Voici à quoi ressemblait le Razanandrongobe sakalavae!


Le Razanandrongobe sakalavae, un nom pareil, on peut se douter que c’est un animal qui viens de loin, quelque chose comme plusieurs millions d’années. Il serait un lointain ancêtre des crocodiles. Il était imposant avec une dentition ressemblant un peu au T.Rex. Bref à éviter d’être en sa présence …
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Voici à quoi ressemblait le Razanandrongobe sakalavae!

 

Photo : iStock/Musée d’histoire naturelle de Milan/Fabio Manucci

L’apparence du Razanandrongobe sakalavae, un lointain ancêtre des crocodiles modernes qui vivait au Jurassique il y a plus de 170 millions d’années, a été finalement reconstituée par des experts italiens.

En se basant sur des os fossilisés de son crâne découverts à Madagascar, le Dr Dal Sasso et ses collègues du Musée d’histoire naturelle de Milan, en Italie, ont pu déduire les caractéristiques de son corps.

Cette même équipe avait découvert des restes fossilisés de l’espèce il y a plus d’une décennie. À ce moment-là, elle n’avait pas pu reconstituer l’apparence de la bête puisqu’elle ne possédait pas assez de données fossiles.

Des fossiles de crâne découverts dans les années 1970, appartenant à une collection privée inconnue des scientifiques jusqu’à récemment, ont permis de remédier à la situation.

Le crâne fossilisé d'un Razanandrongobe sakalavae

Le crâne fossilisé d’un Razanandrongobe sakalavae   Photo : Musée d’histoire naturelle de Milan/Giovanni Bindellini

Portrait robot du Jurassique

Avec son allure de crocodile, la bête surnommée Razana devait atteindre 7 mètres de long et peser de 800 à 1000 kilogrammes.

Son apparence rappelle celle des baurusouchides retrouvés à l’époque en Amérique du Sud. Il semble que l’animal soit le plus ancien et le plus gros représentant des notosuchiens, un groupe de crocodiliens terrestres de plus petite taille qui peuplait l’Amérique du Sud, l’Afrique et l’Asie au Crétacé auquel les crocodiles actuels sont liés.

Le Razanandrongobe sakalavae présentait aussi une puissante mâchoire arborant des dents de 15 cm de long qui rappellent celles des Tyrannosaurus rex apparus 100 millions d’années plus tard.

Photo : Musée d’histoire naturelle de Milan/Fabio Manucci

Razana pouvait ainsi broyer aisément la chair et les os d’autres animaux, ce qui plaçait ce prédateur tout en haut de la chaîne alimentaire.

Ce fossile éclaire aussi l’histoire de cette lignée, autrefois plus diversifiée, et dont seuls les crocodiliens ont survécu à la crise de la fin du Crétacé.

Contrairement aux crocodiles, ces animaux possédaient des crânes épais et des membres plus longs et plus puissants qui leur permettaient même d’adopter une posture élevée leur permettant pratiquement d’atteindre la taille d’un humain.

Sa position géographique à l’époque où Madagascar était séparé des autres masses terrestres laisse à penser qu’il était une espèce endémique à sa région. Simone Maganuco, Musée d’histoire naturelle de Milan

L’animal devait avoir la capacité de nager, mais son imposant physique et ses membres puissants permettent de penser qu’il était probablement un animal opportuniste, comme les hyènes et les lions, capables de se déplacer rapidement, chassant en embuscade. Ce qui ne l’empêchait pas d’être aussi un charognard.

Il se nourrissait probablement de petits mammifères, de ptérosaures (reptiles volants) et de sauropodes (dinosaures herbivores).

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Le Saviez-Vous ► L’arbre le plus seul de la planète


Un arbre rare qui existait dans la préhistoire a été découvert vers la fin des années 1800, il semble très rare, car un seul était connu. Aujourd’hui, il n’existe probablement que des clônes
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L’arbre le plus seul de la planète

 

En 1895, John Medley Wood (qui porte bien son nom) a découvert un arbre qui ressemblait à un palmier à la lisère d’une foret Sud-Africaine, il en a récolté une repousse qui fut envoyée au Kew Gardens de Londres.

Cet arbre, ensuite baptisé Encephalartos woodii en son honneur, est une espèce de Cycadophyta. À l’époque jurassique, ces plantes recouvraient toute la planète et étaient de loin les plus nombreuses.

Aujourd’hui il n’en reste plus que quelques espèces et l’Encephalartos woodii est extrêmement rare.

Tellement rare que le spécimen découvert par John Medley Wood est le seul à ne jamais avoir été découvert malgré de multiples expéditions de recherche, il n’y en a plus qu’un sur la planète et l’espèce est éteinte à l’état sauvage.

