Le Saviez-Vous ► L’histoire américaine ne doit plus passer sous silence la barbarie des femmes


Un sujet intéressant sur la violence des femmes face aux esclaves aux États-Unis. Je ne suis pas surprise que les femmes ont usé autant (sinon plus) de violence et cruauté envers les esclaves. Des exemples donnés par des esclaves de ces femmes. L’auteur fait une analogie avec les enfants qui ont été séparées les parents immigrés de leurs enfants. Un couple blanc interrogé si cela leur arrivait, prétendait que cela était impossible, car il n’avait rien en commun avec les immigrés. Aussi l’organisation des femmes blanches de l’extrême droite américaine. Ce qui me surprend par contre, c’est qu’en 2019, le racisme et le comportement envers des gens de d’autres ethnies est encore d’actualité autant en Amérique que sur les autres continents, Nous n’avons pas vraiment évoluer sur ce sujet …
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L’histoire américaine ne doit plus passer sous silence la barbarie des femmes

 

Une femme de la Nouvelle-Orléans avec sa jeune esclave, dans les années 1850 | The Burns Archive via Wikimedia Commons

Une femme de la Nouvelle-Orléans avec sa jeune esclave, dans les années 1850 | The Burns Archive via Wikimedia Commons

Rebecca Onion — Traduit par Yann Champion

Un nouvel ouvrage historique montre que les femmes esclavagistes aux États-Unis étaient aussi brutales que les hommes et tiraient autant parti qu’eux de l’exploitation humaine.

L’historienne Stephanie E. Jones-Rogers ouvre son excellent dernier livre, They Were Her Property: White Women as Slave Owners in the American South («Ils étaient sa propriété: les femmes blanches esclavagistes dans le Sud américain») par l’histoire de Martha Gibbs, propriétaire d’une scierie dans le Mississippi, qui possédait également «un nombre important d’esclaves».

L’un d’eux, Litt Young, décrivait sa propriétaire comme une femme qui exerçait un contrôle total sur ses affaires financières, y compris dans la gestion de ses esclaves. Young se souvenait aussi, par exemple, de la manière dont le deuxième mari de Gibbs avait tenté –en vain– de la convaincre d’arrêter d’ordonner à son contremaître d’administrer «des coups de fouet brutaux».

Après la défaite des Confédérés, Gibbs «partit se réfugier»: elle emmena avec elle au Texas une partie de ses esclaves, sous la menace d’une arme à feu, et les força à travailler pour elle jusqu’en 1866

«un an après, ces personnes légalement libres mais encore esclaves de facto “lui donnaient sa première récolte”. Puis, écrit Stephanie E. Jones-Rogers, Martha Gibbs les laissa partir.»

Bien plus que des témoins innocents

Écrits dans les années 1970 et 1980 par des spécialistes de l’histoire des femmes, les premiers livres traitant des femmes esclavagistes s’intéressaient généralement aux riches femmes du Sud qui avaient pris ce rôle à la mort de leur mari ou de leur père. Les femmes de ces ouvrages étaient dépeintes comme ayant un dilemme par rapport à leur rôle d’esclavagiste.

Certaines historiennes ou historiens supposaient d’ailleurs que les maîtresses de ces plantations étaient elles-mêmes contraintes et opprimées par la société patriarcale sudiste. D’après ces versions de l’histoire, les femmes qui possédaient des esclaves ne s’impliquaient pas personnellement dans la gestion quotidienne des esclaves, et elles s’occupaient encore moins d’en acheter ou de les vendre.

Au sein d’un mariage, le fait de posséder ses propres esclaves pouvait permettre à une femme de garder une certaine indépendance.

Ce sont précisément ces suppositions au sujet du côté passif et plein de remords des femmes esclavagistes que Stephanie E. Jones-Rogers remet en cause dans son livre –et avec elles, l’idée que les femmes blanches n’étaient que les témoins innocents de l’esclavagisme des hommes blancs. Son but, m’a-t-elle expliqué par téléphone, était de montrer comment les femmes blanches avaient profité économiquement de la possession d’esclaves.

