Les toilettes et thermes romains n’étaient pas des modèles d’hygiène publique


L’Empire romain était réputé pour son avancée du bien-être de la population entre autres par ses réseaux d’égouts, ses bains publics, etc, mais cela n’a par empêcher les maladies infectieuses de se propager probablement par une mauvaise gestion de ces nouvelles technologie du temps
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Les toilettes et thermes romains n’étaient pas des modèles d’hygiène publique

 

Thermes romains d'Alhama de Granada en Espagne / SuperCar-RoadTrip.fr vlia Flickr CC License By

Thermes romains d’Alhama de Granada en Espagne / SuperCar-RoadTrip.fr vlia Flickr CC License By

Repéré par Jean-Laurent Cassely

Latrines, thermes et nourritures de l’Empire auraient, contrairement à la légende, contribué à la propagation des parasites.

Des infrastructures routières à l’hygiène publique, l’Empire romain est connu pour ses apports technologiques majeurs dans l’Antiquité. Les pays qu’il a conquis ont gardé les vestiges des réseaux d’égouts ou des aqueducs pour acheminer l’eau potable vers les villes. Thermes et latrines publiques participaient par ailleurs à la socialisation quotidienne des citoyens de Rome. Ces innovations techniques ont d’ailleurs été accompagnées de normes juridiques strictes pour l’époque en matière de gestion des déchets organiques.

Pour la première fois, des chercheurs ont examiné des traces de parasites intestinaux dans les anciennes latrines et des «coprolithes» (excréments fossilisés) de l’époque romaine, et leurs conclusions vont à l’encontre de l’idée commune selon laquelle les populations conquises par les Romains ont bénéficié d’une meilleure hygiène:

«Les preuves ont échoué à démontrer que la culture romaine du bain régulier dans les bains publics réduisait la prévalence de ces parasites», avertissent les auteurs. Ni les techniques utilisées ni les lois édictées par l’Empire «n’avaient de bénéfice évident pour la santé publique».

Non seulement ces parasites avaient tendance à se multiplier avec l’arrivée des Romains, mais les puces et les poux étaient tout aussi répandus dans leurs sociétés que chez les Viking ou à l’époque médiévale. La pratique régulière de bains dans les thermes n’aurait donc pas eu l’impact bénéfique en matière de santé publique qu’on lui attribue.

Des Gaulois découvrent l’hygiène romaine… Astérix Gladiateur

Comment expliquer qu’une civilisation qui a développé les toilettes, l’évacuation des eaux usées et l’eau potable n’ait pas réussi à réduire les risques de maladies infectieuses? Le professeur Mitchell qui a dirigé l’étude avance plusieurs hypothèses. Les eaux chaudes des thermes n’étaient pas renouvelées fréquemment, offrant un milieu favorable au développement de parasites. Quant aux excréments, ils étaient bien évacués en dehors des villes, mais souvent utilisés comme engrais dans les cultures environnantes.

L’impitoyable étude accuse enfin les foodies romains de l’époque d’avoir popularisé le garum, une sauce de chairs et viscères de poissons qui macèrent dans une saumure: commercialisée dans tout l’Empire romain, cette «précieuse pourriture de mauvais poisson» (selon le philosophe Sénèque) aurait servi de vecteur aux vers intestinaux…

L’apport culturel et technique des Romains est donc remis en question. Maigre consolation, selon le professeur Mitchell: la pratique régulière des bains publics aurait au moins amélioré l’odeur des citoyens romains.

http://www.slate.fr/

Les reptiles, pionniers dans l’art de déféquer dans des latrines


Ceux qui pensent que c’est juste l’être humain et le chat qui utilise un endroit pour faire leur besoin se trompent. Beaucoup d’animaux trouvent un avantage de faire leurs étrons au même endroit, et ce, depuis des millénaires
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Les reptiles, pionniers dans l’art de déféquer dans des latrines

 

Et d’après l’analyse minutieuse effectuée par Lucas Fiorelli et son équipe, des bouses préhistoriques ont été produites par de grands reptiles dans des zones communes.

