Le Saviez-Vous ► Il y a 75 ans : l’internement des Canadiens d’origine japonaise


Lors de la Deuxième Guerre Mondiale, le Canada a aussi des histoires sombres à cette époque. Il y avait des camps d’internement qui regroupaient des allemands, juifs, communistes et autres, mais c’est surtout les japonnais qui ont payé le prix, même ceux qui sont nés au pays. C’est l’Histoire, mais on sent qu’elle revient avec les musulmans à notre époque. Demain, quel groupe qui serait discriminé pour sa race, sa religion … ? On n’apprend pas des évènements du passé, on les reproduit avec quelques variantes quelque part dans le monde
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Il y a 75 ans : l’internement des Canadiens d’origine japonaise

 

Des femmes et des enfants d'origine japonaise internés à Hastings Park, à Vancouver, durant la Deuxième Guerre mondiale. (Archives de Vancouver, 1942)

Des femmes et des enfants d’origine japonaise internés à Hastings Park, à Vancouver, durant la Deuxième Guerre mondiale. (Archives de Vancouver, 1942) Photo : Radio-Canada/Archives de Vancouver

Le 26 février 1942, le ministre de la Défense nationale du Canada déclarait tous les Japonais « ennemis étrangers » et exigeait leur évacuation à au moins 160 kilomètres de la côte ouest canadienne. Soixante-quinze ans plus tard, peu nombreux sont les survivants qui peuvent encore transmettre cette page d’histoire à la nouvelle génération.

Un texte de Francis Plourde

Les deux grands-pères de Troy Kimura, enseignant dans une école de Coquitlam, en banlieue de Vancouver, ont tout perdu durant la Deuxième Guerre mondiale. Le premier était né au Japon, l’autre au Canada, et leurs familles pratiquaient la pêche de subsistance le long des côtes du nord de la Colombie-Britannique.

Lorsque la Loi sur les mesures de guerre a été décrétée pour déplacer les Japonais et les Canadiens d’origine japonaise dans des camps d’internement, à la suite de l’attaque des Japonais contre la base américaine de Pearl Harbor en 1941, ils ont dû quitter la côte pour se retrouver à Kamloops, dans l’intérieur de la province.

Mais de cet épisode de l’histoire familiale, ils ont peu parlé.

« On ne m’a pas beaucoup raconté. Dans ma famille, peu voulaient donner des détails sur ce qui s’est passé. On parle peu de ces histoires-là dans la communauté japonaise, note le jeune homme. Peut-être qu’on préfère célébrer le beau temps plutôt que de parler du mauvais temps. »

Pendant longtemps, les survivants se sont tus sur cette page sombre de l’histoire canadienne. L’historien Greg Robinson, à l’Université du Québec à Montréal, a observé ce mutisme dans ses recherches sur le traitement des Japonais en sol nord-américain durant la Deuxième Guerre mondiale.

C’est sûr qu’il y avait énormément de honte et le silence reflétait cette honte. Ils avaient été convaincus que c’était leur propre faute et que personne ne s’y intéressait. Ils ne voulaient pas transmettre le fardeau de cette histoire à leurs enfants. Greg Robinson, professeur d’histoire à l’Université du Québec à Montréal

Une discrimination basée sur la race

Dès les premières années de la Deuxième Guerre mondiale, le Canada ouvre des camps où seront internés des soldats allemands, des Juifs, des communistes, mais surtout des immigrants japonais, italiens, allemands et autrichiens.

Mais contrairement aux Italiens, aux Allemands et aux Autrichiens, pour la plupart des citoyens étrangers, la vaste majorité des 22 000 Japonais internés étaient citoyens canadiens. Certaines familles étaient même établies depuis le XIXe siècle.

À la suite de la déclaration du 26 février 1942, les habitants d’origine japonaise de Colombie-Britannique sont d’abord dirigés vers un camp temporaire installé sur les terrains du parc Hastings de Vancouver, puis déplacés vers des camps de détention à l’intérieur de la province, en Alberta et au Manitoba.

L’heure du repas à Hastings Park. Photo : Archives de Vancouver

Dès leur arrivée dans les camps d’internement, les Japonais ont vu leurs biens confisqués. Photo : Archives de Vancouver

À Hastings Park, dans l’est de Vancouver, les Canadiens japonais doivent dormir dans des dortoirs aménagés pour leur internement. Photo : Archives de Vancouver

Certains Japonais ont dû dormir dans d’immenses gymnases transformés en dortoirs lors de leur internement en 1942. Photo : Archives de Vancouver

À Hastings Park, les femmes et les enfants ont été séparées des hommes. Des classes ont été organisées pour que les enfants continuent d’apprendre. Photo : Archives de Vancouver

Mal logés, mal habillés et mal nourris, ils vivent dans des conditions difficiles. Les familles sont logées soit dans des immeubles abandonnés, occupant chacune quelques mètres carrés, ou dans des cabanes au toit recouvert de toiles goudronnées.

