L’enfer du trouble d’accumulation compulsive


C’est un trouble du comportement qui est vraiment désastreux pour une personne souffrant du trouble d’accumulation compulsive. L’isolation, l’accumulation d’objets trop souvent inutile. Il y a de l’aide, mais j’imagine que c’est un long processus pour aller vers la guérison
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L’enfer du trouble d’accumulation compulsive

 

Une femme vêtue de noir tient l'un des nombreux objets qui sont éparpillés dans son appartement.

Francine (nom fictif) est atteinte du TAC. Photo : Radio-Canada

Francine (nom fictif) a tellement d’objets de toutes sortes accumulés devant les plinthes électriques de son appartement qu’elle n’a pas de chauffage en plein hiver. Bienvenue dans l’univers de cette femme de 62 ans atteinte du trouble d’accumulation compulsive (TAC).

Un texte de Pascal Robidas

À nos yeux, l’endroit est bordélique. Mais pour Francine, chaque objet parmi la centaine qui sont empilés chez elle a une valeur. Se départir d’une seule de ces choses serait un supplice.

La sexagénaire n’a plus de vie sociale. Sa maladie mentale l’a isolée au fil du temps.

Ce n’est pas pour rien que je suis habillée [tout en noir] comme ça. Bien sûr qu’on a honte… On n’accepte pas que les gens viennent chez nous. Qui vas-tu laisser entrer, à part une équipe de tournage comme vous? Francine, atteinte du trouble d’accumulation compulsive

Tout son appartement est encombré. C’est le résultat de dizaines d’années à être incapable de se départir de biens matériel n’ayant aucune utilité, la plupart du temps.

J’ouvre un tiroir et il y avait des cuillères pour nettoyer les bols quand on fait un gâteau… Et il y en avait 42. Francine, atteinte du TAC

Cela fait des années qu’elle n’a pas pris un seul repas sur sa table de cuisine. Dans ce fouillis, il ne lui reste donc qu’un seul endroit pour s’asseoir et déposer une assiette : sur le bureau où se trouve son ordinateur, déjà enseveli sous une montagne de paperasse.

Une femme couverte de noir est assise devant une table d'ordinateur ensevelie sous une montagne de papiers.

Cette table d’ordinateur ensevelie sous une montagne de paperasse est le seul endroit qui reste à Francine pour s’asseoir et manger. Photo : Radio-Canada

Elle dispose à peine de l’espace nécessaire pour dormir dans son lit qui est aussi recouvert de vêtements et d’objets de toute sorte.

« Il y a tellement de choses ici. Tu fais un lavage et tu sais que tu vas devoir forcer pour le rentrer entre deux choses… (elle pointe le garde-robe). La vérité, c’est qu’il n’y en a plus, d’espace. Donc, tu arrêtes de mettre de l’ordre et tu empiles où tu peux le faire », ajoute-t-elle.

1,4 million de Canadiens atteints du trouble d’accumulation compulsive

Au Canada, c’est 4 % de la population, soit 1,4 million de Canadiens, qui est atteinte du TAC.

C’est deux fois plus que le trouble de la bipolarité et quatre fois plus que la schizophrénie.

L’anxiété est très présente dans le portrait clinique. La dépression peut être présente quand la personne est dans une impasse, qu’elle ne sait plus quoi faire… Qu’elle sait que le propriétaire va venir. Natalia Koszegi, psychologue

Le trouble d’accumulation compulsive est diagnostiqué dans toutes les classes sociales, peu importe le niveau d’éducation.

« Une personne atteinte du TAC va souffrir d’acquisition compulsive. C’est-à-dire de l’envie irrésistible d’acheter des choses à rabais, même s’il n’y a pas de besoin particulier », ajoute la psychologue Natalia Koszegi.

Des experts se sont donc réunis à Montréal pour démystifier cette maladie mentale apparentée au trouble obsessif-compulsif. Depuis cinq ans, le TAC est reconnu comme un trouble distinct dans le DSM-5, le manuel des troubles mentaux. Dans la moitié des cas, le TAC est intergénérationnel.

