Au Laos, les mystérieuses "jarres des morts" révèlent de nouveaux secrets


Au Laos, il y a des jarres des morts. La majorité était des moins de 15 ans ou des foetus qui sont décédés probablement par la maladie et la malnutrition. On ne sait que très peu de chose sur cette culture inconnue.
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Au Laos, les mystérieuses « jarres des morts » révèlent de nouveaux secrets


Par Emeline Férard –

Au Laos, des chercheurs ont mené des fouilles sur un site contenant plusieurs centaines de jarres en pierre mystérieuses. Les résultats de leur étude indiquent que celles-ci étaient bien utilisées pour des rituels mortuaires et que nombre des défunts enterrés à côté semblaient être âgés de moins de 15 ans.

Peu à peu, le mystère des « jarres des morts » semble s’éclaircir au Laos. Quelques mois après l’annonce de la découverte de quinze sites inconnus, des chercheurs viennent de révéler de nouvelles informations sur ces étranges jarres creusées dans de la pierre il y a plus de 1.000 ans. Selon leur étude publiée dans la revue Antiquity, celles-ci avaient bien une fonction funéraire comme les spécialistes le suggéraient.

Le mystère des « jarres des morts » ne date pas d’hier. On connait depuis le XIXe siècle l’existence de ces structures mégalithiques mais leur origine et leur signification sont restées très floues. La première étude scientifique a été menée en 1930 sur la « Plaine des jarres », une région située dans la province de Xieng Khouang et qui abrite des milliers de ces sculptures géantes.

Ces recherches ont permis de révéler qu’elles présentaient des tailles variables – entre un et trois mètres de diamètre – et qu’elles semblaient remonter au moins à l’âge du fer au Laos, soit entre 500 ans avant J.-C et 500 ans après J.-C. La découverte à proximité des jarres d’ossements humains et d’objets a par ailleurs suggéré qu’elles avaient probablement une fonction funéraire.

Une majorité de défunts âgés de moins de 15 ans

C’est pour en savoir plus qu’une équipe de spécialistes laotiens et australiens a décidé il y a quelques années de lancer de nouvelles fouilles à travers le pays. Des recherches qui commencent à porter leurs fruits. L’étude récemment publiée présente les résultats d’excavations menées dans la zone de Ban Ang (le « Site 1 »), l’un des trois sites de la « Plaine des jarres » contenant près de 400 puits en pierre.

La Plaine des jarres au Laos comprend trois sites réunissant des milliers de ces structures en pierre. – Plain of Jars Research Project

« Ces sites sont envoûtants; ils représentent les restes rituels d’une culture unique qui a disparu depuis longtemps », a raconté au site IFLScience, Louise Shewan, archéologue de l’Université de Melbourne qui co-dirige le projet de recherche.

Quelle culture, on l’ignore mais les chercheurs ont réussi à obtenir un aperçu inédit de la fonction de ce site et des jarres pour cette population.

En étudiant les ossements humains, ils ont pu identifier 18 défunts et découvrir que le cimetière semblait avoir été utilisé pour des individus des deux sexes et de tous âges. Néanmoins, ils ont constaté qu’une majorité d’entre eux (environ 60%) étaient des enfants âgés de moins de 15 ans, dont la moitié était décédée durant la petite enfance voire au stade foetal.

« Cette mortalité infantile et foetale élevée peut suggérer que les maladies et/ou la malnutrition étaient un problème pour cette population », malgré une fertilité sans doute élevée, écrivent les chercheurs dans leur rapport.

Cette hypothèse est soutenue par les examens dentaires menés sur quatre individus qui ont révélé un développement insuffisant de l’émail, potentiellement lié à une malnutrition ou une maladie.

En extrapolant le nombre d’individus mis au jour dans la zone étudiée, l’équipe suggère que le cimetière entier pourrait compter plus de 8.000 défunts. Autant de conclusions qui confirment que ce site ainsi que les structures mégalithiques étaient sans aucun doute utilisées à des fins mortuaires. Néanmoins, les observations ont révélé différentes pratiques sur le Site 1.

Une activité datée entre le Xe et le XIIIe siècle

« A partir de nos excavations sur le site Site 1, nous avons identifié trois types de pratiques rituelles mortuaires : l’inhumation secondaire d’ossements humains, l’inhumation secondaire d’ossements humains dans des jarres en céramique enterrées et, pour la première fois, une inhumation primaire de deux individus », a détaillé Louise Shewan.

