Ce petit zèbre tacheté sans rayure fait sensation au Kenya


Voilà un zébreau assez exceptionnel, il a une robe brune tacheté de blanc, il n’est donc pas zébré comme ses congénères. C’est un défaut génétique qui est très rare et malheureusement, il est plus vulnérable que les autres.
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Ce petit zèbre tacheté sans rayure fait sensation au Kenya

Par Pierre-Alexis Bertrand, HuffPost France

Le zébreau, appelé Tira, n’a pas de rayures contrairement à ses congénères, à cause d’une anomalie génétique. Cet état le rend très vulnérable.


ANIMAUX – Au Kenya, dans la réserve nationale du Masai Mara, est né il y a quelques jours un petit zèbre tacheté, et non pas rayé. Pour être précis, Tira -c’est sont nom- a un pelage brun avec des pois blanc.

Mais comment est-ce possible? Pour y répondre, il faut déjà savoir comment se forment les rayures. A l’état d’embryon, le zèbre est complètement noir. Ensuite, des bandes blanches apparaissent, et inhibent la production de mélanine. Autrement dit, les zèbres ne sont pas blancs avec des rayures noires, mais noirs avec des rayures blanches.

Selon une hypothèse populaire depuis 1930 et qui a la faveur des scientifiques, une des fonctions principales des rayures serait de perturber les mouches tsé-tsé et les taons, qui attaquent moins les cibles rayées.

Pour Tira, notre zébreau tacheté, sa robe serait donc due à une anomalie génétique qui affecte la mélanine et la pigmentation des poils du zèbre. La majeure partie de son corps est donc recouverte de sa couleur “d’origine”, à savoir le brun.

Tout n’est cependant pas parfait. Le personnel du parc de Masai Mara est en effet très inquiet, car non seulement il devient une attraction pour les touristes, mais en plus parce que les zèbres tachetés sont très rares et très vulnérables. Et malheureusement, aucun cas recensé n’a vécu plus de 6 mois.

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Dans les universités américaines, des jeunes sous-traitent leurs devoirs au Kenya


Aller à l’université est un privilège, il est triste de voir que certains étudiants préfèrent tricher en payant des gens de d’autres pays pour faire leurs devoirs. Bien sûr pour les pays comme le Kenya et l’Inde, ou le chômage est élevé même pour des diplômés, c’est une façon de gagner de l’argent, quoique savoir que l’autre ramassera les lauriers doit être frustrant.
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Dans les universités américaines, des jeunes sous-traitent leurs devoirs au Kenya


Selon le New York Times, ce marché représente plusieurs millions de copies. | Photo Mix via Pixabay 

Selon le New York Times, ce marché représente plusieurs millions de copies. | Photo Mix via Pixabay

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur New York Times

Des entreprises indiennes et ukrainiennes leur proposent aussi leurs services.

Dans des pays comme le Kenya, l’Inde et l’Ukraine, où le taux de chômage des personnes diplômées est élevé, des jeunes gagnent désormais leur vie en rédigeant les dissertations, essais et autres devoirs universitaires d’étudiant·es originaires des États-Unis, de Grande-Bretagne ou d’Australie. Plusieurs entreprises de rédaction de devoirs ont été créées dans ces pays. Elles répondent aux noms de AceMyHomework (RéussirMesDevoirs) ou Essay Shark (génie des disserts).

Ce site décrit ainsi ses services:

«Quel que soit le genre de devoir dont vous avez besoin, il est facile d’embaucher un rédacteur d’essai en tout sécurité et à un prix abordable. Ayez plus de temps pour vous-même.»

Sur le site Academized, une page de devoirs de première année de fac coûte 15 dollars (13,5 euros) si la copie est à rendre dans deux semaines, et 42 dollars le feuillet pour des dissertations de dernière minute (à finir en trois heures). Des entreprises américaines fournissent aussi ce type de services mais les prix sont plus élevés.

Vide juridique

Selon le New York Times, ce marché représente plusieurs millions d’essais et de dissertations. Officiellement, ces sociétés disent que ces copies ne sont à utiliser que de façon consultative. Il n’existe actuellement aucun cadre légal qui interdise ces transactions.

