Le prince héritier saoudien est derrière le meurtre de Khashoggi, selon la CIA


Le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi a été tourné de tous les côtés. Je crois qu’on ne saura jamais la vraie vérité et que des complices vont servir de bouc émissaire pour protéger des plus hauts placés. Si vraiment le prince saoudien MBS a donné l’ordre pour cet assassinat, cela prouve encore que la justice est un mot qui parfois ne veut rien dire
Nuage

Le prince héritier saoudien est derrière le meurtre de Khashoggi, selon la CIA

 

Selon le Washington Post, Khalid ben Salmane a... (Photo Amir Levy, archives REUTERS)

Selon le Washington Post, Khalid ben Salmane a conseillé à M. Khashoggi de se rendre au consulat saoudien à Istanbul, lui assurant qu’il ne lui arriverait rien.

PHOTO AMIR LEVY, ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse
Washington

La CIA a conclu que le prince héritier saoudien a commandité l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi à Istanbul le mois dernier, a rapporté vendredi le Washington Post, citant des sources anonymes au courant des investigations.

PHOTO MOHAMMED AL-SHAIKH, ARCHIVES AFP

Cette information divulguée par le Washington Post, où collaborait régulièrement le journaliste critique de Riyad, contredit les récentes affirmations du royaume saoudien, qui a totalement dédouané Mohammed ben Salmane, surnommé « MBS ».

Contactée par l’AFP, l’agence américaine de renseignements a refusé de commenter. 

Pour parvenir à ces affirmations, précise le Washington Post, la CIA a examiné plusieurs sources de renseignement, notamment un appel entre le frère du puissant prince héritier, également ambassadeur saoudien aux États-Unis, et Jamal Khashoggi.

Selon le quotidien de Washington, Khalid ben Salmane a conseillé à M. Khashoggi de se rendre au consulat saoudien à Istanbul, lui assurant qu’il ne lui arriverait rien.

Le quotidien ajoute qu’il avait passé ce coup de fil à la demande de son frère, ajoutant qu’il n’était pas clair que Khalid ben Salmane soit au courant que M. Khashoggi serait ensuite assassiné.

Khalid ben Salmane a très rapidement réagi, sur Twitter, à ces accusations, en réfutant fermement les allégations du Washington Post.

« C’est une accusation grave qui ne devrait pas être laissée à des sources anonymes », a-t-il dénoncé, accompagnant son tweet d’un communiqué qu’il dit avoir transmis au journal.

« A aucun moment le prince Khalid n’a discuté de quoi que ce soit avec Jamal à propos d’un voyage en Turquie », est-il notamment écrit.

De son côté, le New York Times indique que des responsables américains ont averti que les agences de renseignement américaine et turque n’avaient pas de preuve évidente liant le puissant prince héritier à l’assassinat de M. Khashoggi.

Mais selon le journal new-yorkais, citant des responsables, la CIA estime que l’influence du prince est telle que l’assassinat n’aurait pu se produire sans son aval.      

Entré le 2 octobre dans le consulat saoudien d’Istanbul, le journaliste critique du pouvoir y a été assassiné.  

L’Arabie saoudite a, à plusieurs reprises, changé sa version officielle sur ce qui était arrivé à Jamal Khashoggi une fois franchie la porte du consulat.  

Le procureur général saoudien a admis jeudi que le journaliste avait été drogué et démembré sur place.

Sur un total de 21 suspects, il a inculpé à ce jour 11 personnes qui seront déférées devant la justice. Il a requis la peine capitale pour cinq d’entre elles.

Mais Mohammed ben Salmane, surnommé « MBS », n’avait aucune connaissance du dossier, avait affirmé lors d’une conférence de presse à Riyad le porte-parole du procureur général, Shaalan al-Shaalan.

