Ce que l’on dit le plus souvent en dormant


Depuis quelques jours, on s’intéresse beaucoup aux gens qui parlent dans leur sommeil, des scientifiques ont même pu déterminées les mots le plus souvent dit pendant que l’on dort. Je crois que certains vulgaire sont quand même des mots que l’on utiliserait en état d’éveil, car je ne me vois pas dire putain quand j’ai ce mot en horreur et je ne l’utilise jamais dans mon vocabulaire, sauf dans des cas rares et spécifiques pour dénoncer l’utilisation de ce mot …
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Ce que l’on dit le plus souvent en dormant

 

non

Le mot que l’on prononce le plus souvent en dormant : non !

Pour la première fois, une analyse de grande ampleur de ce que nous disons pendant notre sommeil a révélé que l’on prononce souvent des phrases négatives et des jurons.

Bénédicte Salthun-Lassalle

Avez-vous déjà été réveillé en pleine nuit par la personne qui dort à côté de vous parce qu’elle vous parlait ou prononçait des mots incohérents ? Balbutiait-elle ce genre de phrases ? : 

« Non, t’as vu », « Oh non, Oh non », « Aaaaah putain », « Ah mince, y a rien, merde ! », « Oui bon ça va oh ! », « Trop plus où suis-je ? », « Qui coince là »…

En tout cas, ce sont-là des exemples des mots et phrases qu’Isabelle Arnulf, de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, et ses collègues linguistes et orthophonistes ont enregistré et analysé durant une à deux nuits chez 232 sujets recrutés parce qu’ils parlaient beaucoup en dormant. Et le mot le plus souvent prononcé en dormant est « non ».

Les raisons pour lesquelles certaines personnes parlent dans leur sommeil n’ont pas fait l’objet de beaucoup d’études, parce qu’en soi, ce n’est pas très grave (sauf pour le partenaire dans le lit). Selon une étude récente, près de 70 % des adultes rapportent avoir déjà parlé en dormant, mais seuls 6,3 % s’exprimeraient au moins une nuit par semaine. Et le discours à haute voix interviendrait aussi bien en sommeil lent (sans mouvement rapide des yeux, correspondant aux phases d’endormissement et de sommeils léger et profond) qu’en sommeil REM (le stade paradoxal en fin de nuit). Mais en général, ceux qui parlent le plus souvent la nuit présentent des troubles du sommeil lent, comme le somnambulisme et les terreurs nocturnes, ou des troubles du comportement en sommeil REM, avec des gestes et des mouvements plus ou moins violents. Alors est-ce que parler en dormant signifie quelque chose ? De quel type de langage s’agit-il ?

Isabelle Arnulf et ses collègues ont réalisé la plus grande étude d’analyse du langage pendant le sommeil. Parmi leurs sujets très bavards, âgés en moyenne de 50 ans, 15 ne présentaient aucun trouble du sommeil, 129 gesticulaient en sommeil REM, 87 étaient somnambules ou avaient des terreurs nocturnes et 1 souffrait d’apnée du sommeil. Plus de 880 discours ont été enregistrés, 59 % d’entre eux n’ayant aucun sens ou étant incompréhensibles à l’oreille : c’étaient des cris, des murmures, des rires, des marmottements. Probablement parce que le sommeil s’accompagne souvent d’une inhibition partielle des muscles moteurs, notamment de ceux nécessaires à l’articulation.

Mais les volontaires ont aussi prononcé 3349 mots compréhensibles (361 phrases). Le terme le plus fréquent était « non ». D’ailleurs, les phrases négatives représentaient 20 % des discours, les interrogatives 26 %. Et près de 10 % des mots étaient des injures ou des obscénités, le mot « putain » étant prononcé 800 fois plus la nuit que le jour par l’ensemble des participants. Et si aucun juron n’était utilisé, la phrase n’était pas agréable pour autant dans 22 % des cas… C’était par exemple : « Mais c’est pas possible ça ! » ou, plus agréable : « Faire un bébé à Stéphanie de Monaco ».

Les chercheurs ont aussi montré que les phrases n’étaient pas si différentes de celles prononcées la journée, car elles étaient en général grammaticalement correctes. Ce qui signifie que les mêmes régions cérébrales, celles du langage, sont actives aussi bien le jour que la nuit. Toutefois, les formules de politesse, avec « bonjour », « S’il vous plait », étaient bien moins fréquentes (12 % des phrases) en dormant qu’en étant éveillé.

Alors comment interpréter cette agressivité verbale nocturne ? C’est probablement lié à la levée d’inhibition du cerveau endormi et au contenu des rêves, qui, dans l’ensemble, sont souvent conflictuels ou effrayants, car insensés. Mais cela ne signifie rien, car le cerveau endormi est alors dans un état de cacophonie, sans réel contrôle de son activité d’ensemble.

http://www.pourlascience.fr

Nous parlons tous en dormant, souvent pour jurer


Quasi tout le monde parle en dormant, mais ce que l’on dit cela est autre chose. Il semblerait que nous soyons plus vulgaires que polies pendant nos rêves
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Nous parlons tous en dormant, souvent pour jurer

 

Sleep par Kirill Kondratyev via Flickr.

