Il est désormais possible de guérir une blessure grâce à un laser !


Si dr McCoy alias Bones de Star Trek revenait en 2018 (point de vu fictif bien sûr ) il se dirait peut-être que les scientifiques sont sur la bonne voie pour réparer des blessures grâce a un pistolet laser bien spécial
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Il est désormais possible de guérir une blessure grâce à un laser !

 

 

Crédits : Advanced Functional Materials / Arizona State University

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

Non, nous ne sommes pas dans Star Trek, mais des chercheurs américains ont bel et bien mis au point une sorte de pistolet laser contenant un biopolymère capable de réparer les plaies. Il s’agit donc d’une alternative à la méthode classique ayant recours au fil et à l’aiguille !

Une méthode inédite de réparation des plaies

Le « régénérateur dermique » de la série à succès Star Trek : nouvelle génération semble être devenu réalité. Dans la fiction, il est question d’un pistolet laser réparant instantanément les blessures. Qu’en est-il de la réalité ?

Dans leur publication du 5 septembre 2018 dans la revue Advanced Functional Materials, les chercheurs de l’Arizona State University (États-Unis) expliquent une nouvelle méthode pour réparer les plaies. Si actuellement, ces dernières sont refermées à l’aide de points de sutures ou d’agrafes, les scientifiques évoquent un nanomatériau activé au laser à base de fibroïne, les protéines de structure des cocons de vers à soie ! Le but est d’éviter les désagréments des méthodes classiques, à savoir une cicatrisation plus lente et des marques laissées sur le corps.

Comment marche le dispositif ?

Le pistolet laser mis au point par les chercheurs a pour but de favoriser la pénétration de la fibroïne dans les tissus. Le souci réside dans le fait qu’en dessous de la fréquence de 600 nm, la lumière ne pénètre pas assez profondément dans l’épiderme, à savoir seulement un millimètre. En ce qui concerne l’infrarouge capable de pénétrer jusqu’à 5 mm, celui-ci n’est pas assez efficace. Il incombe donc de monter la puissance du laser, mais le risque de brûlure augmente alors en conséquence.

Les meneurs de l’étude ont eu l’idée d’ajouter des nanoparticules d’or à la fibroïne. Ainsi, lorsque la lumière laser rencontre l’or, ce dernier concentre la chaleur et permet la formation d’une liaison solide entre la fibroïne et les protéines de collagène de la peau ! Des tests ont été pratiqués sur des souris ainsi qu’un intestin de porc, et l’efficacité serait 7 fois plus importante que les méthodes traditionnelles, avec en bonus une suture 40 % plus élastique.

Les chercheurs indiquent que le procédé permettant d’utiliser des fréquences de 800 nanomètres sans risques offrira de nombreuses possibilités. Citons par exemple le fait de réparer des vaisseaux sanguins et des nerfs, souvent difficiles d’accès et prenant beaucoup de temps pour se régénérer.

Sources : Phys.OrgFutura Sciences

https://sciencepost.fr/

La police chinoise utilisera bientôt des lasers capables de détruire une cible à 1km de distance !


Des armes qui ne sont pas supposées tuées qui pourtant peuvent faire beaucoup dégâts et carboniser instantanément la peau et tissus humain. A quoi sert une arme à la police qui peut atteinte une cible à un km de distance ?
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La police chinoise utilisera bientôt des lasers capables de détruire une cible à 1km de distance !

 

Crédits : Handout

par Yohan Demeure

Plusieurs années de recherches en Chine ont permis de concevoir un laser de longue portée capable de faire de sacrés dégâts. Et pourtant, l’arme en question est classée comme étant “non-létale”

La nouvelle a été rapportée dans un article du South China Morning Post du 2 juillet 2018. La publication en question indique que le nouveau laser ZKZM-500 qui équipera bientôt la police locale «peut traverser les fenêtres et provoque la carbonisation instantanée de la peau et des tissus humains».

L’arme serait également capable de carboniser une personne, pour un peu que celle-ci ait des vêtement inflammables. La portée de l’engin fabriqué par le Xi’an Institute of Optics and Precision Mechanics fait également peur, puisque celui-ci peut toucher une cible à un kilomètre de distance !

Bien que le fusil laser ZKZM-500 ait été classé comme étant une arme non-létale, il s’agit pourtant bien d’une arme bien réelle sur le papier. En effet, le fusil est doté d’un calibre de 15mm et fait état d’un poids de 3kg, soit autant qu’un fusil AK-47 ! Sa batterie lithium permet une autonomie d’un milliers de tirs d’une durée de 2 secondes chacun. Par ailleurs, l’arme peut être montée sur différents véhicules.