Une inhumation primaire découverte sur le site 1 de la Plaine des jarres. – Plain of Jars Research Project

Avec cette diversité de pratiques, la Plaine des jarres se distingue de tous les autres sites mégalithiques découverts à travers l’Asie du sud-est et maintient le mystère quant à la culture qui en est à l’origine. Le doute demeure également sur la datation des fameuses structures et leur utilisation. Si certains résultats évoquent l’âge du fer, dans la plaine, les jarres pourraient être plus récentes que cela.

A partir d’échantillons prélevés autour des pierres, les chercheurs ont déterminé que l’activité remonterait à entre le Xe et le XIIIe siècle. Cependant, des incohérences demeurent dans les données et il n’est pas exclu que l’installation des jarres et les pratiques funéraires n’aient pas été simultanées. Autrement dit, que les défunts aient été inhumés avant ou plus probablement après l’arrivée des structures en pierre.

Si elle s’éclaire progressivement, l’énigme est donc loin d’être résolue et les scientifiques espèrent bien ajouter de nouvelles pièces au puzzle avec les prochaines fouilles. A ce jour, quelque 79 sites de jarres ont été répertoriés au Laos mais ceux de la Plaine des jarres demeurent les plus connus. En juillet dernier, le site culturel a d’ailleurs rejoint la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

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Les pandas roux, nouvelles cibles des braconniers en Asie


On voit souvent des photos ou vidéos de panda roux, ils sont mignons, attendrissants, mais malheureusement leur belle binette devient une raison de braconnage pour satisfaire le désir d’avoir cet animal comme compagnie. Ils sont déjà en danger de disparition à cause de la destruction de son habitat, et maintenant par l’égoïsme de l’humain.
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Les pandas roux, nouvelles cibles des braconniers en Asie

 

Seuls trois des six pandas roux sauvés des... (FREE THE BEARS VIA AFP)

Seuls trois des six pandas roux sauvés des braconniers ont survécu et ont été transférés dans un sanctuaire de Luang Prabang géré par l’ONG Free the Bears, dans le nord du Laos, où ils sont soignés.

FREE THE BEARS VIA AFP

 

Agence France-Presse

Trois pandas roux, espèce en danger, ont été sauvés des braconniers au Laos le mois dernier, une découverte inhabituelle qui fait craindre aux défenseurs de l’environnement le développement d’un nouveau trafic.

Les six pandas roux, peu après leur saisie... (FREE THE BEARS VIA AFP) - image 1.0

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Les six pandas roux, peu après leur saisie des mains de braconniers.

FREE THE BEARS VIA AFP

Le Laos, frontalier de la Chine et du Vietnam, est une plaque tournante dans le commerce mondial de la faune sauvage, mais la découverte de pandas roux est exceptionnelle, d’après les experts.

C’est lors d’un contrôle de routine de la douane, à la frontière entre la Chine et le Laos, que six pandas roux ont été découverts.

Mais seuls trois d’entre eux ont survécu et ont été transférés dans un sanctuaire de Luang Prabang géré par l’ONG Free the Bears, dans le nord du Laos, où ils sont soignés.

« Ils ont passé la période de quarantaine initiale de deux semaines, ce qui nous a permis de les déplacer dans des cages plus grandes, où ils ont plus de place pour grimper », a expliqué à l’AFP Rod Mabin, un des responsables de l’ONG Free the Bears.

Le groupe a diffusé des vidéos des trois survivants avec leur longue queue rousse, grignotant des feuilles et mangeant des fruits frais tout en jetant de temps à autre des coups d’oeil perplexes à la caméra.

Ces mammifères au pelage roux de la taille d’un chat, originaires de l’Himalaya et du sud-ouest de la Chine, ne doivent pas être confondus avec les pandas géants de Chine.

Cette espèce en danger est sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) depuis 1960, en grande partie en raison de la réduction de son habitat, mais aussi à cause d’un important braconnage.

« C’est une découverte très inhabituelle. Ils étaient fort probablement destinés à un zoo privé ou au commerce d’animaux exotiques », explique Rod Mabin.

D’après les premiers éléments de l’enquête, ils étaient en route vers la Thaïlande, destinés à devenir des animaux de compagnie, a ajouté Ang Phuri Sherpa, directeur de l’ONG Red Panda Network, qui souligne la nécessité pour les pays de faire « des efforts supplémentaires pour freiner le commerce illégal ».