« C’était une restriction aléatoire des droits fondamentaux des citoyens. Si ça avait été juste des étrangers, ça aurait été affreux, mais ça n’aurait pas marqué la démocratie d’une telle façon, souligne Greg Robinson. C’était leur héritage racial, leur religion qui étaient ciblés par une majorité hostile, tout ça sous la supervision du gouvernement. »

Les Canadiens d’origine japonaise ont aussi été les seuls dont les biens étaient confisqués. Rapidement, le gouvernement canadien met en vente tout ce qui leur appartient – bateaux de pêche, fermes, maisons, magasins, etc. – souvent à un prix dérisoire.

Pire encore, estime l’historien, les fonds tirés de la vente des biens saisis serviront à payer la construction des camps d’internement.

Le Canada pire que les États-Unis

Si l’internement de Japonais a aussi eu lieu aux États-Unis, la situation était pire au Canada.

Au sud de la frontière, les Japonais qui avaient la citoyenneté américaine ont été libérés peu après un jugement de la Cour suprême du pays. Les mesures ont pris fin après la guerre.

Au Canada, les mesures discriminatoires ont continué jusqu’en 1949. Après la guerre, le gouvernement a obligé les Canadiens d’origine japonaise à se déplacer vers l’est du pays sous peine d’être déportés dans un Japon ravagé.

En 1949, le Canada permet finalement à ceux qui ont choisi l’exil de revenir au pays s’ils ont un répondant. Cette même année, les Canadiens d’origine japonaise retrouvent leurs droits de citoyens, dont le droit de vote.

Le Québec, voie de salut

Après la guerre, une majorité préfère toutefois s’établir au Québec, particulièrement à Montréal.

Dans les camps, des religieuses et des prêtres catholiques francophones les ont aidés en ouvrant des écoles. Après, on a invité les Canadiens japonais à se réinstaller à Montréal, ce qui a contribué au fait que Montréal a la plus grande communauté japonaise francophone, même de nos jours. Greg Robinson, historien à l’UQAM

C’est le choix que font aussi les grands-parents de Donald Watanabe, qui vit aujourd’hui à Montréal. Ses deux grands-pères ainsi que son oncle, après être sortis des camps, se sont installés au Québec.

« Comme nous sommes tous les deux des minorités, on vit dans une situation très spéciale, je pense que les Québécois ont su et connu la situation que les Japonais ont connue à ce moment-là. Ils étaient donc plus accueillants », croit-il.

Des excuses tardives

Le gouvernement canadien attendra jusqu’à 1988 pour présenter des excuses officielles aux survivants des camps d’internement. Il offrira 240 millions de dollars en réparation à la communauté japonaise.

Pour la tante de Troy Kimura, qui avait vécu cette période, c’était une libération.

« Ses parents étaient déjà décédés à ce moment, elle était la plus âgée et la porte-parole de la famille, se souvient-il. J’ai vu comment ce pardon l’a affectée, comment c’était important pour elle. »

Vingt-quatre ans après les excuses du gouvernement canadien, la Colombie-Britannique a aussi présenté ses excuses, en 2012. Un an plus tard, elle était suivie du conseil municipal de Vancouver,

« pour sa complicité, son inaction de même que [pour] avoir failli à protéger ses résidents d’origine japonaise ».

Pour Greg Robinson, les blessures persistent toujours aujourd’hui, malgré la résilience des Canadiens d’origine japonaise.

« Ça a bloqué l’effort de guerre du gouvernement canadien, ça a représenté une fissure dans la société canadienne. Si les Canadiens japonais se sont refait une vie et ont contribué à bien des égards au Canada multiculturel, dit-il, le Canada s’est infligé une blessure inutile en agissant contre ses propres citoyens. »

Une mémoire à conserver

Pour les petits-enfants de ceux qui ont vécu les camps, le devoir de mémoire devient aujourd’hui plus important que jamais, à la lumière de l’élection de Donald Trump et de son décret visant les citoyens de sept pays à majorité musulmane.

Donald Watanabe travaille maintenant à recréer une association des Canadiens japonais pour souligner leur apport à la société québécoise. Si son oncle et ses deux grands-pères ne sont plus là pour partager leur histoire, celle-ci survit à travers des souvenirs de cette période. En vidant la maison de sa tante, récemment, Donald Watanabe a retrouvé des photos de cette époque dans de vieilles boîtes.

