États-Unis : une mystérieuse hécatombe de dauphins


Encore une hécatombe, cette fois-ci des dauphins aux États-Unis viennent s’ajouter a des morts que les savants disent ne pas savoir les causes qui pourraient être multiples dépendant peut-être du type d’espèce d’animal. Mais, je suis d’avis que si ce n’est pas nécessairement un virus, alors l’être humain serait en cause
Nuage

 

États-Unis : une mystérieuse hécatombe de dauphins

 

Photo d’illustration. © LILO / SIPA

Plus de 300 dauphins se sont échoués sur la côte atlantique américaine cet été. Les scientifiques peinent à trouver la cause de ce carnage.

 

De NOTRE CORRESPONDANTE À WASHINGTON, HÉLÈNE VISSIÈRE

C’est une hécatombe. Entre le 1er juillet et le 20 août, 299 cadavres de Grands Dauphins ont échoué sur les plages de la côte atlantique américaine, du New Jersey à la Virginie.

Le taux de mortalité est sept fois supérieur à celui d’un mois d’été habituel. En Virginie, en temps normal, on compte en moyenne sept cadavres de dauphins par mois. Mais en juillet, on a dépassé les 80, soit plus de deux animaux par jour. Idem dans le New Jersey, où on en a trouvé une quarantaine, des mâles, des femelles, des bébés, la plupart morts ou mourants. L’agence fédérale National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a classé cette épidémie massive dans la catégorie « mortalité inhabituelle », ce qui permet de débloquer des moyens d’urgence pour étudier la cause des décès.

Les scientifiques ont donc opéré toutes sortes de prélèvements sur les cadavres qui ne sont pas trop décomposés. Ils ont détecté chez certains des lésions pulmonaires, d’autres sont très maigres, mais pour l’instant, la raison de leur mort leur échappe encore. Une cause possible serait le morbillivirus, un virus de la famille de la rougeole, que l’on a trouvé dans les tissus d’un animal échoué dans le New Jersey. Ce virus s’est déjà manifesté il y a plus de 25 ans. En 1987, il a tué quelque 740 dauphins sur les côtes de l’Atlantique. Les biologistes ont mis trois ans à le détecter. Ils pensent que d’autres espèces de dauphins qui vivent en haute mer et qui sont porteurs sains de cette maladie les auraient contaminés.

Hécatombe de lamantins et pélicans

En attendant, le carnage continue, ce qui inquiète fortement les scientifiques, car plus de 20 000 dauphins doivent passer dans ces eaux dans les mois à venir, au cours de leur migration. Et ce n’est pas tout. Une autre maladie mystérieuse, et tout aussi meurtrière, ravage l’estuaire de l’Indian River en Floride, un des écosystèmes marins les plus riches des États-Unis. Cela a commencé l’été dernier avec la mort brutale de trois lamantins près de Cap Canaveral. Depuis, quelque 280 autres sont morts, ainsi qu’une cinquantaine de dauphins et plus de 300 pélicans.

Là encore, les scientifiques n’ont rien trouvé jusqu’ici et ne savent même pas s’il s’agit de la même maladie. Car les morts ne se ressemblent pas. Les lamantins, apparemment en bonne santé, meurent de manière foudroyante, certains ont encore de la nourriture dans la bouche. Les dauphins et les pélicans, en revanche, sont très mal en point, extrêmement émaciés, comme s’ils mouraient de faim. En outre, ces animaux ne mangent pas la même chose. Les dauphins et les pélicans se nourrissent de poissons, les lamantins sont herbivores.

Algues ou pollution ?

Selon les scientifiques, des algues pourraient être à l’origine de ce désastre écologique. Depuis quelques années, elles ont envahi les eaux de l’estuaire, remplaçant peu à peu les tapis d’herbes marines qui servent de nourriture et d’habitat à toutes sortes d’espèces. D’après l’autopsie, l’estomac des lamantins était plein d’une algue rouge, appelée gracileria. Ce type d’algue n’est pas nocif, mais les parois intestinales des mammifères montraient des symptômes d’irritation.

« Notre première idée, c’est qu’il y a un rapport avec les algues, quelque chose dans les sédiments absorbés par l’algue ou un de ses composants », expliquait une scientifique au magazine Wired.

Les poissons qui consomment aussi ces algues pourraient à leur tour empoisonner les pélicans et les dauphins.

Mais, bizarrement, les autres animaux amateurs d’algues, comme les tortues de mer, ne semblent pas touchés par l’épidémie, pas plus d’ailleurs que les autres oiseaux. Pour le moment, aucune toxine n’a été décelée dans les fonds sous-marins.

Selon les biologistes, il y aurait d’autres causes possibles. Cet estuaire fragile qui abrite plus de 4 000 espèces différentes est de plus en plus pollué, en partie à cause de l’urbanisation galopante, mais aussi des rejets d’engrais, du changement climatique, de l’acidification des eaux… Le gouverneur de Floride, Rick Scott, un républicain pur et dur, a beaucoup assoupli les règles de lutte contre la pollution et réduit les financements destinés à la recherche scientifique. Il a notamment mis son veto à une étude de deux millions de dollars dont le but était d’étudier les eaux de l’estuaire.

REGARDEZ un dauphin retrouvé mort dans le New Jersey

PHOTO © Marine Mammal Stranding Center

http://www.lepoint.fr

Ce qui menace le lamantin : les touristes


C’est triste de voir comment nous dérangeons les animaux comme ces mammifères marins les lamantins .. C’est sur que nous sommes curieux et que nous aimons observé de près les animaux sauvages mais a quel prix .. Sans parler que des activités marines font des victimes parmi ces bêtes
Nuage

 

Ce qui menace le lamantin : les touristes

 

© Paul Nicklen – Des kayaks encombrent les Three Sisters Springs, où êtres humains et lamentins entretiennent des rapports difficiles. Pour rester dans les eaux chaudes dont ils ont besoin afin de survivre à l’hiver, les lamantins doivent côtoyer des kayakistes et des plongeurs désireux de rentrer en relation avec ces mammifères marins.

MM8086-120216-15857

© Paul NicklenLes lamantins nagent près de la surface de l’eau car ce sont des mammifères à respiration aérienne. Ils se servent des poils de leur museau pour guider la nourriture vers leur bouche.

MM8086-120114-02410

© Paul NicklenCe lamantin porte des marques de blessures provoquées par des hélices – preuve tangible d’un contact trop rapproché avec un bateau. Environ 25% des 360 décès de lamantins survenus en 2012 résultaient des collisions. Les zones à vitesse limitée constituent un progrès, mais certains plaisanciers supportent mal de telles restrictions.

MM8086-120114-11500

© Paul NicklenLe Crystal River Wildlife Refuge est le seul endroit des Etats-Unis où les baigneurs sont autorisés à toucher les lamantins.

MM8086-120114-10945

© Paul Nicklen- Des scientifiques et des volontaires capturent des lamantins pour réunir des statistiques sur leur âge, leur taille et leur condition physique.

MM8086-120114-10262

© Paul Nicklen Solitaires de nature, les lamantins sont contraints à la sociabilité pendant les journées d’hiver. Dépourvus de la couche de graisse qui sert d’isolant aux baleines, ils se rassemblent autour des sources chaudes.

MM8086-120216-14665

© Paul NicklenLe lamantin allaite ses petits grâce aux tétines situées derrière ses nageoires. Les mères prennent le soin de leurs bébés pendant environ deux ans. En nageant à leurs côtés en permanence, elles leur apprennent à se procurer de la nourriture et à trouver des lieux de refuge.

http://www.nationalgeographic.fr