Ce labo­ra­toire alle­mand mène des expé­riences barbares sur des singes, des chiens et des chats


En Allemagne, des expériences en pharmacologie et toxicologie sont faites sur des chiens, chats et macaques. Est-ce vraiment de la science ? C’est de la maltraitance au plus haut niveau. Comment des gens avec autant d’éducation pour devenir des soi-disant savant puissent utiliser de la sorte des animaux.
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Ce labo­ra­toire alle­mand mène des expé­riences barbares sur des singes, des chiens et des chats


Crédits : Cruelty Free Inter­na­tio­nal/Soko Tier­schutz

par  Servan Le Janne

Un labo­ra­toire alle­mand qui réalise des expé­riences sur des animaux fait l’objet d’une enquête pour des trai­te­ments « barbares ».

Une vidéo tour­née clan­des­ti­ne­ment entre décembre 2018 et mars 2019 montre des singes, des chiens et des chats maltrai­tés. Les images ont été parta­gées par les asso­cia­tions Cruelty Free Inter­na­tio­nal et Soko Tier­schutz, rappor­tait Die Welt le 15 octobre.

Sous les néons blafards du Labo­ra­toire de phar­ma­co­lo­gie et de toxi­co­lo­gie (LPT) situé près de Hambourg, en Alle­magne, des singes sont atta­chés contre le mur aux carre­lages blancs par des colliers en fer. Certains sont mani­pu­lés avec violence par des employés. À quelques mètres de là, des chiens main­te­nus dans des cages ne cessent d’aboyer. Ils marchent appa­rem­ment dans leurs propres déjec­tions.

« Le pire trai­te­ment est réservé aux singes », pointe l’ac­ti­viste qui a tourné la vidéo. « Les macaques sont de petites espèces de singes, pas très forts, sur lesquels des expé­riences sont fréquem­ment menées chez LPT. Ils sont déte­nus dans d’hor­ribles condi­tions, dans de petites cages. Beau­coup d’entre eux ont déve­loppé des tendances compul­sives et gesti­culent sans arrêt. »

Selon les direc­tives de l’Union euro­péenne, les animaux qui ne sont pas soli­taires par nature ne doivent pas être isolés et doivent dispo­ser d’as­sez d’es­pace pour adop­ter « un large éven­tail de compor­te­ments normaux ».

Après avoir reçu les images des asso­cia­tions, la police a ouvert une enquête.

Source : Die Welt

https://www.ulyces.co

Des scientifiques parviennent à éradiquer une population entière de moustiques


Éradiquer les moustiques, le rêve probablement de plusieurs. Bien que cela soit fait en laboratoire, il est moins certain que cela soit la meilleure solution pour éviter des maladies comme le paludisme transmit par les moustiques. S’ils n’y a  plus de moustique comme vecteur, la nature trouvera sûrement un remplaçant
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Des scientifiques parviennent à éradiquer une population entière de moustiques

 

Un Anopheles gambiae, le moustique qui propage le paludisme | Dr Williams Collins/CDC via Public Health Image Library CC License by

Un Anopheles gambiae, le moustique qui propage le paludisme | Dr Williams Collins/CDC via Public Health Image Library CC License by

sur The Independent

Repéré par Barthélemy Dont

Cette expérience pourrait servir à lutter contre les épidémies de paludisme.

Des scientifiques sont parvenus à éradiquer complètement une population de moustiques dans leur laboratoire en Angleterre. Pour atteindre ce résultat, une technique appelée «forçage génétique» a été utilisée. Elle consiste à introduire un gène spécifique pour qu’il se transmette de génération en génération. Le gène induit dans le cas qui nous concerne bloquait la capacité reproductrice des femelles.

Cette éradication via une manipulation génétique pourrait, à terme, aider à stopper les épidémies de paludisme qui font des ravages en Afrique et en Asie. Cette maladie touchait, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) autour de 216 millions de personnes en 2016. Mortelle, elle a laissé derrière elle environ 445.000 victimes cette même année.

L’équipe scientifique du Imperial College London a réussi à éliminer une population de onze générations de moustiques de l’espèce Anopheles gambiae, qui est responsable de la propagation du paludisme en Afrique subsaharienne. En 2016, 90% des cas de paludisme observés se situaient en Afrique, en grande partie sur des nourrissons et des enfants en bas âge.

Pas d’expérimentation dans la nature avant dix ans

Cette découverte pourrait être une très bonne nouvelle pour lutter contre ces épidémies, alors que l’OMS alerte sur le fait qu’en 2017 les progrès de la lutte contre le paludisme ont ralenti.

Si la phrase «population éradiquée grâce aux modifications génétiques» ne vous rassure pas, Andrea Cristiani, qui a co-dirigé l’expérience, explique qu’il faudra minimum dix ans avant que cette technique soit utilisée dans la nature: «Il faudra faire de plus larges expériences en laboratoire et travailler avec les pays touchés pour étudier la faisabilité de ce processus.»