Cette famille de plante a besoin d’un spécimen male et d’une femelle pour pouvoir se reproduire, celui qui a été découvert étant un male il ne pourra donc jamais se reproduire.

À partir des différents prélèvements qui ont été réalisés sur l’arbre original on en a réalisé des clones et il en existe aujourd’hui environ 500 dans différents jardins botaniques.

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Les deux pousses du Encephalartos woodii original d’où viennent tous les clones

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Un monstre marin du Jurassique sort de sa réserve


Le monstre du lac Loch Ness existe-il vraiment ? En tout cas, il a déjà existé il y a 170 millions d’années, et il n’avait vraiment pas l’air très amical
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Un monstre marin du Jurassique sort de sa réserve

 

Image numérique diffusée par l'université d'Edimbourg le 11 janvier 2015 montrant un dessin d'artiste d'un reptile marin Dearcmhara shawcrossi identifié à partir de fossiles trouvés sur l'île de Skye et ayant vécu il y a 170 millions d'années (c) Afp

Image numérique diffusée par l’université d’Edimbourg le 11 janvier 2015 montrant un dessin d’artiste d’un reptile marin Dearcmhara shawcrossi identifié à partir de fossiles trouvés sur l’île de Skye et ayant vécu il y a 170 millions d’années (c) Afp

Emprisonné depuis un demi-siècle dans une gangue de pierre, un gros ichtyosaure a pu enfin en être extrait puis étudié.

 

Quatre mètres de long, un gros ventre, une tête pointue ornée de centaines de dents et deux gros yeux globuleux: le monstre marin du Loch Storr, vieux de 170 millions d’années, a été exfiltré des réserves du Muséum national d’Écosse où il attendait, depuis 50 ans, son heure de gloire. Le fossile a été découvert en 1966, sur l’île de Skye en Écosse, par le directeur d’une usine électrique voisine.

Mais « pendant un demi-siècle, le musée l’a gardé en sécurité, car nous n’avions pas l’expertise nécessaire pour le libérer de la roche très dense qui l’entourait et pour l’étudier », explique à l’AFP Steve Brusatte de l’Université d’Edimbourg.

 C’est désormais chose faite : Nigel Larkin, conservateur et restaurateur de fossiles, a dégagé le monstre de la roche qui l’emprisonnait depuis des millions d’années. Puis le paléontologue Steve Brusatte et ses collègues Nick Fraser et Stig Walsh du musée national d’Écosse l’ont identifié comme étant un ichtyosaure, une famille de reptiles marins éteinte depuis.

Ils ont pu reconstituer une image claire de l’énorme créature qu’ils présentent comme un « joyau de la couronne de la préhistoire écossaise ». 

Le féroce prédateur, digne des pires monstres de films d’horreur, rodait dans nos océans il y a 170 million d’années, à l’époque où les dinosaures dominaient le monde.

« Les gens sont obsédés par le mythe du monstre du Loch Ness qui est totalement faux. Mais, ils ne réalisent pas que de vrais monstres marins ont existé ! », explique Steve Brusatte. « Ils étaient plus grands, plus effrayants, plus fascinants que Nessie », précise le paléontologue.

Les ichtyosaures ont brusquement disparu des océans des dizaines de millions d’années avant les derniers dinosaures, après un long règne de 157 millions d’années. Selon les chercheurs, cette découverte permettra d’en savoir un peu plus sur l’évolution de ces gros reptiles au cours du Jurassique moyen, une période qui a laissé peu de traces fossiles.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Un reptile géant ayant vécu au temps des dinosaures identifié en Écosse


Peut-être que le monstre du Lac Ness en Écosse est un fantôme de la préhistoire qui n’attendant que d’être découvert 😉
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Un reptile géant ayant vécu au temps des dinosaures identifié en Écosse

Une représentation du reptile géant identifié en Écosse.... (PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE)

Photo Courtoisie

Un reptile géant de l’ordre des ichtyosaures qui évoluait il y a 170 millions d’années dans les eaux aujourd’hui écossaises a été identifié, a annoncé lundi l’université d’Édimbourg.

Cette créature qui ressemble à un dauphin pouvait mesurer plus de 4 mètres et vivait durant la période du Jurassique dans des eaux chaudes et peu profondes, là où se situe aujourd’hui l’Écosse.

Ce contemporain des dinosaures a été identifié grâce à un fossile trouvé sur l’île écossaise de Skye, la plus grande de l’archipel des Hébrides intérieures.

Cette nouvelle espèce a été baptisée «Dearcmhara shawcrossi», le premier terme signifiant «lézard marin» en gaélique écossais et le second étant tiré de Brian Shawcross, l’amateur ayant découvert le fossile en 1959.