D’après un rapport de l’UICN, l’intérêt pour les pandas roux « en tant qu’animaux de compagnie pourrait avoir augmenté, notamment en raison du nombre croissant d’images craquantes de ces animaux partagées sur les réseaux sociaux. »

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LAOS. Des sépultures de 2500 ans retrouvées dans la mystérieuse Plaine des Jarres


Difficile de faire des fouilles archéologiques sur des sites qui ont été ravagés par la guerre et dans un pays les plus bombardés de l’Histoire. Mais lentement, ils ont pu voir ce que contiennent les urnes qui ont été transporter sur une plaine en guise de sépultures
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LAOS. Des sépultures de 2500 ans retrouvées dans la mystérieuse Plaine des Jarres

Les fouilles archéologiques ont repris sur le célèbre site de la Plaine des Jarres, dans le nord du Laos. CREDIT: Australian National University

Les fouilles archéologiques ont repris sur le célèbre site de la Plaine des Jarres, dans le nord du Laos. CREDIT: Australian National University

Des vestiges humains ont été mis au jour dans la mythique Plaine des Jarres au Laos. Un des plus célèbres sites archéologiques du sud-est asiatique.

URNES. Des chercheurs de l’Université nationale australienne (ANU) viennent d’exhumer des sépultures datées de 2500 ans dans la mythique Plaine des Jarres au Laos. Cet ensemble de champs d’urnes de l’Age du Fer se trouve dans la province montagneuse du Xieng Khouang, à 250 km au nord-est de Vientiane, la capitale. Considéré comme un des gisements archéologiques majeurs de l’Asie du sud-est, ce site n’avait pu être véritablement étudié jusqu’à récemment en raison des nombreux conflits qui ont sévi dans la région ces dernières décennies (lire encadré). Un premier inventaire des champs d’urnes effectué sous l’égide de l’Unesco avait permis de localiser 52 sites en 2005 (lire Sciences et Avenir n°706).Aujourd’hui, 90 sites sont désormais répertoriés dans le cadre du projet archéologique australien dirigé par Douglas O’Reilly, avec l’appui du Conseil Australien de la Recherche, l’université de Monash (Australie) et le ministère de l’Information, de la Culture et du Tourisme laotien.

Dans les années 1930, des centaines de jarres taillées dans la pierre, hautes de 1m à 3m, ont été découvertes au sommet de collines dans le nord-est du Laos.

Ces nouvelles études vont permettre aux archéologues d’avoir une meilleure vision de ce qui a pu se passer dans ces plaines aux environs de 500 avant notre ère jusqu’à 600 après. A une époque –qu’il reste encore à préciser par de nouvelles datations–, les populations locales ont taillé d’énormes jarres dans des grottes, des carrières ou des blocs de granit affleurant, avant de les transporter au sommet des collines. Hautes d’un à trois mètres, elles pèsent chacune plusieurs tonnes.

« Ces jarres servaient probablement à contenir des morts, le temps de la décomposition des corps », explique Dougald O’Reilly, responsable du projet.

Une sépulture de 2500 ans inhumée en pleine terre, mise au jour pour la première fois dans la Plaine des Jarres, au Laos.

Aux pieds de certaines d’entre elles, les archéologues avaient déjà dégagé lors de sondages précédents des urnes en céramique, plus petites, enterrées à 30 cm de profondeur, autour desquelles avaient été recueillies des perles en cornaline et en coquillages, ainsi que des objets en bronze. Ces récipients cylindriques contenaient des ossements humains. Cette année, l’équipe australienne a surtout découvert une inhumation de 2500 ans en pleine terre, la première rencontrée à ce jour dans la plaine, confirmant le caractère funéraire de ces lieux.

C’est à une Française, Madeleine Colani, chercheur à l’EFEO (Ecole Française d’Extrême-Orient) que l’on doit, dans les années 1930, la découverte de ces mystérieux sites (Thong Hai Hin) qu’elle a détaillés dans son livre sur Les Mégalithes du Laos. Ces nouvelles recherches australiennes vont permettre de véritablement débuter leur étude à grande échelle, loin des légendes locales qui font de ces vases géants des récipients destinés à stocker l’alcool de riz du roi Buffle ou encore à collecter les eaux de pluie. Et peut-être permettre la reconnaissance de ce site archéologique majeur en Asie qui ne figure toujours pas sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

