Des volutes marbrées s’enroulent à la surface de Jupiter


 

La sonde Juno a pris des photos de la planète gazeuse Jupiter. Cela donne de très belles photos, c’est même très artistiques
Nuage

 

Des volutes marbrées s’enroulent à la surface de Jupiter

 


Le projet Juno de la NASA a pour but de mieux comprendre Jupiter et la création de notre système solaire. Il a permis d’obtenir beaucoup de données sur cette planète géante.

La sonde a ainsi pu photographier de près la surface magnifiquement marbrée de cette planète gazeuse (ici en couleurs artificielles).

Plus d’images prises avec les caméras de Juno sont disponibles sur le site de la NASA.


Vous pouvez proposer vos propres versions éditées des images brutes de Juno sur
Mission Juno.

http://www.laboiteverte.fr

Profonde, la grande tache rouge de Jupiter


Mieux vaut être sur Terre que sur Jupiter. Il y a des tempête là-bas qui sont immense. En fait, la fameuse tache rouge de cette planète gazeuse, est 1,3 fois le diamètre de la Terre, cet anticyclone dure depuis plus de 185 ans. La sonde Juno, a donné des renseignements sur la profondeur de cette tache qui serait d’environ 300 km, et même voir  plus.
Nuage

 

Profonde, la grande tache rouge de Jupiter

 

La grande tache rouge de Jupiter

La grande tache rouge de Jupiter   Photo : NASA

La profondeur de la grande tache rouge sur Jupiter, la plus grande tempête du système solaire, est mieux cernée grâce aux données recueillies en juillet 2017 par la sonde américaine Juno.

Un texte d’Alain Labelle

Cet anticyclone de 16 000 kilomètres de largeur qui fait 1,3 fois le diamètre de la Terre existe depuis plus de 185 ans, mais sa profondeur demeurait un mystère pour les astrophysiciens.

Les nouvelles analyses permettent d’établir que la tempête pénètre au moins jusqu’à 300 kilomètres sous son couvert nuageux, mais qu’elle pourrait être encore plus profonde.

Comparaison entre la taille de la grande tache rouge de Jupiter et la Terre.

Comparaison entre la taille de la grande tache rouge de Jupiter et la Terre.   Photo : NASA

Juno a découvert que les racines de la grande tache rouge sont 50 à 100 fois plus profondes que les océans de la Terre et qu’elles sont plus chaudes à la base qu’au sommet. Andy Ingersoll, professeur à l’institut de technologie de la Californie (Caltech)

« Les vents sont associés à des différences de température; la chaleur à la base de la tache explique les vents féroces qu’on observe à la surface de son atmosphère », explique le Pr Andy Ingersoll de l’institut de technologie de la Californie (Caltech)

La prochaine vidéo montre une vue en plongée dans l’atmosphère de Jupiter réalisée par la NASA à partir des informations recueillies par la sonde Juno.

En fait, cette tempête s’étend aussi loin que peut le détecter le radiomètre micro-ondes embarqué sur la sonde Juno. Cet instrument traque la chaleur (des centaines de degrés Celsius) dans l’atmosphère de la planète associée à la tempête de forme ovale qui se trouve dans son hémisphère sud.

Elle se déplace dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et les vents qui la composent atteignent des vitesses plus grandes que n’importe quelle tempête sur Terre.

Si Juno pouvait également effectuer des mesures gravimétriques dans la région, elle pourrait détecter des mouvements de masse liés à la tache à plus de 1000 kilomètres sous le sommet des nuages de cette planète.

Cette image a été captée le 10 juillet lorsque Juno se trouvait à 9866 km du sommet de la couverture nuageuse de la planète. Les couleurs ont été modifiées afin de mettre en évidence les détails de la tempête.

Cette image a été captée le 10 juillet lorsque Juno se trouvait à 9866 km du sommet de la couverture nuageuse de la planète. Les couleurs ont été modifiées afin de mettre en évidence les détails de la tempête.   Photo : NASA/JPL-Caltech/SwRI/MSSS/Gerald Eichstädt

Le saviez-vous?

