Une épidémie menace un perroquet en danger d’extinction


Le plus gros perroquet, le Kakapo qui vit en Nouvelle-Zélande, semblait se relever du danger de disparaître à tout jamais grâce aux efforts pour protéger cette espèce. Malheureusement, une épidémie sévit sur ces oiseaux.
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Une épidémie menace un perroquet en danger d’extinction

Le kakapo, dont le nom signifie perroquet de... (PHOTO ANDREW DIGBY, AGENCE FRANCE-PRESSE)

Le kakapo, dont le nom signifie perroquet de nuit en maori, était autrefois si commun qu’un explorateur européen avait dit qu’on pouvait les faire tomber des arbres comme des pommes.

PHOTO ANDREW DIGBY, AGENCE FRANCE-PRESSE

Agence France-Presse

Wellington

Une épidémie frappe durement le plus gros perroquet du monde, le kakapo, espèce menacée de disparition, ont annoncé jeudi des scientifiques néo-zélandais.

L’une des dernières populations de kakapos, vivant sur l’île de la Morue, une terre isolée dans le sud de la Nouvelle-Zélande, a été frappée par une infection respiratoire fongique appelée aspergillose, a déclaré le Département chargé de la conservation (DOC).

Sept perroquets en sont morts, dont deux adultes, et 36 reçoivent un traitement, selon le DOC. Cela représente une perte énorme pour une espèce qui compte moins de 150 spécimens adultes.

« L’aspergillose a un impact dévastateur sur le kakapo, » a déclaré jeudi le DOC dans un communiqué.

Cette nouvelle menace intervient alors qu’il y a quelques semaines les scientifiques se réjouissaient d’une saison de reproduction exceptionnelle pour cet oiseau nocturne incapable de voler, que l’on a cru éteint. 

Grâce à des efforts soutenus sur plusieurs décennies, le nombre de kakapos – une cinquantaine dans les années 90 – a progressé légèrement.

Le programme de reproduction étroitement surveillé a comptabilisé 249 oeufs pondus, laissant espérer que 75 oisillons survivraient cette année, deux fois plus que le record précédent.

Mais les efforts se consacrent aujourd’hui à sauver les oiseaux infectés par l’aspergillose, qui semblait n’avoir tué qu’un seul kakapo avant cette année, selon le vétérinaire du zoo d’Auckland, James Chatterton.

« C’est une menace sans précédent et nous nous efforçons de comprendre pourquoi c’est arrivé cette année », a-t-il déclaré à TVNZ. 

« Notre hypothèse à l’heure actuelle est le climat : ce fut une année très chaude dans le Sud. »

La chaleur et la surpopulation des nids sur l’île de la Morue aurait pu provoquer une abondance de spores d’aspergillose.

Le kakapo, dont le nom signifie perroquet de nuit en maori, était autrefois si commun qu’un explorateur européen avait dit qu’on pouvait les faire tomber des arbres comme des pommes.

Mais ils ont disparu peu à peu en raison de l’introduction de prédateurs comme des chats et chiens et en raison de leur habitudes reproductives restrictives : ils ne s’accouplent que tous les deux à quatre ans, lorsque le rimu, un arbre indigène à la Nouvelle-Zélande, donne beaucoup de fruits.

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Le plus gros perroquet du monde profite du réchauffement climatique


Un perroquet assez particulier, car il ne vole pas, il est le plus gros de tous les perroquets, il vit en Nouvelle-Zélande et en plus et l’accouplement ne se fait que tous les 2 ou 4 ans quand des baies de rimu. Les scientifiques croient que le réchauffement climatique a aidé que ces baies soient tellement abondantes que cela a incité les couples de kakapo à s’accoupler que l’espèce semble revivre à nouveau.
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Le plus gros perroquet du monde profite du réchauffement climatique

 

Cru éteint jusqu'à la découverte de quelques adultes... (PHOTO ANDREW DIGBY, AGENCE FRANCE-PRESSE)

Cru éteint jusqu’à la découverte de quelques adultes en 1970, le kakapo, cet oiseau au plumage vert et jaune qui peut atteindre jusqu’à 60 cm et peser jusqu’à 4 kilos, est le seul perroquet qui ne vole pas, et compte actuellement une population de 147 adultes.