Allié historique de Riyad, Washington s’est empressé jeudi d’annoncer des sanctions contre 17 responsables saoudiens pour leur « responsabilité ou leur complicité » dans le meurtre de Khashoggi.

https://www.lapresse.ca/

Une petite fille sauve un chaton handicapé


Ce chat n’aurait pu survivre seul. Son histoire ne dit pas comment il a été abandonné, mais il aurait pu être abandonné même par sa mère vue son gros handicap. Une petite fille l’a quand même prise sur son aile, peut-être le fait que son papa est médecin, l’a incité à vouloir le sauver. Avec les soins appropriés même son apparence s’est améliorée
Nuage

 

Une petite fille sauve un chaton handicapé

 

chatte maltraitee 1

Dans les rues tortueuses d’Istanbul se déroule une tragédie invisible. Pourtant, tous les passants continuent leur chemin sans un mot, ni même un regard. Tous, sauf cette fillette au grand coeur.

Ce symbole de désespoir et de pauvreté gisait dans une poubelle, à Istanbul. Jour et nuit, il gémissait faiblement.

Chaque jour, les habitants du quartier passaient près du chaton sans même le remarquer. 14 millions de personnes vivent à Istanbul. Aucune d’entre elles ne s’est arrêtée, ne serait-ce qu’un instant. C’est honteux…

chatte maltraitee 2

mais c’est malheureusement la vérité. Seule une fillette de 7 ans a remarqué ces gémissements, et s’est alors empressée de sauver l’animal de sa prison de déchets.

chatte maltraitee 3

Heureusement, comme le père de cette fillette (toujours anonyme) était médecin, elle lui a apporté l’animal au plus vite.

chatte maltraitee 4

Sur place, une infirmière s’est occupée avec tendresse de ce nouveau patient. Ce qui n’était pas une mince affaire, car la tête du chaton était infestée de mites et de vers.

chatte maltraitee  5

Sa bouche et ses oreilles étaient par ailleurs déformées. Probablement abimées par d’autres chats de gouttière.

chatte maltraitee 6

Néanmoins, grâce à leur amour et à leur dévotion, ils ont réussi à sauver ce pauvre animal, et à le remettre sur pieds. La fillette l’a baptisé Gülümser, ce qui veut dire “celle qui sourit constamment”. Un nom approprié !

chatte maltraitee 7

Et désormais, ils sont totalement inséparables. Voici la seule photo connue de cette bonne Samaritaine anonyme. Instantanément, le félin et elle n’ont plus formé qu’un même coeur, et une même âme.

chatte maltraitee 8

En quelques semaines à peine, Gülümser a commencé à se remettre. Ses blessures se sont guéries, et son pelage a commencé à repousser.

chatte maltraitee 9

Mille mercis à cette fillette anonyme. Si elle n’avait pas agi aussi vite et aussi charitablement, Gülümser ne serait probablement plus parmi nous. C’est un miracle !

chatte maltraitee 10

Cette fillette a fait quelque chose de merveilleux. Si jeune, et pourtant déjà si généreuse. Elle est un vrai exemple à suivre.

http://bridoz.com/

Une surprise à un sourd et muet


Même si c’est dans le but de promouvoir un nouveau service de Samsung, c’est vraiment magnifique ce qu’il ont fait pour cet homme sourd et muet. Personnellement, je trouve cela assez émouvant
Nuage

Une surprise à un sourd et muet

 

Les habitants de ce quartier ont secrètement appris le langage des signes pour faire une surprise à leur voisin sourd-muet ! Superbe, tout simplement.

Muaharrem est un jeune homme sourd-muet d’Istambul, en Turquie. Sa sœur, Ozlem, s’est mise de mèche avec une équipe de production pour lui offrir la plus formidable des surprises !