Une jeune Kényane interviewée par le New York Times raconte avoir rédigé des dissertations sur une grande variété de sujets, de la colonisation de l’espace à l’euthanasie. Les personnes les plus prolifiques peuvent gagner jusqu’à 2.000 dollars par mois –beaucoup plus que le salaire moyen. Cette forme de triche est plus difficile à détecter que le plagiat, mais comme il s’agit d’une pratique qui devient plus courante, une société vient de créer un logiciel nommé Authorship Investigate, qui utilise plusieurs indices –tels que le style des phrases– pour déterminer si un devoir a bien été écrit par la personne indiquée.

Un sentiment de frustration point du côté des personnes qui rédigent les copies au Kenya: celui d’avoir un diplôme mais de ne pas trouver d’autre travail que celui-ci, ainsi que l’envie d’étudier elles-mêmes sur un campus américain plutôt que de faire les devoirs des autres.

http://www.slate.fr/

Il y a 1,5 million d’années, nos ancêtres organisaient déjà des barbecues


Des artéfacts vieux de 1,5 millions d’années ont été trouvé, et il semble que les hommes qui y vivaient contrôlaient le feu pour y cuire leurs aliments. Ce changement de régime pourrait avoir contribué à l’évolution de leur cerveau.
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Il y a 1,5 million d’années, nos ancêtres organisaient déjà des barbecues


Le recours à la cuisson aurait permis une... (IMAGE PIXCOVE)

Le recours à la cuisson aurait permis une « modification du régime alimentaire vers des sources de nourriture de qualité supérieure », ce qui pourrait avoir contribué à l’évolution du cerveau des hominidés.

IMAGE PIXCOVE

SIMON VAN VLIET
Agence Science Presse

Des scientifiques ont trouvé la trace d’un barbecue préhistorique sur un site archéologique de la région de Koobi Fora, au Kenya. La découverte repousse de près de 500 000 ans les premières traces d’usage contrôlé du feu par des humains préhistoriques, rapporte le New Scientist.

« Le contrôle du feu est possiblement l’une des avancées technologiques les plus significatives de notre espèce », soulignent les anthropologues dans un article paru dans le Journal of Archaeological Science, qui décrit différents artéfacts vieux de 1,5 million d’années et dont la présence sur le site représente un indicateur d’un possible usage contrôlé du feu par des humains, notamment pour la cuisson.

Cette découverte tend à renforcer « l’hypothèse que l’usage du feu, particulièrement pour cuire de la nourriture, a eu une influence majeure sur l’évolution biologique du genre Homo », écrivent les scientifiques dans un article à paraître dans le Journal of Human Evolution.

Le recours à la cuisson aurait en effet permis une « modification du régime alimentaire vers des sources de nourriture de qualité supérieure », ce qui pourrait avoir contribué à l’évolution du cerveau des hominidés.

https://www.lapresse.ca/

Le fossile d’un des plus grands mammifères carnivores du monde découvert au Kenya


Une nouvelle espèce éteinte qui aurait vécu, il y a 23 millions d’années. Heureusement, car ce lion était un super carnivore et son physique était assez impressionnant
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Le fossile d’un des plus grands mammifères carnivores du monde découvert au Kenya

Vue d'artiste de Simbakubwa kutokaafrika, ou « grand lion d'Afrique » en swahili. L'animal vivait durant le Miocène, il y a 23 millions d'années. C'est un des plus grands mammifères carnivores connus. © Mauricio Anton

Vue d’artiste de Simbakubwa kutokaafrika, ou « grand lion d’Afrique » en swahili. L’animal vivait durant le Miocène, il y a 23 millions d’années. C’est un des plus grands mammifères carnivores connus. © Mauricio Anton

Floriane Boyer
Rédactrice

Des paléontologues ont identifié au Kenya des restes fossiles datés de 23 millions d’années appartenant à l’unique spécimen d’une nouvelle espèce, baptisée Simbakubwa kutokaafrika, ou « grand lion d’Afrique » en swahili.

On peut affirmer que le roi des animaux ne regrettera certainement pas sa disparition, car S. kutokaafrika est un digne représentant d’un groupe éteint d’hypercarnivores appelés Hyaenodonta.