  • Jupiter est la cinquième planète du système et de loin la plus grosse.
  • Jupiter est située à 778 millions de kilomètres en moyenne du Soleil.
  • Elle est si imposante qu’elle pourrait contenir les sept autres planètes du système.
  • Elle parcourt son orbite autour du Soleil en 11,86 ans.
  • Elle est une géante gazeuse (comme Saturne, Uranus et Neptune). Ces planètes sont dites gazeuses en raison de l’épaisse atmosphère qui entoure leur noyau de dimension relativement faible.

Les nouvelles données montrent aussi l’existence de deux zones de radiation inconnues à ce jour près de l’équateur.

De l’hydrogène, de l’oxygène et des ions de soufre s’y déplacent à une vitesse proche de celle de la lumière.

Ces nouvelles connaissances ont été partagées par l’équipe scientifique associée à la mission Juno lors de la rencontre annuelle de l’American Geophysical Union qui se tenait à La Nouvelle-Orléans.

À ce jour, Juno a effectué 8 vols rapprochés au-dessus de Jupiter. Un neuvième est prévu le 16 décembre.

Cette image montre le pôle Sud de Jupiter lorsque la sonde Juno se trouvait à  52 000 kilomètres d'altitude. Les formes ovales sont d'énormes ouragans.

Cette image montre le pôle Sud de Jupiter lorsque la sonde Juno se trouvait à 52 000 kilomètres d’altitude. Les formes ovales sont d’énormes ouragans.   Photo : NASA/JPL-Caltech/SwRI/MSSS/Betsy Asher Hall/Gervasio Robles

La sonde a été placée en orbite autour de la géante gazeuse le 5 juillet 2016, après un voyage de 2,8 milliards de kilomètres depuis son lancement du cap Canaveral en Floride, le 5 août 2011.

Cette sonde de 1,1 milliard de dollars pèse 3,6 tonnes et est aussi longue qu’un terrain de tennis.

Depuis son entrée en fonction, la sonde a détecté de gigantesques ouragans sur les pôles de Jupiter et a effectué des observations inédites de l’atmosphère et de l’intérieur de la planète gazeuse.

Les neuf instruments embarqués sur la sonde ont aussi détecté :

  • des masses brillantes de formes ovales à ses pôles, qui sont en fait de colossaux ouragans dont certains peuvent atteindre un diamètre de 1400 kilomètres;
  • un champ magnétique environ 10 fois plus puissant que celui de la Terre, beaucoup plus intense que ce que prévoyaient les modèles mathématiques;
  • des aurores boréales qui se comportent de manière totalement différente de celles que l’on observe sur Terre. Elles sont en effet alimentées par les électrons qui sont aspirés dans la région polaire, ce qui tend à montrer que la planète alimente ses aurores en lumière;
  • des panaches d’ammoniaque qui se forment à partir de la zone équatoriale et qui créent des systèmes météorologiques géants ressemblant à une version à grande échelle des courants d’air qui s’élèvent de l’équateur terrestre et génèrent les alizés;
  • des sons étranges dans l’énorme magnétosphère de la planète, qui se contracte et se développe selon les mouvements du vent solaire.

À ce jour, les informations recueillies ne permettent pas de déterminer si Jupiter possède un noyau solide, comme certains modèles le prédisent. Peut-être qu’il existe en son centre un petit noyau solide, mais sa composition reste inconnue.

La formation de Jupiter a influé sur le développement et la position de toutes les autres planètes de notre système solaire. Selon les théories, l’immense champ gravitationnel de Jupiter aurait protégé la Terre du bombardement de comètes et d’astéroïde.

http://ici.radio-canada.ca

Les premières images de la Grande Tache rouge par Juno


La sonde de Juno a capturé  des photo de la tache de Saturne. Depuis sa découverte en 1665, cette tache a questionné bien des astronomes pour découvrir par la suite que c’est un anticyclone de 12 000 km avec des vent soufflant à 700 km/h.
Nuage

 

Les premières images de la Grande Tache rouge par Juno

 

La tache rouge de Jupiter

Gros plan sur la tache rouge de Jupiter.