L’esclavage permit à certaines femmes de trouver un mari. Au sein d’un mariage, le fait de posséder ses propres esclaves pouvait permettre à une femme comme Martha Gibbs de garder une certaine indépendance. Et si le mari venait à mourir, ou à être mauvais en affaires, la femme pouvait trouver un moyen de conserver les «propriétés humaines», ce qui lui offrait la possibilité d’assurer sa sécurité matérielle.

Propriétaires au même titre que les hommes

Stephanie E. Jones-Rogers a commencé à changer de point de vue en se détournant des lettres et carnets intimes des femmes de l’élite, qui constituaient l’essentiel de la base documentaire d’autrefois, pour leur préférer les témoignages des personnes qui avaient été asservies.

En analysant les récits des anciens esclaves rassemblés durant la Grande Dépression par la Works Progress Administration (WPA) –le récit de Litt Young en faisait partie–, l’historienne a trouvé de multiples témoins qui donnaient les noms des femmes qui les avaient possédés –et qui n’étaient pas simplement des «maîtresses», mais de véritables propriétaires, avec tout ce que cela impliquait.

Elle a aussi découvert des récits montrant que ces femmes «insistaient sur leurs revendications à la propriété lors de conversations avec les esclaves ou en leur présence» et qu’elles «contestaient le droit accordé aux hommes de contrôler leurs propriétés, qu’il s’agisse d’esclaves ou autres».

En examinant d’autres types de documents, Stephanie E. Jones-Rogers s’est aperçue que l’on trouvait des cas de femmes propriétaires d’esclaves dans toutes les archives de l’esclavage aux États-Unis: dans les annonces passées dans les journaux lorsque des esclaves s’enfuyaient, où elles s’identifiaient comme les propriétaires des fugitifs, parmi les bénéficiaires d’indemnisations, lorsque leurs esclaves, accusés d’avoir fomenté une insurrection, avaient été exécutés ou revendus, ou dans la liste des personnes dédommagées par les villes qui réquisitionnaient des esclaves pour effectuer des travaux publics.

Les femmes mariées, qui selon la doctrine juridique de la coverture n’avaient habituellement plus le droit de posséder des biens une fois qu’elles avaient un époux, intentaient des actions en justice afin de conserver leurs droits économiques sur les esclaves qu’elles détenaient avant leur mariage. Et les juges accédaient souvent à leurs requêtes.

Cruauté envers les mères et leurs enfants

Les témoignages de la WPA montrent que du point de vue des esclaves, les femmes esclavagistes n’étaient pas très différentes de leurs homologues masculins. Beaucoup d’entre elles étaient tout aussi cruelles que les hommes, et elles n’hésitaient pas à prendre la décision de «revendre» leurs esclaves ou les membres de leur famille.

Plusieurs récits montrent clairement que les femmes du Sud qui possédaient des esclaves n’étaient pas, comme on le pense parfois, de douces «mères» faisant au mieux dans une situation difficile. Elles n’hésitaient pas à fouetter leurs esclaves avec des orties ou à donner de la viande pourrie aux enfants esclaves.

Stephanie E. Jones-Rogers consacre également tout un chapitre à l’horrible pratique qui consistait à séparer les femmes esclaves de leur nouveau-né, afin qu’elles puissent servir de nourrices et allaiter les enfants de leur maîtresse.

«Si l’on observe attentivement la manière dont les femmes traitaient leurs esclaves, il ressort qu’elles différaient très peu des hommes esclavagistes –et qu’elles traitaient très rarement leurs esclaves comme leurs enfants», écrit Stephanie E. Jones-Rogers.

«En repensant au chapitre sur les nourrices allaitantes, j’ai fait le rapprochement avec la politique de séparation des femmes sans papiers et de leurs enfants mise en place par Trump, explique Stephanie E. Jones-Rogers. J’ai lu une interview d’un couple de Blancs du Texas, dans une région proche de la frontière. Les journalistes ont interrogé la femme et lui ont demandé comment elle se sentirait s’il s’agissait de ses enfants. Et elle a répondu, en gros, que “ça ne pourrait pas être ses enfants”.»