D’après ses impressionnantes canines longues de 10 cm, ses grosses molaires de 6 cm et son imposante mâchoire, ainsi qu’un os du talon et plusieurs phalanges, l’animal était l’un des plus grands mammifères carnivores connus au monde. De son vivant, il devait mesurer 2,4 mètres de long du museau à la queue, pour une hauteur de 1,2 mètres et un poids pouvant atteindre 280 kgou jusqu’à 1,5 tonne, selon les méthodes d’estimation. Les chercheurs pensent qu’il s’agissait d’un jeune adulte. Le spécimen a été redécouvert dans les collections du Muséum national de Nairobi, capitale du Kenya, où il se terrait au nez et à la barbe de tous depuis qu’il avait été sorti de terredès les années 1980. L’espèce est décrite dans un article paru dans le Journal of Vertebrate Paleontology.

https://www.futura-sciences.

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Vieilles de 22 millions d’années, les dents d’une ancienne espèce de singe retrouvées


Un simple morceau de dentition vieux de 22 millions d’années semble être un lien pour comprendre l’évolution des singes. Les paléontologues avaient déjà d’une dent fossile de 19 millions d’années et une autre de 25 millions d’années. Ces nouvelles dents fossiles viennent combler ce trou de quelques millions d’années.
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Vieilles de 22 millions d’années, les dents d’une ancienne espèce de singe retrouvées

 

Alophia metios, ancien singe, Kenya

Une mâchoire fossile de l’ancien singe de l’Ancien Monde récemment découvert, appelée Alophia metios.

JOHN KAPPELMAN.

 

Une équipe de paléontologues annonce avoir déterré les dents fossilisées d’une ancienne espèce de singe inconnue de la science. Une découverte qui permet de combler un important fossé évolutif.

Les dents ont été découvertes dans les badlands, au nord-ouest du Kenya. D’après les premières analyses, elles seraient vieilles d’environ 22 millions d’années, et appartenaient à un individu représentant une toute nouvelle espèce de singes, désormais baptisée Alophia metios. Une découverte importante qui promet d’éclairer un peu plus l’origine et l’évolution des singes de l’Ancien Monde (cercopithécidés). Cette grande famille de primates comprend aujourd’hui 138 espèces originaires d’Afrique et d’Asie, telles que les babouins et les macaques.

Fossé évolutif

Depuis de nombreuses années, les paléontologues doivent en effet faire face à un important fossé évolutif. Ces derniers disposaient en effet jusqu’à présent d’une dent fossile vieille de 19 millions d’années, découverte en Ouganda, et d’une autre datant de 25 millions d’années, retrouvée en Tanzanie. Cette nouvelle découverte vient donc s’insérer entre les deux, permettant d’évaluer l’évolution du régime alimentaire de ces anciens primates.

« Pour un groupe aussi performant que les singes d’Afrique et d’Asie, nous aurions pu penser que les scientifiques avaient déjà compris leur histoire évolutive, explique John Kappelman, de l’Université du Texas à Austin, et principal auteur de l’étude. Bien que la dent isolée de Tanzanie soit importante pour documenter l’apparition des singes, les 6 millions d’années suivantes d’existence de ce groupe n’étaient jusqu’alors qu’une page blanche. Ce nouveau singe révèle de manière importante ce qu’il s’est passé au cours de cette évolution ».

A. Metios mangeait des aliments durs

Si le Kenya est aujourd’hui très aride, l’environnement était très différent il y a 22 millions d’années, car tapissé de forêts verdoyantes. Se côtoyaient des signes bien sûr, mais aussi d’anciens reptiles, et des éléphants primitifs. L’analyse des quelques dents retrouvées suggère par ailleurs qu’A. Metios mangeait probablement des aliments durs, tels que des fruits, des graines et des noix. Ce ne serait alors que plus tard que les singes de l’Ancien Monde ont commencé à manger plus d’aliments mous, tels que des feuilles.

Le succès des singes de l’Ancien Monde (138 espèces, on le rappelle) semble en effet étroitement lié à leur dentition unique. Ils étaient capables de consommer un large éventail d’aliments rencontrés dans les divers environnements d’Afrique et d’Asie.

« Vous pouvez penser à la molaire de singe moderne comme à un robot culinaire capable de trancher, de couper en dés, de hacher et d’écraser toutes sortes d’aliments », notent les chercheurs.

Reste à savoir quand et comment cette dentition unique a évolué. Pour l’heure, nous n’avons pas la réponse.