Toujours selon ces experts, cette maladie mentale, pratiquement invisible en société, n’empêche pas forcément une personne qui en souffre de fonctionner normalement à l’extérieur de son domicile. Pour en détecter les symptômes, il faut aller directement dans sa résidence.

On veut outiller les gens qui sont déjà sur le terrain. Les policiers, les pompiers qui découvrent des maisons qui sont encombrées. Dr Pierre Rondeau, médecin en santé mentale

La thérapie

À Montréal, tous les Centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS) offrent des programmes de groupe pour des personnes malades qui souhaitent reprendre le contrôle de leur vie.

Selon plusieurs psychologues, il est possible de désamorcer les éléments déclencheurs qui mènent à l’obsession. Il faut de la volonté et beaucoup de courage.

Francine fait partie du nombre. Elle est déjà inscrite dans un programme, dans l’est de l’île de Montréal.

Elle en a assez de se sentir prisonnière de sa maladie mentale.

Pourtant, la vie m’intéresse vraiment beaucoup. Mais ça me tient toujours en entre-deux. Francine, atteinte du TAC

http://ici.radio-canada.ca/

L’esprit et le corps humains pourront-ils supporter une mission de trois ans sur Mars?


On sait que l’espace n’est pas vraiment fait pour l’être humain, sachant qu’il y a des conséquences sur les astronomes subissent quand ils reviennent sur Terre après un long séjour dans l’espace pour plus ou moins 6 mois. Un aller-retour sur Mars quelles conséquences sur le corps et sur la santé mentale. Un voyage qui prend 3 ans, loin des siens, l’environnement complètement différent, c’est ce que la NASA veut tester prochainement
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L’esprit et le corps humains pourront-ils supporter une mission de trois ans sur Mars?

 

Mars | Kevin Gill via Flickr CC License by

Mars | Kevin Gill via Flickr CC License by

Repéré par Thomas Messias

Repéré sur The Hindu

La NASA lancera en 2018 une série d’expérimentations destinées à étudier l’impact d’un tel périple sur la santé physique et mentale de celles et ceux qui y prendront part

Aux dernières nouvelles, et à condition de partir au bon moment il faudrait environ 260 jours à une mission terrienne pour atteindre la planète Mars.

Tous les 1,6 ans, la distance entre les deux planètes atteint une valeur proche de son minimum (environ 55 millions de kilomètres), alors qu’elle est en moyenne de 76 millions de kilomètres. Dans le meilleur des cas, un voyage aller-retour prendrait donc environ 520 jours, soit un an et cinq mois. 

La NASA, qui projette d’envoyer des êtres humains sur Mars aux alentours de 2030, table donc sur des missions d’une durée approximative de trois ans. À titre de comparaison, rappelons que la mission spatiale de Thomas Pesquet a duré 196 jours, soit environ six mois et demi. C’est pourquoi sera lancée courant 2018 une série d’expérimentations destinées à étudier les conséquences d’un tel voyage sur l’esprit et le corps de ceux (et celles, espérons-le) qu’elle désignera pour aller explorer la planète rouge.

L’objectif est d’étudier différents facteurs sur trois groupes de dix astronautes, l’un sur une mission courte (deux mois), le deuxième sur une mission standard (six mois), et le dernier sur une mission d’une durée d’un an. La NASA liste cinq grandes familles de dangers pouvant atteindre les participants et participantes d’une telle mission :

– Les radiations spatiales, qui sont à l’origine de défaillances cardiaques
– L’isolation et le confinement
– La sensation d’éloignement par rapport à la Terre
– Les champs de gravité et leur absence
– Les environnements hostiles

La NASA lancera dès le 4 janvier prochain un appel à destination des scientifiques qui souhaiteraient proposer des sujets et critères d’étude sur un tel échantillon de 30 personnes. Elle sélectionnera entre 15 et 18 propositions à la fin de l’été, qui permettront à leurs auteures et auteurs de se voir attribuer des subventions pour une durée maximale de sept ans.