Pour Mariann Bassey, une activiste de l’organisation environnementale Friends of the Earth Africa, cela ne suffit pas:

«Nous devrions nous concentrer sur les solutions les moins risquées et les plus efficaces. Pas faire des expériences potentiellement dommageables pour l’écosystème.»

http://www.slate.fr

Le Saviez-Vous ► Ces laboratoires secrets qui mènent leurs expériences sur des humains


Dans le passé, il y a eu beaucoup d’expériences faites sur des cobayes à leur insu. Certaines de ces expériences étaient d’une barbarie vraiment effrayantes. Beaucoup des cobayes sont resté avec des séquelles physiques et psychologiques. D’autres sont mort suites aux expériences ou encore se sont suicidé. On a essayé de cacher les faits ou défendre les auteurs de ces recherches.
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Ces laboratoires secrets qui mènent leurs expériences sur des humains

 

Des laboratoires top-secrets mènent depuis des années leurs expériences sur des cobayes humains. Une pratique aussi confidentielle qu’effrayante. Découvrez une séléction des expériences les plus choquants.

Quand la CIA efface la mémoire 

CIA

© REUTERS / LARRY DOWNING

Quand la CIA utilise du LSD pour des expériences sur la conscience

La CIA américaine a mené plusieurs projets pour effacer l’identité: Bluebird (ou Artichoke, 1951-1953) et МК ULTRA (MKSEARCH, année 1950-1960). Les principaux cobayes étaient des patients inertes des cliniques neurologiques, dont la plupart ignoraient tout des expériences menées sur eux. Bluebird avait pour but de créer un sérum de vérité infaillible. En utilisant des substances psychotropes et les électrochocs, les chercheurs provoquaient chez les sujets une amnésie artificielle, leur inculquaient de faux souvenirs et « multipliaient » leur identité.

Le projet MK ULTRA était incomparablement plus coûteux et global. Il étudiait toute la diversité des moyens d’impacter la raison (y compris des enfants): de la biologie à la radiologie. Par exemple, dans le cadre d’un des 149 sous-projets, plus de 1 500 soldats américains recevaient avec leur nourriture des produits psychotropes pour évaluer leur opérationnalité « sous l’emprise des substances ». L’information obtenue dans le cadre de MK ULTRA est utilisée aujourd’hui dans le travail des renseignements, même si en 1972 le projet a été fermé après un scandale et qu’une partie de sa documentation a disparu.

Pour une poignée de shekels 

Le Groenland du sud

© AP PHOTO / NORDFOTO

Un glacier révèle le secret de la base nucléaire secrète US au Groenland

L’armée israélienne a également mené des expériences sur ses soldats: on a appris en 2007 qu’entre 1998 et 2006, dans le cadre des projets secrets Omer-1 et Omer-2, des médecins militaires israéliens cherchaient un vaccin « contre une arme bactériologique similaire à l’anthrax ». Les 716 soldats participant aux expériences n’ont pas été informés des risques, des éventuelles conséquences et il leur était interdit d’évoquer les détails des recherches avec leurs proches.

En 2007, un groupe d’anciens sujets souffrant des conséquences de cette expérience – tumeurs, ulcères, bronchite, épilepsie – s’est adressé au ministère de la Défense pour se plaindre de leur mauvais état de santé. Ils ont été soutenus par le syndicat des médecins et l’organisation Médecins pour les droits de l’homme qui sont allés jusqu’à la Cour suprême pour exiger une enquête. Mais ils ont obtenu l’effet inverse: le tribunal n’a pas seulement décliné la requête mais il a interdit de publier une partie des informations sur l’expérience.

L’armée hésitait entre réagir en disant que rien ne s’était produit et mettre en avant que les soldats avaient accepté eux-mêmes. Il a été déclaré à la presse que les participants aux projets Omer étaient uniquement des volontaires qui savaient dans quoi ils s’engageaient et pouvaient quitter la partie à tout moment. Il a été suggéré aux victimes de s’adresser aux établissements médicaux où leur guérison promettait d’être longue, car les victimes ne disposaient pas de la moindre information sur les effets subis.

Le principal concepteur de l’expérience, le docteur Avigdor Sheferman (ancien directeur de l’Institut israélien de biologie), est parti ensuite au Canada pour mener des recherches identiques dans une compagnie médicale. Les résultats des projets Omer ont été remis à l’armée américaine pour plusieurs centaines de milliers de shekels.

Une véritable ségrégation médicale

Les États-Unis sont leaders de ce genre d’expériences. C’est dans ce pays qu’entre 1932 et 1972 se déroulait une expérience qu’on pourrait considérer à la fois comme un symbole de ségrégation raciale et de barbarie médicale. A Tuskegee, Alabama, le groupe médical sous la direction du docteur Clark Taliaferro avait pour objectif d’étudier tous les stades de la syphilis.

