Marcher, c’est bon aussi pour le mental !


Je ne suis pas sportive, mais la marche, c’est un exercice facile surtout quand on peut aller dans un environnement agréable. C’est une bonne thérapie pour se remettre les idées en place, pour réfléchir, pour se détendre
Nuage

 

Marcher, c’est bon aussi pour le mental !

 

On connaît les bienfaits de la marche pour entretenir sa forme physique, moins ceux sur la santé psychique. Les dix bénéfices qu’il y a à marcher pour se sentir mieux dans sa tête.

Se sentir mieux après une bonne marche est un sentiment largement partagé par ceux qui en ont fait l’expérience. Lors de cette activité, l’interaction corps/esprit est en effet unique. Marcher 30 à 40 minutes plusieurs fois par semaine permet de décompresser, de s’apaiser quand on est tendu, mais aussi d’y voir plus clair ou encore de trouver des solutions. Bref, c’est à la fois un extraordinaire booster cognitif et un formidable tranquillisant naturel. Cette expérience empirique des bienfaits psychiques de la marche est confirmée régulièrement par les chercheurs.

« Les travaux de l’Inserm, dit le Dr Guillaume Schneider-Maunoury, ont scientifiquement établi les bienfaits de la marche pour prévenir les troubles psychiques sur le très large spectre qui va du stress de la vie moderne jusqu’à la dépression. La marche libère les endorphines qui participent à notre sensation de mieux-être, nous permet de mieux nous situer dans notre vie et de renforcer notre estime de soi. »

Marcher pour dénouer les tensions

La respiration ample et régulière que la marche implique favorise une meilleure oxygénation du corps et du cerveau, ce qui participe à dénouer les tensions accumulées.

« C’est un effet mécanique, souligne Pierre-Yves Brissiaud, psychothérapeute. La verticalité qu’impose la marche entraîne un relâchement des trapèzes, du haut du dos, des mâchoires, jusqu’aux dents qui se desserrent… La marche oblige à abandonner ces tensions hautes, dos, nuque, épaules, qui s’installent quand nous sommes stressés. Ce relâchement physique induit immédiatement un relâchement psychique. »

Marcher pour découvrir

La marche favorise notre capacité d’attention et fait émerger notre créativité.

« Quand on marche en pleine campagne par exemple, rappelle Valérie Germain, psychologue clinicienne, on s’éloigne de la sur sollicitation du quotidien. Notre attention en est à la fois plus large et moins dispersée. Le seul mouvement de la marche renforce notre concentration. Nos réflexions aussi changent de nature. Elles sont plus existentielles. »

En effet, la symbolique de ce mouvement est très forte.

« En marchant, précise Pierre-Yves Brissiaud, on se retrouve relié au ciel et à la terre, les pieds reprennent racine et la tête s’évade vers le haut. Il y a une dimension de quête spirituelle dans la marche. »

Et l’occasion de découvrir en nous des ressources insoupçonnées, nos résistances habituelles baissent la garde, les associations d’idées se font plus facilement aidées par ce qui se passe sous nos yeux.

Marcher pour jubiler

C’est la cerise sur le gâteau. Il y a un très vif plaisir à profiter de l’énergie, du bonheur, que nous renvoient la douceur de l’air, la clarté d’un ciel, la force d’un vent, un grand ravissement à contempler la beauté qui nous entoure. La nature est un puissant et joyeux thérapeute.

Marcher pour méditer

Méditer, ce n’est pas seulement faire le vide, c’est aussi réfléchir autrement.

« La marche est une médiation en mouvement, insiste Pierre-Yves Brissiaud. Par la rupture avec notre quotidien, par la régularité de ce mouvement répétitif, un pied devant l’autre, et par la respiration qu’elle instaure, elle nous fait entrer en méditation plus facilement. »

On peut alors décider de se focaliser sur son ressenti corporel. Par exemple, on peut entamer une marche en faisant attention à relâcher ses épaules et en observant ce qui se passe en nous. Ou bien en décidant d’être plus attentif à ce que l’on entend de l’oreille droite, puis de l’oreille gauche, et enfin des deux. Ensuite, il n’y a plus qu’à laisser libre cours à ce qui vient à l’esprit.

Marcher pour positiver

Marcher permet de positiver parce que c’est une activité toute simple et libératrice. Aucune compétence n’est nécessaire, aucun prérequis n’est exigé, pas besoin d’être beau, jeune, riche ou fort ! On sait tous marcher. Mieux, on est tout de suite bon. On peut démarrer et en tirer plaisir immédiatement. On enclenche ainsi une spirale positive dont l’un des atouts est de nous aider à sortir de nos ruminations et pensées négatives.