Crédits : Handout

Alors que d’autres armes ont été mises au point – comme une mitrailleuse laser par la Chengdu Hengan Police Equipment Manufacturing Company -, le fusil ZKZM-500 se prépare à être produit à grande échelle pour équiper la police et les unités anti-terroristes. Il faut tout de même savoir qu’à terme, il est question de fournir l’armée, ce qui est tout de même aberrant pour une telle arme jugée non-létale à l’origine.

Côté applications, le South China Morning Post évoque des opérations militaires secrètes telles que la destruction discrète de réserves de carburant, ou encore de pancartes lors de manifestations. Il est également question de blesser des leaders d’opposition lors de prises de parole publiques.

Sources : CnetLe Parisien

https://sciencepost.fr/

Le rayon laser de Superman devient réalité


La science-fiction vient encore à la rencontre de la technologie. Les rayons lasers des yeux à Superman. Bon, ils n’auraient pas les mêmes atouts, cependant ces lentilles de contact pourraient être utiles sur des applications de sécurité.
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Le rayon laser de Superman devient réalité

 

Nathalie Mayer

Journaliste

 

Lancer des rayons laser avec les yeux, un pouvoir réservé à Superman ? Peut-être plus pour très longtemps grâce au dispositif miniature et flexible mis au point par des chercheurs écossais.

Jusqu’à présent, seul Superman — ou quelques autres super-héros — était capable de lancer des rayons laser avec ses yeux. Mais, grâce à la découverte de chercheurs de l’université de Saint Andrews (Écosse), ce pouvoir pourrait bien prochainement se généraliser au commun des mortels.

Ces chercheurs viennent en effet de mettre au point une membrane laser ultramince à base de semi-conducteurs organiques. Un laser proche des limites fondamentales d’un tel système, tant en matière de poids (moins de 0,5 gramme par mètre carré) que d’épaisseur (quelque 200 nm) et d’une flexibilité telle qu’il est possible de le déposer sur une lentille de contact.

 

Les lasers miniatures et flexibles mis au point par l’équipe de l’université de Saint Andrews peuvent aussi être déposés sur des billets de banque. © Malte Gather, université de Saint Andrews

Les lasers miniatures et flexibles mis au point par l’équipe de l’université de Saint Andrews peuvent aussi être déposés sur des billets de banque. © Malte Gather, université de Saint Andrews

Des lasers sur des lentilles de contact et sur des billets de banque

Les chercheurs ont d’ores et déjà testé cette membrane avec succès sur un œil de vache. Ils assurent que cette lentille est tout à fait compatible avec les exigences de sécurité requises pour un fonctionnement sur un œil humain. 

« En son temps, Platon pensait bien que la perception visuelle était médiatisée par des sortes de « faisceaux d’yeux » », raconte Malte Gather, l’un des chercheurs impliqués dans les travaux.

Alors, pourquoi pas ?

Ces lasers, apposés sur des billets de banque par exemple, pourraient aussi servir d’étiquettes de sécurité souples et portables, des sortes de codes-barres numériques nouvelle génération. Les chercheurs écossais envisagent que leur système trouvera essentiellement des applications en sécurité, en biophotonique et en photomédecine.

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Le blanchiment du pénis inquiète les chirurgiens


Il y a les femmes qui choisissent des chirurgies esthétiques pour leurs parties intimes, alors voilà les hommes s’y mettent aussi, même si la demande rallongement du pénis est moins populaire qu’avant, maintenant, c’est le blanchissement du pénis qui vient à la mode. Pourtant, ces traitements au laser ou à l’acide comportent de haut risque. Cela vaut-il vraiment la peine de risquer de blanchir cet organe ? L’ego sera t’il plus haut si l’opération rate … ?
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Le blanchiment du pénis inquiète les chirurgiens

 

La technique de blanchiment du pénis n'est pas... (Photo AFP)

La technique de blanchiment du pénis n’est pas sans danger, avertissent les experts. Elle nécessite l’usage de laser ou d’acide et peut causer brûlures, cicatrices, taches sur le pénis, voire aboutir à l’inverse du but recherché avec un pénis plus foncé qu’à l’origine.

PHOTO AFP

 

Agence France-Presse
Paris

Après l’agrandissement du pénis, son blanchiment? Une clinique de Thaïlande a créé le buzz en lançant ce service, mais il suscite la méfiance de chirurgiens esthétiques réunis en congrès à Paris.

