Floride Renvoyé pour avoir donné un muffin à un itinérant


Du temps que j’ai travaillé dans un restaurant, nous pouvions déjeuner gratuitement avant prendre le travail. Nous avions droit a boire et manger pendant qu’on travaillait. Si je ne m’abuse, dans la plupart des restaurants au Québec c’est comme cela sauf peut-être certaines boissons ou aliments .. Franchement, ce n’est pas avec un muffin qu’un restaurant va perdre son profit
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Floride

Renvoyé pour avoir donné un muffin à un itinérant

 

(Crédit photo: capture d’écran, WWSB)

Un vétéran de 73 ans qui travaillait dans un restaurant américain a été renvoyé pour avoir donné des condiments et un muffin à une personne dans le besoin.

Joe Koblenzer travaillait chez Carcker Barrel Restaurant depuis les trois dernières années. Il aimait beaucoup se rendre là-bas, mettre son tablier et saluer les clients qui entraient dans le restaurant.

Il y a deux semaines, un homme qui avait tout l’air d’un itinérant est entré dans le restaurant de Venice en Floride.

«Il avait l’air dans le besoin. Il a demandé si j’avais de la mayonnaise et de la sauce tartare. Il a dit qu’il allait cuisiner un poisson», raconte Joe.

Ce dernier considère qu’il était de son devoir de faire plaisir au client. Il lui a donné les condiments ainsi qu’un muffin au maïs.

Mais ce geste apparemment sans grande conséquence lui a coûté son emploi.

«Le directeur général m’a appelé dans son bureau et m’a dit qu’il avait une mauvaise nouvelle pour moi, qu’il allait devoir me laisser aller», explique-t-il.

Il est conscient qu’il a déjà commis des erreurs par le passé et qu’il a déjà été rencontré par les patrons avant. Une fois pour avoir bu une boisson gazeuse pendant son service et une fois pour avoir donné un café à une dame. Il dit toutefois qu’elle avait payé ledit café.

«C’est une règle. Ils peuvent légalement le faire parce que j’ai vraiment brisé une règle», insiste Joe.

Évidemment, il est triste de cette situation, il dit s’ennuyer des clients réguliers et des employés qu’il avait appris à connaître.

«Vous savez quoi? À 73 ans j’étais vraiment fier de faire ça. J’étais vraiment fier d’avoir reçu toutes ses étoiles», dit-il.

Il comprend que les règles sont les règles, mais croit sincèrement que c’était la bonne chose à faire dans cette situation.

Un porte-parole du restaurant a envoyé un communiqué à la chaîne WWSB affiliée à CNN.

«Durant le temps qu’il a été employé, il a enfreint les politiques de la compagnie en consommant de la nourriture sans payer ou en donnant de la nourriture en cinq occasions différentes», peut-on lire.

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Itinérance: les refuges pour femmes débordent


Les sans-abris doivent voir venir l’hiver avec crainte. Dormir dehors n’est jamais l’idéale surtout par temps froid. Cependant, je vois mal les femmes dormir dehors été comme hiver. Elles sont des proies encore plus faciles Il semble que malheureusement, les SDF au féminin augmentent avec les années
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Itinérance: les refuges pour femmes débordent

 

La rue des femmes ajoutera d'urgence 10 places... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

 

La rue des femmes ajoutera d’urgence 10 places à sa capacité d’accueil, ce qui serait loin de suffire aux besoins grandissants constatés par les intervenantes.

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

GABRIELLE DUCHAINE
La Presse

Des dizaines de femmes itinérantes ont été forcées de passer la nuit dehors dans les derniers mois parce qu’elles ont été refoulées aux portes de maisons d’hébergement pleines à craquer. Le problème est devenu si grave à Montréal qu’un centre a dû refuser 30 femmes en deux jours cette semaine, tandis qu’un autre en est rendu à installer des matelas de fortune par terre dans les couloirs et les salles communes.

«Et on n’est pas encore en hiver», prévient Anne-Gaël Whiteman, intervenante à La rue des femmes.

L’organisme a tout tenté pour trouver un lit à toutes celles qui frappent à sa porte. En vain. Depuis quelque temps, la salle d’activité du centre d’hébergement, rue Jeanne-Mance à Montréal, se transforme en dortoir de fortune dès la nuit tombée. Même chose pour la salle de déjeuner, où on installe des matelas de plastique à même le sol avec quelques couvertures pour accueillir plus de pensionnaires. Trois autres dorment par terre dans le couloir qui relie les chambres aux bureaux administratifs. Malgré cela, plusieurs femmes n’ont pas de place.