Joël Ignasse
Sciences et Avenir

La NASA a dévoilé les premières photos du dernier survol de Juno au-dessus de Jupiter et de sa célèbre tache.

Juno au dessus de la tache rouge

La sonde a effectué un survol de la grande tache rouge, le 10 juillet 2017.

NASA/JPL-CALTECH

HANDOUT / NASA / AFPLe 10 juillet 2017, la sonde Juno de la NASA a effectué un survol à basse altitude le la géante gazeuse, s’en approchant jusqu’à 3500 kilomètres et est passé pour la première fois au-dessus de la la grande tache rouge, un des phénomènes les plus célèbres du système solaire. Découverte par l’astronome français Jean-Dominique Cassini en 1665, cette anomalie atmosphérique est en fait un anticyclone de 12.000 kilomètres de long et 15.000 de large au sein duquel les vents soufflent à 700 km/h !

Le survol de la grande tache rouge a été le ‘climax’ de la sixième orbite scientifique de Juno autour de Jupiter qui doit durer 53,4 jours en tout. Tous les instruments scientifiques de Juno ainsi que la JunoCam, une caméra destiné à relayer au grand public les plus belles images prises, fonctionnaient pendant le survol, recueillant des données qui sont maintenant retournées sur Terre. Les premiers clichés de ce survol viennent d’être dévoilés par la NASA sur son site consacré à la mission Juno. Il faudra cependant attendre beaucoup plus de temps pour analyser les données issus des autres instruments scientifiques. Elles permettront peut-être de comprendre pourquoi cet anticyclone géant semble diminuer en taille depuis quelques années.

La sonde Juno doit achever sa mission en février 2018

La sonde Juno devait, en tout, effectuer 36 révolutions complètes autour de Jupiter, mais un problème moteur a contraint les ingénieurs à la laisser sur une orbite elliptique qui ne permettra sans doute pas de réaliser cet objectif. Cela n’oblitère toutefois pas les objectifs scientifiques de Juno qui se rapprochera toujours aussi près de Jupiter mais moins souvent que prévu. Les observations et les enregistrements de la JunoCam conservent donc leur intérêt. Et ce contretemps pourrait même favoriser de nouvelles études : en restant sur son orbite elliptique, la sonde va pouvoir observer les confins de la magnétosphère jovienne. Il est toujours prévu qu’elle achève sa mission vers le mois de février 2018, en se précipitant vers la surface où elle se désintègrera. 

https://www.sciencesetavenir.fr

Écouter les aurores de Jupiter


Des aurores qui chantent sur Jupiter, enfin disons qu’il a été possible de convertir en waves le rayonnement électromagnétique des aurores
Nuage

 

Écouter les aurores de Jupiter

 

Image d'une aurore boréale de Jupiter prise par la sonde Juno le 27 août 2016

Image d’une aurore boréale de Jupiter prise par la sonde Juno le 27 août 2016   PHOTO : NASA

Au moment où la sonde Juno terminait sa première orbite complète autour de Jupiter, un instrument à bord a enregistré le rayonnement électromagnétique de ses aurores. Des scientifiques américains l’ont ensuite converti en son. Explications.

Un texte d’Alain Labelle

Les aurores de Jupiter sont des manifestations lumineuses similaires à celles observées aux pôles de la Terre, mais dans des proportions beaucoup plus grandes. Les capteurs de l’antenne dipolaire (WAVES) ont mesuré les ondes radio qui se propagent au pôle Sud de Jupiter.

La vidéo qui suit résume – en son et en image – les enregistrements de treize heures d’émissions radio. Ces données ont été collectées le 27 août dernier au moment où la sonde Juno passait à 4200 km au-dessus de son atmosphère. Elles ont ensuite été converties en fichiers sonores par les ingénieurs responsables de WAVES.

La gamme de fréquences de ces émissions est de 7 à 140 kilohertz. Les radioastronomes les ont surnommées les « émissions kilométriques » parce que leurs longueurs d’onde sont d’environ un kilomètre.