Une surprise qui a pris un mois de préparation : Ils ont d’abord caché des caméras un peu partout dans son quartier, et surtout, ils ont donné des cours de langue des signes à certains de ses voisins… Un jour qu’il sort avec sa sœur pour ce qui devait être une promenade comme les autres dans la ville, il ne se doute pas de ce qui l’attend. Tout d’un coup, le monde autour de Muaharrem semble le comprendre et se met à communiquer avec lui ! On ne peut qu’imaginer l’émotion et le bonheur ressenti par le jeune homme, quand on sait que très peu de personnes parlent la langue des signes, et qu’il s’agit en général de personnes malentendantes ou de leurs familles.

Cette campagne, lancée par Samsung en compagnie de l’agence turque Leo Burnett, révèle la création par la marque de centres d’appels vidéo, qui permettent aux sourds-muets d’utiliser eux aussi le réseau téléphonique. Une belle initiative pour faciliter le quotidien de ces personnes…

En tout cas, le jeune homme a été très ému par cette incroyable surprise !

http://www.demotivateur.fr/

Un site exceptionnel d’épaves anciennes


Lors de travaux de métro à Istanbul, une découverte d’un ancien port apporte quelques réponses sur la technique de construction des bateaux au fil des millénaires. Comme profane, on s’imagine peut-être que les bateaux se sont construits à peu près de la même façon, alors que dans l’Antiquité, les techniques de construction étaient bien différentes et probablement plus solides, mais faute de main d’oeuvre et même dû à la situation économique les techniques ont évolués
Nuage

 

Un site exceptionnel d’épaves anciennes

 

L'un des bateaux en cours de fouille − Institute of Nautical Archaeology at Texas A&M University/Michael Jones

L’un des bateaux en cours de fouille − Institute of Nautical Archaeology at Texas A&M University/Michael Jones

par Nicolas Constans

Le plus grand site d’épaves anciennes au monde, dont les fouilles viennent de s’achever, réécrit l’histoire de la construction des bateaux.

Enfin ! Dix ans après les premières découvertes d’un grand site d’épaves byzantines à Istanbul, les deux équipes internationales qui les ont étudiées viennent de publier leurs premiers résultats. Au total, elles ont dénombré et analysé pas moins de trente-sept. De mémoire d’archéologue, jamais autant de bateaux anciens − de la fin de l’Antiquité au Moyen Âge − n’avaient été mis au jour dans un même site.

C’est une découverte comme on n’en fait que très rarement, avec des épaves particulièrement bien préservées, qui donnent un large aperçu de la construction navale de l’époque : petits caboteurs, bateaux de pêche, gros navire de commerce et même, fait rarissime, des galères, les premières de l’époque byzantine. Tout cela au cœur d’une des principales villes de la Méditerranée à l’époque.

Car en 324 apr. J.-C., l’empereur Constantin décide de placer sa capitale dans une cité qui a le vent en poupe, Byzance. Il vient de réunifier l’empire romain, qui s’effilochait un peu depuis trente ans, miné par les guerres et les querelles dynastiques. Rome, qui est un peu excentrée et avait cédé à d’autres villes le pouvoir militaire, n’a plus la légitimité d’antan.

C’est donc sur le Bosphore que la nouvelle capitale, appelée Constantinople, prend son essor. Son expansion est fulgurante. Grâce au commerce maritime, notamment, du fait de sa position stratégique. Une soixantaine d’années après la fondation de la ville, l’un des successeurs de Constantin, Théodose Ier, fait construire ce qui va devenir le plus grand des ports de commerce de la ville. Sa population, de plus en plus nombreuse, a besoin de plus en plus de grain, et sa ville, de plus en plus grande, réclame toujours plus de matériaux de construction.

Mille trois cents ans plus tard, c’est dans le quartier de Yenikapı que les travaux du grand métro d’Istanbul mettent au jour l’ancien port. Son ensablement au cours des siècles par les alluvions du fleuve voisin a assuré une préservation exceptionnelle des précieuses épaves. Ni les courants, ni les organismes marins n’ont eu le temps de les perturber, contrairement aux bateaux qui reposent pendant des siècles au fond de la mer.

