INSTITUT PINEL Le 3D pour soigner des criminels


Peut-on guérir ceux qui ont dépasser la ligne .. et sont devenu des délinquants sexuels  comme Luka Rocco Magnotta ? Ou ceux qui sont devenu des tueurs en séries ?Ce genre de laboratoire sera sans doute intéressant pour mieux comprendre les réactions de ces criminels… Pour guérir .peut-être qu’ils pourront prévenir les délinquants potentiels
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INSTITUT PINEL Le 3D pour soigner des criminels

 

Un laboratoire futuriste de traitement de délinquance sexuelle pourrait accueillir « le démembreur » Magnotta

 

Fanatique de films sanglants, le « vidéaste-démembreur » Luka Rocco Magnotta pourrait jouer son propre rôle à l’Institut Pinel, dans le cyberespace d’un laboratoire de traitement futuriste pour délinquants sexuels et psychopathes meurtriers.

Dès l’automne prochain, cet hôpital psychiatrique de Montréal deviendra le premier au monde à combiner la réalité virtuelle, la technologie 3 D et la science médicale pour étudier et tenter de soigner des criminels dangereux de tout acabit, a appris Le Journal.

Le laboratoire Application de réalité virtuelle en psychiatrie légale, qui vient de recevoir une subvention de 1,1 million $ du gouvernement québécois, devrait être prêt à accueillir ses premiers patients avant Noël.

« On sera les seuls à avoir des équipements aussi poussés et à être aussi avancés pour la recherche et le traitement de la dangerosité, des problèmes de violence, de délinquance sexuelle ou des troubles psychotiques. Les appels d’offres sont lancés pour la construction du laboratoire et on vise une ouverture en novembre », ont expliqué les psychologues Patrice Renaud et Gilles Côté, respectivement directeur du laboratoire et directeur de la recherche à l’Institut Pinel.

Comme un jeu vidéo 

À l’aide de la réalité virtuelle, ces criminels seront plongés dans l’environnement où ils ont sévi. Ils pourront interagir avec des personnages correspondant à l’image de leurs victimes ou de leurs fantasmes sexuels.

Tout cet univers sera reconstitué par ordinateur et projeté sur les parois d’un « cube de verre » d’environ 3 mètres carrés, à l’intérieur duquel le patient sera le seul humain présent. De la tête au bas du ventre, ses moindres réactions seront scientifiquement mesurées et analysées.

« L’objectif est de créer de façon virtuelle des situations à risque pour le délinquant et le conditionner à changer son comportement, à adopter d’autres réflexes, à développer son empathie envers ses victimes », a fait valoir M. Renaud.

Celui-ci a comparé l’exercice à « jeu vidéo où on reprend la même scène, la même épreuve, jusqu’à ce qu’on la réussisse ». On est loin de la traditionnelle thérapie de groupe.

À un stade beaucoup moins développé, la technologie virtuelle a déjà été utilisée à cet hôpital du boulevard Henri-Bourassa, pour le diagnostic et l’évaluation du risque de déviants sexuels.

« Mais là, on peut aller vers le traitement et la réduction de la récidive. Il n’y a pas de limite à ce qu’on peut envisager de faire avec cette technologie, pourvu qu’on respecte les règles d’éthique », selon le directeur du laboratoire, dont les recherches en la matière ont été primées à l’étranger.

Défi

À la différence du film culte Orange mécanique, où un assassin-violeur est interné et conditionné contre son gré à éviter la violence, ce traitement innovateur sera offert aux patients repentants qui voudront bien s’y plier.

Même s’ils n’ont pas voulu prononcer le nom de Magnotta, les psychologues de Pinel se disent prêts à soumettre « un ou deux psychopathes par année » aux épreuves virtuelles de leur futur laboratoire.