http://www.slate.fr

La pollution atmosphérique aurait un impact sur la santé mentale


On sait très bien que la pollution rend les gens malades physiquement, tel que l’asthme, les maladies cardiovasculaires et pulmonaires et ce n’est pas tout. La pollution affecte aussi la santé mentale, par isolation, la sédentarité causées par la pollution extérieure
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La pollution atmosphérique aurait un impact sur la santé mentale

 

La pollution atmosphérique aurait un impact sur la santé mentale

Photo Archives / AFP

WASHINGTON | Selon une nouvelle étude produite par l’Université de Washington, les risques de détresse psychologique augmenteraient avec la quantité de pollution présente dans l’air.

«Les effets de la pollution atmosphérique sur la santé cardiovasculaire et sur les maladies pulmonaires comme l’asthme sont bien établis. Par contre, son impact sur la santé du cerveau constitue un nouveau champ de recherche», a expliqué Anjum Hajat, aide-professeure en épidémiologie à l’École de santé publique de l’Université de Washington.

Publiée dans l’édition de novembre du journal «Health & Place», l’étude indique que la pollution atmosphérique peut générer certains changements de comportement. Elle inciterait notamment les gens à passer moins de temps à l’extérieur et à opter pour un mode de vie plus sédentaire, lequel est plus susceptible de créer de la détresse psychologique et de l’isolation sociale.

À l’aide de données obtenues auprès de 6000 répondants, l’étude a examiné le lien entre la toxicité de l’air et la santé mentale. Les chercheurs ont d’abord isolé une particule émise par les moteurs, les feux de foyer, les fours à bois et les centrales électriques alimentées au charbon et au gaz naturel.

Ils ont ensuite remarqué une corrélation entre la présence dans l’air de cette particule et le taux de détresse psychologique des personnes qui y sont exposées. Dans les endroits où on la retrouvait en plus grande quantité, la détresse psychologique était 17 % plus élevée.

http://fr.canoe.ca

Violence conjugale : comment prévenir le pire?


Dernièrement, une jeune femme de 18 ans est morte sous la colère de son petit ami de 22 ans, avec qui elle voulait rompre. La police était avec elle pour qu’elle puisse chercher ses affaires, mais probablement une erreur de procédure, la jeune femme est rentrée en premier. Erreur fatale ! Comment peut-on éviter de telle drame ! Comment les victimes (homme et femme) peuvent se prémunir contre la violence conjugale.
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Violence conjugale : comment prévenir le pire?

 

Le reportage de Sophie Langlois

À la lumière des révélations entourant le meurtre de Daphné Boudreault, une question surgit : comment peut-on prévenir un tel drame? Deux experts dressent le portrait-robot des cas de violence conjugale, tant du côté de la victime que de l’agresseur.

Les victimes de violence conjugale n’ont pas d’âge, s’empresse de dire Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.

 « Ce n’est pas parce que la femme est plus âgée qu’elle a plus d’expérience », précise-t-elle.

Jeunes et moins jeunes ne trouvent pas toutes le chemin vers les refuges, ajoute l’intervenante. Le fait que les maisons pour femmes victimes de violence gardent secrète leur adresse ne facilite pas la démarche. Par contre, selon Sylvie Langlais, le plus gros obstacle – la honte – demeure dans la tête des victimes.

Quand ces femmes découvrent que l’homme qu’elles ont choisi est violent, plusieurs se sentent coupables. Comme intervenant, on leur dit : vous n’êtes pas responsables de cette violence-là, c’est la responsabilité de votre conjoint. Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Sentiment de culpabilité chez les victimes

C’est d’autant plus difficile pour la victime de tirer la sonnette d’alarme qu’elle se fait souvent accuser de briser le couple, explique l’intervenante.