Certaines des épaves sont visiblement des vieux rafiots rafistolés sans cesse, vraisemblablement morts de vieillesse au fond du port. D’autres sont beaucoup plus neufs et, découverts enchevêtrés, semblent avoir coulé pendant une tempête.

La fouille, d’une ampleur inédite, est « exemplaire » selon Patrice Pomey, directeur de recherches émérite au CNRS. La préoccupation principale des archéologues a été de préserver le bois dans une atmosphère humide grâce à des tentes équipées de brumisateurs. Et d’enregistrer en trois dimensions les vestiges par laser, ces derniers risquant de se déformer une fois dégagés. Puis les archéologues et techniciens ont démonté minutieusement les épaves, pour les entreposer dans un bâtiment spécialement construit pour les accueillir.

Car toutes sont d’un très grand intérêt pour l’histoire de la construction navale. Trouvées dans l’un des principaux centres de la Méditerranée à l’époque, elles datent en effet du Ve au XIe siècle apr. J.-C. Soit une période-clé pour l’histoire des bateaux, le passage de la période ancienne à la période moderne. L’époque d’un basculement fondamental sur lequel s’interrogent, toujours aujourd’hui, archéologues et historiens de la navigation.

C’est en effet une vraie révolution technique, un changement de philosophie profond qui s’opère alors dans les chantiers navals. Pendant l’essentiel de l’Antiquité, c’est la coque (ou plus exactement la partie que l’on voit de l’extérieur, son enveloppe) qui, fabriquée en premier, impose sa forme au bateau. C’est cette enveloppe compacte qui confère au bateau sa robustesse. Pour la fabriquer, les charpentiers incurvent de longues et épaisses pièces de bois qu’ils assemblent solidement au moyen de tenons et mortaises. En général, les différentes planches sont si exactement jointives que la coque est pratiquement étanche. Mais la fabrication requiert une main-d’œuvre importante, − notamment pour tailler les nombreux tenons et mortaises nécessaires. − de plus en plus difficile à réunir à la fin de l’Antiquité, avec la forte diminution de l’esclavage.

Ensuite, les chantiers navals ont changé de méthode. Ils ont commencé non plus par l’enveloppe de la coque, mais par son squelette − les pièces de charpente qui sont fixées perpendiculairement à la quille et forment l’armature interne du bateau. C’est désormais ce squelette qui donne sa forme et sa solidité au bateau. Lui qui, par une conception de plus en plus élaborée, va donner lieu, peu à peu, à une variété de plus en plus grande d’embarcations. Dès lors, l’enveloppe extérieure de la coque n’a plus besoin d’être aussi solide : les charpentiers n’assemblent plus les planches entre elles par des tenons et mortaises. Ils se bornent dorénavant à les clouer sur la charpente du squelette. Fini aussi, l’étanchéité quasi-parfaite des coques antiques : il faut désormais calfater avec application l’intérieur du bateau.

Il y a une dizaine d’années, la transition entre les deux techniques semblait se faire peu à peu au cours du Moyen Âge, étant définitivement achevée vers l’an mil. Il existait des signes avant-coureurs dès l’Antiquité, mais ils étaient débattus. Mais récemment, une équipe de l’université de Haïfa a mis au jour sur la côte israélienne une épave datée de 500 ans apr. J.-C., construite à partir du squelette. Cette méthode de fabrication a donc été inventée au moins un demi-millénaire plus tôt que prévu, dès l’Antiquité. Oublié, le Moyen Âge : finalement, cette révolution technique ne semble plus vraiment le concerner.

Mais les découvertes de Yenikapı viennent à nouveau de rebattre les cartes. Car elles montrent que les deux types de construction ont en fait coexisté pendant des siècles.

« Les épaves de Yenikapı montrent que la transition fut plus longue et plus complexe qu’on ne le pensait jusqu’alors » indique Patrice Pomey.

