Le Saviez-Vous ► Un village polonais sauvé des nazis par une fausse épidémie


La médecine a donné des possibilités de sauver des personnes des camps de concentration et de la mort grâce à une ruse d’un médecin lors de la Deuxième Guerre Mondiale
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Un village polonais sauvé des nazis par une fausse épidémie

En Pologne, un village a été sauvé de la Seconde Guerre mondiale grâce à une fausse épidémie. Crédits photo : Wikimedia Commons

En Pologne, à Stalowa Wola, une exposition célèbre l’exploit du docteur Eugene Lazowski qui fit croire aux autorités nazies à une infection généralisée de typhus dans le quartier de Rozwadów, à partir de 1942.

Le musée de Stalowa Wola – ville qui englobe désormais la banlieu de Rozwadów – en Pologne, rend actuellement hommage à Eugene Lazowski, un illustre inconnu aux yeux du grand public.

Pourtant, cet héroïque médecin polonais a sauvé la vie de 8.000 hommes femmes et enfants de confession juive durant la seconde guerre mondiale, en faisant croire aux nazis qu’une épidémie de typhus se propageait dans la région.

Son engagement commença en 1942, lorsqu’un homme vint le consulter dans son cabinet pour échapper au camp de travail forcé. Lazowski décida de lui venir en aide en mettant en place une ruse audacieuse. Il savait que son ami Stanisław Matulewicz, également médecin, avait concocté un faux «vaccin» réalisé à partir de bactéries tuées qui ne provoquaient aucun symptôme sur le patient, mais qui réagissaient positivement au test de la maladie du typhus.

Il décida d’expérimenter ce pseudo-vaccin sur le déserteur. L’opération fonctionna. Le paysan fut libéré de son travail dans les camps, ainsi que tous les membres de sa famille qui avaient été en contact avec lui. Lazowski réitéra l’opération auprès de plusieurs personnes de la ville et le développement de la fausse épidémie obligea les Allemands, effrayés à l’idée d’une propagation plus grave, à placer la ville en quarantaine. Douze ghettos juifs, soit près de 8.000 personnes de confession juive, furent ainsi sauvés des exécutions sommaires et d’expulsion dans des camps de concentration.

Certes, l’histoire de Eugene Lazowski est moins connue que celle d’Oskar Schindler, car elle n’a jusqu’à présent pas eu les honneurs d’une adaptation cinématographique comme le fit Steven Spielberg. Pourtant, son action a permis de sauver six fois le nombre de vie que le juste allemand.

La médecine contre la guerre

Didier Durmarque, philosophe de la Shoah rappelle dans son ouvrage Philosophie de la shoah, le cas d’un autre médecin, français cette fois, qui a aussi lutté grâce à sa profession en refusant de participer aux expérimentations que lui avaient demandées les nazis.

«Cela nous montre que la technique peut être un moyen au service d’une fin quand il y a une conscience de l’individu» ajoute le philosophe.

 

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Le «parfait bébé aryen» du IIIe Reich était une petite fille juive


Si Hitler avait su que le bébé parfait était en réalité une Juive, il aurait surement mis au pilori le photographe, le ministre de la propagande Joseph Goebbels. Preuve que la race n’a pas d’importance ! Dommage, par contre, avec les actualités d’aujourd’hui, l’histoire n’aura pas donné de leçon autant d’un côté comme de l’autre
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Le «parfait bébé aryen» du IIIe Reich était une petite fille juive

 

Hessy Taft, née Levinsons, en couverture d’un magazine nazi. Capture d’écran d’une vidéo Youtube.

Hessy Taft a récemment fait don au mémorial de Yad Vashem de Jérusalem d’une couverture de magazine sur laquelle elle apparaît. Une image d’elle bébé qu’un photographe professionnel avait fait exprès d’envoyer aux nazis dans le cadre d’un concours pour trouver «le plus beau bébé aryen».

«Maintenant, je peux en rire. Mais si les nazis avaient su qui j’étais vraiment à l’époque, je ne serais pas en vie aujourd’hui».

Hessy Taft et ses proches ont gardé le secret pendant des années. Mais son don le mois dernier au Mémorial de Yad Vashem de Jérusalem, raconté ce mardi dans la presse israélienne et anglosaxonne, met en lumière son étonnante histoire.

Il y a quelques jours, Hessa Taft a en effet offert au mémorial des victimes juives de la Shoah une copie d’une couverture de magazine nazi, représentant un bébé aux joues rondes et aux yeux grand ouverts. Ce bébé, c’est elle, en 1935. A l’époque, comme le raconte le site du Musée Mémorial de l’Holocauste à Washington, Hessy Levinsons, née en 1934 en Allemagne de parents juifs originaires de Lettonie, est photographiée par un professionnel à la demande de sa mère, qui veut garder un simple souvenir des jeunes années de son enfant. Quelques mois plus tard, elle se rend compte avec effroi que la photo de sa fille figure en une du magazine nazi «Sonne ins Haus» (Du soleil dans la maison) daté du 24 janvier 1935, un des rares journaux à être autorisés à l’époque.