L’étude consistait à suivre un groupe de Noirs déjà contaminés. Pourquoi? Car à cette époque ils étaient encore considérés comme moins instruits et plus influençables. La plupart ignoraient leur maladie – c’était une condition de l’expérience. Toutes les manipulations étaient présentées comme des « soins du mauvais sang ». 76 des 399 participants sont restés en vie à l’issue de l’expérience. 128 personnes sont décédées de la syphilis et de ses complications. 40 hommes ont infecté leur femme et 19 enfants sont nés avec la syphilis.

En 1946 l’expérience a été élargie: une partie des médecins a été envoyée au Guatemala où pendant deux ans ils infectaient sciemment des soldats, des prostituées, des prisonniers, des mendiants ou des malades mentaux – jusqu’à 5 000 personnes au total.

C’est seulement en 1972 après la tribune d’un médecin dans le Washington Star qu’une commission spéciale s’est penchée sur les recherches à Tuskegee pour reconnaître leur illégitimité. Le gouvernement américain a alloué 9 millions de dollars pour aider les survivants, et 25 ans plus tard leurs proches ont entendu les excuses du président Bill Clinton. La trace latino-américaine n’a été découverte qu’en 2010 grâce à la publication des notes du docteur Cutler – l’un de ceux qui travaillaient pour ce programme au Guatemala. 750 victimes guatémaltèques ont porté plainte contre l’université Jones Hopkins, et Barack Obama a présenté ses excuses au peuple du Guatemala en la personne du président Alvaro Colom.

Des épidémies artificielles introduites dans le métro

Les chercheurs américains ne ménageaient pas vraiment leur grande nation. Des chimistes testaient sur les recrues l’effet toxique de l’ypérite (pour améliorer les masques à gaz), ou encore pulvérisaient des composants toxiques sur plusieurs villes canadiennes et américaines. Dans les années 1950, des épidémies artificielles ont été provoquées en Floride et en Géorgie. A la fin des années 1960, on a testé dans le métro de New York et de Chicago la vulnérabilité des passagers aux attaques biochimiques cachées en envoyant sous terre la bactérie Bacillus subtilis. En 1963-1969, le Pentagone a lancé sans avertissement sur les navires de sa marine plusieurs types d’armes chimiques et bactériologiques.

Les analystes de la radiation soignaient à différentes époques les adénoïdes avec des barres de radium et le cancer de l’estomac (les diagnostics étaient faux) avec des injections de plutonium, nourrissaient des futures mères avec des sels de fer radioactif sous la forme d’une boisson de vitamines, faisaient exploser des bombes atomiques dans le Nevada et sur les îles Marshall, testaient l’iode radioactif sur les femmes enceintes et en nourrissaient les nouveau-nés.

Des orphelins-cobayes

Les enfants ont toujours été les sujets les plus convoités par les chercheurs.

« L’étude de l’effet des jugements de valeur sur la fluidité verbale des enfants » réalisée en 1939 à l’université de l’Iowa, connue comme « Monster study », est une expérience horrible même si elle n’a pas provoqué de nombreuses morts ni d’invalidités et impliquait seulement une influence verbale.

Le psychologue Wendell Johnson et son aspirante Mary Tudor ont sélectionné dans un orphelinat 22 enfants de différents âges, et dans les cinq mois qui ont suivi Tudor rendait régulièrement visite à chacun d’entre eux pour une conversation de 45 minutes. Certains appréciaient ces échanges car Mary les félicitait pour leur capacité de lecture et leur élocution. Mais d’autres enfants, après quelques visites, ont commencé à éprouver des problèmes d’élocution, de comportement et de réussite à l’école parce que Tudor se moquait d’eux et leur reprochait de faire des fautes verbales.

Il faut dire que Johnson était guidé par un intérêt tout à fait scientifique: les véritables causes du bégaiement n’ont toujours pas été établies. Il supposait qu’il était possible de provoquer un bégaiement même en l’absence de prédispositions physiologiques.

Les successeurs de Johnson et de Tudor jugent que les travaux de ces derniers sont les plus exhaustifs sur le bégaiement, y compris les premières informations qu’ils ont pu recueillir sur le rôle des sentiments et des pensées du bégayant. Par contre, les enfants traumatisés ont vécu avec leurs complexes toute leur vie.

A l’issue de l’expérience, Mary Tudor est revenue plusieurs fois à l’orphelinat pour se repentir, espérant redonner aux enfants leur estime de soi. L’université, pour sa part, a tenu secrètes ces recherches jusqu’en 2001, date à laquelle la presse en a pris connaissance: l’établissement a alors présenté des excuses officielles aux victimes. En 2003, six d’entre elles ont saisi le parquet de l’État pour exiger de les indemniser pour préjudice moral. Quatre ans plus tard, ils ont obtenu 925 000 dollars pour tous les plaignants.