« La marche met en mouvement notre corps, précise Valérie Germain, et cette nouvelle réalité physiologique a une incidence sur notre réalité psychique : elle nous oblige à sortir de notre fonctionnement en boucle. »

On adopte de fait un nouvel angle de vue, on échappe à une vision sans issue, on abandonne ces pensées qui tournoyaient sans fin en nous. Un effet visualisé dans le cerveau par l’imagerie médicale.

Marcher pour prendre de la distance

Quand on se sent coincé, sans solution, marcher nourrit la réflexion, « en nous plaçant dans un état de concentration qui favorise un retour vers l’essentiel, observe Valérie Germain. Ce mouvement se fait presque naturellement, à notre “corps défendant”. On se remet face à soi-même dans une vision plus globale au lieu de se focaliser sur des détails, on reformule ce qui nous obsède. »

En intégrant une réalité nouvelle, un autre chemin, on prend du recul tout simplement. On ne subit plus, on se place en tant qu’acteur.

Marcher pour rencontrer de nouvelles personnes

La marche est aussi un puissant facteur de convivialité. C’est un exercice qui fait sortir de l’isolement, y compris lorsqu’on marche seul. La rencontre et la reconnaissance par ceux que nous croisons se trouvent toujours à un pas devant soi.

« Quand on n’a pas le moral, constate Valérie Germain, on perd l’envie d’aller vers les autres. On doute de sa valeur, on manque de confiance en soi. Or, marcher dans un endroit qui nous plaît aide à restaurer cette confiance.

On se sent de la même famille que ceux qui nous entourent. Les marcheurs se saluent, un regard peut suffire, et partagent des valeurs qui les unissent. »

Marcher pour réveiller ses sens

En marchant, nos cinq sens sont mis en éveil.

« Presque automatiquement, ils se synchronisent, constate Pierre-Yves Brissiaud. On sent l’odeur de la forêt, on écoute le chant des oiseaux, on ressent le vent ou la chaleur du soleil, on observe le paysage, on goûte la pluie… »

Cette stimulation sensorielle ouvre la palette des émotions, nous permettant de mieux ressentir ce qui vient à nous.

Marcher pour se recentrer

Marcher permet de remettre en ordre ce que l’on a entendu, vécu, réalisé. C’est l’occasion de trier et de réorganiser les multiples informations et sensations perçues dans la journée.

« C’est un exercice d’intériorisation quand on décide de s’y livrer en pleine conscience, dit Pierre-Yves Brissiaud. On peut se demander, “Pourquoi je me mets en marche ? Est-ce pour faire le vide ? Tout oublier ? Ou bien me rappeler ?” Marcher, c’est alors revenir à soi, recréer une intimité avec soi. »

Marcher pour se retrouver

Mais la marche, seul, dans le silence de ses pensées, c’est certainement d’abord et avant tout l’occasion d’une rencontre avec soi-même, d’un dialogue intérieur. L’harmonie entre corps et tête dans laquelle le mouvement nous installe, nous restaure dans notre complétude.

« Nous sommes dans une société de l’apparence, souligne Pierre-Yves Brissiaud. C’est notre extériorité que nous travaillons le plus : “Je suis untel, je fais ceci dans la vie, je possède telle chose…” Or, l’être extérieur est sous influence permanente de son environnement tandis que l’être intérieur est plus authentique, plus juste, mais aussi plus silencieux. Marcher nous permet de le faire émerger, de lui laisser sa place et d’engager un dialogue entre cet être extérieur et notre être intérieur. »

 

Auteur:

Fanny Dalbera

Consultant(s):

Pierre-Yves Brissiaud, psychothérapeute, organisateur de voyages thérapeutiques de marche dans le désert

Valérie Germain psychologue clinicienne formée à la psycho-randonnée

http://www.santemagazine.fr/

Aristote avait raison: la marche nous aide à penser


La marche serait l’activité qui permet d’être plus productive, qui accorde une meilleure utilisation de la mémoire et de l’attention, et sans oublier que pour la santé mentale, c’est un atout, surtout si les promenades se font dans des milieux naturels
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Aristote avait raison: la marche nous aide à penser

 

par Fanny Arlandis

Vous faites peut-être partie de ces gens qui ne savent pas téléphoner sans marcher de long en large, et la science vous donne raison. 