« Pour la première fois, j’ai vu mon oncle et mon grand-père dans les camps, dit-il. Pour moi c’est précieux, c’est quelque chose que je garderai avec moi pour le reste de ma vie. »

L’oncle de Donald Watanabe, Hajime Jimmy Nakawatase à l’hiver 1943-1944 près de Revelstoke, en Colombie-Britannique. Le grand-père de Donald Watanabe, Zensuke Nakawatase, était cuisinier dans les camps. Photo prise en juillet 1942 près de Hope en Colombie-Britannique.   Photo : Fournies par Donald Watanabe

http://ici.radio-canada.ca/

Selon Greenpeace → La catastrophe nucléaire de Fukushima pourrait se reproduire au Québec


Les catastrophes environnementale causer par l’environnement suivi par de mauvaises décisions de ceux qui gouvernent n’arrivent pas juste chez les autres. Nous aussi, il pourrait arriver un désastre comme a Fukushima, si nos chers gouvernements ne prennent pas les bonnes décisions . Quand c’est une question politique qui fait pencher la balance .. c’est toujours a craindre
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Selon Greenpeace → La catastrophe nucléaire de Fukushima pourrait se reproduire au Québec

 

Selon Greenpeace - La catastrophe nucléaire de Fukushima pourrait se reproduire au Québec

La centrale Gentilly-2.

© Agence QMI / Archives

La catastrophe nucléaire de Fukushima a été causée par les échecs des institutions japonaises et de l’industrie nucléaire, selon un rapport publié mardi par Greenpeace, qui soutient que les mêmes erreurs humaines pourraient se reproduire à la centrale de Gentilly-2, à Trois-Rivières.

Le rapport, intitulé Les leçons de Fukushima, porte sur la manière dont les Japonais ont géré la catastrophe nucléaire de la centrale de Fukushima, à la suite du séisme et du tsunami survenus le 11 mars 2011.

Des désastres naturels ont provoqué l’arrêt des réacteurs en service, mais des erreurs humaines et politiques ont mené à la catastrophe nucléaire, selon Greenpeace.

« Le désastre de Fukushima est attribuable à la décision des autorités japonaises de fermer les yeux sur les risques des accidents, des erreurs de jugement qui pourraient se produire au Québec », a déclaré Shawn-Patrick Stensil, analyste nucléaire chez Greenpeace, par communiqué mardi.

Le premier ministre Charest, qui a déjà admis avoir un « préjugé favorable » pour la réfection de Gentilly-2, affirme attendre le dépôt d’une étude de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) sur les causes de Fukushima pour prendre une décision dans ce dossier. Une nouvelle analyse des coûts faite par Hydro-Québec est également attendue.

Or, Greenpeace met en doute la crédibilité de l’étude de la CCSN, estimant que le contexte politique québécois est similaire à celui qui prévalait au Japon avant l’accident. À cet effet, le groupe environnemental a rappelé le licenciement de la présidente de la CCSN, reconnue pour sa volonté à faire respecter les règles en matière de sécurité nucléaire, par le gouvernement de Stephen Harper en 2008.

« À la lumière de Fukushima, Jean Charest ne doit pas laisser la responsabilité de protéger les Québécois à une agence fédérale dont l’indépendance est compromise par la volonté du gouvernement Harper d’assurer les profits de l’industrie », a soutenu Shawn-Patrick Stensil.

 

http://fr.canoe.ca

Étude : Deux nouveaux groupes sanguins découverts


Tout le monde sait qu’il existe des groupes sanguins A, B, AB et O, tout le monde sait aussi que ces groupes peuvent être soit positif ou négatif .. et c’est important de savoir son groupe sanguin .. mais saviez vous qu’il en existe d’autres plus rare et qui peut-être il y aurait une relation entre les rejets d’organe …
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Étude : Deux nouveaux groupes sanguins découverts

 

Deux nouveaux groupes sanguins découverts

Crédit photo : Reuters

Agence QMI

La plupart des gens savent que leur groupe sanguin est A, B, AB ou O, et savent peut-être s’il est positif ou négatif, mais une nouvelle recherche américaine a permis de découvrir deux nouveaux types de sang.

Les groupes sanguins Langereis et Junior sont rares, mais ils existent dans plusieurs populations ethniques.

«Plus de 50 000 Japonais sont considérés comme ayant le groupe sanguin Junior négatif et ils peuvent rencontrer des problèmes lors d’une transfusion sanguine ou une incompatibilité materno-fœtale», a écrit le biologiste de l’Université du Vermont, Bryan Ballif, dans une étude qui paraît dans le numéro de ce mois-ci de la revueNature Genetics.

M. Ballif et ses collègues chercheurs ont découvert deux protéines sur les globules rouges responsables de ces types de sang moins connus.

Le biologiste a identifié les deux molécules comme étant les protéines de transport spécialisées nommées ABCB6 et ABCG2.

Cela peut-être particulièrement important pour les patients de greffes d’organes, a-t-il dit.

«Au fur et à mesure que nous sommes meilleurs dans les transplantations, nous faisons tout notre possible pour avoir une bonne compatibilité», a déclaré M. Ballif dans un communiqué au sujet de son étude, ajoutant que le corps rejette parfois l’organe, même si tout semble bien se passer.

«Nous ne savons pas toujours pourquoi il y a un rejet, a déclaré M. Ballif. Il peut y avoir un lien avec ces protéines.»

http://tvanouvelles.ca