La prison pour les météorologues qui ratent leurs prévisions


Il y a quelques jours un météorologue a été poursuivi par un promoteur de course automobile. Pour ma part, je trouve cela aberrant, sauf s’il est prouvé qu’il est formellement prouvé de négligence, et même encore. En plus les météorologues subissent des insultes, des menaces, alors que la météorologie est basée sur des pronostiques et des tas de facteurs qui peuvent changer en peu de temps., sans parler des changements climatiques qui s’ajoutent aux pronostiques
Nuage

 

La prison pour les météorologues qui ratent leurs prévisions

 

Gilles Brien

Biométéorologue et auteur du livre «Les Baromètres

Vos invités sont là. La cour déborde. Le barbecue est allumé. C’est la fête. Mais voilà que la pluie s’invite et que le party tombe à l’eau. Pourtant, la météo n’annonçait rien de tel. Vous êtes en colère et vous cherchez un coupable? Cessez de vous en prendre au ciel et poursuivez le gars de la météo. Qui sait? Avec un peu de chance, il fera peut-être de la prison!

Les cas de météorologues jetés en prison pour avoir manqué leurs prévisions sont rares. Même si cela serait le souhait de plusieurs. Ce qui est en progression par contre, ce sont les menaces et les poursuites contre les présentateurs météo ou les agences gouvernementales chargées des prévisions publiques. Les météorologues ne sont pas les seuls scientifiques à risquer la prison pour leurs pronostics qui passent «à coté». Parlez-en aux 7 sismologues italiens condamnés à 6 ans de prison en 2012 pour ne pas avoir prévu un tremblement de terre.

L’affaire avait divisé la communauté scientifique. Il est impossible de prévoir un tremblement de terre. En fait, ce n’était pas pour leur incapacité à prévoir le phénomène qu’ils ont été accusés, mais pour leur imprudence. Malgré une hausse d’activités sismiques dans la région, un signe laissant craindre le pire, les scientifiques en charge avaient balayé de la main tous risques possibles, en conseillant aux habitants du coin de «boire un verre de vin pour se détendre».

Quand la secousse de 7,2 sur l’échelle de Richter s’est produite au petit matin du 6 avril 2009, aucune bouteille de vin n’a pu se tenir debout et résister. Le séisme avait fait 308 victimes en détruisant la ville de L’Aquila, dans la région des Abruzzes.

L’histoire d’un Monsieur Météo de la rive-sud de Montréal poursuivi en justice pour ses prévisions qui n’ont pas plu à un promoteur de course automobile a fait la machette récemment. L’affaire peut faire sourire, mais elle traduit une réalité qui prend de l’ampleur.

Au Canada, les poursuites judiciaires au sujet de la météo portent surtout sur des cas de clients d’agences de voyages qui réclament des compensations pour des vacances gâchées par la pluie. Lorsque des poursuites sont intentées contre le Service météorologique du Canada ou le National Weather Service aux États-Unis, une doctrine légale entre en jeu. On l’appelle «l’immunité souveraine». En d’autres mots, «la souveraine ne peut pas mal faire» the queen can do no wrong»).

Ce principe signifie que le gouvernement ne peut pas être poursuivi sans son consentement. On peut actionner en cour le gouvernement dans plusieurs domaines. On le voit tous les jours. Mais en ce qui concerne les prévisions et bulletins météorologiques émis par la Reine, bonne chance. Autant aux États-Unis qu’au Canada, les cours de justice ont toujours refusé d’imposer aux gouvernements la pleine imputabilité pour les prévisions ratées de leurs agences météorologiques. Pourquoi? Parce que cette imputabilité, compte tenu de la science, imposerait un fardeau illimité et intolérable aux finances publiques. La seule possibilité de gagner est de démontrer qu’il y a eu négligence grave.