«Elles pensaient que les relations avec leurs enfants n’avaient absolument aucun point commun avec celles de leurs esclaves.» Stephanie E. Jones-Rogers, historienne

La propriétaire d’esclaves qui a obligé la mère de T.W. Cotton, interviewé par la WPA, à allaiter son propre enfant, forçant le petit Cotton à se nourrir «de lait animal ou de bouillie en biberon, pratique dangereuse que de nombreux médecins déconseillaient fortement à cette époque», comme l’écrit Jones-Rogers, ne considérait probablement pas cette séparation comme étant difficile émotionnellement et physiquement, tant pour la mère que pour l’enfant.

«Lorsque les esclavagistes séparaient les mères esclaves de leurs enfants, elles ne s’imaginaient pas dans une situation identique, soutient Jones-Rogers. Elles se considéraient comme très différentes des femmes à leur service et pensaient que les relations avec leurs enfants n’avaient absolument aucun point commun avec celles de leurs esclaves.»

En finir avec l’historiographie de la surprise

Le fait que des femmes blanches soient capables d’infliger des violences et de manipuler avec cruauté la vie d’autres personnes, ce que Stephanie E. Jones-Rogers a qualifié dans notre conversation de «malfaisance et ignominie», ne cesse de stupéfier certaines personnes –qui, soyons honnêtes, sont sans doute principalement blanches.

Ce qui explique pourquoi on peut encore lire des articles étonnés sur l’«étrange phénomène» des femmes blanches au sein de l’extrême droite américaine ou qui participent aux manifestations «Unite the Right».

Nous devons également rappeler encore et encore que les femmes blanches assistaient avec plaisir aux lynchages, s’enrôlaient par milliers pour former une organisation auxiliaire du Ku Klux Klan et protestaient férocement contre l’intégration de la population noire dans les établissements scolaires, tant dans le Sud que dans le Nord.

L’histoire de la relation entre les femmes esclavagistes et l’esclavage, explique Jones-Rogers, devrait «mettre un terme à cette surprise».

«Si vous pensez à la valeur, à l’importance d’être blanc dans leur vie, le fait que ce soit une source de pouvoir, que cela leur donne un poids politique, une influence, alors ces petits détails qui ponctuent l’histoire ont un sens, affirme-t-elle. Les femmes n’ont rien à envier aux hommes quand il s’agit de violence.»

Peut-être est-ce un travers particulièrement américain de vouloir croire que les femmes blanches ne sont pas coupables des cruautés de l’histoire américaine. Stephanie E. Jones-Rogers raconte que lorsqu’elle présentait son travail à des universitaires européens, ils ne montraient aucune surprise en découvrant son contenu:

«Il existait une sorte de consensus entre eux sur le fait que les femmes étaient tout à fait capables de commettre de tels actes. Mais lorsque j’en ai parlé à des historiens et des universitaires américains, tous ont exprimé leur stupéfaction.»

Pendant qu’elle rédigeait son livre, Stephanie E. Jones-Rogers a lu Les furies de Hitler, l’ouvrage de Wendy Lower sur la participation des femmes nazies dans le génocide sur le front de l’Est durant la Seconde Guerre mondiale.

«Wendy Lower soutient, entre autres, que la raison pour laquelle nous sommes choqués est que nous nous raccrochons à l’espoir qu’au moins la moitié de l’humanité n’est pas complètement mauvaise, résume Jones-Rogers. Nous devons avoir un peu d’humanité pour ressentir cette empathie naturelle, inhérente. Lorsque l’on découvre que les femmes peuvent être aussi vicieuses et atroces, ça fait perdre tout espoir, parce qui nous reste-t-il d’autre?»

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Le Ku Klux Klan tente d’attirer de nouveaux membres avec des barres chocolatées


Une stratégie malhonnête pour attirer les jeunes à rejoindre le clan du KKK aux États-Unis en mettant des barres de chocolat devant les maisons très tôt le matin avant que les jeunes se retrouvent dehors
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Le Ku Klux Klan tente d’attirer de nouveaux membres avec des barres chocolatées

 

Un membre du Ku Klux Klan recrute, Hampton Bays, États-Unis, 2016 | William Edwards / AFP

Un membre du Ku Klux Klan recrute, Hampton Bays, États-Unis, 2016 | William Edwards / AFP

Repéré par Nina Pareja

Repéré sur CNN

Et ce n’est même pas Halloween.