Une expérimentation pour éradiquer l’homosexualité dans un pays

Les victimes des expériences homophobes d’Aubrey Levin pourront difficilement compter sur une indemnité ou même une enquête officielle. Entre 1970 et 1989, l’armée sud-africaine faisait l’objet d’un « nettoyage » des recrues homosexuels. Les données officielles parlent de milliers de victimes mais nul ne connaît le chiffre réel. L’information sur ce programme a été révélée en 1995 dans le journal sud-africain Daily Mail and Guardian. Dans une interview le responsable du projet, ex-psychiatre en chef d’un hôpital militaire Aubrey Levin, affirmait:

« Nous ne considérions pas les gens comme des cobayes. Nous avions seulement des patients qui voulaient guérir et venaient de leur plein gré ». Il disait également pratiquer une « thérapie d’aversion sur les soldats homosexuels, sans pour autant recourir au choc électrique ».

Alors que s’est-il passé en Afrique du Sud à cette époque?

Près de 900 opérations de « réorientation sexuelle » ont eu lieu dans des hôpitaux sud-africains dans les années 1970-1980 dans le cadre de programmes pour éradiquer l’homosexualité. Certains patients étaient « soignés » à l’aide de drogues et d’hormones, d’autres ont subi des méthodes radicales – un traitement d’aversion. Dans le cadre de ce dernier on reproduisait une forme « inadmissible » de conduite (par exemple, l’excitation de l’homosexuel avec des images pornographiques) tout en provoquant des sentiments désagréables (par exemple, un électrochoc), avant de montrer une image positive (photo d’une femme nue) sans électrochoc.

La pratique traditionnelle admet le traitement d’aversion uniquement en dernier recours, et même dans ce cas le sentiment désagréable doit être équivalent à la piqûre d’une aiguille, et non faire voler en l’air les chaussures de l’individu, comme ce fut le cas dans les expériences de Levin. La mesure extrême du projet Aversion était la castration ou un changement forcé de sexe, et beaucoup de ceux qui l’ont subi ont choisi le suicide plutôt que de vivre dans un corps étranger. Finalement, la partie « scientifique » du projet fut un fiasco mais les seuls ennuis que ses instigateurs ont connu étaient avec leur propre conscience.

La conscience par intraveineuse

Certains ignorent que les exploits des chercheurs soviétiques dans l’élaboration de poisons ont même dépassé le niveau atteint par les expériences des nazis. Le « Cabinet spécial » (Laboratoire 1, Laboratoire X, Cellule), laboratoire toxicologique créé en 1921 par la direction du NKVD dirigé par le professeur Grigori Maïranovski, procédait à la recherche de poisons impossibles à identifier. Les expériences étaient menées sur des détenus condamnés à la peine capitale: 10 personnes pour chaque produit (sans compter les expériences sur les animaux).

L’agonie de ceux qui ne mourraient pas immédiatement était suivie pendant 10-14 jours avant de les achever. Le poison recherché a été finalement trouvé: le carbylamine-choline-chloride ou K-2, qui tuait en 15 minutes et sans traces (les médecins légistes indépendants diagnostiquait un décès pour insuffisance cardiaque). Grigori Maïranovski travaillait également sur le « problème de sincérité » pendant les interrogatoires avec des produits médicaux et élaborait des poisons en poussière qui tuaient quand on les respirait…

Au total, le Laboratoire 1 a fait entre 150 et 300 victimes (des criminels mais également des prisonniers de guerre), parmi lesquelles on peut également compter les médecins de la Cellule: des années plus tard Maïranovski, finalement condamné, écrivait que deux de ses collègues avaient mis fin à leur vie, que deux autres avaient perdu la capacité de travailler et que trois étaient devenus alcooliques.

Les testicules de jeunesse éternelle

La création d’un poison idéal sera probablement toujours d’actualité, tout comme la recherche de la pierre philosophale et de la fontaine de jeunesse. Par exemple, le professeur Preobrajenski du Cœur de chien écrit par Mikhaïl Boulgakov, pratiquait une méthode de rajeunissement assez répandue pour les années 1920: son homologue vivant aurait pu être le docteur américain Leo Stanley – à l’exception de leur mentalité. Ce médecin en chef d’une prison de San Quentin (Californie) était un adepte de l’eugénisme et testait différentes méthodes de purification de la race humaine: la chirurgie plastique (car la laideur extérieure provoque la laideur intérieure et inversement), les manipulations des glandes génitales et, pour finir, la stérilisation.