Cette doctrine légale d’immunité ne s’applique qu’aux poursuites contre le gouvernement. Or, de plus en plus de firmes privées en météo offrent à leurs clients des prévisions taillées sur mesure pour leurs besoins. Avec la progression de ce secteur d’activités commerciales, les cours de justice risquent fort de se prononcer dans le futur sur des enjeux légaux importants qui auront de sérieuses implications sur l’imputabilité des prévisions météo vendues par des individus ou des compagnies.

D’ailleurs, la jurisprudence est déjà en train de tracer la voie. On l’a vue avec la décision rendue dans le cas Brown contre The Weather Channel, aux États-Unis.

En 1977, un résident de Floride parti en balade sur son embarcation croise une tempête soudaine et se noie. Il avait écouté, la veille, The Weather Channel. Aucun avertissement ou signe de mauvais temps pour le lendemain n’avait été mentionné, selon la succession de la victime. Poursuivi pour 10 millions de dollars, The Weather Channel avait gagné sa cause : la cour avait rejeté la poursuite. Le juge avait statué que les médias de communication n’ont pas d’obligations légales ou d’ententes contractuelles envers les membres du public qui écoutent leur programmation.

Références : «Legal liabilities for private forecasters», Roberta Klein, Center for Science and Technology Policy Research, Université du Colorado à Boulder/Weatherwise. 2003.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Justice trop lente : un présumé pédophile s’en tire


C’est aberrant !! Un pédophile ne sera pas accusé à cause d’une justice trop lente au Québec. S’il aurait été jugé dans des délais raisonnables, l’enfant aurait encore en mémoire, c’est mauvais souvenirs.
Nuage

Justice trop lente : un présumé pédophile s’en tire

 

Les lenteurs du système judiciaire québécois permettent à des abuseurs d’enfant d’éviter la justice. Sur la Rive-Sud de Montréal, le présumé agresseur d’une fillette de 6 ans a échappé à un procès, car les souvenirs de sa victime s’étaient estompés.

En janvier 2015, Mathilde (nom fictif), confiait à son grand-père les sévices sexuels que lui a fait subir son oncle.

« J’étais sous le choc », raconte le père de la fillette. « La seule chose que je souhaitais, à ce moment, c’était de faire condamner celui qui a volé l’enfance de ma fille ».

Un an plus tard

Or, en raison de l’engorgement du palais de justice, l’ouverture du procès n’a eu lieu qu’un an après l’agression, en janvier 2016.

« Pendant ce temps, j’évitais de parler de l’agression avec ma fille. Puis, ses souvenirs se sont dissipés, elle avait des trous de mémoire », raconte son père avec émotion.

Puisque Mathilde ne pouvait témoigner avec une mémoire suffisante des événements, les accusations ont été retirées. Son oncle, enseignant dans une école secondaire, a échappé au procès.

« Je trouve aberrant qu’un enfant de 7 ans soit obligé de revenir en arrière d’un an, et expliquer ce qui s’est passé avec assez d’exactitude », se révolte le grand-père.

Des délais alarmants

« Un an, pour un enfant, c’est une éternité », s’insurge le sexologue Mario Larivée-Côté. Selon lui, le cas de Mathilde n’est pas isolé.

« Des avocats de la défense jouent sur les délais, en faisant valoir que la mémoire de l’enfant est défaillante ».

Il estime du coup que les procédures judiciaires devraient être accélérées lorsque des enfants sont victimes d’actes criminels.

Le père de la fillette souhaite que l’épreuve qu’il traverse interpelle le ministère de la Justice.

« Ma fille a beaucoup changé. Elle est plus agitée et pleure sans raison. Sa conception de la justice en sera à tout jamais marquée ».

http://www.tvanouvelles.ca/

Moralité


Personne n’est parfait, cependant, il faut agir pour le mieux, car nous sommes des modèles pour nos enfants, ainsi leur donner un meilleur héritage de notre comportement
Nuage

 

Moralité

 

« Vis de telle façon que tes enfants, quand ils pensent aux mots justice, bonté, intégrité, pensent à toi. »