Sortir de chez soi, marcher quelques mètres et trouver une barre chocolatée sur son passage, un rêve pour les enfants qui attendent le bus qui les emmène à l’école. Sauf, peut-être, quand la confiserie s’accompagne d’un prospectus pour les inciter à rejoindre le Ku Klux Klan.

Depuis quelques semaines, le groupuscule a entamé une campagne de recrutement dans le nord de l’État de New-York. Ses membres déposent, devant les maisons, de la propagande suprématiste avec quelques barres de Snickers, dans l’espoir de séduire les plus jeunes

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–Les voisins surveillent–

Vous pouvez dormir ce soir en sachant que le Klan est réveillé!

Est-ce qu’il y a des problèmes dans votre voisinage? Contactez les chevaliers du Ku Klux Klan aujourd’hui.

«Ça arrive à Rome : des flyers du KKK sont laissés dans les allées dans des sacs en plastique.»

Denise Szarez, une membre du personnel éducatif de la petite ville de Westmoreland où sévit le KKK, a expliqué à CNN la stratégie des suprémacistes:

«Ils viennent entre 4 et 6h du matin pour déposer des bonbons devant l’entrée, avant que les enfants partent prendre le bus scolaire. Ils ont d’abord commencé par viser une communauté vivant dans des mobile-homes parce qu’il y a beaucoup d’enfants, puis ils en ont mis dans sur les trottoirs adjacents. On a vraiment l’impression qu’ils visent les enfants –au moins les lycéens et collégiens.»

Il est assez simple de retrouver la propagande du KKK sur internet.

Pour Szarez, «quelqu’un du coin les télécharge, les imprime et les distribue […] Ça pourrait vraiment être n’importe qui. Mais je pense qu’il est très naïf de croire que les membres du KKK soient absents de notre communauté.»

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Violences lors d’un rassemblement d’extrême droite, Trump critiqué


C’était à prévoir que des affrontements auraient lieu lors d’un rassemblement raciste au États-Unis. Alors que le gouverneur de Virginie, Obama, Hillary Clinton, sénateur républicain de Floride, ont tout dénoncé la suprématie blanche, le président des États-Unis semble plutôt accuser les anti-racistes et les racistes. Avec les actes et les paroles du Président, il n’est pas étonnant que le pays se déchirent
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Violences lors d’un rassemblement d’extrême droite, Trump critiqué

 

L’une des victimes est une femme de 32 ans qui a été tuée lorsqu’une voiture a foncé, volontairement selon des témoins, dans une foule

Un rassemblement de mouvements d’extrême droite américains a dégénéré en violences qui ont fait un mort et des dizaines de blessés samedi à Charlottesville(Virginie), suscitant une controverse après une prise de position ambiguë du président Donald Trump.

L’une des victimes est une femme de 32 ans qui a été tuée lorsqu’une voiture a foncé, volontairement selon des témoins, dans une foule de contre-manifestants venus s’opposer à un rassemblement unitaire de la droite radicale américaine: néo-nazis, suprémacistes blancs, Ku Klux Klan (KKK) jusqu’à la droite alternative ou Alt Right, dont une partie au moins avait soutenu Donald Trump à l’élection présidentielle.

Par ailleurs, deux policiers sont morts dans l’accident de leur hélicoptère aux abords de la ville, sans qu’un lien ne soit établi entre cet accident et les violences.

Des affrontements entre manifestants des deux camps s’étaient multipliés avant le rassemblement de Charlottesville, finalement annulé par les autorités de cette petite ville historique de l’est des Etats-Unis.

Le président américain Donald Trump a condamné les violences de Charlottesville, sans se prononcer sur la responsabilité de l’un ou l’autre des camps en présence.

« Nous condamnons dans les termes les plus forts possibles cette énorme démonstration de haine, de sectarisme et de violence venant de diverses parties », a-t-il déclaré depuis son golf de Bedminster (New Jersey), où il passe ses vacances.

En semblant renvoyer dos à dos les deux camps, le président américain a provoqué l’indignation chez les Démocrates mais aussi un malaise chez les Républicains, son propre parti.

« La haine et la division doivent cesser, et elles doivent cesser immédiatement », a lancé le président.