Il a commencé à mener des expériences sur le rajeunissement en 1918 en transplantant aux détenus âgés les testicules de jeunes criminels exécutés. La « matière première » a rapidement commencé à manquer et le docteur s’est alors orienté vers les animaux en utilisant des testicules de boucs, de sangliers et de cerfs. D’après ses rapports, les sujets éprouvaient un « gain de forces et se sentaient mieux » – on ignore s’il s’agissait d’un effet placebo ou d’un véritable rajeunissement mais le docteur promettait la seconde variante.

Un autre but de l’étude était de confirmer l’hypothèse selon laquelle le comportement criminel dépendait des problèmes hormonaux. Pour régler les deux problèmes, il fallait donc stériliser le sujet — 600 détenus ont subi ce traitement jusqu’en 1940. Certains d’entre eux ne voulaient pas avoir d’enfants, d’autres voulaient rajeunir: le docteur Stanley présentait la stérilisation comme un moyen permettant de rajeunir et de guérir, il avait promis à certains un régime de détention plus souple. Cependant, son véritable objectif était de pacifier les gènes « criminels » et l’instinct sexuel qui poussait selon lui le criminel à récidiver. Il a poursuivi ses recherches jusqu’en 1951, et compte tenu de sa contribution à la réforme des établissements médicaux cette activité ne paraît pas absolument insensée.

L’hôpital du docteur Cotton

Contrairement aux recherches d’Henry Cotton, l’élève d’Alzheimer en personne à 30 ans déjà (à partir de 1907) dirigeait un hôpital psychiatrique à Trenton (New Jersey). Le poste de médecin en chef lui accordait de vastes opportunités pour tester en pratique son hypothèse sur l’origine des troubles psychiques. Il estimait que les gens devenaient fous par infection et que le foyer de cette dernière se trouvait avant tout dans les dents malades — très proches du cerveau. Par conséquent, la première procédure subie par les patients de Cotton était l’arrachage de dents.

Si cela ne fonctionnait pas, on continuait de chercher l’infection au hasard (ou par ablation): dans les amygdales, la vésicule biliaire, l’intestin, l’estomac, les testicules, les ovaires… Même la famille de Cotton n’a pas échappé à cette « chirurgie bactériologique » (nom donné par l’auteur de la méthode): il a arraché les dents de son épouse, de ses deux fils et même les siennes. Ce dernier acte avait été précédé par une dépression nerveuse suite à l’ouverture d’une enquête dans sa clinique par une commission du sénat local.

Malgré les données reflétant une efficacité élevée de sa méthode (85% de guérison) diffusées activement par le docteur dans ses discours et ses articles, ainsi que la forte popularité de l’hôpital de Trenton (même les hommes aisés et les célébrités y envoyaient leurs proches pour une grande somme d’argent), en 1924 le conseil de tutelle a senti que quelque chose ne tournait pas rond et a consulté l’université Jones Hopkins. La docteure Phyllis Greenacre envoyée à l’hôpital pour vérifier les statistiques a découvert que seulement 8% des patients de Cotton guérissaient, 41,9% ne ressentaient aucune amélioration et 43,4% mourraient. Sachant que les 8% n’avaient pas subi de soins et que les 43,4% décédés avaient fait les frais de la pratique de Cotton.

L’enquête de la commission créée par le sénat local avait précisément pour but de découvrir les causes de cet état de fait mais elle a à peine eu le temps d’entamer son travail: des collègues de renommée et même des hommes politiques ont pris la défense de Cotton, qui a tranquillement repris son travail pour prendre sa retraite cinq ans plus tard. Personne n’a voulu poursuivre ses recherches.

Les bonnes nouvelles

Virus Zika

© REUTERS / IVAN ALVARADO

Des expériences scientifiques auraient provoqué la recrudescence de Zika

Au courant de l’été 2014, les utilisateurs anglophones de Facebook ont été surpris d’apprendre que 689 003 d’entre eux avaient joué le rôle de cobayes contre leur gré dans une expérience conjointe des chercheurs américains et du réseau social. Les résultats parus dans le magazine Proceedings of the National Academy of Sciences stipulaient:

« Les états émotionnels peuvent être transmis à d’autres individus à travers une infection émotionnelle, après quoi, sans en être conscients, ils peuvent éprouver les mêmes émotions ».

Cela signifie que la bonne et la mauvaise humeur sont contagieuses de la même manière que l’absence d’un contact direct n’empêche pas cette infection. L’expérience était simple: un groupe de sujets recevait dans son fil d’actualité des positifs, l’autre des messages négatifs. Les utilisateurs ont immédiatement réagi: les « heureux » ont commencé à publier des commentaires optimistes et le groupe attaqué par des posts négatifs a commencé à écrire des choses négatives.