La NASA explique que ces émissions autour de Jupiter ont été découvertes dans les années 1950, mais qu’elles n’avaient jamais été analysées de si près.

L’un des scientifiques de la mission, Bill Kurth, de l’Université d’Iowa, explique que les enregistrements exceptionnels de ces émissions démontrent que « Jupiter nous parle comme seules les planètes gazeuses géantes peuvent le faire ». « Ces émissions radio sont les plus fortes du système solaire », dit-il. « Nous devons maintenant déterminer d’où proviennent les électrons qui les génèrent. »

Les scientifiques veulent en effet comprendre comment les électrons et les ions accélèrent le long du champ magnétique au-dessus de Jupiter pour finalement entrer en collision avec l’atmosphère, créant les éclats de lumière qui deviennent les aurores.

La sonde Juno a été lancée en août 2011 à partir de Cape Canaveral en Floride et a atteint Jupiter le 4 juillet 2016. Sa mission de plus de 1 milliard de dollars vise à étudier la composition de l’atmosphère de Jupiter et à scruter ce qui se dissimule sous son épaisse couche de nuages.

Juno doit encore effectuer 35 survols rapprochés de la planète, qu’elle étudiera jusqu’au début 2018 avant de plonger à jamais dans son atmosphère.

http://ici.radio-canada.ca/

Juno: pari réussi


Ce n’est pas la porte d’à côté que la Nasa a envoyé une sonde en orbite. Attendre près de 50 minutes après le rapprochement de Juno, cela a du être un grand moment pour les scientifiques ..
Nuage

 

Juno: pari réussi

 

Un modèle de la sonde Juno... (AFP)

Un modèle de la sonde Juno

AFP

MATHIEU PERREAULT
La Presse

La sonde américaine Juno a réussi une manoeuvre délicate hier soir, qui lui a permis de se mettre en orbite autour de Jupiter. Ses moteurs se sont allumés pendant 35 minutes pour ralentir sa vitesse de 250 000km/h à moins de 2000km/h, juste avant minuit.

Comme il faut 48 minutes aux signaux radio pour aller de Jupiter à la Terre, la Nasa n’a eu la confirmation du succès de la manoeuvre qu’un peu avant 1h du matin. La salle de contrôle du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa en Californie a résonné des cris de célébrations des ingénieurs responsables de la mission. L’allumage des moteurs était déclenché par le pilote automatique et s’il y avait eu un problème, la Nasa aurait eu très peu de temps pour faire quoi que ce soit.

« Bienvenu à Jupiter! » s’est exclamé un commentateur à la conférence de presse où ont été annoncés en direct les résultats, selon le site space.com.

Juno a ensuite réorienté ses trois panneaux solaires, qui font neuf mètres de long, vers le soleil. À cette distance, l’énergie solaire est 25 fois moindre qu’au niveau de la Terre.

« C’est bien la première fois où ça ne me dérange pas d’être pris dans une pièce sans fenêtre le soir du 4 juillet », a dit Scott Bolton, le chef scientifique de Juno, à la conférence de presse. « Quand j’ai vu les résultats de télémétrie, j’ai eu un grand soulagement. La manoeuvre devait être parfaite. Nous avons conquis Jupiter. »

Juno fera deux orbites jusqu’au 19 novembre, quand le moteur principal sera rallumé une dernière fois pour rapprocher encore la sonde de la géante gazeuse. Il y aura ensuite une trentaine d’orbites « scientifiques » de 14 jours, où Juno frôlera parfois les pôles joviens à un peu plus de 4000km.

D’ici là, le plan de mission prévoit les derniers tests des systèmes de Juno et la calibration de ses instruments. Mais les cinq ans qu’a mis la sonde pour arriver à destination ont permis aux astrophysiciens de trouver une manière de glaner dès maintenant des données.

« Notre phase scientifique commence officiellement en octobre, mais nous avons réussi à devancer les premiers résultats bien avant cela », a dit M. Bolton.

http://www.lapresse.ca/