Avec deux autres chercheurs, il a récemment montré que cette transition technique semble s’être développée indépendamment en plusieurs points de la Méditerranéee.

« À Yenikapı, il y a justement différentes traditions de construction, dont il serait désormais important de déterminer l’origine. »

Ce qui pourrait être fait par exemple par l’analyse précise des bois utilisés.

En d’autres termes, loin d’être une solution technique qui s’est imposée par son évidence, la technique moderne de construction des bateaux est sans doute le fruit de tâtonnements et de rationalisations économiques progressives, tandis que des traditions anciennes, ça et là autour de la Méditerranée, continuaient de montrer leur efficacité. C’est donc toute une histoire, sur plusieurs siècles, qu’appellent à écrire les découvertes de Yenikapı.

http://archeo.blog.lemonde.fr

Un « iPad primitif » retrouvé dans une épave médiévale


Ce peut-il que les tablettes numériques ne date pas d’hier? Avoir un outil transportable ayant plusieurs applications est souvent très pratique au travail et ce même au Moyen-Âge
Nuage

 

Un « iPad primitif » retrouvé dans une épave médiévale

 

 

Cet outil en bois conçu au Moyen Âge avait peu ou prou l’utilité des tablettes numériques actuelles, comme l’iPad. Avec de nombreuses fonctionnalités en moins malgré tout… Une analyse plus poussée devrait nous parvenir dans le cadre d’une étude scientifique. © Ufuk Kocabaș

Dans un bateau byzantin daté du IXe siècle, les archéologues ont trouvé l’équivalent médiéval de nos tablettes tactiles actuelles. Dans un coffre en bois, un outil portable servant à prendre des notes et disposant d’un équivalent de nos applications, servant à évaluer la valeur des marchandises, devait être utile au commerce florissant de l’époque.

L’informatique a révolutionné notre société. Désormais, avec la miniaturisation des technologies, il devient aisé de transporter un ordinateur, ou sa version plus moderne, une tablette tactile, légère, fine, et puissante à la fois. Mais cette ambition de concentrer un maximum de fonctionnalités dans un minimum d’espace ne date pas d’aujourd’hui. La preuve avec une nouvelle découverte archéologique dans le port de Yenikapi, dans l’actuelle Istanbul.

Ce site, excavé en 2004 dans la partie européenne de la capitale turque, est un véritable trésor pour les passionnés d’histoire. Construit à la fin du IVe siècle de notre ère par l’empereur romain Théodose Ier, il est longtemps resté le principal port de commerce de la cité du Bosphore, qui venait à l’époque de changer de nom et qu’on appelait alors Constantinople. Il fait désormais l’objet de fouilles depuis 10 ans, contenant les restes de 37 navires et même de produits organiques d’époque.

Ufuk Kocabaș, directeur de ces recherches à l’université d’Istanbul, annonce dans la presse locale avoir sorti de l’eau un objet en bois encore inédit, ayant probablement appartenu au capitaine de ce bâtiment de commerce. Il s’agirait d’un équivalent tout ce qu’il y a de plus primitif de nos iPad ou autres tablettes numériques, avec même une application.

Sur ce plan de Constantinople à l’époque byzantine, située sur les rives européennes du détroit du Bosphore (Bosphorus), on peut apercevoir ce qui fut le port de Théodose sur la façade de la mer de Marmara (Sea of Marmara). Aujourd’hui, les archéologues y ont trouvé à cet emplacement 37 épaves de navires.

