L’UNICEF a constaté des carences dans l’alimentation des bébés dans le monde


Des millions d’enfants dans le monde souffrent de malnutrition, dans les pays en voie de développement, mais aussi dans des familles riches que les enfants n’ont pas une alimentation adéquate. Le problème est grave car c’est dans les premières années qu’il est primordial que l’alimentation a un grand rôle dans la croissance
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L’UNICEF a constaté des carences dans l’alimentation des bébés dans le monde

 

La malnutrition affecte toujours 156 millions d'enfants de... (Photo archives AFP)

La malnutrition affecte toujours 156 millions d’enfants de moins de cinq ans dans le monde

PHOTO ARCHIVES AFP

VICKY FRAGASSO-MARQUIS
La Presse Canadienne

 

À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, dimanche, l’UNICEF appelle les gouvernements du monde à s’impliquer pour que les jeunes enfants soient mieux alimentés à ce moment critique de leur vie.

Le portrait est peu reluisant à l’heure actuelle.

L’organisme onusien a publié vendredi un rapport d’une centaine de pages dans lequel il souligne l’importance de bien alimenter les bébés dans les deux premières années de leur vie pour «leur santé, leur développement et leur survie».

La malnutrition affecte toujours 156 millions d’enfants de moins de cinq ans dans le monde, tandis que 42 millions d’autres éprouvent des problèmes de surpoids ou d’obésité – soit 11 millions de plus qu’en 2000.

Le rapport considère deux facteurs: l’allaitement et l’alimentation. D’une part, le taux d’allaitement stagne dans certaines régions notamment parce que plusieurs pays ne prévoient pas de congés parentaux, ce qui dissuade les femmes à opter pour cette pratique. Pourtant, l’allaitement a prouvé ses bienfaits avec le temps. Le lait maternel fournit aux nourrissons de multiples anticorps et les protège de plusieurs maladies, dont la pneumonie et la diarrhée.

L’UNICEF interpelle les gouvernements pour remédier au problème: ils peuvent adopter des lois pour faire la promotion de cette habitude, a soutenu France Bégin, l’une des auteures du rapport, en entrevue avec La Presse canadienne.

L’allaitement est moins fréquent dans les pays industrialisés, mais il a tendance à se répandre avec l’expansion des congés parentaux en Europe et au Canada, par exemple.

Mis à part les congés de maternité, les pratiques des entreprises de lait maternités devraient être mieux encadrées pour limiter l’accessibilité à leurs produits. De plus, selon Mme Bégin, les systèmes de santé doivent être aussi mieux adaptés pour «appuyer les mères dès le premier moment, dès la première heure de vie de l’enfant».

D’autre part, les pays accusent de nombreux retards pour ce qui est de l’alimentation en termes de quantité et de qualité.

Selon les dernières données de l’UNICEF, la moitié des bébés de 6 à 23 mois ne consomment pas le minimum de repas par jour selon leur âge. Les enfants allaités de 6 à 8 mois doivent manger au moins deux fois par jour, tandis que ceux de 9 à 23 mois doivent consommer au moins trois repas. Les bébés qui ne sont pas allaités doivent quant à eux manger au moins quatre fois par jour à partir de 6 mois.

Actuellement, dans le monde, 70 % des nourrissons et des jeunes enfants sont considérés comme dénutris, c’est-à-dire qu’ils ne consomment même pas quatre groupes alimentaires parmi les huit catégories de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les familles pauvres sont évidemment surreprésentées dans ces statistiques, mais l’UNICEF note des carences dans les ménages plus riches aussi.

«Même dans les familles plus riches, on a des problèmes à avoir une alimentation adéquate. Parfois, c’est une question d’éducation et on ne sait pas que ce sont des aliments qu’on ne doit pas donner», a analysé France Bégin.

Il est parfois difficile de modifier des pratiques et des mentalités profondément ancrées dans la culture des pays, par exemple l’allaitement en public qui demeure toujours controversé dans certaines régions.

Pour y arriver, l’UNICEF tente de rejoindre des leaders d’opinion qui sauront sensibiliser la population.

«On va travailler avec des gens qui sont influents avec les médias sociaux, de plus en plus (…) On a besoin d’avoir beaucoup plus d’information, d’éducation», a souligné Mme Bégin.

http://www.lapresse.ca/

La Journée mondiale de l’alimentation aux quatre coins de la planète


Dimanche, ce sera  la journée internationale de l’alimentation. Alors que les pays industrialisés ont souvent des problèmes de surconsommation et de gaspillage alors que dans des pays en voie de développement, l’alimentation se fait rare pour diverses raisons. Les enfants en souffrent qu’il faut des moyens plus rapides et efficaces pour leur donner des suppléments nécessaires à leur croissance
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La Journée mondiale de l’alimentation aux quatre coins de la planète

 

Pour souligner la Journée mondiale de l’alimentation, le 16 octobre, voyez la relation qu’entretiennent différentes personnes avec la nourriture.

