Trois-Rivières Un centre de désintoxication lié à la scientologie


C’est bien quand on est faible psychologiquement parlant que les sectes font le plus d’adeptes. Il était temps qu’on leur enlève leur certification même dans les écoles ils s’étaient infiltré pour enseigné des notions de bases de la Scientologie ..
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Trois-Rivières Un centre de désintoxication lié à la scientologie

 

Trois-Rivières - un centre de désintoxication lié à la scientologie

Le centre Narconon.

© Nicolas Ducharme / Agence QMI

Agence QMI

L’Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie a rencontré lundi les dirigeants de Narconon, un programme de désintoxication liée à l’Église de Scientologie dont Québec aurait révoqué la certification.

Sept à huit heures de sauna par jour pendant 21 jours, engueuler un cendrier, ingurgiter des doses massives de vitamine. Voilà le traitement que propose, entre autres, Narconon Trois-Rivières à des toxicomanes.

Cette méthode singulière de désintoxication est basée sur les écrits du fondateur de l’église de scientologie, L. Ron Hubbard.

Un séjour typique de deux à trois mois chez Narconon Trois-Rivières coûte environ 23 000 $.

Beaucoup de familles de toxicomanes n’hésitent pas investir cette somme pour permettre à leurs proches de mettre fin à leur dépendance.

Il faut dire que Narconon Trois-Rivières prétend que son taux de succès est de 80 %. Ce qui est nettement en haut de la moyenne.

La clientèle du centre vient principalement des États-Unis et du Canada anglais.

C’est le cas de David Edgard Love qui s’est tourné vers Narconon Trois-Rivières pour une dépendance à la cocaïne et aux médicaments. Il en est ressorti un an plus tard sevré, mais complètement traumatisé.

Depuis, appuyé par le groupe Anonymus qui milite à travers le monde contre les activités de l’Église de Scientologie, Love a multiplié les plaintes officielles au Collège des médecins, à la Commission des droits de la personne et à l’Agence du revenu du Canada.

L’homme a aussi organisé diverses manifestations pour attirer l’attention des médias sur les méthodes controversées du centre.

Parallèlement, l’Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie a mené une enquête et rencontré d’ex-patients mécontents.

Cette enquête s’inscrivait dans le cadre d’un processus de certification des centres de désintoxication présents sur le territoire québécois.

L’initiative était d’ailleurs venue de Québec en 2007. On venait alors d’apprendre que les employés de Narconon offraient des cours dans certaines écoles du Québec, enseignant ainsi aux jeunes des principes de base de la scientologie.

« J’ai le sentiment du devoir accompli », a dit David Love.

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