«Honnêtement, je pense qu’il ne faut pas le faire», a dit à l’AFP Fabien Boucher, chirurgien esthétique français, lors du congrès Imcas (International Master Course on Aging Science).

«La plupart des substances utilisées sont agressives (…). Cela ne devrait pas être réalisé sur des patients qui n’en ont pas absolument besoin», renchérit un chirurgien italien, Massimiliano Brambilla.

En Thaïlande, une clinique renommée pour son expertise dans le blanchiment, le Lelux Hospital, propose depuis plusieurs mois d’intervenir sur le pénis. Prix de cinq séances au laser: 520 euros (800 $).

«Nous avons environ 100 clients par mois, trois ou quatre par jour», assurait en janvier à l’AFP Bunthita Wattanasiri, l’un des responsables de la clinique.

Cette technique nouvelle a créé l’émoi dans le royaume. De nombreux internautes s’en sont alarmés sur les réseaux sociaux, et le ministère de la Santé lui-même a déconseillé de subir l’opération.

Car elle n’est pas sans danger, avertissent les experts. Elle nécessite l’usage de laser ou d’acide et peut causer brûlures, cicatrices, taches sur le pénis, voire aboutir à l’inverse du but recherché avec un pénis plus foncé qu’à l’origine.

Fabien Boucher souligne qu’aucune étude n’a été réalisée sur l’utilisation de laser ou d’acide pour blanchir le pénis, et qu’aucun produit n’a été développé spécifiquement pour cette zone du corps.

«La peau de la verge est extrêmement spécifique, elle est fine et a certaines specificités hormonales», insiste-t-il.

D’autant que la peau du pénis est naturellement plus foncée que celle du reste du corps.

«Je fais beaucoup de chirurgie intime, y compris en recréant des verges pour des transsexuels. Et les verges à la peau très blanche, c’est vu comme un défaut de reconstruction car cela a un aspect qui n’est pas naturel», poursuit Fabien Boucher.

Le blanchiment de pénis est une pratique embryonnaire, et aucune statistique n’est disponible.

En revanche, les traitements esthétiques du sexe féminin connaissent un engouement croissant. En 2016, plus de 95 000 labiaplasties (réduction de la taille des grandes et/ou des petites lèvres vaginales) et plus de 50 000 vaginoplasties ont été pratiquées dans le monde, selon la Société internationale de chirurgie esthétique (ISAPS).

L’allongement du pénis est en perte de vitesse dans le monde (-28%), d’après les chiffres de cette organisation.

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Dans l’espace, la menace d’une nouvelle course aux armements


Il semble que la cour de récréation pour l’être humain n’est pas assez grande pour faire la guerre que cela pourrait être agrandi jusqu’à l’espace. Les films de science-fiction sont vraiment une possibilité de l’avenir ….
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Dans l’espace, la menace d’une nouvelle course aux armements

«Nous devons nous tourner vers l'avenir: que se... (Photo archives AFP)

 

«Nous devons nous tourner vers l’avenir: que se passera-t-il si un conflit sur la Terre s’étend à l’espace? Comment défendrons-nous nos satellites?», demandait mi-septembre la patronne civile de l’US Air Force, Deborah Lee James.

PHOTO ARCHIVES AFP

LAURENT BARTHELEMY
Agence France-Presse
Washington

 

Satellites tueurs, lasers aveuglants, brouilleurs sophistiqués: les grandes puissances préparent discrètement la guerre dans l’espace, au risque de lancer une dangereuse course aux armements.

Depuis quelques années, les responsables militaires américains ne cessent d’alerter sur la vulnérabilité croissante de leurs satellites, pourtant cruciaux pour leurs armements.

Jadis chasse gardée des Américains et des Russes, l’espace est désormais accessible à de multiples acteurs, étatiques ou non. Et Moscou et Pékin démontrent des capacités d’attaque spatiale qui inquiètent les stratèges américains.

«Nous devons nous tourner vers l’avenir: que se passera-t-il si un conflit sur la Terre s’étend à l’espace? Comment défendrons-nous nos satellites?», demandait mi-septembre la patronne civile de l’US Air Force, Deborah Lee James.

En 2015, le comportement mystérieux d’un satellite russe a alimenté les spéculations sur le développement par la Russie de possibles satellites d’attaque, capables de se déplacer et de manoeuvrer dans l’espace pour approcher d’un satellite cible.