Terrorisée à l’idée des conséquences que cette publication peut avoir si les nazis se rend compte que le bébé en «une» est juif, elle se précipite chez le photographe. Ce dernier lui explique que le régime lui a demandé d’envoyer des photos de bébés pour un concours destiner à trouver celui représentant le parfait exemple de la race aryenne. Le professionnel avoue qu’il savait pertinemment que Hessy était juive et qu’il a envoyé cette photo pour ridiculiser le régime hitlérien. L’histoire, selon le journal allemand Bild, raconte même que le ministre de la propagande Joseph Goebbels aurait personnellement choisi la photo de l’enfant.

«Une petite revanche»

A cette époque, l’image a un tel succès que des cartes postales sont même créées à son effigie. La photo figure même sur les devantures de certains magasins de vêtements pour enfants. Mais Hessy est loin de profiter de cette popularité inattendue. Ses parents, qui ont trop peur qu’on la reconnaisse et qu’on la questionne sur son identité, font en sorte qu’elle reste le plus possible à la maison. En 1936, son père est arrêté pendant quelques jours par la gestapo. La famille décide ensuite de quitter l’Allemagne. Elle se réfugie en Lettonie, puis en France avant de partir pour Cuba et de s’installer finalement aux États-Unis, à la fin des années 1940.

Hessy Taft, aujourd’hui âgée de 80 ans, est professeur de chimie à New York. En remettant au mémorial de Yad Vashem une copie de cette couverture de magazine, elle a fait part de son émotion au journal Bild en se rémémorant cette histoire:

«C’est pour moi une petite revanche. Une satisfaction, en quelque sorte».

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L’abattage religieux n’est pas inhumain, selon un expert


J’ai vue une fois le rituel halal pour deux moutons. Je pouvais poser plein de question comme pourquoi cacher le couteau .. pour ne pas effrayer la bête ,.. et que le couteau soit bien aiguisé pour ne pas souffrir inutilement. J’avoue qu’après avoir vue ce rituel je suis persuader que c’est la meilleur méthode que ceux pratiquer dans nos abattoirs .. Mais il est vrai que l’abattage religieux doit être bien fait pour que ce soit efficace et humain
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L’abattage religieux n’est pas inhumain, selon un expert

 

Vendredi, à l'occasion de la fête du sacrifice,... (Photo: Reuters)

Vendredi, à l’occasion de la fête du sacrifice, des millions d’animaux seront égorgés selon le rituel halal.

PHOTO: REUTERS

MARIE ALLARD
La Presse

«S’il est bien fait, l’abattage rituel n’est pas inhumain», affirme Joe Regenstein, professeur de sciences des aliments à l’Université Cornell. Joint hier par La Presse, l’expert a contredit l’ex-député péquiste André Simard, selon qui l’abattage halal, réalisé sans insensibilisation préalable de l’animal, heurte les valeurs des Québécois.

Au contraire, l’abattage religieux est probablement le plus humain de tous, estime M. Regenstein. S’il est pratiqué à la main, sans stress, en faisant perdre connaissance à l’animal le plus rapidement possible.

«Je pense que la plupart des critiques qui remettent en question le bien-être des animaux au moment de l’abattage religieux se basent sur de mauvaises données scientifiques ou sur des considérations politiques, sans rapport avec le bien-être animal», dit le professeur.

Le vendredi 26 octobre, à l’occasion de l’importante fête du sacrifice – ou Aïd -, plusieurs des 1,6 milliard de musulmans du monde vont égorger un animal selon le rituel halal. Ce type d’abattage choque les Occidentaux, peut-être par méconnaissance des pratiques séculières, note M. Regenstein.

Le professeur a demandé à ses étudiants quelle méthode ils jugeaient la plus humaine: l’usage d’un pistolet à tige qui perfore le crâne, un pistolet qui étourdit sans faire de perforation, l’asphyxie par gaz, l’électrocution (quatre méthodes qui sont employées dans nos abattoirs pour insensibiliser les bêtes) ou l’égorgement avec un couteau tranchant. C’est ce dernier choix, correspondant au rituel religieux, qui a obtenu le plus de votes.

Les autres méthodes ne sont ni parfaites ni immédiates: 16% des bovins ne perdent pas connaissance du premier coup avec le pistolet perforant, a rapporté Le Nouvel Observateur.

Les communautés – tant juives que musulmanes – ne font cependant pas toujours l’abattage correctement, déplore M. Regenstein. Des études ont d’ailleurs comparé de mauvais abattoirs religieux à de bons abattoirs laïques, souligne-t-il.

Le bien-être des animaux abattus religieusement doit être amélioré, en respect des règles religieuses, estime le professeur. C’est possible: Temple Gradin, professeure à l’Université du Colorado connue pour ses travaux sur le bien-être animal, a visité un bon abattoir religieux, où les animaux s’effondrent – signe visible de leur perte de connaissance – en moyenne 17 secondes après l’égorgement. Le délai le plus long y était de 33 secondes.

Des abattoirs québécois, certifiés halal, étourdissent au préalable les animaux, profitant de la division de la communauté musulmane à ce sujet. Mais il est difficile de miser sur ce compromis, puisqu’il «n’est pas accepté par les courants dominants», fait valoir l’expert.

M. Regenstein participe au colloque «Le halal dans tous ses états», qui s’ouvre aujourd’hui à l’UQAM.

http://www.lapresse.ca/