Sleep par Kirill Kondratyev via Flickr.

Repéré par Fabien Jannic-Cherbonnel

Repéré sur Newsweek, The Times

Pour la première fois, des chercheurs ont analysé ce que l’on dit pendant notre sommeil. Résultat ? Beaucoup d’insultes.

Vous avez forcément déjà vécu cette situation si vous dormez à deux : être réveillé en pleine nuit par votre partenaire, alors que celui-ci, endormi, tente de discuter avec vous. Et c’est normal. D’après une étude française, la plupart des gens parlent en dormant, le plus souvent en jurant.

L’étude, rapportée par Newsweek, a été par réalisée par une équipe de chercheurs de la Sorbonne et a analysé le sommeil de 232 adultes. Il s’agit de la plus grande étude jamais réalisée sur le sujet, peu exploré par la communauté scientifique. D’après les conclusions de la recherche, publiées par le Sleep Journal, seulement 15 personnes ont eu un sommeil parfait.

L’étude révèle que parler en dormant n’est pas plus différent que de parler en étant éveillé. 

Comme l’explique The Times, les chercheurs notent que quasiment toutes ces prises de parole «étaient grammaticalement correctes». 

Le mot prononcé le plus de fois par les participants était «non» alors que près de 10% des discussions contenaient des injures et des obscénités. Le mot «putain» aurait été utilisé par les participants 800 fois plus la nuit que dans la journée.

À l’inverse, l’usage de politesses était largement plus rare qu’en journée, n’apparaissant que dans 12 des 361 cas observés. Et même lorsqu’un discours ne contenait pas de jurons, il n’était pas forcément plaisant. Newsweek explique même qu’un volontaire s’est écrié «Menteur ! Je te tape dessus si tu les signes», tandis qu’un autre menaçait de mettre la Princesse Stéphanie de Monaco enceinte.

Pour expliquer le contenu violent de ces discussions endormies, les chercheurs expliquent que le fait de parler dans son sommeil pourrait correspondre à une perte d’inhibition ou tout simplement représenter le contenu d’un rêve.

Attention tout de même à ne pas interpréter trop littéralement ce que vous dites en dormant. C’est ce qu’explique Jim Horn, le directeur du centre de recherche du sommeil à l’Université de Loughborough au Guardian :

«Parler en dormant se passe normalement lors de phases de sommeil léger. Le cerveau vagabonde et rumine. Il s’agit vraiment des élucubrations d’un esprit embrouillé.»

http://www.slate.fr

Les personnes vulgaires apparaissent comme plus honnêtes


Cela expliquerait probablement l’élection de Donald Trump, mais pour ma part, une personne qui insulte et qui lance des jurons en toute occasion et ce même si c’est une personne connue du public, ne m’inspire aucune confiance,.. Bien sûr, les beaux parleurs non plus n’ont pas plus l’air plus honnête. Bref, pour moi, Donald Trump est un vrai mystère le pourquoi qu’il soit devenu Président
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Les personnes vulgaires apparaissent comme plus honnêtes

 

Donald Trump | Gage Skidmore via Flickr CC License by

Donald Trump | Gage Skidmore via Flickr CC License by

Repéré par Xavier Ridel

C’est le résultat d’une nouvelle étude qui explique en partie l’élection de Trump.

Quelqu’un qui jure beaucoup serait-il jugé plus honnête que les autres? C’est la question à laquelle tente de répondre une étude, relayée par Mashable.

«Nous avons trouvé une relation cohérente entre les jurons et l’honnêteté, avancent ainsi les chercheurs. La vulgarité est associée à un moindre degré de mensonges au niveau individuel, et à une plus grande intégrité au niveau de la société.»

L’étude, appelée Frankly, We Don’t Give A Damn, s’est divisée en trois parties. D’abord, 276 participants ont été réunis dans une pièce, et ont dû dire s’ils juraient souvent, et s’ils se considéraient comme honnêtes. Les profils et statuts de 74.000 utilisateurs de Facebook ont ensuite été analysés, avant que les chercheurs ne se penchent sur le cas des États-Unis en tant que nation. Les résultats sont concluants, mais les chercheurs précisent:

«Dans notre article, l’honnêteté signifie l’expression authentique du soi, dans les interactions avec autrui. […] Nos conclusions ne doivent pas être interprétées comme affirmant que plus une personne est vulgaire, plus elle aura des comportements éthiques, sérieux ou moraux.»

 

L’une des nombreuses compilations d’insultes de Trump se trouvant sur Youtube

De quoi sans doute aider à expliquer la victoire de Donald Trump sur Hillary Clinton, lors de l’élection présidentielle américaine. Le candidat républicain s’est démarqué grâce à son franc-parler, jusqu’à l’insulte. Gregory Guy, professeur de linguistique à l’université de New York, n’a pas pris part à l’étude mais note à ce propos:

«L’idée que les gens interprètent le juron comme une marque de véracité est quelque chose que je trouve assez convaincant. […] On l’a vu avec Trump, qui dit des choses outrageuses. […] Les électeurs pensent que c’est là un facteur d’authenticité.»

http://www.slate.fr/