Sans explication ni préavis, le mystérieux engin s’est positionné pendant plusieurs mois entre deux satellites commerciaux Intelsat en orbite géostationnaire, s’approchant à moins de 10 kilomètres de l’un d’eux… avant de repartir.

«Une approche non autorisée et aussi près […] est vraiment inquiétante», estime Victoria Samson, spécialiste d’une fondation américaine oeuvrant pour une exploitation durable de l’espace. «Nos satellites sont cruciaux pour notre sécurité nationale et le fait qu’un autre satellite puisse s’approcher d’eux et interférer avec leur activité est vraiment dérangeant» pour les stratèges militaires.

«L’espace va se militariser»

La Chine a aussi démontré en 2013 sa capacité à envoyer en orbite basse un petit satellite capable de manoeuvrer vers un autre engin.

La même année, Pékin avait frappé les esprits en tirant vers l’espace un nouveau missile capable d’atteindre l’orbite géostationnaire, à 36 000 kilomètres de la Terre, pour frapper un satellite.

Pour le Pentagone et certains experts américains, les États-Unis doivent accélérer leurs efforts militaires dans l’espace pour éviter que les satellites ne deviennent le talon d’Achille de leur armée.

«Ces dernières années», le Pentagone «a beaucoup agi pour développer des réponses aux menaces que la Russie et la Chine sont en train de développer. Nous devons aller plus vite», indiquait récemment devant le Congrès le général John Hyten, qui dirige les forces stratégiques américaines.

«Si quelqu’un dispose en orbite d’un engin capable de détruire nos satellites, nous aurons peut-être besoin de capacités pour les défendre», explique Elbridge Colby, du centre de recherche sur la Défense CNAS à Washington. «L’espace va inéluctablement se militariser […] Nous devons être réalistes».

Les États-Unis doivent développer «des formes efficaces, mais limitées d’attaques dans l’espace, en particulier des armes non cinétiques» comme les lasers ou les brouilleurs, souligne-t-il.

D’autres experts invitent à la retenue, rappelant que le Pentagone dispose probablement déjà des capacités offensives que Pékin et Moscou chercheraient à acquérir.

«Il y a un peu d’exagération par ceux qui, dans la sphère militaire, ont du mal à accepter que les États-Unis puissent perdre leur rôle de puissance dominante dans l’espace», indique Victoria Samson.

Par exemple, les Américains disposent depuis peu de quatre satellites capables de manoeuvrer en orbite géostationnaire pour aller inspecter et surveiller de près un autre satellite. Les deux derniers ont été lancés en août.

Les États-Unis disposent également depuis 2004 d’une station de brouillage mobile, qui depuis la Terre peut brouiller un satellite. Et ils ont déjà testé la destruction d’un satellite avec un missile.

Code de conduite international

Pour Theresa Hitchens, chercheuse à l’université du Maryland, les Russes et les Chinois «rattrapent très vite» l’avance américaine.

«Pour l’instant, on est beaucoup dans la démonstration technologique», mais sans initiative diplomatique, «on finira par avoir une course aux armements dans l’espace», avertit-elle.

Avec un risque extrême pour l’humanité, souligne-t-elle:

«Si nous avons un jour une guerre qui implique des armes antisatellites» créant une multitude de débris, «nous endommagerions tellement l’espace» qu’il serait très difficile ensuite de continuer à exploiter les satellites, ajoute-t-elle.

Pour Michael Krepon, expert américain vétéran des négociations mondiales de désarmement, il faut négocier un code international de bonne conduite dans l’espace, comprenant un volet militaire.

«Mais l’administration Obama n’a vraiment jamais mis son poids derrière ces négociations», suspendues depuis 2015, regrette-t-il. Les États-Unis ont laissé l’initiative à l’Union européenne et celle-ci «a été très peu efficace».

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En tatouages comme en amours, des erreurs qui font mal


Le problème avec le tatouage, c’est que c’est permanent. Permanent ? Aujourd’hui, on peut effacer des tatouages au laser, mais cela est douloureux et cela peut prendre beaucoup de temps. Se fait tatouer, c’est un penser s’y bien, surtout quand on est jeune. Il devrait aussi avoir des tatouages qu’on ne devraient jamais faire
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En tatouages comme en amours, des erreurs qui font mal

Gill Crenshaw (à droite) a le visage qui... (PHOTO DAVID MCNEW, AGENCE FRANCE-PRESSE)

Gill Crenshaw (à droite) a le visage qui se crispe de douleur pendant les quelques minutes de passage au laser.