Les militants ont critiqué les méthodes des chercheurs et ont même supposé que pour certains, le contenu négatif avait pu être « la dernière goutte » — mais avec autant de probabilité le contenu positif a aussi pu redonner espoir à quelqu’un. Dans l’ensemble, les deux manipulations peuvent être perçues comme un petit pas vers la sophistication des méthodes pour influencer le public. Par conséquent, il faut remettre en question et analyser tout ce qui tombe dans le champ de votre attention, sans oublier la probabilité qu’à chaque instant vous faites peut-être partie d’une expérience.

https://fr.sputniknews.com

Le Saviez-Vous ► Expertise médico-légale au Québec


Parmi mes passions telles que l’archéologie, l’astronomie et autres, il y a aussi la science médico-légale. Ce billet avait été écrit en 2014 lors des 100 ans d’expertise médico-légale au Québec, plus précisément à Montréal. C’est d’ailleurs l’un des laboratoires les plus complets en Amérique du Nord. C’est un endroit qu’on peut résoudre le mystère d’un décès, d’un crime … Le seul hic, est l’odeur qui règne dans la salle d’autopsie
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Expertise médico-légale au Québec

 

 

Ce laboratoire a été fondé par le Dr Wilfrid Derome le 26 juin 1914, et a occupé jusqu’en 1969 des locaux dans le Vieux-Montréal, rue Saint-Vincent. Il constitue aujourd’hui une unité autonome au sein du ministère de la Sécurité publique, située au siège social de la Sûreté du Québec, rue Parthenais. Il est l’un des laboratoires les plus complets en son genre en Amérique du Nord.

Le Laboratoire possède trois salles d’autopsie qui sont attenantes à la morgue, qui peut contenir jusqu’à 135 corps. Entre 650 et 700 autopsies sont pratiquées ici tous les ans. Il reçoit la majorité des cas de morts violentes ou suspectes au Québec. Les causes de mortalité sont identifiées dans 95 % des cas.

Une autopsie dure en moyenne une heure. Dans des cas extrêmes, où il y a putréfaction et démembrement, elle peut s’étendre sur plusieurs jours. C’est une procédure invasive où tous les organes du torse et du crâne sont retirés et examinés. Les organes (dont le cerveau) sont mis dans un sac et placés dans le ventre. Si le corps était exposable avant l’autopsie, il le sera après celle-ci. La salle sert aussi à passer le corps et la dentition aux rayons X.

Même après plus de cinq ans comme médecin légiste, le Dr Yann Dazé peut encore sentir l’odeur de putréfaction qui règne au sous-sol, où sont situées les salles d’autopsie et la morgue.

« Ça ne sent pas la boulangerie », lance-t-il.

L’odeur est beaucoup plus proche de celle émanant des égouts. C’est d’ailleurs où vont les eaux après le lavage, si nécessaire, du corps.

Quelques échantillons d’organes prélevés durant l’autopsie sont envoyés pour être analysés. Ils sont coulés dans la paraffine afin d’en faire des tranches extrêmement minces. En haut à droite, on voit de fines tranches d’un morceau de coeur.

Le Laboratoire compte environ 150 employés, dont une soixantaine sont affectés à la division Biologie.

Grâce à l’analyse des taches de sang, on peut aider les enquêteurs à déterminer le déroulement d’un acte criminel. Les spécialistes du laboratoire s’occupent aussi de l’analyse des échantillons de sang prélevés sur la scène de crime. Chaque année, 1000 individus sont ajoutés à la Banque nationale de données génétiques par l’équipe québécoise.

Un photographe professionnel produit des photos et des vidéos de qualité pour aider aux enquêtes et au dépôt d’éléments de preuve en cour. Il fait aussi du traitement d’images et de l’infographie.

À l’aide de microscopes, il devient possible de déterminer si une personne a tenté d’imiter l’écriture d’une autre. Des ralentissements dans le trait vont trahir les individus malintentionnés. Toute cette analyse se fait à l’oeil par des spécialistes.

Avec des appareils sophistiqués, il est possible de déceler les différentes techniques encore utilisées par des faussaires. Dans ce cas-ci, pour un chèque altéré et pour un numéro de téléphone caché.

La fin de la guerre des motards a fait passer le nombre annuel d’enquêtes de la section Incendies et explosions de 100 à 40. L’essence est utilisée dans 90 % des incendies d’origine criminelle.

Dans le secteur de la balistique, on reçoit pour analyse entre 2000 et 2500 armes à feu par année. On y compare des douilles pour les associer à des armes à feu. Ce travail se fait à l’oeil. Un robot numérise les douilles, mais seul un humain peut confirmer une correspondance entre deux douilles. Le Laboratoire a 4000 armes à feu saisies aux fins de comparaison.

Avec les informations de Louis-André Bertrand et de Jacques Bissonnet. (Photos : Louis-André Bertrand)

http://ici.radio-canada.ca

Des organes sur puce pour remplacer les animaux de labo?


On voudrait que les animaux ne soient plus des cobayes dans les laboratoires. Un pas est fait en ce sens grâce à la technologie qui vient d’ouvrir une voie en ce sens
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Des organes sur puce pour remplacer les animaux de labo?