« Ça dépend de ses motivations, a observé M. Côté. On ne sait jamais. Entre 15 % et 25 % de la population carcérale présentent des facteurs psychopathies. Et ces détenus sont souvent les plus faciles auprès desquels on peut intervenir. Ils sont convaincus qu’ils peuvent battre le système. Pour eux, c’est un défi. »


  • Luka Rocco Magnotta est accusé d’avoir tué, décapité et démembré l’étudiant d’origine chinoise Jun Lin, dans son appartement du boulevard Décarie, le 25 mai. Il aurait filmé ses crimes dans une vidéo diffusée sur Internet et inspirée des films Basic Instinct et American Psycho. Arrêté à Berlin et extradé à Montréal le 18 juin, il est détenu en isolement à la prison de Rivière-des-Prairies. Son enquête préliminaire a été fixée à mars 2013.
  • L’Institut Pinel a accueilli certains des criminels les plus médiatisés au pays, de Karla Homolka à Valéry Fabrikant. Une vingtaine de ses patients actuels sont de dangereux récidivistes condamnés au pénitencier, qui y suivent une thérapie. Plus de la moitié de ses 280 détenus ont été jugés criminellement non responsables d’un crime pour cause de troubles mentaux.

ÉTUDIÉ SOUS TOUTES SES COUTURES

Son activité cérébrale sera analysée par un électro-encéphalogramme sans fil, avec un casque muni d’électrodes

Son rythme cardiaque mesuré par électrocardiogramme

Les mouvements de ses yeux seront captés par vidéooculographie à infrarouge, pour savoir ce qu’il fixe ou cherche à éviter du regard

La technologie du polygraphe mesurera la sudation du patient, pour savoir s’il ment ou non lors de son interaction avec le personnage virtuel sensé l’exciter

 

Projection d’images avec logiciels de réalité virtuelle et port de lunettes 3 D pour immerger le patient dans l’environnement où il traque sa proie, en interaction avec des personnages représentant ses fantasmes

Le patient sera « branché » sur un pléthysmographe, une sonde pour mesurer sa réponse érectile pendant qu’il est immergé dans cet univers numériquement simulé

CE QUE L’ON POURRA FAIRE

Créer un personnage virtuel animé, correspondant à la victime type du patient (peu importe le sexe, l’âge ou la race) et avec lequel il pourra avec des discussions dirigées vers la nature du crime commis

Créer des scénarios de situations susceptibles de déclencher des réactions violentes ou déviantes chez lui. Répéter le processus à des fins thérapeutiques afin de modifier le comportement du patient et réduire le risque de récidive

Projeté dans un cube de verre où se trouvera le patient, les scénarios mettront en scène un environnement recréé de toutes pièces par ordinateur, tel un lieu à risque (cour d’école, piscine publique, parc, bar…) ou un endroit précis où le criminel a commis ses délits (tel un parc public ou un secteur d’un quartier de Montréal)

Pour étudier un patient dont la psychopathie s’est développée après une enfance dans un milieu familial conflictuel, les spécialistes pourront faire cloner le père ou la mère du sujet et les faire interagir ensemble de façon virtuelle

Le patient et le thérapeute pourraient même être clonés et interagir dans le monde virtuel, pendant que le vrai thérapeute observera les réactions du vrai patient qui sera témoin de la scène

DE L’INTÉRÊT EN EUROPE

La France et l’Allemagne « ont démontré de l’intérêt à travailler avec nous », a mentionné Patrice Renaud.

En mars dernier, une délégation française des milieux politique et scientifique, incluant l’ex-ministre de la Justice et des Libertés, Michel Mercier, ont d’ailleurs visité l’Institut Pinel pour en apprendre davantage sur son futur laboratoire.

L’hôpital psychiatrique Broadmoor, situé à Berkshire, en Grande-Bretagne, « est très intéressé » à ce projet de laboratoire virtuel, selon M. Renaud.

