La dernière personne née au XIXe siècle est morte samedi


 

Il semblerait qu’il n’y a plus personne du soit né au XIXe siècle, la dernière, une Italienne est décédée samedi à l’âge de 117 ans et 137 jours. Sa vie s’est étalée sur 3 siècles. c’est quand même incroyable. Emma Morano n’a pas battu le record mondial de longévité détenu de Jeanne Calman, une française décédée à l’âge de 122 ans et 164 jours en 1997
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La dernière personne née au XIXe siècle est morte samedi

 

L’Italienne Emma Morano, doyenne présumée de l’humanité née en 1899, est décédée à l’âge de 117 ans.

Elle était née le 29 novembre 1899. L’Italienne Emma Morano, dernière survivante connue du XIXe siècle et doyenne présumée de l’humanité, est morte samedi à son domicile de Verbania, dans le nord de l’Italie, à l’âge donc de 117 ans et 137 jours, ont annoncé les médias italiens.

«Elle a eu une vie extraordinaire et nous nous souviendrons toujours de sa force pour aller de l’avant», a déclaré le maire de Verbania, cité par ces médias.

Emma Moreno était une ancienne ouvrière dans une fabrique de toile de jute, où elle a travaillé 47 ans. L’Italienne vivait seule dans la petite ville de Verbania, dans le Piémont. Une région qu’elle n’a pratiquement jamais quittée. À titre d’exemple, Emma Moreno, dont la vie court sur trois siècles, a connu onze papes, de Léon XIII à François, l’actuel souverain pontife, qui lui a accordé une bénédiction en 2016. Celle que les Italiens surnommaient «nonetta» (grand-mère, NDLR) n’a jamais voyagé à Rome mais se souvenait dans une interview au journal espagnol ABC «avoir vu la mer une fois».

Si elle a perdu un fils à l’âge de six mois, l’Italienne n’a jamais renoncé à «son optimisme», la clé de sa longévité, selon elle. Au-delà d’une joie de vivre à toute épreuve, elle s’attachait à manger «trois œufs par jour». Un régime alimentaire prescrit par un médecin quand elle avait… 20 ans. Elle souffrait alors d’anémie. Mais son alimentation n’explique qu’en partie une telle longévité. Selon elle, il y avait «sans nul doute» des facteurs génétiques: une de ses sœurs est morte à l’âge de 102 ans, et une autre à 100 ans.

Après la mort de son enfant, Emma Moreno a pris de la décision de quitter son mari, un geste inhabituel à l’époque, et de vivre seule jusqu’à la fin de sa vie.

«Mon mari me maltraitait. Après une énième humiliation, j’ai décidé de partir», confiait-elle à La Stampa.

Ce choix de vie lui aurait permis, selon elle, de gagner plusieurs années d’existence.

«Je ne voulais surtout pas être de nouveau sous l’emprise d’un homme».

En 2011, elle avait été faite chevalier de l’ordre du mérite de la République italienne par l’ancien président Giorgio Napolitano.

Le record mondial de longévité est toujours détenu par la Française Jeanne Calment, décédée en 1997 à 122 ans et 164 jours.

Selon le Gerontology Research Group, on compte aujourd’hui 44 supercentenaires dans le monde. La France, elle, en compte trois. Le doyen de l’humanité est pour l’heure une Jamaïcaine, Violet Brown, âgée de 117 ans et 36 jours en ce samedi 15 avril 2017 à 19h30…

Emma Moreno, le jour de son 117e anniversaire.

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L’espérance de vie pourrait bien atteindre ses limites


Vivre éternellement n’est pas une option sur cette Terre. Mais, les gens peuvent vivent plus vieux, curieusement, le plafonnement des athlètes seraient moins haut que les gens ayant un bon mode de vie, sans plus
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L’espérance de vie pourrait bien atteindre ses limites

 

L'espérance de vie n'augmente pas de façon linéaire, mais plafonne depuis... (Photo fournie par Thinkstock)

 

Photo fournie par Thinkstock

Agence France-Presse

L’espérance de vie n’augmente pas de façon linéaire, mais plafonne depuis quelques années chez les athlètes de très haut niveau comme chez les «supercentenaires» (personnes de plus de 110 ans), selon des chercheurs français.

Dans une étude publiée par la revue américaine Journal of Gerontology, les chercheurs de l’Institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie du sport (Irmes) estiment que cette découverte renforce «les arguments en faveur d’une durée limitée de la vie».

Les chercheurs ont étudié la totalité des 1205 «supercentenaires» mondiaux (125 hommes et 1080 femmes) dont la date de naissance a pu être confirmée et décédés entre 1899 et 2013.

Ils ont également passé en revue les 19 012 athlètes ayant participé aux jeux Olympiques depuis 1896 et décédés avant la fin de l’an dernier, dans la mesure où ceux-ci vivent généralement plus longtemps que la moyenne de leurs congénères.

Juliana Antero-Jacquemin, la chercheuse qui a dirigé l’étude, a observé «une sorte de plateau» chez les athlètes olympiques à partir de 80 à 85 ans, tandis que chez les supercentenaires le plafond s’établit «aux environs de 115 ans».

Aucun supercentenaire n’a jusqu’à présent réussi à égaler ou à dépasser le record de longévité de la française Jeanne Calment, décédée en 1997 à l’âge de 122 ans.

Une personne a depuis vécu jusqu’à 119 ans, tandis que les autres ne dépassent pas 115 ou 116 ans.

Malgré un mode de vie a priori sain et actif, aucun athlète de haut niveau n’a à ce jour dépassé les 110 ans, le doyen étant décédé à 105 ans, selon l’étude.

Pour Mme Antero-Jacquemin, ce plafonnement «laisse à penser qu’il existe une barrière physiologique en voie d’être atteinte, à la croisée des interactions entre un patrimoine génétique constant et un environnement qui se dégrade».

Les chercheurs reconnaissent toutefois que le nombre de personnes étudiées est «relativement petit» et la période d’observation «limitée» et que dès lors, la tendance observée pourrait n’être que «transitoire».

L’étude n’a pas porté sur les personnes âgées de 100 à 110 ans dont le nombre a explosé ces dernières années dans le monde occidental. Rien qu’au Japon, il y avait près de 55 000 centenaires répertoriés en septembre dernier, tandis qu’en France ils étaient 16 200 l’an dernier, selon des chiffres de la Caisse nationale d’assurance vieillesse.

http://www.lapresse.ca