« Il faut recentrer la personne sur elle-même, parce que c’est comme si elle n’existait plus, dit Mme Langlais. C’est juste lui, centré sur ses besoins. On doit rebâtir les besoins de la victime et ça ne se fait pas du jour au lendemain. »

Si la violence conjugale n’a pas d’âge, elle n’a pas plus de sexe. Même si les victimes qui font la manchette sont des femmes, les hommes aussi peuvent subir la même expérience.

L’homicide conjugal en chiffres

  • 13 : le nombre de victimes au Québec en 2013 (toutes des femmes)
  • 23 % : un ex-conjoint est impliqué près d’une fois sur quatre, au Canada entre 2000 -2011
  • 50 % : la baisse des homicides conjugaux au Québec entre 2004 et 2013

Que faire pour récupérer ses effets personnels?

Lors d’une intervention avec la police, la victime demeure dans la voiture jusqu’à ce que les agents aient sécurisé la résidence, explique Mme Langlais qui a déjà accompagné quelques victimes.

« Si le conjoint est là, il y a un policier qui va rester avec lui dans une autre pièce et un autre policier qui accompagnera la femme le temps qu’elle ramasse ses effets. »

Dans aucun cas, la victime ne devrait entrer en premier dans le logement, recommande l’intervenante

 « C’est le rôle des policiers d’assurer la sécurité des citoyens. »

Colère et peine insurmontable

Que se passe-t-il dans la tête d’un conjoint pour qu’il en vienne à commettre l’irréparable?

« Ces personnes […] vont vivre une peine tellement importante qu’ils vont croire que leur vie est finie, qu’ils ne peuvent vivre sans l’être aimé », illustre Gilles Chamberland, directeur des services professionnels de l’Institut Philippe-Pinel.

La colère contre le conjoint qui veut mettre fin à la relation est proportionnelle à la peine qu’ils vivent, selon ce psychiatre.

 « Les personnes peuvent donc croire que sans leur conjointe, ils vont souffrir pour le reste de leurs jours. Ils vont tenir l’autre pour responsable de leurs souffrances », dit-il.

Dans bien des cas, c’est une période intense, mais moins longue qu’elle peut paraître.

La douleur peut être si intense qu’ils peuvent tuer l’autre personne. D’autres fois, ce sont aussi des désirs suicidaires plus ou moins importants. Gilles Chamberland, directeur des services professionnels de l’Institut Philippe-Pinel

Le Dr Chamberland souligne que la situation peut devenir particulièrement complexe si le conjoint en colère consomme de l’alcool ou des drogues afin d’étouffer sa peine. Il explique que les substances vont faciliter le passage à l’acte en amplifiant la peine et la colère.

Passé violent et maladie mentale

Plus l’ex-conjoint violent vit de la souffrance, plus il va trouver un bouc émissaire chez son ancien partenaire

« C’est là que le désir de vengeance apparaît », prévient le psychiatre.

Verser sa colère sur les réseaux sociaux peut aussi envenimer la situation. Au lieu de soulager, ce genre de défoulement amplifie les émotions.

M. Chamberland affirme que si la personne n’a pas d’antécédents mais un changement de personnalité, on peut avoir affaire à la maladie mentale.

« C’est au début de la vingtaine que se manifeste la schizophrénie, indique le Dr Chamberland. Ça peut être aussi un trouble délirant de jalousie qui évolue depuis longtemps. Des fois, on est surpris de découvrir que la personne est beaucoup plus troublée qu’on croyait. »

Les motifs d’homicides conjugaux au Canada

  • 40 % : intensification d’une dispute
  • 26 % : frustration, colère, désespoir
  • 20 % : jalousie

Pour intervenir dans ce genre de situation, il faut demeurer prudent et évaluer le danger, rappelle le psychiatre. Une personne qui s’isole peut être un signe inquiétant

D’ailleurs, les agents de police peuvent dans une certaine mesure amener une personne souffrante à l’urgence contre son gré. Un examen permettra de déceler et soigner la maladie mentale ou, dans un cas de délinquance ou de frustration, d’aviser la personne et de dresser un portrait de la situation.

Pour les parents qui souhaitent intervenir, Gilles Chamberland conseille de ne pas être intrusif, au risque de voir le jeune se refermer sur lui-même ou de minimiser la situation.