Incidemment, l’un des plus célèbres patients de cette institution britannique, le tueur en série Ian Brady, a été associé à l’affaire Magnotta. Confronté par ses journalistes au sujet d’une vidéo sur Internet où il tuait des chatons, le « démembrer canadien » avait écrit au quotidien The Sun, en annonçant que sa prochaine victime ne serait pas un animal et qu’il filmerait ce meurtre. Le courriel était signé du pseudonyme John Kilbride, le nom d’un des cinq enfants assassinés par Brady durant les années 60.

http://www.journaldemontreal.com

Meurtre de Jun Lin Magnotta plaide non coupable


Sommes-nous surpris qu’il plaide non coupable ? Va t’il réussir a se faire passer pour irresponsable de ses actes .. ? Qu’on vienne nous dire que c’est pas de sa faute .. qu’il a eu une enfance difficile et tout le tra la la .. il a fait des choix c,est a lui d’assumer les conséquences .. Espérons au moins qu’il aura la décence de dire ou est la tête
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Meurtre de Jun Lin

Magnotta plaide non coupable

 

Par Michaël Nguyen | Agence QMI

Consultez la chronologie de cette affaire

Au lendemain de son arrivée en sol canadien, Luka Rocco Magnotta a plaidé non coupable à des accusations de meurtre prémédité par vidéoconférence au palais de justice de Montréal.

L’homme de 29 ans qu’on surnomme «le démembreur» a formellement été accusé, entre autres, du meurtre prémédité de l’étudiant chinois Jun Lin, d’outrage à un cadavre, d’avoir produit et distribué du matériel obscène, d’avoir utilisé la poste pour envoyer du matériel obscène et de harcèlement envers le premier ministre Stephen Harper ainsi que des membres du Parlement.

Les parties ont convenu pour revenir en cour jeudi, afin de discuter à propos d’une éventuelle demande d’évaluation psychiatrique de l’accusé et sur sa responsabilité criminelle.

Comme c’est l’usage, l’accusé a comparu en Cour du Québec. Or, un meurtre relève de la Cour supérieure. La cause a donc été reportée à une date ultérieure.

Si Magnotta décide de demander sa libération sous conditions, ce sera un juge de la Cour supérieure qui entendra l’affaire.

Les procureurs à la Couronne sont Hélène Di Salvo et Louis Bouthillier.

Bien avant la comparution, les journalistes et des curieux faisaient déjà la file pour être certains de pouvoir assister à l’audience. Plusieurs personnes n’ont pas pu entrer, faute de places disponibles. Les constables spéciaux ont finalement ouvert une salle de retransmission pour accommoder un maximum de personnes.

Arrêté dans un café internet de Berlin le 4 juin après une cavale d’une dizaine de jours, « le démembreur » est arrivé au pays lundi soir, à bord d’un Airbus Polaris de l’Aviation royale canadienne. L’accusé a foulé le sol canadien sous haute surveillance policière.

Il est soupçonné d’avoir tué et démembré un étudiant chinois, Jun Lin, 33 ans, dans son appartement de Côte-des-Neiges, la nuit du 24 au 25 mai dernier. Magnotta aurait filmé la scène, où il aurait commis des outrages sur le cadavre, avant de mettre la vidéo en ligne.

Le torse du cadavre avait été retrouvé dans une valise, tandis que des parties du corps ont été envoyées au Parlement ainsi qu’en Colombie-Britannique. La tête est toujours manquante.

http://tvanouvelles.ca

LOGEMENT | MAGNOTTA Qui s’y aventurera ?


A moins d’avoir peur des fantômes … je ne vois pas pourquoi les gens hésite a louer un appartement .. surtout si les meubles dont le frigo ont été remplacé, et j’espère que de toute façon,  les gens fournissent leur propre matelas … car une pièce,une maison, un logement, les meubles s’ils ont un impact c’est qu’on leur donne un certain pouvoir alors qu’ils n’ont tout simplement pas ..
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LOGEMENT | MAGNOTTA

Qui s’y aventurera ?

 

Qui s’y aventurera ?

