Madagascar: une pluie de pesticides contre l’invasion de criquets


La politique et l’environnement ne fonctionnent pas ensemble, car souvent, les politiciens n’ont pas le temps, ni la volonté de changer vraiment les choses. Si la déforestation était renversée, il est plus que probable que le Madagascar ne serait pas dans cette situation aujourd’hui
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Madagascar: une pluie de pesticides contre l’invasion de criquets

 

Une gigantesque nuée obscurcit le ciel bleu d'Amparihibe, village des Hauts... (PHOTO RIJASOLO, ARCHIVES AFP)

PHOTO RIJASOLO, ARCHIVES AFP

GAËLLE BORGIA
Agence France-Presse
AMPARIHIBE, Madagascar

Une gigantesque nuée obscurcit le ciel bleu d’Amparihibe, village des Hauts Plateaux de Madagascar. Mais une pluie de pesticides va éliminer en moins de 24 heures les 6 milliards de criquets de cet essaim géant ravageur de récoltes, qui s’étend sur 800 hectares.

L’Agence des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) n’a pas encore gagné la guerre contre les criquets qui occupent les deux tiers du pays et menacent de malnutrition 13 millions de paysans, même si elle a déjà éliminé une centaine d’essaims ces dernières semaines.

«Le but, c’est de casser l’invasion pour revenir à une période de rémission, c’est-à-dire à un stade où les criquets sont solitaires, et ne se transforment pas en essaims», explique l’acridologue Tsitohaina Andriamaroahina, responsable de la mission.

Pour mener à bien l’offensive de la FAO, trois bases aériennes itinérantes suivent les essaims. Trois hélicoptères et un avion patrouillent tous les jours.

«Quand on vole pour faire la prospection, il y a plusieurs choses à regarder : la direction du vent, la fumée, la position du soleil. C’est en fonction de ça qu’on sait où se trouve l’essaim», explique Hasibelo Rakotovao.

Des colonnes de fumée sont visibles un peu partout dans cette région située à 200 kilomètres à l’ouest de la capitale Antananarivo. Ce sont les feux allumés par les paysans pour tenter de disperser les criquets.

Une fois les insectes repérés, une équipe technique se rapproche le lendemain, avant le lever du jour, avec un camion chargé de pesticides. L’hélicoptère arrive sur zone plus tard, car il a interdiction de voler la nuit. On fixe alors une cuve sous l’appareil.

Il faut faire vite, car l’épandage ne peut avoir lieu qu’à l’aube, lorsque les criquets sont au sol et immobiles, leurs ailes étant alourdies par la rosée du matin. Le pesticide – qui selon les promoteurs de l’opération n’est dangereux que pour les insectes – agit alors directement sur leur système nerveux.

Mobilisant 90 personnes, l’opération conjointe de la FAO et du Centre national anti-acridien malgache a déjà déversé 500 000 litres de pesticides sur un million d’hectares.

Sauver les cultures de riz

Cette opération de grande envergure, la plus vaste depuis quinze ans, est la seule solution pour éradiquer le fléau. À cause de l’inaction du gouvernement, les essaims se sont multipliés de manière incontrôlable ces dernières années, jusqu’à atteindre le stade de l’invasion. Madagascar sort en effet tout juste de cinq années d’une grave crise politique provoquée par le renversement du président Marc Ravalomanana en 2009, qui a privé le pays de l’aide internationale.

«On s’entraide entre voisins, mais on n’est pas assez nombreux. On a des criquets jusqu’aux genoux, on ne peut pas faire face. (…) On est obligés d’allumer des feux de brousse, car on n’a pas d’autre moyen de chasser ces criquets», soupire Marie Louise Rasoamampionona, une cultivatrice de 50 ans.

Les paysans se plaignent déjà de manquer de riz.

«Les criquets font beaucoup souffrir les paysans, parce que le riz, c’est toute notre vie. Et si cela est détruit, on est perdus, qu’est-ce que les paysans vont manger? Si on mange seulement du manioc, cela ne nous donne pas assez de forces et on ne peut pas travailler, le riz est essentiel pour nous autres agriculteurs», explique Ranaivo, cultivateur à Amparihibe où tous les habitants sont paysans.

La FAO a encore besoin de 10 millions d’euros (près de 15 millions de dollars) pour mener à son terme l’opération, estimée à 32 millions, d’ici 2016.

Et malgré ses bons résultats, Madagascar n’est pas à l’abri d’une autre invasion acridienne. En cause, le manque de sensibilisation et la déforestation.

«Quand on pratique la déforestation, ça laisse de la savane et ça amène les criquets, les surfaces colonisables augmentent. La déforestation a de très lourdes conséquences», rappelle Tsitohaina Andriamaroahina, le responsable de la mission anti-criquets.

À Madagascar, environ 200 000 hectares de forêts disparaissent tous les ans. Quelque 90 % de la forêt primaire a déjà disparu.