PHOTO AFP

Agence France-Presse

Chez de nombreux mammifères, déféquer dans des latrines communes est de la plus haute importance, non seulement d’un point de vue biologique mais aussi social. Certains reptiles l’avaient déjà compris voici 240 millions d’années en Argentine, révèle une étude.

La définition scientifique des latrines communes?

«Des lieux où des individus multiples défèquent à maintes reprises et de façon répétée, produisant des amas de crottin», rappelle cette étude, publiée jeudi dans la revue britannique Scientific Reports.

Les biologistes ont constaté de telles pratiques chez de nombreux mammifères actuels – carnivores, primates, rongeurs – et même des marsupiaux. L’usage des latrines communes est particulièrement fréquent dans les troupeaux de grands herbivores (d’un poids supérieur à 100 kg), comme les équidés, les antilopes, les rhinocéros, les éléphants et les camélidés d’Amérique du Sud.

Pour ces animaux sociaux, un tel comportement est une affaire d’hygiène ainsi qu’un moyen de promouvoir la communication au sein du groupe et donc aussi la reproduction. Il permet également une meilleure défense contre les prédateurs .

Il s’agit d’une pratique ancestrale, comme en témoignent les crottes minéralisées («coprolithes») découvertes dans certains gisements fossiles, chez les hyènes préhistoriques notamment. Une mine de renseignements sur les habitudes des auteurs de ces crottes et sur le milieu dans lequel ils vivaient.

Les plus vieilles latrines identifiées à ce jour étaient datées de 220 millions d’années et toutes avaient été fréquentées par des mammifères.

Jusqu’à ce que des chercheurs exhument, dans le nord-ouest de l’Argentine, un trésor jonché de crottes fossiles, jusqu’à une centaine d’étrons par mètre carré à certains endroits.

 

 

De formes et de tailles variées (0,5 à 35 cm de diamètre), les 30 000 coprolithes, répartis sur plusieurs sites, ne laissent aucun doute sur le fait qu’il s’agissait bien de latrines communes, vieilles de quelque 240 millions d’années.

Et d’après l’analyse minutieuse effectuée par Lucas Fiorelli et son équipe, ces bouses préhistoriques ont été produites par de grands reptiles de la famille des Dicynodontes, des herbivores géants («mégaherbivores») qui côtoyaient les premiers dinosaures.

«Cela indique que ce comportement complexe, typique des mammifères, était déjà présent chez une espèce qui précède de beaucoup les mammifères», dont les premiers seraient apparus voici environ 225 millions d’années, conclut l’étude.

http://www.lapresse.ca

Inde ► Obligée de déféquer en plein air, elle quitte son mari


A moins d’être en plein bois, ou en expédition, il est impensable de ne pas aller a la toilette en toute intimité .. pourtant dans certains pays c’est un fait, comme en Inde, les toilettes surtout a la campagne est rare .. Imaginez qu’une femme d’un mariage arrangé s’élève contre l’idée d’aller en plein
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Inde ► Obligée de déféquer en plein air, elle quitte son mari

 

Inde - Obligée de déféquer en plein air, elle quitte son mari

Priyanka, 19 ans, a quitté son mari quatre jours après la noce parce que leur logement n’avait pas de toilettes.|Photo: AFP

Etincelantes de propreté, décorées de fleurs en plastique et de ballons pour la fête organisée en leur honneur, les toilettes de la nouvelle maison de Priyanka Bharti, une jeune mariée, symbolisent l’émancipation des Indiennes, en particulier à la campagne.

 

Par Ben Sheppard

 

En avril, Priyanka, 19 ans, a quitté son mari quatre jours après la noce: leur logement, situé dans un petit village de l’Uttar Pradesh, était dépourvu de toilettes.