H. Jackson Brown Jr

Le Saviez-Vous ► L’étrange histoire des procès d’animaux au Moyen Âge


Au Moyen-Âge, il y a eu des procès d’animaux et insectes, leur sentence pouvait aller à la prison, à la mutilation, excommunication ou là la mort. Il y a eu aussi quelques cas au XX ème siècles.
Nuage

 

L’étrange histoire des procès d’animaux au Moyen Âge

 

En 1457, à Lavegny, une truie qui avait en partie dévoré un enfant fut pendue pour meurtre | Auteur inconnu via Wikimedia Commons (domaine public)

En 1457, à Lavegny, une truie qui avait en partie dévoré un enfant fut pendue pour meurtre | Auteur inconnu via Wikimedia Commons (domaine public)

Par Eric Grundhauser Journaliste

Veaux, vaches, cochons, rats et autres charançons étaient poursuivis en justice, mais pas aussi souvent qu’on ne le croit…

Des charançons ont détruit vos récoltes? Des cochons ont mutilé vos enfants? Vous souhaitez vous venger de ces viles créatures? En Europe, au Moyen Âge, on pouvait tout simplement les traîner en justice. Ils devaient alors faire face à des sentences qui allaient de la mutilation pure et simple à l’excommunication. Ou en tout cas, c’est ce que prétendent de nombreux rapports, même si les preuves formelles de l’existence de telles actions de justice sont plus qu’insuffisantes.

Et pourtant, la pratique absurde d’intenter des procès à des animaux comme s’il s’agissait d’êtres humains subsiste encore aujourd’hui.

Pour Sara McDougall, professeure de droit criminel au John Jay College, le principal problème pour comprendre cette étrange pratique provient des sources:

«Les sources que nous possédons sont des écrits d’érudits du XIXe siècle qui ne prenaient pas vraiment le temps de donner des explications sur les origines des informations qu’ils trouvaient. Comme toujours avec les archives médiévales, on sait qu’une bonne partie de ces histoires ont été inventées, ou tout simplement utilisées en classe pour éviter que les étudiants ne s’endorment.»

McDougall raconte également que, en suivant un raisonnement encore plus étrange, un autre cas de faux procès contre des animaux mettant en scène des rats «avait été inventé pour diffamer l’avocat qui était censé être chargé de la défense des rongeurs».

Tribunaux laïques et ecclésiastiques

Mais même si de nombreux exemples de faux procès d’animaux ont été découverts, McDougall assure que certains ont bien eu lieu.

La source la plus détaillée des études de cas (qu’ils soient réels ou imaginaires) que nous possédons pour la pratique médiévale (entre le XIIIe et le XVIe siècles) des procès contre les animaux est le traité d’E.P. Evan sur le sujet, Poursuites criminelles et peine capitale des animaux, publié en 1906. Evans y distingue deux types de procès d’animaux:

«Il existe une distinction technique très fine entre les Thierstrafen et les Thierprocesse: les premiers concernent les peines capitales infligées par des tribunaux laïques à des cochons, des vaches, des chevaux et tout autre animal domestique comme punition pour homicide; les derniers regroupent les procédures judiciaires entamées par des tribunaux ecclésiastiques à l’encontre des rats, des souris, des sauterelles, des charançons et des autres nuisibles pour les empêcher de dévorer les récoltes et pour les bannir des vergers, des vignes et des champs cultivés grâce à l’exorcisme et l’excommunication.»

Autrement dit, la plupart des grands animaux étaient poursuivis pour meurtre et finissaient exécutés ou exilés, alors que les petits animaux nuisibles étaient le plus souvent excommuniés ou dénoncés par un tribunal religieux. En revanche, tous semblent être passés un jour devant un juge.

Excommunications et condamnations à mort

Le livre d’Evans établit une liste de 200 procès dans lesquels des créatures de toutes tailles ont été poursuivies pour pléthore de raisons.