Interpellé par des journalistes, il a refusé de condamner spécifiquement les mouvements d’extrême droite.

La démocrate Hillary Clinton, battue par M. Trump à l’élection présidentielle de 2016, l’a critiqué sans le nommer.

« Chaque minute où nous permettons à cela de se poursuivre par un encouragement tacite ou par inaction est une honte et un danger pour nos valeurs », a-t-elle tweeté.

Le sénateur républicain de Floride, Marco Rubio, est lui aussi intervenu sur Twitter.

« Très important pour la nation d’entendre le président décrire les événements de Charlottesville pour ce qu’ils sont, une attaque terroriste menée par des suprémacistes blancs ».

Obama cite Mandela

L’ex-président Barack Obama est sorti de sa réserve en citant Nelson Mandela:

« Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de ses origines, ou de sa religion ».

Dans la soirée, le ministre de la Justice Jeff Sessions a dénoncé « l’intolérance raciale et la haine ». Les violences de Charlottesville « trahissent nos valeurs fondamentales et ne peuvent être tolérées », a-t-il dit.

Le FBI, la police fédérale, a annoncé l’ouverture d’une enquête sur les circonstances dans lesquelles la voiture a foncé sur la foule, tuant la jeune femme de 32 ans et blessant 19 autres personnes.

Le conducteur du véhicule a été placé en garde à vue et la police traite les faits comme un « homicide criminel », a déclaré le chef de la police de Charlottesville, Al Thomas.

Selon la chaîne de télévision CNN, le suspect, James Alex Fields Jr, 20 ans, originaire de l’Ohio, a été inculpé de meurtre, de blessures et de délit de fuite.

« On marchait dans la rue quand une voiture, une berline noire ou grise, nous a foncé dessus, elle a percuté tout le monde. Puis elle a reculé et nous a encore heurtés », a déclaré un témoin à l’AFP.

« Une fille au sol a été mutilée. C’était volontaire, ils ont fait exprès de faire marche arrière », a raconté un autre homme qui avait assisté à la scène.

Une quinzaine d’autres personnes ont subi des blessures à d’autres moments des manifestations et contre-manifestations.

L’annonce de ce rassemblement de mouvements d’extrême droite, qui voulaient dénoncer le projet de démontage de la statue d’un général sudiste et favorable à l’esclavage de la guerre de Sécession, suscitait les plus grandes inquiétudes.

Il se présentait comme l’un des plus importants de cette mouvance politique depuis au moins une décennie avec des centaines de participants, selon les organisations antiracistes.

Dès le début de la journée, de nombreux manifestants arboraient des armes semi-automatiques, comme le permet la loi en Virginie. Et devant de premières échauffourées très violentes, les autorités locales décrétaient l’état d’urgence et l’interdiction du rassemblement.

Drapeaux confédérés et salut nazi

De nombreux partisans de l’extrême droite brandissaient des drapeaux confédérés, que beaucoup d’Américains considèrent comme un symbole de racisme. Certains faisaient le salut nazi.

Les militants anti-racistes agitaient des drapeaux du mouvement Black Lives Matter (BLM), qui proteste régulièrement contre les décès de Noirs victimes d’usage excessif de la force par la police.

Ils scandaient des slogans comme « Nous disons non à la peur raciste » ou « Pas de nazis, pas de KKK, pas de fascistes aux USA ».

En fin d’après-midi, le centre de Charlottesville était pratiquement désert à part une forte présence des forces de sécurité.

Dans la soirée, le gouverneur de Virginie a attaqué les groupes d’extrême droite.

 « J’ai un message pour tous les suprémacistes blancs et les nazis qui sont venus aujourd’hui à Charlottesville. Notre message est simple et clair. Rentrez chez vous. Vous n’êtes pas les bienvenus dans cette belle communauté », a-t-il dit.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Ku Klux Klan organise un défilé en l’honneur de Donald Trump


C’est triste de voir une montée en puissance du racisme aux États-Unis. Si Donald Trump était moindrement intelligent, il protesterait devant ce genre d’hommage. Une utopie ? C’est un changement radical de l’orientation de ce pays
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Le Ku Klux Klan organise un défilé en l’honneur de Donald Trump

 

 