La Plaine des Jarres a longtemps été un des sites archéologiques les plus dangereux du monde, d’où le retard pris dans son étude. Un grand nombre d’UXO (Unexploded ordnance/engins non explosés), vestiges des guerres du 20e siècle, en truffaient le sol. Guerres coloniales d’abord, opérations de l’armée américaine et la CIA dès 1964 ensuite… Le Laos a eu le triste privilège d’être le pays le plus bombardé de l’histoire de la guerre du Vietnam : deux millions de tonnes de bombes y ont été déversées entre 1964 et 1973. Pendant la guerre secrète que s’y livrèrent les Américains contre les communistes du Pathet Lao et leurs alliées nord vietnamien, seize postes de DCA (défense aérienne) étaient dissimulés dans la Plaine des Jarre. En 2005, plus de 127 UXO avaient été retrouvés dans un seul de ces gisements archéologiques. Mais tout cela est désormais de l’histoire ancienne. L’ensemble des sites archéologiques ont été entièrement nettoyés et sont  aujourd’hui totalement sûrs.

 

Pendant la guerre secrète que se livrèrent les Américains et les communistes du Pathet Lao entre (1964-1973), au Laos, des postes de DCA (défense aérienne) étaient dissimulés au coeur du site archéologique de la Plaine des Jarres, comme l’indique ce tableau. ©Bernadette ARNAUD

http://www.sciencesetavenir.fr/

Des produits toxiques dans la pharmacopée chinoise


Certains croient a la médecine traditionnelle chinoise, sauf qu’il y a eu des morts a cause de mauvais conseils et d’autres maladies ont évolué a cause de certains ingrédients dans les médicaments. Avec l’ADN, on peut voir ce qu’ils contiennent. A la lumière de cette étude, il serait judicieux a mon avis de laissé tomber cette médecine qui ne respecte pas certaines normes
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Des produits toxiques dans la pharmacopée chinoise

 

Cyrille Vanlerberghe

L’analyse de remèdes de médecine traditionnelle chinoise ont montré la présence de produits potentiellement très toxiques ainsi que des extraits issus d’animaux inscrits sur les listes d’espèces protégées.

Que contiennent exactement les flacons et poudres de la médecine traditionnelle chinoise? Le Dr Mike Bunce de l’Université de Murdoch à Perth en Australie avait des doutes sérieux sur l’étiquetage d’une quinzaine de produits saisis par les douanes australiennes, et il a décidé d’utiliser les dernières techniques d’analyse d’ADN de son laboratoire pour tenter d’y voir plus clair.

Malgré la forme et la nature très diverses des échantillons – des poudres, des gélules, des comprimés, des extraits séchés de vésicules biliaires et des préparations pour infusion – les analyses génétiques ont permis d’identifier pas moins de 68 variétés de plantes et de nombreuses espèces animales. Certains contenaient des plantes appartenant aux genres Asarum et Ephedra, très toxiques quand elles sont mal dosées.

«Notre démarche était plus de tester une nouvelle technique pour vérifier la composition de ces produits et nous ne voulions pas affirmer que tel ou tel médicament chinois est toxique, mais quatre des produits avaient quand même des composés que je n’aurais vraiment pas envie d’ingérer, avec des effets de mutation de l’ADN dont on sait qu’ils provoquent des cancers», explique au Figaro le Dr Mike Bunce, l’un des auteurs de l’étude publiée cette semaine dans la revue Plos Genetics .

Commerce illégal d’animaux en danger

Les asarets sont des petites plantes vivaces de la famille des aristoloches, dont la forte consommation notamment à Taïwan a entraîné une augmentation des cancers du rein.

Les petits buissons d’Ephedra sinica sont riches en éphédrine, un composés notamment utilisé comme antiasthmatique dans la médecine chinoise, malgré des effets secondaires qui peuvent être très graves, comme l’augmentation des risques d’hypertension et d‘infarctus du myocarde.

Les produits testés contiennent aussi des extraits d’espèces animales protégées ou vulnérables dont la commercialisation est interdite, comme l’ours noir asiatique et l’antilope saïga. Les extraits de bile et de vésicule biliaires d’ours sont très prisés en Asie, où ils sont utilisés pour soigner de très nombreux maux allant du mal de gorge aux hémorroïdes. L’extraction de la bile se fait sur des ours gardés vivants dans des cages, dans des «fermes» illégales réparties dans de nombreux pays d’Asie, comme le Laos, la Birmanie et le Vietnam.

«L’un des problèmes, c’est que l’étiquetage des produits n’est ni précis ni fiable, résume Mike Bunce. Dans certains produits qui ne devaient contenir que des extraits de corne d’antilope saïga, en voie d’extinction, nous avons aussi retrouvé des grandes quantités de chèvre et de mouton!»

