire les déchets alimentaires, et investir dans des technologies qui réduisent les impacts environnementaux, poursuit Johan Rockstrom, directeur de l’Institut de recherche sur l’impact du changement climatique de Potsdam. C’est faisable mais il ne faudra rien de moins qu’une révolution agricole mondiale».

L’étude pointe notamment du doigt la production et la consommation de bœuf, beaucoup trop gourmande en terres et en ressources.

Moins de viande, plus de légumes et de légumineuses

«Nous ne disons pas que tout le monde doit manger de la même manière, poursuit le chercheur. Mais globalement, en particulier dans le monde riche, cela signifie une réduction de la viande et des produits laitiers et une augmentation importante de la consommation de plantes».

 On rappelle qu’il faut en moyenne au moins cinq kilos de grains et 15 000 litres d’eau pour produire un kilo de viande.

Parallèlement, les chercheurs appellent à une augmentation de plus de 100% de la consommation de légumineuses telles que les pois et les lentilles, ainsi que des légumes, des fruits et des noix. Ce n’est désormais plus un conseil, c’est une obligation à tenir si nous souhaitons nourrir toute la planète.

«La civilisation est en crise. Nous ne pouvons pas nourrir notre population avec un régime alimentaire sain si nous n’équilibrons pas les ressources de la planète, note en effet Richard Horton. Pour la première fois en 200 000 ans d’histoire de l’humanité, nous sommes en décalage absolu avec la planète et la Nature».

Une étude publiée dans la revue Nature en octobre dernier tirait la même sonnette d’alarme, proposant au passage quelques solutions à mettre en place rapidement. L’article invitait, par exemple, à privilégier les régimes végétaliens, beaucoup moins gourmands en eau. De cette manière, nous pourrions réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre générées par l’industrie alimentaire. Nos techniques agricoles doivent être également améliorées, selon les suggestions des chercheurs, pour entretenir les terres et limiter l’extraction d’eau douce et l’utilisation d’engrais.

Source

https://sciencepost.fr/20

Elle emmène son chien vegan à la TV pour prouver qu’il aime les légumes


Je ne sais pas qu’est ce qui est passé dans la tête de cette femme, mais aucun de la famille n’est végan ou végétarien. Alors pourquoi le chien ? Les chiens ont besoin d’une alimentation pour leur besoin et le régime végan n’a pas sa place surtout pas pour un chien ou tout autre animal carnivore. Elle était sûre que son chien aimait mieux les légumes que la viande qu’elle a voulu le prouver à la télévision. La réponse du chien est très claire.
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Elle emmène son chien vegan à la TV pour prouver qu’il aime les légumes

 

 

Le Saviez-Vous ► Dix vérités à propos des cures


Les cures de détox qu’on voit dans les pubs, les réseaux sociaux, dans les revues et médias promettent de nettoyer le corps pour être en meilleure santé, combattre des maladies comme le cancer, perdre du poids, etc. En fait, ils peuvent faire l’effet contraire. On devrait décourager ceux qui propagent les cures de détox.
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Dix vérités à propos des cures

 

Ça peut être dangereux

Les gens avec des déficiences, immunodéprimés, diabétiques ou qui suivent des traitements de chimiothérapie devraient s’abstenir de faire un jeûne à base de jus. Une forte consommation de sucre provoquerait ainsi de la fatigue, une perte de poids, des troubles de la vision, des infections… pour n’en nommer que quelques effets.

Selon USA Today, un haut niveau de potassium et de minéraux du à une consommation excessive de jus pourrait avoir des effets désastreux sur les malades des reins.

Ça n’est pas mieux que les fruits et légumes entiers

Les fibres et certains antioxydants contenus dans la peau des fruits et légumes entiers sont irremplaçables. Et ils sont éliminés dans le jus. Par exemple, la pulpe des oranges fournit des flavonoïdes, ce dont le jus d’orange est dépourvu. De plus, le manque de fibres fait que le corps absorbe le sucre plus rapidement… Attention donc à l’effet pervers.

Le jus remplit moins que les fruits et légumes

Vous ne vous sentirez pas de satiété après un verre de jus. Si vous buvez vos repas au lieu de les mâcher, votre estomac ne sera pas dupe.

Le jeûne à base de jus peut faire partir les bons nutriments

Vous devriez toujours être méfiant envers les régimes qui éliminent des groupes entiers d’aliments. En effet, les vitamines et sels minéraux ont parfois besoin de se regrouper pour être absorbés. Sans oublier le fait que l’apport en protéines est très important pour la construction de nouvelles cellules et du tissu musculaire. Attention donc à ne pas nuire à l’absorption des vitamines et des nutriments essentiels au bon fonctionnement du corps.

Ça n’est pas un moyen efficace de perdre du poids

Vous voulez perdre du poids? Coupez le gras et le sucre et vous verrez votre taille s’amincir. Ça n’est pas en buvant que du sucre que ça marchera… ou alors sur du court terme et votre corps se vengera!

Il n’y a pas grand chose à nettoyer de toutes façons…

Mais que doit-on nettoyer au fait? Notre corps le fait déjà tout seul. Chaque jour, nous éliminons produits chimiques et alcool à travers l’urine, la sueur et les selles. Pas besoin de se punir avec une diète de jus, dont l’efficacité n’a jamais été prouvée scientifiquement de toutes façons.