Source

https://sciencepost.fr

Comment la bouse d’hippopotame tue les poissons du Masai Mara


La bouse des hippopotames joue un grand rôle dans l’écosystème à l’est de l’Afrique. La quantité qu’ils défèquent lors de la saison de sécheresse tue un bon nombre de poissons par suffocation, ils nourrissent les animaux charognards. La saison des pluies viens porter les nutriments grâce à la bouse dans l’environnement de la rivière. Pas très ragoutant, mais bon !
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Comment la bouse d’hippopotame tue les poissons du Masai Mara

 

Hippopotamus amphibius de Tanzanie

Les bouses des hippopotames de la rivière Mara sont mortelles pour les poissons

WIKIMEDIA COMMONS – USER : NEVIT DILMEN – CC BY-SA 3.0

Par Guillet Emmanuel

Régulièrement à la saison sèche, les eaux de la rivière Mara gonflent et abandonnent des tombereaux de poissons mort à pourrir sur ses rives. Un mécanisme fondamental de l’écosystème de la rivière qui repose sur des prémices inattendues.

La rivière Mara est un cours d’eau africain. Elle coule paisiblement au Kenya dans la réserve nationale du Masai Mara et en Tanzanie au parc national du Serengeti. Dans ses eaux vivent de nombreux crocodiles et hippopotames. Ces derniers sont la cause d’un phénomène jusqu’à présent attribué aux pesticides utilisés par les agriculteurs…

Trop de bouses tue les poissons

Lors de la saisons sèche, de fortes pluies peuvent venir gonfler la rivière Mara. Au retrait des eaux, après de tels événements, il arrive fréquemment que la rivière abandonne quantité de poissons morts sur ses rives. Une équipe de scientifique américain, dans un article publié le 16 mai 2018 dans la revue Nature communications, livre le mécanisme à l’origine de ce phénomène.

Le coupable, on l’a dit, est l’hippopotame. Ces énormes animaux paissent la nuit non loin des berges de la rivière, engloutissant jusqu’à 40 kilogrammes de matières végétales par virée nocturne ! Ils retournent dans l’eau pendant le jour pour se maintenir au frais et se protéger du soleil. Les hippopotames pataugent en bande toute la journée et, au cours de leurs occupations quotidienne, défèquent et urinent abondamment dans le cours d’eau. Tous les jours ils relâchent ainsi, pour un tronçon de 100 kilomètre de rivière, 8500 kg de matière organique dans l’écosystème aquatique. La vase au fond d’un bassin d’hippopotame est donc profondément mêlée de bouse d’hippopotame constamment piétinée. À la saison sèche, le niveau de l’eau baisse et les animaux se concentrent dans des bassins de plus en plus peuplés et réduits. En conséquence, la décomposition des excréments recouvrant le fond constamment brassé par les animaux entraîne une hypoxie sévère des eaux de fond du bassin. Les bactéries décomposant les bouses consomment tout l’oxygène disponible dans un bouillon d’ammonium, de sulfure d’hydrogène, de méthane et de dioxyde de carbone, transformant ces eaux en piège mortel pour les poissons.

Un piège mortel qui régénère la rivière

Le piège se referme lorsque de fortes pluies très localisée viennent jouer le rôle de chasse d’eau pour ces bassins d’hippopotame. Le brusque débit provoqué par les pluies, entraîne les eaux de fond anoxiques vers l’aval. A l’aide de différentes expériences, les chercheurs ont confirmé que ce sont ces  » flux de rinçage «  qui réduisent considérablement les niveaux d’oxygène de la rivière, l’oxygène dissous dans les eaux en aval ne parvenant pas à compenser l’hypoxie des eaux de fond des bassins d’hippopotames. L’entraînement des ces eaux transporte également les sous-produits toxiques de l’activité microbienne – l’ammonium, le sulfure d’hydrogène et le méthane – dans les tronçons en aval. Ainsi, lors de ces événements, les poissons de la rivière Mara meurent par suffocation. En masse.