Sur ce plan de Constantinople à l’époque byzantine, située sur les rives européennes du détroit du Bosphore (Bosphorus), on peut apercevoir ce qui fut le port de Théodose sur la façade de la mer de Marmara (Sea of Marmara). Aujourd’hui, les archéologues y ont trouvé à cet emplacement 37 épaves de navires. © DeliDumrul, Wikipédia, DP

Une tablette tactile à l’époque byzantine

La taille est même équivalente : cet outil mesure 18 cm de longueur, 7 pouces dirait-on aujourd’hui dans le monde informatique. Néanmoins, il est bien plus épais que ce que les différents constructeurs proposent sur le marché. Cet objet consiste en réalité en cinq panneaux superposés, recouverts de cire et richement décorés de gravures. Sur l’une d’elles, des mots écrits en grec laissent entendre qu’elles étaient utiles à la prise de notes, puisque les tablettes de cire ont servi durant des siècles de supports d’écriture effaçables, telles les ardoises des écoliers.

En dessous se trouve un panneau coulissant, qui cache une autre application : des petits poids. Les découvreurs pensent qu’ils servaient à équilibrer un trébuchet, non pas l’arme de siège mais un petit outil permettant d’évaluer la valeur de la monnaie d’échange, en estimant la teneur d’un métal en particulier dans un minerai ou en déterminant le type de métal précieux contenu dans un alliage.

Enfin, des trous percés dans chacun des panneaux laissent supposer qu’ils étaient reliés entre eux par des lanières en cuir, pour éviter qu’ils ne coulissent inopinément et rendre le tout facilement transportable. Un outil idéal et multifonctions qui convenait très bien à ce navire marchand, construit d’après les analyses au IXe siècle. D’après la cargaison retrouvée à bord de l’épave, les archéologues pensent que le vaisseau voguait depuis la ville de Chersonèse (actuelle Sébastopol), en Crimée, au cœur de l’actualité récente pour d’autres raisons…

http://www.futura-sciences.com

Le saviez-vous ►Origine et l’évolution du jeu de cartes


Si vous aimer jouer aux cartes, sachez que beaucoup de chemin a été fait depuis le temps pour être le jeu que nous connaissons aujourd’hui. Son origine remonte depuis la nuit des temps …quelque part en Orient ,..
Nuage

 

Origine et l’évolution du jeu de cartes

 

Il est aujourd’hui communément reconnu que les plus anciennes cartes à jouer connues sont d’origine chinoise et qu’elles apparurent durant la dynastie Tang (618-907) au moment où le format des livres passe du rouleau à la feuille 

Elles semblent avoir été développées à partir des anciens dés en provenance d’Inde et en liaison avec des pratiques divinatoires. La plus ancienne carte, datée environ de 1400, a été trouvée par Albert von Le Coq à Tourfan en 1905 dans la province chinoise du Xinjiang. Les cartes sont parmi les premiers exemples de xylographie apparus à la fin de dynastie des Tang (xe siècle). Joseph Needham estime au vu de différentes sources que les cartes à jouer (en papier) remontent au moins au IXe siècle. Au début de la période Song, soit au XIe siècle, une évolution donna naissance aux dominos 

Carte à jouer imprimée de la dynastie Ming, 1400

Les cartes chinoises correspondent à trois types de jeux : les cartes domino, les cartes monétaires, et les cartes d’échecs, qui reproduisent les pièces du xiangqi (échecs chinois)

Les cartes monétaires comprenaient un nombre variable de séries numériques, et étaient utilisés par différents jeux chinois :

ya-pai (32 cartes), pendant la dynastie Song
ma-diao
(40 cartes), pendant la dynastie Ming

Moyen-Orient

Il est probable que les précurseurs directs des cartes européennes aient atteint l’Europe par l’intermédiaire des Mamelouks d’Égypte à la fin du XIVe siècle, sous une forme très proche de celle connue aujourd’hui. Ces jeux contenaient 52 cartes divisées en quatre séries : les bâtons de polo, les pièces, les épées et les coupes ; chaque série contenait dix cartes de points et trois honneurs qui portaient les noms de malik (Roi), nā’ib malik (Vice-Roy), et thānī nā’ib (Second). Dans les exemples conservés aujourd’hui, ces cartes portent des motifs géométriques abstraits, sans représenter des individus.