La plupart des plaintes à l’encontre des petits animaux pour l’infestation ou la destruction des récoltes se soldait souvent par une excommunication de l’Église, ou une dénonciation officielle. Evans explique que tout cela était en général orchestré pour que les gens aient moins de scrupules à les exterminer. Les charançons, les limaces et les rats étaient aussi considérés comme des créatures de Dieu. Ainsi, la dévastation qu’ils provoquaient devait forcément être le fait de la volonté de Dieu. Les détruire aurait donc constitué un acte à l’encontre de la volonté de Dieu et de ses créatures. En revanche, si ces créatures comparaient devant un tribunal et étaient excommuniées (ou condamnées dans le cas des animaux et des insectes), on se sentait tout de suite moins coupable.

Un tel procès a eu lieu dans les années 1480. Il impliquait le cardinal-évêque du diocèse d’Autun, en France, ainsi que des limaces qui détruisaient les terrains qui étaient sous sa responsabilité. Il a ordonné trois jours de procession quotidienne durant lesquels on ordonnait aux limaces de partir sous peine d’être maudites, ce qui était l’équivalent d’une autorisation pour les exterminer.

Un cas similaire est censé avoir eu lieu un an plus tard. Il s’agissait alors de taureaux, de cochons, de chiens, de vaches et de chèvres. En théorie, les animaux incriminés auraient pu être conduits au tribunal pour leur procès. Mais la sentence s’est avérée plus sévère pour ces quelques bestiaux. Les cochons recevaient le plus souvent les peines les plus lourdes, pour une raison très simple.

«Ils tuaient des gens», explique McDougall.

À une époque où les animaux étaient souvent en liberté dans les rues et où les enfants passaient beaucoup de temps dans les champs, les accidents étaient fréquents. Evans décrit un cas plutôt typique de 1379. Deux groupes de porcs étaient en train de manger, quand un trio de cochons s’est soudainement affolé et a chargé le fils du fermier, qui a plus tard succombé à ses blessures.

L’ensemble des cochons des deux groupes ont été poursuivis et, «après application régulière de la loi, condamnés à mort».

Par chance, seuls les trois cochons responsables ont été exécutés, après que tous les autres ont été reconnus complices puis pardonnés.

En prison comme les humains

Dans la plupart des cas, le tribunal s’efforçait de juger les animaux avec autant d’attention que les humains, jusqu’à leur sentence. Tout comme certains meurtriers de l’époque, les animaux condamnés (encore une fois, des cochons dans la plupart des cas) étaient condamnés de manière horrible pour leurs crimes.

Evans décrit un cochon en 1266, brûlé sur la place publique pour avoir mutilé un enfant. Un autre en 1386 est «mutilé à la tête et aux pattes avant, avant d’être pendu, pour avoir arraché les bras et la tête d’un enfant».

La zoophilie était également une accusation occasionnelle qui pouvait conduire au procès d’un animal, même si cette accusation était souvent en faveur de l’animal

.«L’homme comme l’animal pouvait être exécuté, mais, dans certains cas, ils ont conclu que ce n’était pas la faute de l’animal, qu’il n’avait jamais consenti au rapport, explique McDougall. Quand c’était le cas, l’animal n’était pas puni.»

D’autres animaux étaient emprisonnés tout comme des criminels humains. Quand ça arrivait, comme personne ne croyait vraiment que l’animal était parfaitement responsable de ses actions, le propriétaire devait payer son incarcération comme une forme de punition indirecte.

Aussi barbares, étranges et débiles que puissent nous paraître les procès d’animaux, on en trouve encore aux temps modernes.

En 1916 dans le Tennessee, une éléphante prénommée Mary a assassiné son dresseur et a été pendue à l’aide d’une grue.