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Le Saviez-Vous ► Top 10 des civilisations qui ont mystérieusement disparu


    Des civilisations ont disparu souvent a l’apogée de leur savoir, de leur pouvoir politique, économique. Ils ont laissé des traces, mais les indices de leur disparition ne sont pas tous clairs. Je crois que chaque civilisation finie par disparaître que ce soit par des causes naturelles ou causé par l’homme Un jour, probablement que notre propre peuple finira ou du moins évoluera pour être complètement différent de ce que l’on connait aujourd’hui
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    Top 10 des civilisations qui ont mystérieusement disparu

    L’Histoire de l’homme est pleine de civilisations éphémères, de peuples mystérieux disparus suite à des catastrophes naturelles, des guerres, des épidémies etc. Mais parfois c’est un peu plus flou et les historiens se démènent tant bien que mal pour essayer de comprendre comment une société prospère disparaît de la carte en un (long) clin d’oeil.

    Les exemples sont très nombreux mais on vous a choisi 10 sociétés, 10 civilisations avec leur architecture, leur langue, 10 cultures qui se sont bizarrement éteintes sans qu’on ne sache trop pourquoi.

  1. Les Anasazis

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    Crédits photo (creative commons) : Andreas F. Borchert

    Les Anasazis étaient un peuple amérindien qui occupait le sud-ouest des États-Unis. Faute de témoignage écrit, il est très difficile de dater précisément cette communauté même si on estime qu’elle atteint son apogée vers 1200 avant Jésus-Christ. Chasseurs, cueilleurs, les Anasazis avaient développé un système élaboré d’agriculture, de routes et de villes, qu’ils taillaient directement dans d’immenses falaises. Et pourtant, quand Christophe Colomb est arrivé, les Anasazis avaient disparu. On pense qu’une surpopulation et des conflits internes violents sont à l’origine de l’effondrement de cette civilisation dont subsistent encore des vestiges architecturaux impressionnants.

    L’Empire Khmer

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    Crédits photo (creative commons) : Bjørn Christian Tørrissen

    On connait tous l’immense temple d’Angkor Vat au Cambodge, mais ce qu’on sait moins c’est qu’il ne représente qu’une infime partie d’un gigantesque empire qui domina l’Indochine du IXe au XIIIe siècle. On pense que la cité d’Angkor aurait pu accueillir jusqu’à 1 million d’habitants. Le déclin de cet empire ne s’est pas fait en 2 jours et ses causes peuvent être multiples mais les historiens avancent 2 hypothèses non exclusives : d’une part une remise en cause du « Dieu-Roi » par son peuple, de l’autre des attaques d’envahisseurs facilitées par le réseau routier élaboré des Khmer

     

  3. Les Mayas

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    Source photo : globalsherpa

    La civilisation Maya est une des civilisations mésoaméricaines les plus connues, notamment de par son étendue géographique et culturelle. Pendant de nombreux siècles, les Maya dominèrent la région, innovant dans tous les domaines et notamment en architecture, en mathématiques et en astronomie. On suppose que des luttes intestines et des changements climatiques au Yucatán vers l’an 900 de notre ère ont fragilisé les récoltes et créé une famine menant à l’abandon des grandes villes.

     

  4. Les habitants de l’Île de Pâques

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    Crédits photo (creative commons) : Makemake

    Il ne reste pas grand-chose des premiers habitants de l’Île de Pâques, arrivés entre l’an 700 et 1200 de notre ère, si ce n’est un lot impressionnant d’immenses statues de pierres, les Moai. Après des siècles passés à construire plus de 900 mégalithes, à naviguer d’île en île sur plusieurs semaines pour s’approvisionner, on se demande comment les colons polynésiens ont pu disparaître sans laisser de traces. La théorie la plus répandue affirme que le mode de vie des autochtones n’était pas en phase avec les ressources de l’îles, qu’ils finirent par épuiser totalement. C’est con mais c’est comme ça.

     

  5. La culture de Cucuteni-Trypillia

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    Source photo : toptenz

    Cette culture néolithique tardive est apparue en Europe de l’est entre 5500 et 2750 avant JC. À son apogée, cette société est responsable des plus grandes villes du néolithique, rassemblant près de 15 000 personnes. Étrangement, cette civilisation matriarcale avait pour habitude de cramer tous leurs villages tous les 70 ans avant de tout reconstruire. Leur disparition est sans doute liée à une invasion même si des découvertes archéologiques récentes semblent indiquer un changement climatique brutal fatal pour l’agriculture.

  6. Civilisation minoenne

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    Crédits photo (creative commons) : cavorite

    Cette civilisation nommée après le grand Roi Minos s’est baladée dans toute la Crète entre 3000 et 1000 avant JC. Il nous reste encore aujourd’hui quelques traces de la culture minoenne, notamment grâce aux objets trouvés dans les vestiges de leurs cités. Il semblerait que les minoens aient pris très cher lors d’une éruption volcanique. Même s’ils y survécurent, on pense que l’éruption endommagea gravement leur flotte (handicapant le commerce), ajoutez à ça une ou deux invasions et bim, plus de Minoens.