1. Zimbabwe

Des enfants d’une école primaire au Zimbabwe font la file pour recevoir de la nourriture. Dans la région, plusieurs familles éprouvent des difficultés et ne mangent qu’un repas par jour. Le gouvernement du Zimbabwe estime que plus de quatre millions de personnes auront besoin d’une aide alimentaire à la suite de la sécheresse provoquée par le phénomène El Niño qui a frappé la nation sud-africaine.

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© UNICEF/UN032885/Mukwazhi

2. Haïti

Pierre Tomas, âgé de 14 ans, aide sa mère à cuisiner un repas à l’extérieur de la maison en Haïti. Il a quitté le foyer familial pour tenter sa chance en République dominicaine, mais il a fini par mendier dans les rues, où il a été victime de la violence d’autres enfants. Après avoir vécu dans un orphelinat pendant trois mois, il a retrouvé sa famille en Haïti avec l’aide de Heartland Alliance, un partenaire de l’UNICEF qui offre un soutien aux enfants victimes du trafic d’êtres humains et à ceux qui vivent ou travaillent dans la rue.

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© UNICEF/UNI121807/Dormino

3. Éthiopie

En Éthiopie, où sévit une sécheresse, Habib, âgé de deux ans, couvre un bol de gruau composé d’un mélange de maïs, de soja et d’huile, qui a été préparé par sa mère. Habib, qui a reçu un diagnostic de malnutrition sévère aiguë, bénéficie du programme d’alimentation complémentaire ciblé qui distribue des rations supplémentaires à des enfants souffrant de malnutrition modérée dans le but de favoriser leur rétablissement nutritionnel.

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© UNICEF/UN022189/Ayene

4. Indonésie

Un petit garçon, dans les bras d’une femme, fait partie d’un groupe de jeunes enfants que des adultes accompagnent au Baby Café dans le village de Pandes, en Indonésie. Chaque matin, de nombreux parents et grands-parents viennent au café avec les enfants acheter du «bubor», un gruau riche en nutriments composé de riz, de poulet et de légumes. Ce gruau est préparé très tôt chaque matin par des «cadres» (des travailleurs et travailleuses de la santé communautaire bénévoles) qui ont constaté un besoin et trouvé une solution pour aider les jeunes enfants de la communauté à démarrer leur journée avec une nourriture saine et nutritive. Les «cadres», qui livrent parfois la nourriture à domicile, ont été formés dans le cadre du programme nutritionnel de l’UNICEF-EU.

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© UNICEF/UN04258/Estey

5. Corée

Les membres d’une famille partagent un repas dans les décombres de leur maison, en Corée, tout en discutant avec un représentant de l’UNICEF.

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© UNICEF/UN032091/Iqbal

6. Irak

La grand-mère d’Abdallah, un bébé âgé d’un mois, tend le bras vers un bol de nourriture dans un abri temporaire. Elle est arrivée avec l’enfant au milieu de la nuit après avoir fui les violences près de Mosul, en Irak.

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© UNICEF/UN027649/Anmar

7. Bangladesh

Au Bangladesh, Rexona Begum, âgée de 30 ans, mère de Sumiya Mollah, âgée de 5 ans, et de Moriom Mollah, âgé de 6 ans, partage un plat de pommes de terre et de riz au curry avec ses enfants. Sumiya a reçu un diagnostic de malnutrition. Rexona fait de son mieux pour subvenir aux besoins de ses enfants, mais elle n’a pas les moyens de se procurer un grand nombre des produits de base. Suivant les conseils de la clinique locale, elle a commencé à intégrer davantage de légumes dans sa cuisine, ramassant souvent les légumes verts à feuilles dont les voisins se débarrassent, car ils ne les trouvent pas appétissants.

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© UNICEF/UN019479/Gilbertson VII

8. Éthiopie

Au centre de santé de Kihen, un spécialiste de la santé d’UNICEF Éthiopie nourrit Bertukan avec une bouillie nutritive. Ce centre, dont le but est de renforcer la capacité du système de santé, met en œuvre des programmes de santé, de nutrition, d’hygiène et d’assainissement avec le soutien de l’UNICEF.