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Wellington

Le plus gros perroquet du monde, le kakapo, ou perroquet-hibou, natif de Nouvelle-Zélande et espèce en danger, a enregistré cette année un nombre record de naissances, peut-être bien grâce au réchauffement climatique, selon des scientifiques néo-zélandais.

Alors qu’il y a une cinquantaine d’années, on croyait cet oiseau nocturne éteint, quelque 75 oisillons devraient survivre cette année, a expliqué à l’AFP Andrew Digby, un conseiller scientifique pour le sauvetage du kakapo en Nouvelle-Zélande.

Il surveille un programme de reproduction qui est suivi de tellement près que les scientifiques peuvent dire avec certitude que le dernier des 249 oeufs pondus cette année devrait éclore vendredi.

Cru éteint jusqu’à la découverte de quelques adultes en 1970, cet oiseau au plumage vert et jaune qui peut atteindre jusqu’à 60 cm et peser jusqu’à 4 kilos, et est le seul perroquet qui ne vole pas, compte actuellement une population de 147 adultes.

Le kakapo est aussi un perroquet inhabituel pour ce qui est de ses habitudes reproductives, a expliqué M. Digby. Les femelles ne s’accouplent que tous les deux à quatre ans, lorsque les baies de rimu dont elles se nourrissent, une plante indigène à la Nouvelle-Zélande, sont particulièrement nombreuses.

« Nous ne sommes pas sûrs de la raison, mais la baie de rimu est particulièrement riche en vitamine D, et est un super aliment, associé à la fert, ilité et la bonne santé », a-t-il précisé.

Et les baies de rimu ont été extrêmement nombreuses cette année, peut-être-c’est l’une des théories avancées-grâce au réchauffement climatique.

Au début de la saison des amours, les mâles se pavanent devant les femelles, qui choisissent un partenaire.

Après l’accouplement, la relation se termine et le mâle ne participe ni au processus d’incubation ni à l’élevage. 

Les kakapos – dont le nom signifie « perroquet de nuit » en maori – sont maintenus sur quatre îles au large des côtes néozélandaises sur lesquelles elles n’ont pas de prédateur.

Ils vivent à l’état sauvage, mais sont chacun munis d’un transmetteur radio, et les nids sont également surveillés.

« C’est probablement l’une des espèces les plus étroitement surveillées au monde », a encore souligné M. Digby, qui explique que la surveillance pourra être allégée lorsque la population aura atteint au moins 500 individus.

Selon lui, sur les 50 femelles adultes, 49 ont pondu cette année, pour un total de 249 oeufs. Sur ceux-ci, 89 ont éclos, et 75 oisillons devraient arriver à l’âge adulte.

C’est plus du double des chiffres de la dernière saison de reproduction il y a trois ans.

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Le kakapo en voie d’être sauvé


De bien drôle d’oiseau qui était en voie de disparition mais avec le travail et la volonté de sauver l’espèce, il semble que cela soit possible . Dans la vidéo, vous comprendrez pourquoi ces oiseaux doivent être loin de tout prédateur et ce même pour l’homme car ils sont vraiment attachant mais trop facile d’approche
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Le kakapo en voie d’être sauvé

 

En 1990, on ne comptait plus qu’une cinquantaine de spécimens de cet oiseau au plumage vert piqué de taches noires, un des plus rares de la planète. Aujourd’hui, ils sont 126.

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Neil Sand
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Auckland, Nouvelle-Zélande

Incapable de voler, lent à se déplacer, préférant parfois la compagnie des hommes à celles de ses congénères femelles, le kakapo, un grand perroquet de Nouvelle-Zélande, était sur le point de disparaître. Mais des années d’efforts vont peut-être sauver l’espèce.

En 1990, on ne comptait plus qu’une cinquantaine de spécimens de cet oiseau au plumage vert piqué de taches noires, un des plus rares de la planète. Aujourd’hui, ils sont 126.