 

Des organes sur puce pour remplacer les animaux de labo?

Les puces sont peut-être l’avenir de la recherche pharmaceutique.Photo Gentside

La fin des tests sur les animaux? Un rêve pour les défenseurs des animaux, une possibilité pour les chercheurs. En effet, l’expérimentation animale est de plus en plus décriée non seulement au niveau du traitement des sujets de laboratoire mais aussi des résultats obtenus qui ne seraient pas toujours fiables et concrets.

Depuis plusieurs années, des chercheurs travaillent ainsi à mettre au point des techniques alternatives. Donald Ingber, fondateur de l’Institut Wiss à  Harvard est l’un de ces scientifiques. Son laboratoire est spécialisé dans la modélisation d’organes humains sur des puces et il est aujourd’hui devenu capable de simuler les poumons, le foie ou encore le coeur.

DES ORGANES SUR MICRO-PUCES

Les puces sont peut-être l’avenir de la recherche pharmaceutique. En effet, les progrès en microfluidique ont permis aux chercheurs de construire des puces qui reproduisent les fonctions de certains organes humains. L’Institut Wyss a ainsi réussi à  créer une puce qui simule le fonctionnement des poumons grâce à une interface air-liquide.

Dans la partie air, sont présentes des bactéries et des cellules humaines de poumons et dans la partie liquide, dont les propriétés sont très proches du sang, des globules blancs. Grâce à  un système d’extension-contraction, la micropuce subit un mouvement proche de la respiration. Un modèle au plus proche de la réalité qui pourrait servir à  tester des médicaments, d’après ses inventeurs.

Lancés sur cette voie, de nombreux laboratoires améliorent les systèmes et diversifient les organes présents sur micro-puces. Ainsi, des médicaments pour diabétiques sont testés sur des puces pour contrôler leurs transferts dans les veines. Une amélioration non négligeable par rapport aux tests sur animaux qui restent un modèle imparfait.

DES EXPÉRIMENTATIONS ANIMALES DÉFENDUES

Néanmoins, des scientifiques continuent de défendre le processus d’expérimentation animale. Suite aux actions menées par des activistes, le CNRS a publié un communiqué expliquant l’importance de ces tests. Selon de nombreux scientifiques, les tests sur puces sont une grande amélioration pour la recherche car des résultats rapides peuvent être obtenus. Mais des faiblesses demeurent.

Ces modèles ne permettent notamment pas de visualiser la complexité des êtres vivants.

«En travaillant sur un système biologique reconstitué, les scientifiques ne peuvent pas observer l’entièreté de la réaction comme ils peuvent le faire avec le modèle animal», argumente le CNRS.

Un problème difficile à  surmonter même en améliorant les systèmes déjà  mis au point.

En attendant, les expérimentations animales coûtent de plus en plus cher et sont très fortement régulées et contrôlées. Il devient alors plus difficile d’obtenir la possibilité d’effectuer ces recherches. La solution des organes sur puces pourrait ainsi permettre à  de nombreux chercheurs d’obtenir un modèle facile à étudier et peu coûteux.

http://fr.canoe.ca/

ETATS-UNIS. Les laboratoires publics renoncent à l’utilisation des chimpanzés


Une bonne nouvelle pour les chimpanzés en laboratoire, ils sont à la retraite pour le reste de leur vie. Il restera d’autres laboratoires privés à conscientiser pour éviter que les primates servent à des expériences
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ETATS-UNIS. Les laboratoires publics renoncent à l’utilisation des chimpanzés

 

Les laboratoires publics américains renoncent à l'utilisation des chimpanzés. © Brakefield Tom/SUPERSTOCK/SIPA

Les laboratoires publics américains renoncent à l’utilisation des chimpanzés. © Brakefield Tom/SUPERSTOCK/SIPA

Les 50 derniers chimpanzés encore captifs ne subiront plus les expériences des laboratoires publics aux Etats-Unis.

RETRAITE. Les chimpanzés ne serviront plus à la recherche gouvernementale aux Etats-Unis et les 50 derniers représentants de l’espèce encore captifs vont être mis à la retraite dans un sanctuaire, ont déclaré les autorités de santé américaines mercredi 18 novembre 2015. La décision de l’Institut national de la santé (NIH) survient deux ans et demi après l’annonce par l’agence de son choix de mettre un terme à la quasi-intégralité de sa recherche biomédicale s’appuyant sur des chimpanzés, les animaux les plus proches de l’homme avec 98 % de gènes communs. Dès 2013, aucune nouvelle demande de recherches à partir de chimpanzés n’avait été approuvée. Depuis l’an dernier, les chimpanzés en captivité ont été enregistrés parmi les espèces menacées par le Service de la pêche et de la vie sauvage américain. Le NIH a indiqué que cette désignation d’espèce en danger conduisait les chercheurs à demander l’obtention d’une autorisation supplémentaire pour mener des expérimentations susceptibles de blesser l’animal, et qu’aucune demande d’autorisation n’avait été demandée.