En 2008, en Macédoine, un ours a été condamné après avoir volé du miel à un apiculteur. Le Service des parcs nationaux a été forcé de payer 3.500 dollars de dommages et intérêts. Il semblerait que la soif de justice de l’homme, aussi irrationnelle et absurde qu’elle puisse être, ne connait toujours aucune limite.

http://www.slate.fr/

Pour ne pas avoir payé sa course de taxi Une femme est condamnée à marcher 48 km


C’est une sentence qui est original et surement qu’elle servira de leçon. J’espère qu’elle est en forme pour ces 48 km. Moi et ma fille, nous avions fait un été 25 km en quelques heures, mais deux jours d’affilées, j’aurais trouvé cela un peu trop
Nuage

Pour ne pas avoir payé sa course de taxi

Une femme est condamnée à marcher 48 km

 

Un juge de Lake County, en Ohio, a condamné une femme qui n’a pas payé sa course de taxi à marcher 48,2 km (30 miles), a rapporté la station locale du réseau Fox.

Selon la poursuite, Victoria Bascom a appelé un taxi qui devait l’emmener de Cleveland à Painesville. Arrivée à destination, elle est partie sans payer le montant qu’elle devait.

Elle a été reconnue coupable des faits et jeudi, le juge lui a imposé deux options: une peine de 60 jours en prison ou une marche de 48,2 km (30 miles) en deux jours, soit la distance parcourue par le taxi. La contrevenante a choisi la deuxième alternative et dès vendredi après-midi, elle s’est mise en marche.

Victoria Bascom a également été condamnée à quatre mois de probation et à payer 100 $ en dédommagement à la compagnie de taxis.

http://tvanouvelles.ca/

C.-B.: un chien aide une fillette à témoigner dans une cause d’agression sexuelle


Ce n’est pas la première fois qu’on entend parler d’un chien présent lors d’un témoignage difficile d’un enfant. L’expérience douloureuse de cette petite fille en Colombie-Britannique montre bien l’efficacité du chien dans un procès
Nuage

 

C.-B.: un chien aide une fillette à témoigner dans une cause d’agression sexuelle

 

Caber, un labrador blond, est demeuré paisiblement allongé... (PHOTO LA PRESSE CANADIENNE/COURTOISIE)

Caber, un labrador blond, est demeuré paisiblement allongé aux pieds de la fillette pendant qu’elle parlait assise dans le siège des témoins.

PHOTO LA PRESSE CANADIENNE/COURTOISIE

 

Un chien policier a aidé une petite fille de 10 ans à passer au travers de son douloureux témoignage pour une présumée agression sexuelle.

Il est ainsi devenu le premier chien à soutenir un enfant durant un procès en Colombie-Britannique.

Caber, un labrador blond, est demeuré paisiblement allongé aux pieds de la fillette pendant qu’elle parlait assise dans le siège des témoins, protégée par un écran, mardi, en Cour provinciale à Surrey.

Le chien a apaisé la petite fille pour qu’elle puisse offrir un récit complet et sincère de l’agression horrible dont elle aurait été victime l’année précédente, a déclaré le procureur de la Couronne Winston Sayson.

Il a expliqué que l’enfant se penchait pour flatter le chien lors de son témoignage. Et que lorsqu’elle s’effondrait, elle se couchait près de l’animal. Cela l’aidait à se calmer et à pouvoir compléter son témoignage, a-t-il expliqué.

La Couronne et un spécialiste en soutien aux victimes ont déclaré que l’intégration efficace de la bête devrait être vue comme un premier pas vers un usage plus fréquent de chiens lors de certains procès.

Il y aurait six chiens accrédités pour aider des victimes en cour au Canada. Aux États-Unis, plus de 70 chiens font un travail similaire.

Le Code criminel contient des dispositions qui permettent certains accommodements pour des témoins vulnérables – habituellement des enfants.

Un juge a tranché que Caber pouvait être présent lors du procès, en appui au spécialiste en soutien qui peut accompagner tous les témoins de moins de 18 ans. L’avocat de la défense ne s’était pas prononcé à ce sujet.

Le chien n’était pas là pour aider la Couronne à faire sa preuve, mais plutôt pour aider l’enfant à témoigner. Le procureur Sayson a indiqué que la fillette avait témoigné pendant 90 minutes.

Seuls les chiens accrédités seront admis dans les salles de cour, a toutefois souligné M. Sayson.