«Quand vous allez vous promener, rapporte The New Yorker, votre coeur palpite plus vite, et fait circuler plus de sang et d’oxygène, pas seulement vers les muscles, mais vers tous les organes –dont le cerveau. De nombreuses expériences ont montré qu’après ou pendant l’exercice, même s’il s’agit d’un effort très doux, les gens obtiennent de meilleurs résultats aux tests de mémoire et d’attention.»

Mais la marche régulière aurait encore plus de bienfaits. Elle permet de nouvelles connexions entre les cellules du cerveau, d’augmenter la taille de l’hippocampe (une zone du cerveau essentielle pour la mémoire) et d’élèver le nombre de molécules qui stimulent la croissance de nouveaux neurones et la transmission des messages entre eux.

C’est aussi un moyen de connecter le rythme de notre corps à notre état mental, à la différence de tous les autres moyens de locomotion, le vélo, la course, etc, qui sont trop rapides. C’est justement parce qu’on n’effectue pas d’effort conscient que la marche permet au cerveau d’être créatif et mettre un pied devant l’autre nous permet d’envisager une idée après l’autre.

Pour une étude à Stanford, deux chercheurs ont demandé à 176 étudiant(e)s de trouver de nouvelles utilisations pour un pneu et un bouton. En moyenne, les idées qui leur sont venues en marchant ont été 4 à 6 fois plus nombreuses que celles qu’ils ont eu en étant assis.

L’endoit où l’on marche est également important. Selon une autre étude menée cette fois à l’université de Caroline du Sud, nous sommes plus performants dans un espace de nature que dans une ville car notre esprit peut dériver plus facilement d’une expérience sensorielle à une autre.

Ensuite, de retour au bureau, il ne reste qu’à écrire:

«La marche organise le monde autour de nous, l’écriture organise nos pensées», conclut The New Yorker.

http://www.slate.fr

Marcher réduirait les prédispositions génétiques à l’obésité


Quand j’était jeune, on écoutait certaines émissions le matin et le soir alors que le jours nous étions actif, aujourd’hui les moeurs ont bien changé avec de graves conséquences. La marche est l’exercice le moins couteux et peut se faire n’importe ou n’importe quand et a de grand bénéfique
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Marcher réduirait les prédispositions génétiques à l’obésité

 

PHOTO RELAXNEWS

Agence France-Presse
Washington, DC

Être sédentaire peut amplifier les prédispositions génétiques à l’obésité et il est possible de réduire ces effets de moitié en marchant à un rythme soutenu une heure chaque jour, selon une étude américaine.

«Notre étude montre que le fait de marcher à bonne allure quotidiennement réduit l’influence génétique sur l’obésité, et se traduit par une réduction de moitié de l’indice de masse corporelle», ou IMC (poids divisé par la taille au carré), expliquent les auteurs de ces travaux dévoilés lors de la Conférence sur la nutrition, l’activité physique et le métabolisme organisée par l’Association américaine pour le coeur à San Diego.

D’autre part, un mode de vie sédentaire, consistant par exemple à regarder la télévision quatre heures par jour, accroît l’influence des gènes sur le tour de taille et fait grimper l’IMC de 50%, ajoutent-ils dans un communiqué.

L’étude a été réalisée auprès de 7740 femmes et 4564 hommes. Les chercheurs ont collecté des données portant sur l’activité physique des participants et les heures passées devant le téléviseur pendant deux ans avant d’évaluer leur IMC.

Ils ont calculé l’effet des prédispositions génétiques sur l’obésité en se fondant sur 32 variations génétiques dont l’influence sur la prise de poids a été bien établie.

Chacune de ces variations génétiques peut accroître l’IMC de 0,13 kilo/mètre carré (kg/m2), selon ces chercheurs.

En revanche, constatent-ils, l’influence génétique peut être réduite chez les sujets effectuant le plus d’activités physiques –avec une baisse constatée de l’IMC de 0,15 kg/m2 contre 0,08 kg/m2 pour les sujets faisant moins d’exercice.

De même, l’effet génétique du sédentarisme sur l’IMC a été le plus prononcé chez les participants passant 40 heures par semaine devant la télévision par rapport à ceux y ayant consacré une heure ou moins. Les premiers ont gagné 0,34 kg/m2 d’IMC, les seconds 0,08 kg/m2.

Selon les auteurs de l’étude, l’Américain moyen regarde la télévision de quatre à six heures par jour.

http://www.cyberpresse.ca