Comme beaucoup de femmes vivant à la campagne, elle était censée faire ses besoins dans les champs, autour du village. Hors de question, a-t-elle tranché, en dépit des pressions de sa famille et de sa belle-famille, épouvantées par le scandale provoqué par son départ.

«J’étais bien décidée à ne pas rester dans une maison où les gens peuvent me voir faire mes besoins dehors, sans aucune hygiène», raconte la jeune femme, après la cérémonie d’inauguration des toilettes à domicile, construites par l’organisation caritative Sulabh.

«Je ne sais pas d’où j’ai tiré ma force. Mais je viens d’une famille où les femmes sont fortes», confie-t-elle à l’AFP.

«Mes parents étaient inquiets et en colère mais je leur ai expliqué que je ne pouvais pas agir autrement. Ils ont, eux, des toilettes à l’intérieur, et je trouvais vraiment difficile d’aller faire mes besoins dehors», explique la jeune Indienne, dont le mariage a été arrangé lorsqu’elle avait 14 ans.

Après avoir eu vent du geste de Priyanka, Sulabh, une ONG qui promeut la contruction de latrines pour améliorer l’hygiène et la santé des habitants, a donné une récompense de 200 000 roupies (3668 dollars) à la jeune rebelle, qui a finalement accepté de réintégrer le foyer conjugal une fois les WC installés.

L’obligation de déféquer en plein air, faute de latrines, a fait surgir un débat majeur en Inde, ouvrant la voie à des questions sur les droits des femmes, les droits à l’hygiène, mais aussi sur l’opposition entre mode de vie traditionnel et modernité.

Plus de téléphones portables que de toilettes

 

«Les femmes ne veulent pas s’exposer en plein air pendant la journée, elles vont donc aux champs avant l’aube, puis elles doivent attendre des heures jusqu’au crépuscule», explique Bindeshwar Pathak, qui a fondé Sulabh en 1973.

«Marcher pieds nus dans ces zones est vraiment mauvais, on attrape des vers, des bactéries et plein de maladies. Ce n’est pas sain pour les enfants qui jouent là. Les gens ne discutaient pas de ça mais, maintenant, c’est devenu un débat public», ajoute-t-il.

L’ONG a récompensé financièrement trois jeunes mariées ces derniers mois, espérant «qu’elles serviront d’exemple pour encourager une meilleure hygiène».

Le ministre du Développement rural, Jairam Ramesh, a estimé récemment que l’Inde «devrait avoir honte» que 60 à 70% d’Indiennes soient obligées de faire leurs besoins en plein air.

Selon les Nations unies, 600 millions d’Indiens, soit 55% de la population, n’ont pas de toilettes et l’on compte davantage d’habitants ayant un accès à un téléphone portable qu’à des WC.

Le ministre a promis de nouveaux financements mais comme souvent en Inde, les programmes publics de construction sont minés par la corruption. Dans l’Uttar Pradesh par exemple, des millions de toilettes censées être construites par les autorités n’ont jamais vu le jour.

Lors de la cérémonie d’inauguration, qui s’est déroulée pendant une journée entière en présence de centaines de villageois, Kamala Wati Sharma, 45 ans, regarde ces toilettes avec admiration et envie.

« Nous n’avons rien dans notre maison », dit cette mère de cinq enfants. « C’est un problème d’aller faire ses besoins à la nuit tombée. Mais une chose pareille, ça coûte cher ».

Selon Sulabh, qui a fourni 1,2 million de toilettes aux foyers les plus pauvres, les latrines de Priyanka ont coûté 1 000 dollars mais des installations plus modestes peuvent être construites pour moins de 30 USD.

Amarjeet, le mari de Priyanka, est, lui, content que son épouse soit revenue. Il avoue aussi être surpris et fier de sa femme.

«J’étais gêné lorsqu’elle a demandé « où sont les toilettes? » et que nous avons dû lui dire d’aller dehors», confesse le jeune marié, âgé de 20 ans.

http://fr.canoe.ca