Un jeu complet de cartes Mamelouk a été découvert par Leo Mayer au palais du Topkapi à Istanbul en 1938. Ce jeu n’était pas plus ancien que 1400, mais il a permis d’identifier des fragments de jeux datés du XIIe siècle ou du XIIIe siècle

Jeu de cartes Mamelouk

Europe

Les cartes à jouer sont apparues en Europe au XIVe siècle (leur présence est attestée en Catalogne en 1371, en Allemagne et à Florence dès 1377, en Espagne entre 1377 et 1381 et en France en 1381) ; elles y sont peut-être arrivées par l’intermédiaire des Arabes ou par les échanges marchands avec les Mongols le long de la Route de la soie, deux hypothèses retenues par Joseph Needham ou par Thomas Allsen; certains historiens suggèrent que les cartes à jouer aient pu stimuler en Europe le développement de la xylographie, et en conséquence les autres techniques d’imprimerie.

Carte médiévale

Leur succès était tel que l’Eglise s’en inquiéta et décida d’interdire leur usage (du 14e au 17e siècle) sous prétexte que les cartes à jouer sont « contraires à l’usage modéré des passions ». Elles continuent cependant à se répandre très rapidement à travers l’Europe aidé par les progrès de l’imprimerie.

Les cartes européennes fonctionnent généralement avec 4 séries (Cœurs, cloches, feuilles, et gland en Allemagne ; épée, bâtons, coupes, et pièces en Espagne et Italie). Le jeu finalement devenu le « standard » est le jeu français : cœur, carreau, trèfle et pique (le trèfle et le pique sont probablement tirés du gland et de la feuille allemande).

Le design créé à Rouen (similaire aux cartes bicycle) devient le standard en Angleterre, alors que le design Parisien (similaire au tarot) devient le standard en France.

 

Le jeu de tarot ou tarots apparaît dans les années 1440 en Italie du Nord Très tôt sa structure se fixe : quatre couleurs composées de dix cartes numérales de l’as au dix, quatre figures (valet ou fante, cavalier, reine et roi) ; à ces quatre séries est ajoutée une cinquième série de cartes (les triomphes qui seront plus tard désignés comme atouts) de vingt et une cartes numérotées et d’une carte habituellement non numérotée, le fou, fol, mat ou encore plus tard l’excuse.

Évolution

Les cartes, un véhicule idéologique

Carte appartenant à un jeu dessiné par Jacques-Louis David sous la Terreur, dans lequel les dames incarnent des vertus ou des libertés nouvelles. Ainsi, l’ancienne dame de cœur personnifie la fraternité et la liberté de culte.


La hiérarchie traditionnelle des cartes n’est pas toujours respectée. Ainsi, dans certains jeux comme la belote (et son dérivé la coinche), le Skat et le Jass, le Valet (en allemand Bube, garçon) est la carte maîtresse à l’atout. En France, ceci renvoie à une symbolique révolutionnaire (le valet plus fort que le roi).

Pendant la Révolution française, des jeux furent imprimés remplaçant les rois par des génies, les dames par des libertés, les valets par des égalités

L’idée d’employer les jeux de cartes comme symbole politique a connu un renouveau en 2003 durant la guerre en Irak quand les soldats américains reçurent des jeux représentant les hauts responsables irakiens les plus recherchés, la valeur de la carte (roi en premier) reflétant la place dans le régime

Évolution matérielle


En 1858, Baptiste-Paul Grimaud introduit en France les coins arrondis, pour éviter qu’ils ne s’effritent.

Avant 1800, le verso des cartes – à l’exception des jeux de Tarots – était blanc. Les gens les utilisaient parfois pour transmettre des messages, mais les Américains innovèrent de ce côté-là. Au début, ils imprimaient des publicités pour promouvoir toutes sortes de choses (idées, modes, idéologies, services, paysages célèbres, etc.) mais, peu à peu, des gravures abstraites les remplacèrent. Les publicités tendent de nouveau à apparaître.