«Chaque année, on refuse plus de monde», déplore Suzanne Bourret, coordonnatrice à l’organisme. Le week-end dernier, le taux d’occupation a atteint 400%. «C’est nouveau, qu’on monte aussi haut», s’inquiète Mme Bourret.

Même son de cloche au Chaînon qui, malgré 12 lits d’urgence, a refusé 94 demandes d’hébergement en septembre et une centaine en août. L’Auberge Madeleine, qui compte 19 places, a rejeté 30 appels en deux jours cette semaine.

Bien qu’il n’existe aucun chiffre récent sur le phénomène de l’itinérance féminine dans la métropole, il y a de plus en plus de femmes à la rue, affirment les intervenants du milieu. La hausse constante des demandes d’hébergement en est la preuve. Autre indice: 103 femmes jamais vues auparavant se sont adressées à La rue des femmes cette année. Elles sont mal en point, de plus en plus âgées, et souvent immigrantes.

Plusieurs dangers

Pour ces femmes, les risques liés au fait de passer la nuit dehors sont énormes.

«Elles sont obligées de se cacher ou de marcher toute la nuit. Si elles s’arrêtent, elles deviennent des proies», raconte Anne-Gaël Whiteman.

Une femme lui a raconté s’être réveillée en sursaut dans un parc parce qu’un homme urinait sur elle, un soir où elle n’avait pas trouvé de place dans un refuge. Une autre a dû coucher avec trois hommes en échange d’un lit.

«On n’a jamais eu autant de femmes qui se font battre dans la rue. C’est de plus en plus violent.»

Cette violence, Nancy, ou Grenouille comme on l’appelle dans la rue, la vit au quotidien. Elle a 40 ans. Elle est sans-abri depuis maintenant six ans. Depuis qu’on lui a retiré la garde de sa quatrième et dernière fille. Ses autres enfants avaient été adoptés depuis longtemps.

«C’est rendu rough dehors», dit-elle, assise à une table de la salle à déjeuner de La rue des femmes.

Elle y passe environ quatre nuits sur sept. Lorsqu’elle n’a pas de place ou qu’elle décide de ne pas y aller, elle ne dort tout simplement pas.

«Je prends de la drogue pour rester éveillée ou je me prostitue et je passe la nuit chez un client en qui j’ai vraiment confiance. Je ne suis pas capable de dormir dehors. J’ai encore un orgueil.»

Elle est formelle. Une femme ne peut dormir seule dans un parc sans se faire invectiver.

Mais avec 6000 itinérantes dans la métropole, selon des chiffres qui datent toutefois de plus de 10 ans, et seulement 500 places en refuge, elles sont nombreuses à coucher dehors.

La rue des femmes annoncera mardi la construction d’un nouvel hébergement d’urgence. On ne s’attend toutefois pas à ce que les 10 nouvelles places d’abord disponibles soient suffisantes pour stopper l’hémorragie.

«Une fois que le mot sera passé dans la rue, on va recevoir plus de demandes», soupire le responsable des communications, Manuel Harauchamps.

L’itinérance au féminin

23 à 40% des itinérants seraient des femmes à Montréal, selon un récent portrait dressé par le Y des femmes.

49 raccompagnements en ambulance pour des femmes sans-abri ont été demandés par La rue des femmes en 2012-2013.

50% des femmes hébergées d’urgence par le Y des femmes provenaient des diverses communautés ethnoculturelles, selon le rapport annuel de l’organisme.

76% des femmes hébergées d’urgence par le Y des femmes présentaient des problèmes de santé mentale ou physique.

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De plus en plus de baby-boomers à la rue


Les baby-boomers ont eu une belle époque a l’emploi avec ou sans diplôme. Mais les temps ont changé, les emplois sont de plus en plus incertains et ceux qui affichent 50 ans est plus ont plus de chance à se retrouver dans la rue
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De plus en plus de baby-boomers à la rue

 

L'étude qualitative réalisée par l'organisme PAS de la... (Photo: André Pichette, La Presse)

L’étude qualitative réalisée par l’organisme PAS de la rue à Montréal montre notamment du doigt le creux financier entre le moment de la perte d’emploi et l’âge d’admissibilité à la pension de vieillesse, à 65 ans (ou 67 avec la réforme du gouvernement Harper).

PHOTO: ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE

GABRIELLE DUCHAINE
La Presse

Inquiétude dans le milieu de l’itinérance: de plus en plus de personnes âgées se retrouvent à la rue parce qu’elles sont souvent seules ou ostracisées et que leur âge leur ferme pratiquement toutes les portes du marché du travail, révèle une étude obtenue par La Presse, qui sera publiée aujourd’hui.