PHOTO DAVID MCNEW, AGENCE FRANCE-PRESSE

JOCELYNE ZABLIT
Agence France-Presse
Los Angeles

Vous êtes fou amoureux et vous voulez graver le nom de votre partenaire sur votre peau pour l’éternité. Ou vous venez d’avoir 18 ans et une seule hâte pour affirmer votre majorité toute neuve: vous faire tatouer un dragon sur la poitrine.

Il est peut-être urgent d’attendre…

Les études montrent que de plus en plus d’Américains se font tatouer (un adulte sur cinq selon l’une d’elles), mais qu’ils sont aussi de plus en plus nombreux à le regretter.

«Ces cinq dernières années, nous avons vu un bond important des gens qui demandent à se faire enlever leurs tatouages», constate Dan Mills, président de l’Association américaine de la chirurgie plastique et esthétique (ASAPS).

D’après l’ASAPS, 46 500 Américains ont fait effacer l’un des leurs l’an dernier, soit un bond de 39,4% comparé à l’année précédente.

«Un grand nombre de gens viennent parce qu’ils ne veulent pas que leur enfant les voie et aille ensuite à son tour se faire tatouer», remarque Dan Mills, qui vit dans la région de Los Angeles, considérée comme la Mecque du tatouage en Amérique.

«Beaucoup les enlèvent aussi parce que leurs employeurs ne vont pas embaucher quelqu’un avec un tatouage visible», ajoute-t-il.

Un sondage du cabinet d’études Harris l’an dernier constatait que près d’un quart des gens qui se font tatouer finissent par avoir des remords, contre 14% en 2012.

«Jeune et stupide»

D’après la même enquête, ce qui pousse à vouloir effacer ces marques jadis tant désirées, ce sont les changements de vie ou de carrière, les ruptures, les tatouages ratés, ou, comme le souligne une femme interrogée par l’AFP, le fait de ne plus être «jeune et stupide».

«J’avais 24 ans quand je les ai faits», raconte Gill Crenshaw, actrice de 43 ans, qui patiente dans la clinique Dr Tattoff de Beverly Hills pour faire disparaître les deux tatouages superposés sur son bras droit.

«Avec les années, j’ai réalisé que je les détestais», ajoute-t-elle.

Janica Polmanteer, agent immobilier de 33 ans, s’est fait imprimer un dessin tribal tout en bas du dos le jour de ses 18 ans.

«Ça fait des années que je le cache», soupire-t-elle, ajoutant qu’il lui avait coûté 150 dollars à faire… et 1400 dollars à retirer.

«Nous avons des patients de 16 à 70 ans, mais notre principal groupe d’âge ce sont les hommes et les femmes entre 25 et 40 ans», note Corey Ordoyne, directrice des opérations cliniques des quatre cliniques du Dr Tattoff de Los Angeles.

Elle souligne que les progrès des traitements lasers ces dernières années facilitent le retrait des tatouages, et encouragent beaucoup de gens à faire peau neuve.

Pour faire disparaître le dessin infamant, il faut d’abord insensibiliser la zone à traiter avec une crème anesthésiante, puis utiliser un laser qui casse les pigments d’un tatouage avec un rayon de haute intensité, pour que le corps absorbe l’encre.

Gill Crenshaw a le visage qui se crispe de douleur pendant les quelques minutes de passage au laser. Une fois l’opération terminée, une crème à l’aloe vera est appliquée sur les petites ampoules qui sont sorties sur la zone brûlée de son bras, ensuite emballée dans de la gaze, où elle doit appliquer de la glace.

Des mois de traitement

«Ça brûle, mais ce soir ce sera comme s’il n’y avait jamais rien eu», assure-t-elle, ajoutant avoir hâte d’être en décembre quand tout aura disparu… trois ans après avoir commencé le traitement.

Selon la taille du tatouage, les enlever peut prendre de quelques mois à quelques années.

Teddy-Joe Hayes, 37 ans, a pris rendez-vous pour faire effacer le visage de son ex-femme. Il compte les jours.

«Nous avons passé 10 ans ensemble et pour son anniversaire, il y a presque un an j’ai fait tatouer son portrait sur mon bras, pour symboliser mon attachement à notre famille», se souvient Hayes, lui-même tatoueur de profession.

Deux mois plus tard, il a découvert que sa femme le trompait.

Son conseil à ses clients?

«Si ce n’est pas votre enfant, votre mère ou un ami proche, n’imprimez pas le visage ou le nom de quelqu’un sur vous».

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