« En conséquence de ces nombreux changements ces dernières années et de la demande significativement réduite de chimpanzés pour les recherches médicales appuyées par le NIH, il est clair que nous avons atteint le seuil critique », a déclaré un responsable du NIH, Francis Collins, dans un communiqué. « En accord avec l’engagement de juin 2013 du NIH, j’ai réexaminé la nécessité de maintenir les chimpanzés dans la recherche biomédicale et pris la décision, avec effet immédiat, de nous dispenser de notre colonie de 50 chimpanzés pour de futures recherches ».

Les chimpanzés de la NIH deviennent donc « immédiatement éligibles à la retraite » au « Paradis du chimpanzé », un sanctuaire fédéral de Keithville, en Louisiane (Etats-Unis), a annoncé Francis Collins. L’Institut national de la santé a déclaré qu’il continuerait d’utiliser d’autres primates ‘non-humains’ pour ses recherches.

Une évolution rapide de la situation

Il restait 937 chimpanzés pour la recherche aux États-Unis en 2011, dont environ 450 étaient financés par les NIH (les autres l’étant par des laboratoires privés). En septembre 2012, les NIH avaient déjà mis à la retraite 109 chimpanzés dans le sanctuaire en Lousiane. Plus tard, en 2013, les experts du NIH avaient préconisé de conserver un groupe constitué de ces 50 chimpanzés au lieu des 450 utilisés précédemment. Les États-Unis restait le seul pays industrialisé à utiliser des primates pour la recherche médicale, notamment pour l’hépatite C, le sida et le paludisme. L’Union européenne a formellement interdit en 2010 l’utilisation des singes en laboratoire, suivant l’exemple du Japon, de l’Australie et d’autres pays.

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Le Saviez-Vous ► En 1981, deux philosophes voulaient utiliser des chats pour nous protéger des déchets nucléaires


Si cela avait été dans les années 50, j’aurais pensé que c’était d’époque, mais dans les années 80 jusqu’en 2011 et dire qu’encore aujourd’hui, on veut jouer avec la génétique des chats pour les mettre en présence de produits dangereux …
Nuage

 

En 1981, deux philosophes voulaient utiliser des chats pour nous protéger des déchets nucléaires

 

Un chat, visiblement effrayé. Via <a href="https://pixabay.com/fr/cat-maison-kate-des-animaux-yeux-278187/">Pixabay</a>, licence <a href="https://creativecommons.org/licenses/publicdomain/">Public Domain CC</a>.

Un chat, visiblement effrayé. Via Pixabay, licence Public Domain CC.

Repéré par Vincent Manilève

Si le projet a été annulé, d’autres laboratoires tentent de relancer cette horrible idée.

Pendant des dizaines d’années, le gouvernement américain estimait que la montagne Yucca, située dans le Nevada, était le lieu parfait pour entreposer les déchets nucléaires pendant les milliers d’années à venir.

Si le projet a été annulé en 2011 avec l’arrêt des financement, le site Techinsider nous rappelle que certains plans du gouvernement pour se protéger des déchets de Yucca étaient très ambitieux, voire carrément bizarres. L’un d’entre eux consistait à utiliser des chats génétiquement modifiés.

En 1981, deux philosophes membres de la Human Interférence Task Force, le groupe gouvernemental chargé du projet Yucca, ont proposé que l’on modifie le code génétique de chats pour qu’ils changent de couleur en présence de radiations. Un peu comme la dague de Frodon dans Le Seigneur des anneaux, qui devenait bleue pour l’avertir de la présence d’orques. Cette nouvelle sorte de compteur Geiger poilu aurait ainsi été utile aux personnes vivant autour de zones à risques, qui pourraient être prévenues lorsqu’elles s’approchent d’un endroit contaminé.

Leur idée allait encore plus loin puisque les deux philosophes en questions, Paolo Fabbri et François Bastide souhaitaient aussi que ces «chats à rayons» rentrent dans le folklore et la culture commune.

«Cela passerait par des proverbes et des mythes qui expliqueraient que, quand on voit un chat changer de couleur, on ferait mieux de courir», écrivait Gizmodo l’année dernière.

Une chanson a même été écrite il y a peu pour rendre hommages à ces chats qui auraient pu protéger les futures générations.

Bien sûr, ce projet n’a jamais vu le jour. Mais comme l’explique Techinsider, certains scientifiques continuent de travailler sur la question. Un laboratoire canadien, Bricobio, veut à terme relancer les «chats à rayons». Pas forcément pour prévenir d’une zone radioactive, mais pour permettre une meilleure détections des gaz dangereux comme le mercure par exemple. Pauvres chatons.

http://www.slate.fr/