« L’important, c’est de demeurer le plus ouvert possible, de montrer qu’on peut compter sur nous si ça ne va pas. Si on s’aperçoit que la personne n’est pas consciente du danger, là il faut agir, voire appeler les policiers. »

Pour obtenir de l’aide : SOS violence conjugale 1-800-363-9010

http://ici.radio-canada.ca

Phobie sociale : la crainte de l’autre


Nous avons toutes des peurs à affronter, quelques fois cela peut prendre plus de temps, mais avec de la détermination, on réussit. Alors que d’autres cette peur devint une phobie qui perturbe leur toute leur vie
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Phobie sociale : la crainte de l’autre

Gênante car invalidante, la phobie sociale concerne 2 à 3 % de la population. Caractérisé par une peur intense des situations sociales, ce trouble psychologique mène parfois à l’échec à répétition ou peut pousser, dans des cas plus graves, à l’autodestruction.

    La phobie sociale : l’autre, ce persécuteur

    Selon le DSM IV, la phobie sociale est « une peur persistante et intense d’une ou plusieurs situations sociales ou bien de situations de performance durant lesquelles le sujet est en contact avec des gens non familiers ou bien peut être exposé à l’éventuelle observation attentive d’autrui. Le sujet craint d’agir, ou de montrer des symptômes anxieux, de façon embarrassante ou humiliante. » L’autre est redouté comme un juge ou un persécuteur dès lors qu’il ne fait pas partie des familiers.

    Les symptômes repérables de la phobie sociale sont :

    • une mauvaise estime de soi,

    • des modes de pensée négatifs, 

    • un cortège de craintes : peur d’entamer des conversations, de s’impliquer affectivement avec autrui, de participer à des petits groupes, de se rendre à des soirées, de s’adresser à des figures d’autorité, de la situation de performance…

        L’exposition à la situation redoutée peut provoquer un rougissement, un tremblement des mains ou des nausées, même si l’individu reconnaît le caractère excessif ou irraisonné de sa peur. Parfois, elle déclenche une anxiété qui peut aller jusqu’à l’attaque de panique, avec d’éventuelles palpitations, accélération du rythme cardiaque, transpiration, tremblements, souffle coupé ou sensation d’étouffement, nausées…

        Chez les enfants, l’anxiété s’exprime par des pleurs, des accès de colère et un repli sur soi.

        Population à risque de phobie sociale

        Les personnes hypersensibles aux frustrations et à tendance dépressive sont prédisposées à la phobie sociale, de même que les grands timides. On a pu établir une corrélation entre des sentiments d’angoisse, de séparation et de timidité vécues pendant l’enfance, un manque de rencontre avec des personnes du sexe opposé, certains évènements traumatisants et une attitude des parents décourageant la socialisation. Mais personne n’est à l’abri. Cette phobie est, en effet, un des troubles psychiques les plus tus et les « phobiques » se croient isolés alors qu’on en dénombre de plus en plus.

        Quant aux conséquences, l’évitement, ou la souffrance intense provoquée par les situations redoutées, peuvent avoir des effets négatifs sur l’activité scolaire, professionnelle ou sociale de la personne, qui « refuse l’obstacle » et fait du surplace.

        Comme le précise en effet le Dr François Chardon, auteur de « Les phobies et leurs traitements » :

        « la phobie sociale devient vite un cercle vicieux qui s’auto-alimente : la peur fait baisser les performances, la baisse des performances entraîne l’évitement. Plus l’évitement est grand, moins la personne a l’occasion de s’exercer, donc ses performances diminuent, etc.

        Comment se libérer d’une phobie sociale ?

        Dans certains cas, les médecins prescrivent des bêtabloquants ou des antidépresseurs qui, en agissant sur la sérotonine, permettent de lever les inhibitions en société.