Mais ces événements impressionnants sont avant tout naturels. Ils font partie depuis des temps immémoriaux de l’écosystème de la rivière Mara. Et s’ils tuent une grande quantité de poissons, leurs carcasses abandonnées par le reflux des eaux nourrissent vautours, crocodiles, hyènes et autres charognards terrestres ou aquatiques. Les épisodes d’écoulement permettent de rincer les bassins d’hippopotames de la rivière Mara, restaurer leur valeur d’habitat pour le milieu aquatique, exporter la matière organique et les nutriments vers les eaux en aval et augmenter la productivité aquatique. En d’autres termes, la beauté de l’écosystème des grands parcs naturels de l’est africain repose aussi sur la bouse d’hippopotame et ses monceaux de poissons morts.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Les Masaïs seraient chassés au profit des touristes


Chasser des autochtones de leur terre, brûler leur maison pour permettre à des compagnies américaines d’acheter les terres étendre l’accès au pays pour le tourisme, les safaris, est tout simplement odieux. Pire, la justice ne les protège pas, mais se penche vers les Américains. Sachant cela, ce genre de tourisme devrait être boycotté
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Les Masaïs seraient chassés au profit des touristes

 

Getty Images/iStockphoto

Par Rodney MuhumuzaThe Associated Press

KAMPALA, Ouganda — Des dizaines de milliers de Masaïs se retrouvent sans toit depuis que le gouvernement tanzanien a incendié leurs maisons pour libérer la savane au profit de deux entreprises étrangères de safaris, a accusé jeudi une organisation américaine.

Les villageois de la région de Loliondo — dans le nord de la Tanzanie, près du cratère Ngorongoro, une des principales attractions touristiques du pays — ont été chassés depuis un an, et on leur refuse maintenant l’accès à l’eau potable et aux pâturages dont ils ont besoin pour survivre, a dit l’Institut Oakland, un groupe de recherche basé en Californie.

Une représentante de l’organisation, Anuradha Mittal, a prévenu que «les stratagèmes de safaris et de réserves fauniques chamboulent les vies et la survie des Masaïs», au fur et à mesure que le tourisme prend de plus en plus de place au sein de l’économie de la Tanzanie.

Des allégations d’actes répréhensibles éclaboussent depuis des années Tanzania Conservation Limited, une filiale de la compagnie américaine Thomson Safaris, et Othello, qui organise des voyages de chasse pour la famille royale des Émirats arabes unis.

Les jeunes bergers masaïs ont tellement peur du gouvernement qu’ils s’enfuient «dès qu’un véhicule approche», par crainte qu’il ne s’agisse de représentants des entreprises de safaris, affirme le rapport.

Ce n’est pas la première fois qu’on s’inquiète du sort des Masaïs. Des groupes comme Minority Rights International et Survival International ont déjà prévenu que ces accaparements allégués de terres «pourraient sonner le glas des Masaïs».

Des centaines de milliers de bergers masaïs habitent le sud du Kenya et des portions du nord de la Tanzanie voisine. Ils ont besoin de pâturages pour leur bétail et pour préserver leur mode de vie pastoral, mais les terres qui encerclent le légendaire parc du Serengeti sont aussi très populaires auprès des touristes venus admirer la faune africaine.

Le gouvernement tanzanien dépend lourdement des revenus touristiques pour financer son budget.

Le gouvernement fait passer les groupes de safaris avant les communautés autochtones, accuse Hellen Kijo-Bisimba, du Centre tanzanien des droits juridiques et de la personne.

«Le gouvernement a révisé les frontières et subséquemment il a évincé des communautés au nom de la conservation, a-t-elle dit à l’Associated Press. D’après moi la conservation devrait profiter aux habitants, et si les habitants en souffrent alors il y a lieu de s’inquiéter. Et la communauté masaïe souffre.»

Un tribunal de la capitale régionale, Arusha, a débouté les Masaïs en 2015 quand il a statué que Thomson Safaris avait légalement acheté 10 000 acres de terrain en 2006. Les Masaïs ont porté cette décision en appel et un nouveau jugement est attendu.

Thomson Safaris n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires.

Le ministre tanzanien du Tourisme, Gaudence Milanzi, nie que les Masaïs soient ciblés. Il prétend plutôt que le gouvernement cherche à améliorer leurs vies en adoptant des méthodes modernes d’élevage du bétail.

«Aucun groupe particulier, par exemple les Masaïs, n’est intimidé, arrêté, battu ou chassé de ses terres par la force», a-t-il assuré.

http://journalmetro.com