«On remarque une surpopulation des personnes âgées dans la rue par rapport au reste de la société, explique Jean Gagné, de la TÉLUQ, expert des questions d’itinérance. Beaucoup arrivent dans la rue après l’âge de 50 ans parce qu’ils ont perdu leur logement ou leur travail, ou parce qu’ils ont des problèmes cognitifs, de démence ou d’alcoolisme. Ils n’ont pas été itinérants toute leur vie.»

L’étude qualitative réalisée par l’organisme PAS de la rue à Montréal, qui accueille des sans-abri et des gens très pauvres de plus de 55 ans, montre aussi du doigt le creux financier entre le moment de la perte d’emploi et l’âge d’admissibilité à la pension de vieillesse, à 65 ans (ou 67 avec la réforme du gouvernement Harper).

 «Déqualifiés du milieu de travail, sans économies ou sans assurances et seuls, les revenus d’aide sociale représentent pour les 55-64 ans la source de revenu ultime», lit-on dans le document. Ce n’est pas suffisant.

Selon la professeure Lucie Gélineau, experte des questions de pauvreté, une personne seule a besoin de 13 000$ par année pour vivre décemment. La somme moyenne reçue de l’aide sociale est d’environ 700$ par mois. Certains reçoivent aussi peu que 400$.

Une augmentation marquée

Des chiffres tirés d’une autre étude, menée actuellement sur le même enjeu par le chercheur Jean Gagné, révèlent que 38% des baby-boomers atteignent aujourd’hui la retraite dans un état de grande précarité, contre 10% en 2001-2002. Au PAS de la rue, la clientèle a bondi de 51% en deux ans. Plus de la moitié des gens qui fréquentent l’organisme ont de 55 à 65 ans.

Ces gens, surtout des hommes, choisissent parfois consciemment de passer la nuit dans les refuges, où ils ont accès à de la nourriture, des vêtements et des toilettes, selon l’étude. D’autres n’ont d’autre choix que de faire la tournée des soupes populaires.

Plus fragiles

«Comme ils sont plus fragiles et qu’ils ne sont pas des habitués de ce milieu, ils sont victimes d’abus dans les refuges. Ils sont plus faciles à victimiser, parce qu’ils ne connaissent pas la rue», explique Jean Gagné.

Si le phénomène est difficile à chiffrer, il s’aggrave, observent plusieurs intervenants du milieu, qui tiendront un point de presse ce matin pour lancer un appel à l’aide.

«La situation est inquiétante, et des changements politiques, sociaux et structurels devront se faire pour prévenir cette situation», martèle Sébastien Payeur, directeur de PAS de la rue.

Comme pistes de solution, l’étude de son organisme propose notamment d’assurer un meilleur revenu aux gens âgés, d’améliorer leurs conditions de travail et leur sécurité d’emploi, de favoriser l’accès au logement social pour les personnes de 55 ans sans problèmes lourds, mais présentant de très faibles revenus, et de mettre sur pied une ressource pivot destinée à ce groupe d’âge afin de les aider à s’en sortir.

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ADOLESCENTS | DPJ : Seuls au monde


Il y a déjà eu un reportage, il y a quelques années sur les jeunes adultes qui quittent la DPJ sans aucune ressources a leur 18 ans .. C’est enfants que personne ne voulait ont du vivre de famille d’accueil a famille d’accueil ou dans des centres jeunesses .. se retrouvent a 18 ans sans autonomie …
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ADOLESCENTS | DPJ : Seuls au monde

 

Seuls au monde

PHOTO LE JOURNAL DE MONTRÉAL, SARAH-MAUDE LEFEBVRE √

Grâce à son éducatrice, Raphaël a réussi à se trouver un appartement où il déménagera, dans quelques jours, à sa sortie de la DP

L’organisme doit continuer à s’occuper de jeunes après leurs 18 ans

SARAH-MAUDE LEFEBVRE
JOURNAL DE MONTRÉAL

Le nombre de jeunes qui quittent la DPJ pour ensuite sombrer dans la prostitution ou se retrouver à la rue est si élevé qu’on les encadre maintenant même après leurs 18 ans.

«Moi, c’était clair dans ma tête qu’à mes 18 ans, je sortais avec mes deux sacs de poubelle pour m’en aller directement dans la rue.»

Raphaël (nom fictif) est «seul au monde». Hébergé en centre jeunesse depuis sa petite enfance, il redoutait fort l’arrivée de sa majorité, persuadé qu’une vie d’itinérance l’attendait.