Ça coûte cher

Les détox à base de jus sont une vraie business. L’industrie de la détox est en pleine expansion et auraient ramené plus de 60 milliards en 2011, selon Marketdata Enterprises. Un jeûne à base de jus vous coûtera environ 65-70$ par jour. Et les machines à jus pour le faire soi-même à la maison coûtent en moyenne de 30 à 300$. (Photo: gracieuseté de Flickr/Andrew Stawarz)

Ça ne va pas guérir ni prévenir le cancer

Que cela soit dit: il n’y a absolument aucune évidence ou conclusion scientifiques prouvant l’incidence du jus sur la prévention ou le traitement contre le cancer. Au contraire, durant la maladie votre corps a besoin de toutes ses forces, donc des nutriments et des sels minéraux contenus dans une diète équilibrée. Et l’American Cancer Society ne supporte pas le jeûne au regard des découvertes scientifiques actuelles.

«Mais ma copine m’a dit que c’était génial!»

C’est vrai. beaucoup de gens essayent ces cures et ont, soit-disant, beaucoup plus d’énergie qu’avant. Selon la clinique Mayo, cela peut s’expliquer par le fait que qu’ils sont convaincus de faire quelque chose de bien pour leur corps. Vive l’effet placebo!

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L’Australie invente le café au brocoli pour qu’on mange des légumes au petit déj’


Ceux qui ont testé le café au brocoli en Australie, n’ont pas eu l’air d’apprécier. Ils veulent ajouter cette poudre ailleurs comme dans les smoothies, soupes ou muffins ce qui me semble mieux que dans le café. Pourquoi cette initiative. Pour aider ceux qui ne mangent pas assez de légumes. Franchement, rien ne vaut un légume dans sa forme naturelle.
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L’Australie invente le café au brocoli pour qu’on mange des légumes au petit déj’

 

Crédits : CSIRO

par  Nicolas Prouillac

Vous avez du mal à manger des légumes verts ? Pour vous aider à surmonter vos difficultés, des chercheurs australiens ont peut-être trouvé une solution que personne ne se battait pour chercher.

L’Organisation du Commonwealth pour la recherche scientifique et industrielle (CSIRO) a annoncé sur son site ce mercredi 6 juin avoir mis au point un café à base de brocoli en poudre censé faire passer la pilule verte.

Ça ne donne pas envie ? Et peut-être à raison, puisqu’un panel de consommateurs ayant testé l’invention dans un café de Melbourne n’a pas semblé emballé. Mais qu’importe, le brocoli en poudre est une solution d’avenir selon ses créateurs, qui espèrent en ajouter à des muffins, des smoothies et des soupes pour forcer la main aux phobiques du légume vert. Deux cuillères à café de poudre de brocoli seraient l’équivalent d’une portion de fruits ou légumes sur les cinq recommandées par jour en France.

« La recherche montre que l’Australien moyen ne mange pas encore la quantité quotidienne recommandée de légumes, et des options comme la poudre de brocoli peuvent aider à résoudre le problème », estime John Lloyd, de la Hort Innovation, qui a participé à la création de l’aliment.

C’est peut-être aussi une bonne solution pour ceux qui cherchent à arrêter le café. 

Source : CSIRO

http://www.ulyces.co/

Attention! Les légumes se rarifieront à cause du réchauffement climatique


C’est ce que je mange le plus les légumes, et les chercheurs croient qu’avec le réchauffement climatique, il y aura des baisses important sur la variété des légumes. Il faut donc penser a des cultures durables dans les années à venir.
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Attention! Les légumes se rarifieront à cause du réchauffement climatique

 

 

FOXYS_FOREST_MANUFACTURE VIA GETTY IMAGES

Avec le réchauffement climatique, les légumes pourraient devenir plus rares partout dans le monde, à moins que de nouvelles formes de culture soient mises en place et qu’on cultive des variétés de légumes plus résistantes, ont averti des chercheurs lundi.

La hausse de température de 4 degrés Celsius à laquelle s’attendent les scientifiques en 2100, si le réchauffement climatique se poursuit à son rythme actuel, réduirait les récoltes de 31,5% en moyenne, montre cette étude publiée dans les comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Un air plus chaud et des ressources amoindries en eau expliqueraient cette réduction de près d’un tiers des récoltes de légumes, qui sont cruciaux à une alimentation saine.

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L’Europe du Sud et de larges pans de l’Afrique et de l’Asie du Sud pourraient être particulièrement affectés.

Pour obtenir ces résultats, les chercheurs ont passé en revue 174 études examinant l’impact de l’environnement sur les récoltes et les contenus nutritifs de légumes depuis 1975.

«Nous avons compilé pour la première fois toutes les preuves disponibles de l’impact du dérèglement climatique sur les récoltes et la qualité des légumes et légumineuses», a résumé un des auteurs, Alan Dangour, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine.

«Notre analyse suggère que si nous continuons comme si de rien n’était, le dérèglement climatique réduira considérablement la disponibilité globale de ces aliments importants», a-t-il ajouté.

«Il faut agir d’urgence, y compris en soutenant une agriculture qui résiste mieux aux changements climatiques et cela doit être une priorité des gouvernements à travers le monde», insiste M. Dangour.

Le maïs en voie de disparition?

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Une seconde étude dans PNAS se penche par ailleurs sur le maïs, la plante la plus cultivée au monde.

La vaste majorité du maïs exporté provient des États-Unis, du Brésil, d’Argentine et d’Ukraine.

Avec une hausse de température de 4 degrés Celsius d’ici la fin du siècle, il y a «86% de chances […] pour que les quatre grands exportateurs de maïs connaissent une mauvaise année de façon simultanée», indique l’étude.

«Nous avons conclu qu’alors que la planète se réchauffe, il devient de plus en plus probable pour différents pays de faire simultanément face à des pertes de récoltes majeures, ce qui a d’importantes implications pour les prix des aliments et la sécurité alimentaire», a mis en garde l’auteure principale, Michelle Tigchelaar, de l’Université de Washington (UW).

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