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© UNICEF/UN024906/Sewunet

9. Inde

En Inde, dans ce centre Anganwadi d’un district touché par l’exposition au fluorure, des enfants reçoivent chaque jour des œufs et du lait. Ces aliments constituent un complément nutritionnel qui contribue à renforcer leur immunité contre la fluorose. La fluorose est une maladie chronique causée par une prise excessive de composés fluorés, comme de l’eau de puits contaminée par une trop grande quantité de fluorure provenant des roches de granit.

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© UNICEF/UNI162413/Biswas

10. Bolivie

Pendant que d’autres enfants s’alignent derrière elle, une petite fille de la communauté autochtone Quechua, en Bolivie, reçoit du lait fortifié et du pain qui sont distribués par l’UNICEF. Habituellement, les villageois et villageoises survivent en se nourrissant de différentes sortes de pommes de terre et, occasionnellement, de maïs.

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© UNICEF/UNI30193/Balaguer

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Gaspillage alimentaire : les consommateurs montrés du doigt


 

Le gaspillage alimentaire est vraiment une honte pour la Terre que pour ceux qui n’ont pas grand chose a se mettre sous la dent.  Et c’est nous, en temps que consommateur que nous devons trouver des moyens pour diminuer ce gaspillage
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Gaspillage alimentaire : les consommateurs montrés du doigt

 

Gaspillage

PHOTO FOTOLIA

Au Canada, six millions de tonnes d’aliments encore comestibles prennent la route des déchets alors que 12% de la population mondiale est sous-alimentée.

DENISE PROULX

Dans le cadre de la Journée mondiale de l’alimentation, les Canadiens sont appelés à repenser leurs habitudes alimentaires qui sont à la source d’un véritable gaspillage. En effet, les Québécois perdent annuellement en moyenne 771 $ en nourriture jetée, soit 2,5 fois plus que les États-Unis.

C’est parfois la moitié de la bouffe rangée au frigo qui passe à la poubelle.

«Il ne faut pas accuser les producteurs agricoles de produire plus d’aliments que nécessaire. Bien souvent, c’est la faute du consommateur qui achète plus que ses besoins et qui est trop à l’écoute des dates de péremption», a affirmé Cora Loomis, diététiste-nutritionniste professionnelle au Service de santé à l’Université de Sherbrooke.

Si les Québécois sont parmi les pires au monde pour rejeter des aliments encore bons à consommer, ils ne sont pas les seuls à le faire. Selon des données de l’Organisation mondiale des Nations-Unies sur l’agriculture et l’alimentation, 1,3 milliard de tonnes de nourriture seraient perdues ou gaspillées tout au long de la chaîne d’approvisionnement chaque année, soit environ un tiers des aliments produits mondialement.

En Amérique du Nord, ce pourcentage grimpe à 50 %, si l’on suit l’aliment du champ à l’épicerie. Les Canadiens gaspilleraient annuellement l’équivalent d’environ 27 milliards $ en nourriture envoyée à l’enfouissement et au compostage alors que du côté des États-Unis, nos voisins du sud jetteraient l’équivalent de plus de 100 milliards $ en nourriture chaque année. À titre comparatif, un groupe de recherche de l’Université de Bologne a estimé pour sa part que le gaspillage alimentaire en Italie aurait une valeur de 5,1 milliards $.

«C’est certain que les producteurs et les distributeurs alimentaires veulent faire rouler l’économie agro-alimentaire. Et ils veulent garder une bonne réputation. Le problème c’est que le consommateur se fie trop à leur évaluation de la fraîcheur des aliments», a précisé Cora Loomis.

La culture et à l’éducation des gens demeure une clé importante, car ce qui est jugé non consommable pour l’un peut être considéré juste à point pour l’autre, que ce soit par des manières ancestrales, culturelles ou innovantes d’apprêter et de consommer les aliments, précise de son côté Éric Ménard, dans un essai produit sur le sujet, pour l’Université de Sherbrooke.

Des solutions

La diététiste offre aux consommateurs de participer aux changements en mettant de l’ordre dans leur frigo.

«Depuis que j’écris sur un tableau ce qui reste dans mon frigo, je l’oublie moins et je jette moins», avoue-t-elle.

Cora Loomis propose aussi de se servir de plus petites portions lors des repas, ce qui éviterait de jeter les restes. La professionnelle rappelle enfin que tout d’un aliment peut être utilisé, soit pour faire des bouillons de soupe ou des sauces.

http://www.journaldequebec.com/