«Au temps des dinosaures, les eaux écossaises étaient peuplées par de gros reptiles de la taille de bateaux à moteurs. Ces fossiles sont très rares et pour la première fois nous avons trouvé une nouvelle espèce uniquement écossaise», a déclaré le professeur Steve Brusatte, de l’université d’Édimbourg.

«Sans la générosité du collectionneur qui a donné ces os à un musée au lieu de les garder ou de les vendre, nous n’aurions jamais su que cet extraordinaire animal a existé», a-t-il souligné.

Le reptile le plus célèbre d’Écosse reste le monstre du Loch Ness, le légendaire animal aquatique qui attire des milliers de touristes sur les rives de ce lac situé dans les Highlands (nord de l’Écosse).

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Apparus au Trias, les mammifères seraient plus vieux qu’on le pensait


L’apparition des mammifères sur la Terre, est revue et corrigée par de nouvelles découvertes de fossiles qui laissent prétendre que ces animaux auraient existé encore plus loin dans l’histoire de notre planète
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Apparus au Trias, les mammifères seraient plus vieux qu’on le pensait

 

Une reconstruction d’une des nouvelles espèces de mammifères dont les restes fossilisés datant du Jurassique ont été découverts récemment. Xianshou songae était un animal de la taille d’une souris. Arboricole, il appartenait à un groupe éteint de mammifères du Mésozoïque appelé Euharamiyida. © Zhao Chuang

Trois nouvelles espèces de fossiles ressemblant à des rongeurs grimpeurs appartiendraient au groupe des mammifères, selon des paléontologues. Ces découvertes de la province chinoise du Liaoning pourraient chambouler la chronologie de leur apparition sur Terre car elles démontreraient que les mammifères sont apparus au Trias, il y a plus de 200 millions d’années, et non au Jurassique.

À en juger par leurs incisives, leurs longues queues et leurs pattes adaptées à la vie arboricole, les six spécimens de fossiles, très bien conservés et passés à la loupe des spécialistes, pourraient avoir ressemblé à des écureuils.

 Pour autant, « toute ressemblance entre ces créatures et les écureuils sont dues à une évolution convergente », signale Jin Meng, conservateur au Musée d’histoire naturelle de New York, aux États-Unis, et co-auteur d’un article à leur sujet publié dans la revue Nature.

Nommées à partir des noms de leurs découvreurs, mais aussi de la ville Linglongta concernée et de mots chinois signifiant « bête », les trois nouvelles espèces Shenshou Lui, Xianshou Linglong, et Xianshou songae, auraient vécu au Jurassique, il y a 160 millions d’années, dans un environnement tropical et arboré. Les chercheurs les réunissent dans un nouveau groupe (ou clade) appelé Euharamiyida, aux côtés des Multituberculata et des Haramiyidés, eux-mêmes appartenant à la sous-classe des Allotheria, qu’ils classent au sein des mammifères.

« Depuis des décennies, les scientifiques débattent pour savoir si le groupe appelé Haramiyida, de nos jours éteint, appartient ou non à celui des mammifères, rapporte Jin Meng. Auparavant, tout ce que nous savions au sujet de ces animaux était basé sur des mâchoires fragmentées et des dents isolées. Mais les nouveaux spécimens que nous avons découverts sont extrêmement bien conservés. Et à partir de ces fossiles, nous avons maintenant une bonne idée de ce à quoi ces animaux ressemblaient vraiment et qui confirme qu’ils sont bien des mammifères. »


Un fossile de Shenshou lui (et le schéma de son squelette), découvert dans la province de Liaoning, en Chine. Ces animaux mesuraient environ 15 cm, se nourrissaient d’insectes, de graines et de fruits et vivaient essentiellement dans les arbres. © Shundong Bi et al., Nature

Des fossiles qui portent la marque des mammifères

Malgré une inhabituelle et intrigante structuration de leurs dents, la morphologie générale et d’autres caractéristiques physiques des fossiles se rapportent à celles des mammifères, par exemple, au niveau de l’oreille moyenne, la zone située dans le tympan et qui transforme les vibrations de l’air en des ondulations au sein des fluides de l’oreille ; celles des échantillons fossiles contiennent trois os, un trait anatomique propre aux mammifères.

En outre, les auteurs de l’étude retracent le scénario de l’apparition des mammifères de la façon suivante : les mammifères allothériens auraient évolué à la fin du Trias, il y a 208 millions d’années, à partir d’un ancêtre proche des Haramiyavia puis se seraient diversifiés en deux branches : celles des Euharamiyida et des Multituberculata.

Si leur hypothèse se confirme, elle avance l’apparition des mammifères du Jurassique moyen (qui s’étend de 176 à 161 millions d’années) à la fin du Trias (entre 235 et 201 millions d’années). Pour les chercheurs cela correspond aux résultats de certaines études génétiques.

http://www.futura-sciences.com