Le Saviez-Vous ► Les Quakers et le chocolat


L’histoire du début du chocolat est assez impressionnante, d’abord que c’est par croyance religieuse (ils étaient exclus de bien des professions dans la communauté) que le groupe Quakers ont été avant-gardiste pour introduire le chocolat, mais aussi pour améliorer les conditions de travail et de vie de ses employés
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Les Quakers et le chocolat

 

Les Quakers et le chocolat

Ariel Fenster

Le chocolat tel que connaissons aujourd’hui est très différent de ce qu’il était à l’origine. Lorsque Cortès et ses conquistadors découvrirent la civilisation aztèque au 16ième siècle, le chocolat était une boisson consommée dans le cadre de cérémonies religieuses ou de festins réservés aux classes supérieures de la société.

Très grasse et amère, cette boisson était agrémentée d’épices et de miel. Aujourd’hui, le chocolat est surtout consommé sous une forme solide; une transformation qui est en partie due à un mouvement religieux, les Quakers. La Société des Amis, plus communément connue sous le nom de Quakers fut fondée en Angleterre au 17ème siècle par des dissidents de l’église anglicane. Les Quakers se distinguèrent des autres mouvements chrétiens par l’absence de crédo et d’hiérarchie dans leur culte. Refusant l’autorité et les divisions de classe, ils étaient aussi de fervents pacifistes. Exclus de beaucoup de professions à cause de leur croyance, ils se tournèrent vers le commerce et en particulier celui du chocolat.

Le premier Quaker associé à l’histoire du chocolat a été Joseph Fry (1728-1787). Pharmacien à Bristol, le chocolat faisait partie de sa panoplie de «médicaments». Il y était vendu comme substitut au gin qui faisait des ravages dans la société. Comme les Quakers étaient opposés à la consommation d’alcool, ce commerce convenait parfaitement aux convictions de Joseph Fry. En 1795, le fils de Joseph Fry introduisit l’utilisation d’une machine à vapeur pour broyer les fèves de cacao. Un procédé qui, en réduisant les coûts de production, a ouvert la boisson à des couches plus larges de la société. Mais ce n’est qu’en 1847 que Joseph, Richard et Francis, les petits-fils du fondateur, suscitèrent une révolution en produisant le premier chocolat à croquer. Le Hollandais Caspar Van Houten, en1828, avait mis au point une presse pour séparer le beurre de cacao, de la poudre de chocolat. Utilisant cette découverte, les frères Fry furent capables de doser les quantités de poudre de chocolat et de beurre de cacao afin de les mélanger avec sucre pour obtenir une pâte molle capable d’être moulée. Ce procédé a permis de faire évoluer le chocolat d’une boisson à une friandise à croquer.

John Cadbury (1801-1880) est un autre Quaker qui marqua encore l’histoire du chocolat. Il introduisit une méthode pour extraire complètement le beurre de cacao produisant ainsi une poudre plus pure pour faire du chocolat ou du cacao. La compagnie Cadbury’s, dans l’esprit quaker, avait une attitude particulièrement éclairée vis-à-vis de ses employés. Elle a été la première entreprise offrant la semaine de cinq jours à son personnel et en1893, Cadbury’s créa pour ses ouvriers une ville modèle dans la banlieue de Birmingham. Toutes les maisons étaient entourées de jardins et les habitants avaient droit à l’éducation et aux soins médicaux gratuits. Par contre, en accord avec la philosophie quaker des Cadburys, la ville ne contenait pas de pubs.

Le troisième Quaker de la trinité du chocolat était Joseph Rowntree (1836-1925). Comme les Cadburys il avait à cœur le bien-être ses employés et insistait à leur offrir un salaire décent. Mais c’est surtout son fils Seebohm Rowntree (1871-1954) qui eut un impact majeur sur la société. Il conduisit un nombre d’études sur les causes de la pauvreté et arriva à la conclusion que les bas salaires sont mauvais pour l’économie et l’humanité! Ce sont ses idées qui jetèrent, en Grande-Bretagne, les bases de «l’État Providence» avec salaire minimum, assurance maladie, allocations familiales et pensions vieillesse.

Les chocolateries quakers n’existent plus aujourd’hui. Fry’s a fusionné avec Cadbury’s en 1919 qui a ensuite a été rachetée par Kraft. La compagnie Rowntree’s fut rachetée par Nestlé en 1988. Par contre certains produits qu’elles ont développé se retrouvent encore dans les rayons chocolat; par exemple, les coffrets «Black Magic» (Rowntree’s) ou les barres «Cadbury Dairy Milk» (fabriqués sous licence par Hershey).

Ironiquement la compagnie Quaker qui produit des flocons d’avoine et différent types de friandises au chocolat n’a de Quaker que le nom de la marque. Comme quoi la bonne réputation des Quakers trouve toujours preneur.

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Le saviez-vous ► Anniversaire : Le biscuit Oreo a 100 ans


100 ans pour un biscuit que l’on retrouve dans bien des garde-mangés, des jarres a biscuits, … Qu’ils soit manger tout rond, grignoter, séparer pour manger la crème en premier ou tout simplement tremper avec un bon grand verre de lait .. chacun a un rituel bien  lui
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Anniversaire  : Le biscuit Oreo a 100 ans

Anniversaire - Le biscuit Oreo a 100 ans

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© Courtoisie

MONTRÉAL – Méconnue des Montréalais, la boulangerie industrielle Kraft située sur la rue Viau est le site de production du milliard de biscuits Oreo vendus tous les ans dans l’ensemble du Canada.

L’usine a ouvert ses portes pour la première fois depuis sa mise en fonction en 1956 pour souligner le centième anniversaire de l’Oreo, le 6 mars prochain.

La production y est gargantuesque : en un seul quart de travail de huit heures, plus de 1,1 million de biscuits Oreo sont confectionnés. La boulangerie est en marche autant de jour que de nuit. Près de 125 travailleurs sont assignés à la ligne de production des Oreo.

Pourtant, la fabrication du «sandwich» à la crème est plutôt simple. Les ingrédients du mélange de pâte à biscuit se retrouvent dans toutes les cuisines québécoises. De la farine, du sucre, de l’huile, du cacao noir, de l’eau et du bicarbonate de sodium suffisent à les confectionner.

La quantité de pâte et de crème qui y sont préparées est étourdissante. Il faut 18 minutes pour mélanger 937 kilogrammes de pâte à biscuits contenus dans une cuve et 25 minutes pour mélanger deux cuves de 361 kilogrammes de crème, ce qui est suffisant pour fabriquer 100 000 Oreo.

Un four de 85 mètres de long

Après avoir été moulées, les petites rondelles passent de cinq à six minutes dans un four industriel d’une longueur de 85 mètres, l’un des plus gros au monde.

Le four chauffé à 200 degrés Celsius peut cuire 3 000 biscuits Oreo par minute.

Puis, vient l’étape du culbutage où la moitié des biscuits sont retournés à une vitesse fulgurante pour ensuite recevoir le mélange de sucre glace, d’huile et de vanille qui constitue la fameuse crème blanche. Une machine monte alors délicatement le sandwich en ajoutant l’autre moitié du biscuit, pour enfin passer à l’emballage.

De la confection à la mise en boîte, il faut compter environ 90 minutes.

Créé en 1912 dans une boulangerie de Chelsea, à New York, le biscuit Oreo est introduit au Canada en 1949, où il fait rapidement fureur. C’est le 4e meilleur marché au monde, après les États-Unis, la Chine et le Venezuela.

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