Des cas comme celui de Raphaël, l’Association des centres jeunesse du Québec en a vu beaucoup. C’est d’ailleurs pourquoi le Programme qualification des jeunes (PQJ) a vu le jour, en 2008, pour épauler jusqu’à 19 ans les jeunes qui se retrouvent complètement seuls à leur sortie de la DPJ.

Payer de sa poche pour des jeunes

Le Journal a rencontré Raphaël un mois jour pour jour avant ses 18 ans, dans son petit logement au sous-sol d’une ressource d’hébergement communautaire.

C’est son éducatrice, Louise Cyr, qui l’a aidé à trouver un endroit où vivre à peu de frais.

«On a fait le tour des organismes communautaires pour son ameublement et on s’organise comme on peut. Les anciens éducateurs de Raphaël lui ont donné beaucoup de choses : une table, des chaises, un micro-ondes. Ma propre fille m’a donné un grille-pain pour que je l’offre à Raphaël», explique Mme Cyr.

Autonomie

Cette dernière lui rend visite plusieurs fois par semaine pour l’aider à développer son autonomie.

«Samedi, je vais rentrer travailler pour cuisiner avec Raphaël des plats qu’il pourra congeler et manger durant la ­semaine.»

«Je lui montre comment faire une épicerie, calculer son budget, cuisiner sans se brûler. Je l’ai fait pratiquer pendant une heure avant qu’il se présente à une entrevue pour un emploi dans une pharmacie», raconte Mme Cyr.

Louise Cyr est la seule personne avec qui Raphaël a des contacts réguliers.

«Je parle encore des fois au père de la famille d’accueil qui m’a hébergé quand j’avais quatre ans, mais c’est tout. Je n’ai pas vraiment d’amis», avoue Raphaël.

Cela fait maintenant plus d’un an que ce dernier se prépare avec son éducatrice à son départ de la DPJ.

«Sans elle, je n’aurais pas su où aller.

À mon centre jeunesse, les trois quarts des garçons stressent beaucoup quand ils réalisent que leur majorité arrive. Mais ils n’osent pas le montrer», lance Raphaël.

«Beaucoup de jeunes sont dans la même situation, renchérit Louise Cyr. Personne ne les attend à leur sortie de la DPJ. Ils sont seuls au monde. Normalement, avec ce programme, on les suit jusqu’à leurs 19 ans, mais personnellement, je suis encore en contact avec beaucoup de ces jeunes.»

Pour Raphaël, c’est une nouvelle vie qui commence, avec tout ce que ça comporte d’espoir et d’embûches.

«J’ai pas grand-chose de rêve dans la vie, confie-t-il. Mais, au moins, pour la première fois de ma vie, j’ai mon chez-nous. C’est déjà un début.»

UN AVENIR SOMBRE

C’est en réalisant qu’une bonne proportion de jeunes de la DPJ se dirigeait vers l’aide sociale que l’Association des centres jeunesse du Québec a décidé de mettre sur un pied un programme pour ces ados qui ont un «avenir sombre».

«Ce ne sont pas tous les jeunes qui quittent la DPJ qui sont vulnérables. Mais certains ont un avenir plus sombre que d’autres et il faut les aider.»

Amélie Morin dirige le Programme qualification des jeunes (PQJ), qui a été instauré dans tous les centres jeunesse du Québec en 2008, et qui a pour but d’épauler les jeunes de la DPJ à leur majorité.

«Selon une étude réalisée à la fin des années 1990, 71 % de nos jeunes qui faisaient une demande à l’aide ­sociale à 18 ans vivaient toujours de cela, 10 ans plus tard», explique Mme Morin.

Pensée magique

Actuellement 500 places sont disponibles pour le PQJ au Québec et 320 devraient être ajoutées d’ici 2014.

«On suit ces jeunes de l’âge de 16 à 19 ans. Notre rôle est de les préparer à la vie courante : trouver un appartement, un emploi, faire son épicerie, etc. S’ils ont un trop grand retard académique, on peut, par exemple, les orienter vers une formation professionnelle», détaille Mme Morin.

«Ces jeunes se retrouvent seuls, sans famille capable de les accueillir. À 18 ans, ils sont dans la période de la pensée magique. Ils pensent que la liberté va régler tous leurs problèmes. L’itinérance, la prostitution ou les gangs de rues peuvent être tentants pour un jeune afin d’assurer sa survie. Nous, on est là pour faire dévier leur trajectoire.»

http://www.journaldemontreal.com