«On ne veut pas que les gens se présentent avec leur animal de compagnie comme un perroquet ou un boa constricteur», a-t-il dit. «Il doit y avoir une certaine dignité dans la salle de cour.»

http://www.lapresse.ca/

Recréer des visages avec un échantillon d’ADN


L’ADN est une vraie source d’information, qu’avec la science, le crime parfait sera de plus en plus difficile, car il sera plus facile de mettre un visage sur un simple échantillon.
Nuage

 

Recréer des visages avec un échantillon d’ADN

Recréer un visage en trois dimensions à partir d’un échantillon d’ADN, voilà une méthode qui pourrait aider les autorités à retrouver des criminels plus facilement. Un programme informatique, mis au point par une équipe de chercheurs, permettrait en effet de recréer un visage à partir d’un simple cheveu laissé sur une scène de crime; une véritable avancée pour la science médico-légale. 

Si le génome pouvait révéler la couleur des yeux ou des cheveux d’un individu, il peut maintenant dévoiler la structure complète du visage d’un individu. À l’aide de données recueillies par les chercheurs, ceux-ci sont parvenus à élaborer un modèle statistique permettant de prédire la forme du visage basé sur le génome. Compilant une liste de mutations génétiques connues, les chercheurs ont pu mettre en évidence certaines variations génétiques. Par exemple, ils ont pu voir comment le gène responsable de la grosseur des lèvres est différent chez quelqu’un avec des lèvres pulpeuses, versus chez une personne avec des lèvres minces.

Si le programme doit être perfectionné, il devrait connaître un succès retentissant dans le milieu de la justice et pourrait trouver d’autres applications, notamment dans l’étude de nos ancêtres et d’espèces disparues.

http://www.canald.com/

Quand la justice veut différencier des vrais jumeaux par l’ADN


On le sait que l’ADN aide beaucoup pour porter des accusations lors d’un crime, mais quand un suspect à un jumeau identique, cela est pratiquement impossible. Les recherches avancent pour différencier l’ADN des  vrais jumeaux et que justice soit rendu aux victimes
Nuage

 

Quand la justice veut différencier des vrais jumeaux par l’ADN

 

Tout commence il y a dix ans, le 21 septembre 2004, dans le sud de Boston (Massachusetts, Etats-Unis). La menaçant d’un pistolet, deux hommes obligent une femme à monter en voiture, la conduisent dans un endroit reculé, la frappent, la violent et la volent. Huit jours plus tard, quasiment dans le même quartier, l’horrible scénario se reproduit. Cependant, cette fois-là, la victime, en ramassant ses affaires, a la présence d’esprit de prendre le préservatif usagé dont un de ses violeurs s’est servi, en espérant que l’ADN parlera. L’un des deux agresseurs finit par être pris et condamné en 2012 mais ce n’est pas l’homme au préservatif. La police pense savoir qui est ce dernier car, dès 2008, elle a montré que le matériel génétique contenu dans le sperme correspondait à celui de Dwayne McNair, 23 ans au moment des faits. Mais elle ne peut pas l’arrêter. Pourquoi ? Parce que ce suspect a un frère jumeau, Dwight, dont l’ADN est lui aussi identique à celui présent dans le condom !

Les tests génétiques réalisés par la police scientifique se concentrent en effet sur ce que l’on appelle des micro-satellites, c’est-à-dire des petites portions non codantes de l’ADN, qui varient énormément d’un individu à l’autre mais pas du tout entre deux vrais jumeaux : issus du même ovule fécondé qui s’est ensuite divisé en deux aux premiers jours du stade embryonnaire, les jumeaux monozygotes partagent le même matériel génétique. Toutefois, depuis quelques années on sait qu’il existe d’infimes variations entre l’ADN de deux jumeaux, résultant de mutations aléatoires qui se sont produites lors du développement in utero mais après la séparation des deux embryons. Seulement, ces mutations rarissimes ne peuvent pas être décelées avec les protocoles expérimentaux employés par la police scientifique ou pour les tests de paternité. On estime en effet que ces variations concernent tout au plus quelques dizaines de paires de bases (ces barreaux de la célèbre double hélice de l’ADN) sur les quelque 3 milliards que compte le génome de chaque humain… Pour différencier deux jumeaux, il faut donc comparer minutieusement leurs génomes entiers, ce qui était impossible à réaliser en 2004.