Le groupe raciste et suprémaciste de droite Ku Klux Klan annonce sur son site Internet la tenue le 3 décembre prochain, en Caroline du Nord, d’un défilé baptisé la « Grande Klavalkade Klan Parade » en hommage au vainqueur de la dernière élection présidentielle, Donald Trump.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

La campagne de Trump a revigoré les mouvements suprématistes blancs


Comme les droits de l’homme aux États-Unis est toujours en vigueur, enfin en principe, il serait illogique que Donald Trump soit élu Président des États-Unis. Cependant, il est une plaie pour le respect humain et cela donne des « munitions » aux organisations racistes..  Les USA ont toujours voulu montré qu’ils étaient une nation forte et tolérante, mais avec de tels propos, c’est le contraire qu’ils montrent aujourd’hui, et ce même si la majorité des américains sont contre les affirmation de Donald Trump
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La campagne de Trump a revigoré les mouvements suprématistes blancs

 

New York, 9 le décembre I REUTERS/Brendan McDermid

New York, 9 le décembre I REUTERS/Brendan McDermid

Repéré par Claire Levenson

Les déclarations racistes du candidat favori à la primaire républicaine libèrent la parole des extrémistes américains.

La campagne outrancière et raciste du candidat républicain Donald Trump n’est pas un cadeau pour le parti républicain, mais elle a pour l’instant été très bénéfique pour les organisations suprématistes blanches aux États-Unis.

Stormfront, le principal site web néo-nazi du pays, a été obligé de changer ses serveurs pour faire face à l’augmentation de trafic généré par les interventions de Trump, rapporte Politico. Selon Don Black, son fondateur, le nombre de connexions augmente en général de 30 à 40% après les remarques de Trump sur les immigrés ou les musulmans.

«Il est en train de créer un mouvement qui va continuer indépendemment de la survie de sa campagne, explique Black. Il a déclenché une insurrection qui ne va pas disparaître.»

Un coup de pouce au recrutement

Selon plusieurs organisations de lutte contre l’extrémisme, les déclarations de Trump, comme celle appellant à fermer les frontières du pays aux musulmans, sont également susceptibles d’inspirer des actions violentes dans les milieux nationalistes blancs.

«Depuis le début de la candidature de Donald Trump, tout un segment du mouvement suprématiste blanc, des intellectuels racistes aux néo-nazis, a été revigoré», explique Marilyn Mayo de l’Anti-Defamation League.

Une porte-parole d’une branche du Ku Klux Klan en Arkansas a dit à Politico que la candidature de Trump permettait notamment aux recruteurs suprématistes d’engager la conversation plus facilement.

De simples promesses?

 

Quant à David Duke, la personnalité néo-nazie la plus connue aux États-Unis, il explique que la campagne du milliardaire républicain permet de libérer la parole raciste.

«Il a rendu possible le fait de parler de toutes ces inquiétudes qu’ont les Américains d’origine européenne. Les Américains d’origine européenne savent qu’ils sont le seul groupe qui ne peut pas défendre ses propres intérêts et son point de vue. Trump a fait beaucoup pour les droits des Américains d’origine européenne.»

D’autres membres de ces groupuscules extrémistes sont plus sceptiques, comme Brad Griffin du blog Occidental Dissent qui pense que Trump ne tiendrait pas ses promesses de bloquer tous les musulmans et d’expulser tous les sans-papiers.

«Je crois qu’il fait ça juste pour montrer aux gens qu’il est de leur côté.»

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Selma, 50 ans plus tard


En fin de semaine, Selma, une ville des États-Unis, commémore la marche pour les droits civiques des noirs qui avait été entamée, il y a 50 ans. Les choses ont-ils changé depuis le temps ? Certains points oui, mais rien n’est gagnée, la route est longue, même trop longue, car il y a beaucoup à faire et à refaire
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Selma, 50 ans plus tard

La marche de Selman, en Alabama, en 1965.

La marche de Selma, en Alabama, en 1965. Photo :  Reuters

Texte et photos : Yanik Dumont Baron

Les États-Unis commémorent ce week-end le 50e anniversaire de la marche de Selma, en Alabama, devenue un symbole pour les droits civiques des Noirs. Après un discours attendu du président Barack Obama samedi, une marche commémorative sera tenue dimanche, où les participants trouveront une ville qui demeure marquée.