Jeu de cartes français


Les cartes d’un jeu standard se distinguent par leur valeur — un (ou As) à dix — ou leur figure — Roi, Dame, Valet — et par leur enseigne ou couleur. Ces « couleurs », au nombre de 4, varient suivant les usages, notamment nationaux ou régionaux.

Un jeu de cartes sous la Terreur

Jeu de cartes sous la Terreur
dessiné par Jacques-Louis David

 

♥ Force / Génie de la guerre
Fraternité / Liberté des cultes
Sécurité / Égalité de devoirs

 

♦ Force / Génie du commerce
Industrie / Liberté des professions
Courage / Égalité de couleur

 

♣ Prospérité / Génie de la paix
Pudeur / Liberté du mariage
Justice / Égalité de droits

 

♠ Goût / Génie des arts
Lumière / Liberté de la presse
Puissance / Égalité de rang

 

 

MI-18E SIÈCLE À AUJOURD’HUI

 

Vers le milieu du 18e siècle, un dessinateur de cartes d’Agen eu l’idée de dessiner les figues de façon symétriques, pour éviter de devoir tourner les figures une foi les cartes en main. Ces cartes furent interdites par le gouvernement français dans un premier temps mais furent utilisées en Espagne et en Angleterre à partir de la 2e partie du 18e siècle.

Certains changements furent aussi appliqués en France pendant la révolution : L’as serait devenu la carte la plus forte du jeu pour symboliser peut-être, la puissance du peuple face au roi
Les rois furent aussi remplacés par des génies, les dames par des libertés et les valets par des égalités. Mais ces changements de nom furent annulés par Napoléon en 1805.

Pratiquement 100 ans plus tard, les jokers furent introduits aux jeux Américains (fin du 19e siècle) et ajoutés officiellement aux jeux français au début du 20e siècle. Ce sont maintenant les jeux que nous connaissons aujourd’hui.

LES FIGURES REPRÉSENTENT DES HÉROS DU MOYEN ÂGE :

 

Roi de cœur : Charlemagne ou Charles VII
Roi de carreau : Jules Caesar
Roi de pique : David
(biblique)
Roi de trèfle : Alexandre le grand

Dames de cœur : Judith (biblique)
Dames de carreau : Rachel (biblique)
Dames de pique : Pallas Athéna
Dames de trèfle : Argine
(marie d’Anjou, femme de Charles VII)

Valet de cœur : Lahire (compagnon d’armes de jeanne d’arc)
Valet de carreau : Hector (héro de la guerre de troie)
Valet de pique : Ogier (un des preux de Charlemagne)
Valet de trèfle : Lancelot du lac

QUELQUES CHANGEMENTS DE DESIGN À TRAVERS LE TEMPS :

 

(ces changements se sont faits petit a petit, surement due aux mauvaises copies)

Roi de trèfle :

 il a perdu la main tenant son globe surmonté d’une croix (à cause de l’adoption de la symétrie). Son globe flotte maintenant dans les airs. Les doigts tenant le globe ont étés absorbés dans sa décoration, et la croix qui est sensé le surmonter ressemble plus à une feuille bizarre qu’à une croix.

Valet de trèfle : 

La longue plume qu’on pouvait trouver sur les anciens dessins de Rouen s’est rétrécie et a maintenant aussi l’air d’une feuille.

Roi de cœur :

Sa hache s’est transformée en épée et il a perdu sa moustache.

Valet de cœur :

son épée s’est changée en feuille.

Roi de pique :

Il a lui aussi perdu sa main droite.

Valet de pique :

Il s’est laissé pousser la moustache, et sa lance ne ressemble plus à rien !

http://www.tourdecartes.com

http://fr.wikipedia.org