Mais en dix ans, les méthodes de séquençage se sont considérablement améliorées et leur coût a dégringolé. Ce qui a permis à une équipe allemande de tenter sa chance. Comme ils le décrivent dans leur étude publiée dans le numéro de mars 2014 de Forensic Science International : Genetics – et dont le titre commence par « Trouver l’aiguille dans la meule de foin »… –, ces chercheurs ont recruté deux vrais jumeaux ainsi que l’épouse et l’enfant d’un d’entre eux. Des échantillons ont été prélevés – sang pour la mère et l’enfant, sperme, sang et muqueuse buccale pour les jumeaux – et confiés à des expérimentateurs sans que ces derniers en connaissent la provenance : à eux de différencier les deux jumeaux et de dire lequel des deux était le père.

Même avec du matériel de séquençage très récent et performant, il leur a tout de même fallu plusieurs semaines pour préparer et traiter les échantillons, cartographier puis comparer les génomes grâce à un logiciel utilisé pour détecter les mutations génétiques dans les tumeurs cancéreuses. Les données prenaient, à l’état brut, 600 gigaoctets de mémoire et 2,8 téraoctets une fois analysées. Lorsque les auteurs de l’étude évoquaient l’aiguille et la meule de foin, ils ne mentaient pas : sur les milliards de paires de bases comparées, seulement 5 différences ont pu être mises au jour, des mutations que l’on retrouvait à la fois chez le père et l’enfant mais pas chez l’oncle jumeau. L’image ci-dessous, extraite de l’article, pointe une de ces différences, découverte sur le chromosome 4.

ADN

Et l’affaire Dwayne McNair dans tout cela ? Eh bien, la police scientifique du Massachusetts effectuant un bon travail de veille, elle a repéré cette étude de Forensic Science International : Genetics et répété l’expérience avec les frères McNair.

Résultat :

selon le bureau du procureur, « il est 2 milliards de fois plus probable que Dwayne McNair, plutôt que son frère, soit la source de l’ADN » retrouvé dans le préservatif. 

Sur la base de ce nouvel élément, le procureur a décidé de poursuivre Dwayne McNair. C’était le 5 septembre 2014.

Si je parle de cela aujourd’hui, c’est parce que l’histoire n’est pas terminée. Dans quelques jours, le 12 janvier, doit se tenir l’audience préliminaire au procès et c’est à ce moment-là que le juge décidera de retenir ou non le résultat de ce test parmi les éléments à charge. De mettre ou non la justice au diapason de la recherche. Ce type d’analyse ADN n’a en effet encore jamais servi devant un tribunal et l’avocat de McNair, Robert Tobin, a déclaré à Associated Press qu’il était bien décidé à se battre sur ce point.

Selon lui, le test « n’a pas été accepté dans la communauté de la police scientifique. (…) Est-il fiable ? Est-il prêt pour une première utilisation ? »

Interrogé par Wired, le bio-informaticien Yaniv Erlich, du Massachusetts Institute of Technology (MIT), sans remettre en cause le sérieux de l’équipe allemande ni son protocole, regrette que l’expérience n’ait pas été menée sur plusieurs dizaines de paires de jumeaux, pour avoir une base statistique plus solide.

Ceci dit, même si le juge décide de rejeter le test dans cette affaire, celui-ci finira par s’imposer devant les tribunaux. Utilisé par la police scientifique depuis près de trente ans, l’ADN est au fil des années devenu la « reine des preuves » et l’on comprend bien pourquoi les enquêteurs ragent quand la gémellité donne un passeport pour l’impunité en application du principe selon lequel mieux vaut un coupable en liberté qu’un innocent en prison.