        Mais pour permettre à la personne de reprendre vraiment confiance en elle et renforcer l’action des médications, une thérapie est vivement conseillée. Les thérapies comportementales et cognitives amènent le patient à affronter une situation d’angoisse et à la dépasser, en la mettant en scène. Il devra se déconditionner de ses anciens comportements inadaptés et en apprendre de nouveaux. Un travail sur l’affirmation de soi et de relaxation y sera entrepris.

      Mis à jour par Isabelle Eustache
      Créé initialement par
      Psychonet Production

      http://www.e-sante.fr/

      Le Saviez-Vous ► 21 solutions pour verdir votre quotidien et protéger la planète


      On ne peut pas changer le monde, mais nous pouvons changer notre bout d’espace a nous. Si chacun faisait un effort en temps que particulier, nous pourrions faire de grandes choses pour la planète
      Nuage

       

      21 solutions pour verdir votre quotidien et protéger la planète

       

      Cet article a initialement été publié sur le webzine Mode de vie & compagnie de la Fondation David Suzuki.

      À l’aube de la COP21, la plus importante conférence mondiale sur le climat de notre histoire, Mode de vie & compagnie vous propose 21 solutions simples et efficaces pour réduire votre empreinte carbone, protéger la planète et améliorer votre qualité de vie!

      En transit

      1. Marchez, faites du vélo, de la trottinette ou de la planche à roulettes. Vous contribuerez à réduire les émissions de gaz à effet de serre… et retrouverez la forme!

      2. Sensibilisez votre famille, vos amis et vos collègues à l’importance de prendre les transports en commun pour le bien de l’environnement… et pour sauver des sous!

      3. Faites du covoiturage. Une étude révèle que si vous covoiturez sur un trajet de 20 km par jour avec trois de vos voisins, vous réduirez vos émissions de CO2 de 75 % tout en économisant chacun plus de 360 $ d’essence par année.

      4. Réduisez la distance de vos déplacements quotidiens en choisissant un logement à moins de 30 minutes à pied, à bicyclette ou en transport en commun de votre travail et en magasinant près de chez vous… pour sauver du temps et la planète!

      5. Pour votre prochain achat de voiture, choisissez une voiture à haut rendement énergétique. Les voitures offrant le meilleur rendement demeurent les véhicules électriques et les hybrides qui fonctionnent à la fois à l’électricité et à l’essence.

      À la maison

      6. Vérifiez les fuites d’air le long de vos murs, fenêtres et portes, et colmatez-les. Elles totalisent jusqu’à 40 % des pertes de chaleur de votre demeure.

      7. Isolez tout et bien : le toit, les planchers, les murs et le sous-sol. Bonus : en plus d’économiser de l’énergie, vous serez plus au frais durant les mois chauds et plus au chaud durant la saison froide.

      8. Évitez la consommation fantôme en débranchant les appareils électroniques lorsque vous ne les utilisez pas et réunissez tous les appareils qui nécessitent d’être rechargé sur un même bloc d’alimentation.

      9. Remplacez vos ampoules à incandescence par des ampoules fluorescentes compactes; elles sont plus durables et vous sauveront de l’argent à long terme.

      10. Si vous achetez une maison, confirmez que celle-ci adhère à la norme R-2000, elle utilisera le tiers de l’énergie consommée par une construction ordinaire.

      11. Optez toujours pour des appareils ménagers «EnergyStar», plus efficaces que leurs ancêtres.

      12. Demandez à votre fournisseur d’électricité de changer votre abonnement pour un approvisionnement en électricité propre et renouvelable, comme celle provenant des parcs éoliens. S’il n’offre pas encore cette possibilité, demandez-lui de l’offrir ou magasinez un nouveau fournisseur écolo!

      Dans la cuisine

      13. Choisissez des aliments situés au bas de la chaîne alimentaire : mangez des repas sans viande au moins un jour par semaine.

      14. Lisez les étiquettes. Les produits locaux et biologiques demeurent toujours le choix par excellence; sinon, optez pour des produits locaux.

      15. Évitez les aliments transformés et emballés. Dites aux commerçants et aux fabricants de biens que vous souhaitez obtenir des produits ayant peu d’emballage.