Le kakapo – « perroquet de nuit » en maori – était un des oiseaux les plus répandus en Nouvelle-Zélande, jusqu’à la colonisation européenne au début du XIXe siècle et l’arrivée de prédateurs, chiens, chats et hermines.

« Un des premiers explorateurs, Charles Douglas, raconte que les kakapos étaient si nombreux qu’on pouvait les faire tomber des arbres, comme les pommes d’un pommier », déclare Deirdre Vercoe Scott, qui dirige le Département du programme de sauvegarde du perroquet.

Cet oiseau nocturne, qui vit sur le sol, est un bon grimpeur. Mais face à une menace, il s’immobilise et devient donc une proie aisée. Et pour séduire les femelles la nuit dans la forêt, les mâles lancent des cris retentissants, émis du thorax, qui attirent tout autant les prédateurs que les amantes potentielles.

Aussi, lors des années 1990, l’avenir de l’espèce paraissait sombre, compte tenu du vieillissement et de la baisse de la population, se souvient Ron Moorehouse, scientifique qui travaille sur ce programme.

Les autorités ont alors décidé de débloquer des fonds (plusieurs millions d’euros) pour sauver cet oiseau, décrit par les scientifiques comme attachant et plein de malice.

« Ils font preuve de tellement de personnalité, ce qu’on n’attend pas forcément des oiseaux. Ils restent assis et vous regardent et vous vous demandez « à quoi pensent-ils? » », déclare Sarah Kivi, garde-forestière sur ce programme. « Ils peuvent aussi bouder », s’amuse-t-elle.

Autre danger pour la sauvegarde de l’espèce : sa reproduction est irrégulière. Les oiseaux, qui peuvent vivre jusqu’à 90 ans, s’accouplent uniquement lorsque les fruits sont abondants sur des arbres endémiques à la Nouvelle-Zélande.

Enfin, les scientifiques se sont aperçus que les mâles avaient une fâcheuse tendance à s’attacher de très près à leurs soigneurs et à parfois confondre leur crâne avec une femelle kakapo.

L’acteur britannique Stephen Fry, qui a filmé un documentaire sur ces oiseaux en 2009 (Dernière chance de les voir), a capturé les images d’un kakapo, Sirocco, tombé sous le charme d’un zoologue, Mark Carwardine.

 

Les images de la tentative d’ébats amoureux du perroquet avec la tête du scientifique, postées sur YouTube ont fait les délices de plus de quatre millions d’internautes.

Le sort de l’espèce a commencé à s’améliorer quand les oiseaux ont été introduits sur deux îles exemptes de prédateurs et trop lointaines pour être jointes à la nage, explique Deirdre Vercoe Scott.

« Une grande avancée a été de placer tous ces oiseaux ensemble sur des îles exemptes de prédateurs et de comprendre comment ils se reproduisaient, tout en dépassant notre peur d’intervenir », déclare-t-elle.

« Si nous avions décidé de ne pas intervenir, nous aurions perdu le kakapo. On devait vraiment être sur place et être actifs, notamment pendant la nidification ».

L’équipe a installé des caméras, pèse les petits toutes les nuits et très souvent les nourrit à la main.

Deirdre Vercoe Scott estime peu probable qu’il existe encore des kakapos à l’état sauvage. La survie de l’espèce dépend de ce seul programme de sauvegarde, selon elle.

Et le succès de cette action a permis de réintroduire huit spécimens sur une troisième île, Little Barrier, au large d’Auckland, après en avoir éliminé tous les rats qui avaient obligé les scientifiques à en retirer les oiseaux en 1999.

Certains de ces huit volatiles venaient de cette île et ils ont tout de suite retrouvé les lieux de nification, laissant espérer une prochaine reproduction, raconte Ron Moorehouse.

L’espèce est toujours menacée, mais la situation n’est plus désespérée, souligne le scientifique.

« Nous sommes plus détendus. Mais avec 126 spécimens, il faut faire très attention au pool des gènes, et c’est ce que nous essayons de faire, afin de préserver le plus possible une diversité génétique », précise-t-il.

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