 Les naissances de jumeaux monozygotes étant relativement fréquentes (3 naissances sur 1 000, soit 6 enfants sur un millier), la justice a déjà dû plusieurs fois relâcher un suspect identifié par son ADN, parce qu’il disposait d’un « clone » génétique, ce qui ouvrait la porte au doute. Ainsi en 2009, la police allemande a été contrainte de laisser filer deux frères dont au moins un était impliqué dans un vol de bijoux qui avait fait la « une » des journaux…

Pierre Barthélémy

http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr

Mort de Jun Lin Magnotta coupable de meurtre prémédité


Voilà la décision du jury après plusieurs jours de délibération sur le cas de Magnotta. Celui qui a tué, démembré son ami, un étudiant chinois, tout en filmant la scène et envoyer des morceaux du cadavre au Premier Ministre du Canada, puis avait fuit le pays. Il faut avouer que beaucoup de Québécois sont content du verdict, car à un moment donné, on se demandait si Magnotta allait s’en sortir sans trop de mal, tant que l’annonce du verdict a pris du temps.
Nuage

 

Mort de Jun Lin

Magnotta coupable de meurtre prémédité

 

(Crédit photo: TVA Nouvelles)

Par Michaël Nguyen

Luka Rocco Magnotta vient d’être déclaré coupable du meurtre prémédité de Jun Lin. Il a donc été condamné à la prison à vie, sans possibilité de libération avant 2039.

Luka Rocco Magnotta (Crédit photo: Courtoisie)

«Coupable», a lancé le président des jurés, dans une salle comble.

Après 12 semaines de procès, 66 témoins et 43 jours d’audience, le jury a finalement retenu la thèse de la Couronne voulant que Magnotta avait planifié et délibérément tué l’étudiant chinois le 25 mai 2012.

Le jury n’a donc pas cru à la thèse de non-responsabilité criminelle proposée par la défense.

Prison à vie

En prononçant un seul mot, les huit femmes et quatre hommes composant le jury ont envoyé l’accusé de 32 ans en prison pour le reste de ses jours. Il pourra toutefois faire une demande de libération conditionnelle dans 25 ans, mais même si elle est acceptée, Magnotta restera toute sa vie sous le joug des services correctionnels.

Si le jury avait rendu un verdict de non-responsabilité criminelle, Magnotta aurait été interné à l’Institut Philippe-Pinel jusqu’à ce qu’il ne représente plus un danger pour la société.

 

Jun Lin (Crédit photo: Facebook)

    Son cas aurait été évalué chaque année.

    Deux thèses

    Lors du procès, deux thèses s’étaient affrontées.

    D’un côté, Me Luc Leclair de la défense a plaidé la folie de son client. Selon lui, les dossiers médicaux de Magnotta parlent d’eux-mêmes, puisqu’il a été diagnostiqué schizophrène dès 2001.

    Deux psychiatres experts avaient soutenu la thèse de la défense. Le juge avait toutefois souligné que leurs avis étaient basés sur la version de Magnotta, qui n’avait pas été prouvée en cour puisque l’accusé n’avait pas témoigné.

    Me Louis Bouthillier de la Couronne avait de son côté plaidé que Magnotta s’était donné comme mission de commettre le meurtre parfait et d’échapper à la justice.

    Magnotta était ultraorganisé et il avait même envoyé six mois plus tôt un courriel à un reporter anglais, indiquant qu’il allait filmer un meurtre.

    «C’est vous qui devrez décider de la valeur que vous accordez à chaque élément de preuve», avait rappelé le juge au jury.

    Notons que les délibérations des jurés seront secrètes. Personne ne saura jamais comment ils en sont arrivés à ce verdict.

    Le procès en chiffres

  • 43 jours d’audience devant jury

  • 12 semaines de procès

  • 52 témoins de la Couronne sur 25 jours

  • 14 témoins de la défense sur 15 jours

  • 6 psychiatres experts entendus, dont quatre pour la défense

  • 20 jours d’audience pour entendre les experts

http://tvanouvelles.ca