Le 7 mars 1965, plus de 500 manifestants afro-américains quittent Selma pour rejoindre Montgomery, la capitale de l’Alabama. Ils protestent contre les tactiques qui les empêchent de voter. À peine sortie de Selma, la manifestation pacifiste de militants est réprimée violemment par des policiers blancs.

Les images d’hommes et de femmes en habits du dimanche matraqués et poursuivis par des cavaliers ont fait le tour du monde. C’est le « Bloody Sunday » du mouvement pour les droits civiques aux États-­Unis. Le pays est secoué, outré par la violence policière.

Huit jours plus tard, le président des États-Unis annonce le Voting Rights Act, pour interdire toute mesure empêchant un citoyen de voter.

Cinquante ans plus tard, la ville de Selma porte encore les traces de la lutte pour les droits civiques. Portrait en photos.


17 militants non ­violents ont été hospitalisés lors du « Bloody Sunday ». Les manifestants ont été repoussés avec des bâtons, des gaz lacrymogènes. Des cavaliers ont chargé dans la foule.


Le pont où les manifestants ont été attaqués conserve le nom d’un général de l’armée du Sud (confédérée) durant la guerre civile américaine. Une pétition réclame un changement, soulignant que ce symbole du mouvement des droits civiques porte toujours le nom d’un homme « qui a occupé l’une des plus hautes positions au sein du Ku Klux Klan (KKK) ».


La Brown Chapel a servi de point de départ pour les militants qui marchaient vers Montgomery. Au fil des ans, Martin Luther King Jr et Malcom X y ont prononcé plusieurs discours. Le monument « I Had a Dream » est dédié à deux Blancs et à un jeune Noir morts dans les jours entourant la marche de Selma à Montgomery.


Un vaste complexe d’HLM entoure la Brown Chapel. Le taux de chômage à Selma dépasse 10 %, soit presque le double de la moyenne nationale. Quatre résidents sur cinq sont des Noirs. Le premier maire noir a été élu en 2000.


Les leaders du mouvement de contestation se sont souvent réunis dans la maison des Boynton pour affiner leurs stratégies. En 2014, une partie de la rue Lapsley a été renommée en l’honneur du couple. Les cartes utilisent encore le nom original.


La base du pont Edmund Pettus sert de point central pour le tourisme des droits civiques. Plusieurs édifices sont vacants, certains portent la promesse d’un développement.


L’un des quartiers noirs de l’est de Selma, où habitaient de nombreux « foot soldiers », ces centaines de militants qui ont marché derrière les leaders du mouvement. La maison de droite est celle d’Annie Lee Cooper, une militante incarnée par Oprah Winfrey dans le film Selma.


Le quartier plus riche de Selma est occupé surtout par des citoyens blancs. Ils ont aussi un club privé, avec un golf et des terrains de tennis. Il y a 50 ans, les Noirs ne pouvaient pas circuler sur certaines rues habitées par les Blancs, sauf pour aller y travailler.


Cette épicerie, en plein coeur du quartier riche de Selma, est surnommée « l’épicerie blanche » par certains militants. Une petite partie de la clientèle est noire. Certains employés aussi. La ségrégation légale a été remplacée par une ségrégation de facto, influencée par la situation économique des habitants.


Il faut lever le rabat noir pour regarder cette photo dans le local d’un groupe de militants anti­racistes. Les graffitis haineux ont été peints sur un mur après l’admission d’une première élève noire dans une école privée. Elle avait à peine 6 ans. C’était en 2008.


La jeune élève qui était la cible des graffitis haineux dans une école privée. Les amis blancs de Shania Black, 12 ans, étaient aussi intimidés. Elle ne comprenait pas pourquoi elle n’était pas invitée aux anniversaires de ses camarades de classe.