Une analyse génétique facilitée

La méthode de criblage génétique à haut débit mise en œuvre dans le laboratoire australien a l’immense avantage de pouvoir élargir et accélérer les recherches.

«Auparavant, les précédentes analyses d’ADN sur la médecine traditionnelle chinoise étaient très ciblées, on recherchait par exemple si un médicament contenait ou non de l’ADN de tigre, explique Mike Bunce. On a désormais une base de données très vaste qui contient en quelque sorte les codes barres de très nombreuses espèces végétales et animales, et on regarde si on retrouve ces signatures dans les échantillons. Pour prendre une image, au lieu de ne rechercher qu’un seul arbre, on regarde maintenant toute la forêt.»

Un progrès rendu possible par l’accélération des techniques d’analyse génétique.

«Pour séquencer le premier génome humain, l’ensemble de l’ADN d’une personne, il a fallu 10 ans pour un coût de 4 milliards de dollars. Aujourd’hui, on peut faire la même chose pour n’importe qui en une journée pour 5000 dollars,» résume le généticien australien.

http://sante.lefigaro.fr

200 nouvelles espèces découvertes déjà en danger


Quand on découvre une nouvelle espèce animale ou végétale, c’est que depuis longtemps elle a pu rester cacher a nos yeux mais avec l’environnement qui est de plus en plus changeant ces espèces ne peuvent plus rester dans l’anonymat et c’est probablement un malheur pour eux car certains les captures toutes sortes de raisons tel que les servir au menu dans des restaurants ou les vendre Il est dommage qu’on ne respecte pas ces animaux qui sont appelé a disparaitre par notre faute et que des lois ne les protègent pas
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200 nouvelles espèces découvertes déjà en danger

 

200 nouvelles espèces découvertes déjà en danger

© AFP photo | L.Lee Grismer – Le lézard femelle qui se reproduit par clonage.

Un lézard femelle qui se reproduit par clonage ou un singe qui éternue quand il pleut: plus de 200 nouvelles espèces, animales et végétales, ont été identifiées en 2010 dans la région du Grand Mékong, mais beaucoup sont déjà menacées, a annoncé lundi le Fonds mondial pour la nature (WWF).

«En moyenne une nouvelle espèce est enregistrée par la science tous les deux jours» dans cette zone qui comprend le Vietnam, le Cambodge, le Laos, la Thaïlande, la Birmanie et la province chinoise du Yunnan, selon le rapport «Mékong sauvage».

Soit 145 plantes, 28 reptiles, 25 poissons, 7 amphibiens, 2 mammifères et un oiseau en 2010. Qui s’ajoutent aux 1345 autres espèces identifiées par les scientifiques depuis 1997.

Parmi les nouveaux venus, un lézard femelle qui se clone sans avoir besoin de mâle, découvert au menu d’un restaurant de la province de Ba Ria Vung Tau, dans le sud du Vietnam. Ou une nouvelle espèce de singe au nez retroussé, noir et blanc, déjà connu des Birmans de l’État Kachin pour éternuer quand l’eau entre dans ses narines et qui passe les journées pluvieuses la tête entre les jambes pour éviter ce désagrément.

Nouvelles espèces

Le WWF fait également état d’un cousin de la carpe qui ressemble à un «cornichon» ou d’un lézard «psychédélique» au cou jaune vif, au corps bleu et aux pattes et à la queue orange. Mais «beaucoup sont déjà destinées aux assiettes, se battent pour survivre dans des habitats qui rétrécissent et risquent de disparaître, a commenté Stuart Chapman, responsable de WWF pour la région du Grand Mékong.

«Les trésors de biodiversité de la région seront perdus si les gouvernements n’investissent pas dans la conservation et le maintien de la biodiversité».

 Ce risque a été illustrée par la mort en 2010 au Vietnam du dernier représentant du rhinocéros de Java dans le pays, retrouvé mort la corne coupée. En danger également, le tigre et l’éléphant d’Asie, ainsi que le poisson-chat géant et le dauphin du Mékong.

WWF a ainsi appelé les six gouvernements du Grand Mékong à «accélérer les efforts vers des économies vertes».

«Les gouvernements du Mékong doivent arrêter de voir la protection de la biodiversité comme un coût et la reconnaître comme un investissement pour assurer la stabilité à long-terme» de l’environnement, a insisté Chapman.

http://fr.canoe.ca