      16. Réduisez vos déchets. Évitez d’envoyer les déchets de cuisine et de jardin dans les dépotoirs en pratiquant le compostage et le recyclage du papier, du plastique, du métal et du verre.

      Au quotidien

      17. Amorcez le changement dans votre communauté. Invitez vos voisins et amis à vous épauler pour mettre en place les changements que vous aimeriez voir se produire dans votre entourage.

      18. Contactez les médias. Écrivez une lettre à l’éditeur, un article éditorial (sur un enjeu d’actualité), téléphonez à une tribune de la radio ou de la télévision. Si vous organisez un événement spécial dans votre communauté, informez les médias régionaux et faites-leur savoir qu’ils peuvent vous rencontrer pour un entretien. Pensez également aux médias alternatifs (les bulletins de clubs, les publications syndicales, ou les cahiers culturels).

      19. Signez régulièrement les pétitions qui circulent dans vos réseaux et qui demandent aux différents paliers de gouvernement de protéger notre climat, comme celui-ci (de la Fondation David Suzuki).

      20. Faites connaître vos préoccupations aux politiciens. Les politiciens ont besoin de notre vote; ils sont très attentifs à l’opinion publique et suivent de près les problématiques soulevées par les électeurs. Votre opinion compte!

      21. Consultez le webzine Mode de vie & compagnie de la Fondation David Suzuki pour découvrir plus de conseils pour réduire votre empreinte carbone et protéger la planète!

      http://quebec.huffingtonpost.ca/

      Un prisonnier canadien en isolement depuis 17 ans


      On dirait l’homme au Masque de Fer version Canadienne. Qu’est-ce qui fait qu’une personne peut être en isolation pendant 17 ans ? Les pires crimes qui a été fait au pays, ont une vie meilleure que cette personne que même son nom et son crime est tenu au secret
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      Un prisonnier canadien en isolement depuis 17 ans

       

      Un prisonnier canadien en isolement depuis 17 ans

      Un prisonnier inconnu est confiné à l’isolement.Photo Fotolia

      OTTAWA – Quelque part au Canada dans un pénitencier fédéral, un mystérieux prisonnier a maintenant passé près de 17 ans isolé dans une cellule.

      Cela donne 6273 jours consécutifs et l’Enquêteur correctionnel du Canada, Howard Sapers, a déclaré jeudi au Ottawa Citizen qu’il était très difficile de justifier à ses yeux une telle période de ségrégation.

      Le journal de la capitale nationale a obtenu des informations sur ce mystérieux prisonnier en utilisant la Loi sur l’accès à l’information. Mystérieux, parce que Service correctionnel Canada ne veut pas dire qui est cette personne, ni donner le lieu de sa détention, en se réfugiant derrière le droit à la vie privée.

      Il s’agit de la plus longue période durant laquelle un prisonnier est en isolation dans un pénitencier canadien. Concrètement, cela veut dire que le prisonnier est confiné 23 heures par jour dans une cellule.

      Selon le journal, il existe deux types de ségrégation dans une prison fédérale. Il y a d’abord la ségrégation disciplinaire, qui est parfois utilisée pour punir ceux qui ne respectent pas les règles. Il y a aussi la ségrégation administrative, dans les cas où un prisonnier pose un danger pour la sécurité des autres prisonniers ou du personnel, ou bien que sa propre sécurité est en danger.

      L’Enquêteur correctionnel du Canada, Howard Sapers, demande au gouvernement de limiter à 15 jours consécutifs la ségrégation administrative et de n’autoriser que 60 jours de ségrégation par année.

      Selon M. Sapers, chaque jour entre 6 et 8 % des 15 000 prisonniers dans les pénitenciers fédéraux sont en ségrégation et environ un cinquième passera plus de 120 jours en isolation totale.

      Et il y a ce mystérieux prisonnier, qui a maintenant passé 17 ans dans une sombre cellule qui fait entre cinq et sept mètres carrés.

      http://fr.canoe.ca/