Le cimetière des soldats confédérés morts lors de la guerre civile américaine. Selma a joué un rôle vital dans l’approvisionnement des troupes du Sud. Comme pour la lutte des droits civiques, les traces de cet héritage sont aussi bien en vue dans la ville.

http://ici.radio-canada.ca/

Le Ku Klux Klan va jusqu’à tenter de recruter des noirs américains


Comment un groupe comme les KKK peut ainsi attirer des noirs américains sous prétexte de faire cesser les immigrations illégales. Peut-on vraiment oublier leur histoire et leur moralité ? Ceux qui croient en la suprématie blanche peuvent-ils vraiment se rallier à tous ceux qui ne sont pas de la même couleur de peau ou de religion ?
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Le Ku Klux Klan va jusqu’à tenter de recruter des noirs américains

 

KKK Rally in Georgia / Craig O’Neal via FlickrCC License by

L’impératif de la lutte contre l’immigration illégale aux Etats-Unis est en train de reléguer au second plan certaines positions d’habitude revendiquées par le Ku Klux Klan. Madame Noire rapporte en effet que les slogans traditionnels du groupe suprématiste blanc américain –tels que «pouvoir blanc» et «gardez l’Amérique américaine»– ont tendance à s’effacer, alors qu’il mène une campagne de recrutement dans plusieurs Etats (Caroline du Sud, Géorgie, Californie…). 

La nouvelle stratégie de communication du KKK s’apparente à une forme de dédiabolisation. Elle argumente en faveur d’une convergence des luttes inopinée entre le Ku Klux Klan et la communauté afro-américaine, soi-disant unis contre un ennemi commun dans la rhétorique des chevaliers encapuchonnés: l’immigré clandestin, en particulier mexicain.

«Nous pensons que notre gouvernement devrait intervenir et faire bien davantage pour sécuriser nos frontières. Tous nos emplois sont externalisés désormais, et pour ceux qui restent ici, les Américains noirs et blancs sont forcés d’entrer en compétition avec des Mexicains de l’autre côté de la frontière, parce qu’ils sont prêts à faire le job pour moins cher», a déclaré le leader du KKK, Robert Jones, rapporte Madame Noire.

Les tactiques de recrutement du groupuscule d’extrême droite (qui compte 8.500 membres) se transforment donc: les militants du Klan font du porte-à-porte au hasard, sans critère de race, de religion, ou de principes, car ils ne veulent pas être perçus comme «racistes». En Caroline du Sud, leurs flyers sont même accompagnés de friandises, c’est dire s’ils sont inoffensifs, et s’ils ne se bornent qu’à «suivre la Bible», comme l’a déclaré leur leader à WISTV.

«On commence à voir les blancs et les afro-américains se réveiller face à ce problème d’immigration illégale, a-t-il encore affirmé à Madame Noire. On commence à entrer en contact avec la communauté afro-américaine et à leur parler des mêmes questions, et ils sont d’accord avec le Klan pour dire que l’immigration illégale doit s’arrêter.»

Cette réorientation discursive en direction de l’immigration illégale s’explique par le caractère émotionnel de cette question, qui divise la société américaine. C’est ce qu’explique Mark Potok, porte-parole du Southern Poverty Law Center, une organisation de défense des droits civiques née du mouvement anti-ségrégation, interrogé par Orange County Register:

«Il est beaucoup plus facile d’intéresser les gens à l’immigration illégale» qu’aux sujets traditionnels des suprématistes blancs.

Cependant, interrogé par Madame Noire, Mark Potok soutient que le rapprochement supposé entre le KKK et la communauté afro-américaine relève du fantasme:

«L’idée que les noirs affluent vers le Klan, ou se rallient à son message parce qu’il est critique à l’égard de l’immigration illégale est simplement fausse. C’est une affirmation qui fait partie du message que le Klan cherche à transmettre selon lequel ils s’apparentent plus à un sympathique groupe de surveillance de voisinage qui ne méprise personne et qui est simplement fier de l’héritage blanc.»

Dès que l’on gratte un peu la couche de vernis communicationnelle du KKK, les antiennes suprématistes refont en effet très vite surface. Si l’on appelle la «Klan hotline», dont le numéro est indiqué sur les flyers, comme l’a fait un journaliste de l’Orange County Register, un répondeur automatique prône une politique du «tirer pour tuer» («shoot to kill» en anglais), et conclut:

«Souvenez-vous: si ce n’est pas blanc, ce n’est pas bien» («If it ain’t white, it ain’t right»).

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