     

  7. Les Mycéniens

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    Crédits photo (creative commons) : David Monniaux

    Sud de la Grèce, 1600 avant JC. Les Mycéniens s’inscrivent dans la suite directe des Minoens. Ils vivaient sur plusieurs îles et n’hésitaient pas s’en procurer d’autres par la force. Comme ils manquaient de ressources naturelles, ils instaurèrent un conséquent système d’importation. On ne sait pas vraiment pourquoi les Mycéniens s’éteignirent du coup les historiens ont tout balancé : tremblement de terre, invasions et même révolte paysanne ont été évoqués mais ça pourrait très bien être une invasion Alien ou une épidémie de grippe.

  8. Le Royaume d’Aksoum

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    Crédits photo (creative commons) : Pzbinden7

    Ethiopie, Ie siècle de notre ère. Le Royaume d’Askoum est le centre névralgique du commerce de la région et tout ce qui passe par la Mer Rouge passe par lui. Convertis au christianisme en 323 par leur roi Ezana II, les Aksoumites se seraient fait péter leur petite mouille par la reine juive Yodit, qui aurait tout brûlé, et surtout les églises. Une autre théorie serait qu’une autre reine, païenne celle-ci, serait venu tout cramer. Une dernière théorie affirme enfin, vous allez voir c’est original, qu’un changement climatique a foutu le pays de travers et que les mecs sont morts de faim. Vous choisissez.

     

  9. Les Olmèques

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    Crédits photo (creative commons) : Bott

    1400 avant notre seigneur Jésus, dans le sud du Mexique. Réputés pour leurs talents de bâtisseurs, les Olmèques construisirent plusieurs cités ainsi que de larges monuments et des têtes géantes en pierre, leur marque de fabrique. Ils sont considérés comme les pères de toutes les autres cultures mésoaméricaines, ce qui ne les a pas empêchés de totalement disparaître, notamment à cause de changements climatiques, pour être original. Une théorie évoque une invasion mais on ne sait pas par qui donc on n’en parle pas trop.

  10. Les Nabatéens

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    Crédits photo (creative commons) : Bernard Gagnon

    Au VIe siècle avant Djeezus, en Jordanie, on pouvait trouver une civilisation sémite assez folle qui taillait ses villes directement dans la roche : les Nabatéens. Le commerce était leur point fort et leur culture fortement influencée par la Grèce, Rome et les royaumes arabes. Leur ville principale, Petra, fut abandonnée au IVe siècle sans que l’on sache vraiment pourquoi. Les fouilles archéologiques prouvent qu’ils sont partis de manière organisée, ce qui exclut le cataclysme climatique ou une invasion. La réponse serait bien plus simple : le commerce ne fournissant plus assez de ressources, ils seraient tous simplement partis.

Et vous, vous avez disparu à cause d’un bouleversement climatique ?

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Le code ravageur des criquets


Certains savent qu’un rassemblement de criquets peut être dramatique pour des cultures Il semble que les chercheur ont réussit a comprendre le code de couleur selon la densité de la population de ces insectes
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Le code ravageur des criquets

Les scientifiques le savaient: le criquet nomade, ce grand ravageur de cultures en Afrique, change de couleur quand il se déplace en nuée.

Des chercheurs du CIRAD, à Madagascar, vont plus loin. Ils précisent que la coloration évolue sur le corps des insectes à mesure que leur densité augmente.

Au cours d’un rassemblement préalable à une invasion, une petite tache noire apparait sur le fémur des insectes lorsque leur densité est 10 criquets par mètre carré,

et la tête vire à l’orange-rouge lorsqu’elle atteint 30 insectes par mètre carré. Et,

à 100 insectes par mètre carré, le corps entier passe à l’orange brillant.

Pour prévoir les prochaines invasions, les chercheurs espèrent utiliser ce code de couleurs

7 Jours/Extra/La science à coeur/Science en Stock/février 2012

Une invasion de domicile attendrissante!


C’est curieux quand même qu’un phoque préfère faire des escapades en ville pour trouver un lieu confortable dans une maison pour se reposer
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Une invasion de domicile attendrissante!

 

Une invasion de domicile attendrissante!

© Christopher Clark/Department of Conservation Te Papa Atawhai

Un bébé phoque qui vient s’endormir sur son sofa, il y a de quoi rester complètement gaga!

 

Le 11 décembre dernier, Lucky le bébé phoque, ainsi surnommé grâce à son talent pour traverser les rues achalandées et s’en sortir sans une seule égratignure, s’est tranquillement reposé sur le sofa d’Annette Swoffer, après être apparemment rentré par une petite porte réservée au chat de la maison, rapporte le The New Zealand Herald.

Découvrant le petit animal, Mme Swoffer – après avoir été largement attendrie – a appelé la Société pour la Prévention de la Cruauté envers les animaux qui ont, eux, aussitôt contacté le ministère de la Conservation pour constater que ces derniers étaient déjà à la recherche du phoque.

Il semble en effet que ça ne soit pas la première fois que Lucky s’immisce dans un foyer des environs! Les représentants du ministère l’auraient déjà raccompagné par deux fois vers sa mer d’origine, et ne peuvent absolument pas jurer qu’ils n’auront plus affaire au petit rebelle qui refuse d’être un phoque!

© Christopher Clark/Department of Conservation Te Papa Atawhai

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