PHOTO LE JOURNAL DE MONTRÉAL, MÉLANIE COLLEU

Derek McKinnon et Richard Payette habitaient dans le même immeuble que Luka Rocco Magotta. Comme plusieurs de ses anciens voisins, le premier a déménagé. Incapable de tourner la page, le deuxième cherche également à quitter son logement.

L’ancien logement de Luka Rocco Magnotta n’a toujours pas trouvé preneur

 

L’appartement 208, scène du crime sordide dont est accusé Luka Roco Magnotta surnommé « le démembreur », n’attire pas les foules. Mais d’après les voisins, un couple d’Africains pourrait s’y installer prochainement.

Personne ne se précipite à sa porte. Depuis la découverte du matelas tâché de sang sur lequel Jun Lin a été tué, l’ancien logement du présumé coupable et tristement célèbre Magnotta reste vide.

Personne ne le visite, personne ne s’arrache le prochain bail de location. Excepté peut-être un jeune couple d’Africains fraîchement arrivé au Canada, ignorant tout de ce qui s’est produit quelques semaines plus tôt.

« Le concierge m’a dit que ça pourrait être bientôt reloué à une famille africaine qui ne sait pas ce qui s’est passé ici, confie Richard Payette, ancien voisin de palier de Magnotta. Il m’a demandé de rester discret et de ne pas en parler. »

Le concierge nie

Mihaela Ghitulescu réside dans l’appartement mitoyen au 208. Elle aussi confirme la possible arrivée du nouveau couple.

 « Mais pour l’instant, il n’y a personne, sinon je les aurais entendus », précise-t-elle.

La version d’Éric Schorer, le concierge, diffère totalement.

Il affirme ne pas avoir fait visiter, ne serait-ce qu’une seule fois, l’appartement à d’éventuels locataires depuis le drame.

« Il n’a pas été question de louer le 208 à qui que ce soit pour l’instant. Bien sûr qu’on aimerait, les affaires restent les affaires. Mais personne n’est intéressé, assure-t-il. Ce n’est pas une surprise, ce crime horrible a fait le tour du monde. »

Pourtant, l’appartement a été nettoyé, repeint et remeublé, indique-t-il.

« C’est dommage, c’est le plus beau de l’immeuble, tout a été refait à neuf », ironise-t-il.

M. Schorer reste cependant lucide et estime qu’il aura du mal à trouver de nouveaux locataires.

« Mais bon, ça dépendra peut-être des gens, certains ne sont pas superstitieux », avance-t-il.

« Dire la vérité »

Le concierge a expliqué au Journal qu’il informerait les prochains locataires du 208 de ce qui est arrivé dans l’appartement avant qu’ils ne s’engagent.

« On n’a pas le choix. Il faut dire la vérité. Même si les gens qui arrivent ne sont pas au courant, il ne suffira que de quelques jours pour que le voisinage leur parle. »

Les voisins rencontrés par le Journal demeurent cependant sceptiques.

« Je doute qu’il dise aux gens ce qui s’est passé », pense Richard Payette.

Plusieurs quittent

Ce dernier a d’ailleurs remarqué un début d’exode dans l’immeuble. Plusieurs de ses connaissances ont mis les voiles ces derniers jours.

« Il y a déjà eu un meurtre ici, il y a trois ans, alors avec celui-là, trop c’est trop. Je n’arrive pas à oublier l’odeur », lâche-t-il, avouant qu’il cherche lui même un autre logement.

Quant à Mme Ghitulescu, un mur seulement la séparait du studio de Magnotta. Elle demeure traumatisée et cherche à partir elle aussi.

« Le propriétaire n’est même pas venu nous voir. Quelques jours plus tard, on a reçu une lettre nous demandant de payer les 30 prochains jours. C’est un comble ! »

Le concierge affirme pour sa part que les va-et-vient n’ont rien à voir avec le crime et que quasiment tous les appartements sont loués.

http://www.journaldemontreal.com