Quand le cannabis intoxique… les enfants


C’est ce qui m’inquiète le plus avec la légalisation du cannabis au Canada : les enfants. Surtout, que cette drogue peut se présenter sous différents produits, comme des pâtisseries, des biscuits … Ce qui n’est guère mieux, que des parents ou une autre personne, tarde a amener des enfants à l’urgence de peur des conséquences qu’ils devront faire face
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Quand le cannabis intoxique… les enfants

 

Vitaly-Fedotov/Shutterstock.com

Fin 2017, l’Agence de sécurité du médicament (ANSM) a rendu public un document montrant une augmentation des intoxications par le cannabis chez de jeunes enfants. Il n’est donc pas inutile de rappeler que ce type de produit doit être maintenu hors d’atteinte des petites mains.

« En 2015, une enquête avait recensé 140 cas d’intoxication au cannabis chez des enfants sur la période de 2010 à 2014 », notent les rédacteurs de la Revue Prescrire. « Neuf enfants avaient été hospitalisés dans un service de réanimation. »

En 2017, à la suite de plusieurs cas graves, une deuxième enquête a été réalisée.

« Elle a montré une augmentation du nombre de cas recensés : 194 cas d’intoxication au cannabis chez des enfants sur la période du 1er janvier 2015 au 30 septembre 2017. »

Entre les deux enquêtes, une plus forte proportion d’enfants pris en charge pour des comas ou des complications respiratoires suite à l’ingestion de cannabis sous forme de résine a été constatée. La proportion d’enfants hospitalisés en réanimation a nettement augmenté (13 % versus 7 % dans l’enquête précédente).

Un retard de prise en charge par peur

« Certains enfants ont été amenés aux urgences après un délai de plus de 24 heures après l’ingestion », alertent les auteurs. Alors que dans ce genre d’événement, la rapidité de prise en charge est primordiale. « Les raisons évoquées dans le document sont une crainte de stigmatisation ou des conséquences légales. »

En cas de consommation de cannabis dans l’entourage d’un enfant, les rédacteurs prennent tout de même le temps d’avertir les adultes « sur la nécessité de tenir le produit hors de son atteinte ».

Mais aussi de « les informer des signes d’alerte d’une intoxication qui comprennent : pupille dilatée, baisse du tonus musculaire, trouble de l’équilibre et des mouvements, hypothermie, tachycardie, dépression respiratoire, voire coma. »

  • Source : Revue Prescrire, n°416,
  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

 

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Votre chien peut mourir en buvant trop d’eau


Les chiens peuvent boire trop d’eau lors des grandes chaleurs. S’il boit trop, il risque d’avoir des symptômes d’hydrocution.
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Votre  chien peut mourir en buvant trop d’eau

 

chien boit eau

    Par Elisa GorinsCrédits photo :

    Shutterstock

    L’« intoxication » à l’eau est un fait méconnu, mais pourtant bien réel. Lorsqu’il fait chaud, il est normal que votre chien s’hydrate plus. Cependant, les quantités d’eau bues doivent rester raisonnables, faute de quoi l’animal peut rapidement développer des symptômes qui peuvent évoluer vers un pronostic dangereux.

    En promenade, le chien est souvent joyeux et excité, et il ne sent pas les premiers effets du choc thermique (vertige, nausée), ce qui le conduit à boire trop, et trop vite. Par jeu, il peut également adorer boire de l’eau au tuyau, et en ingérer alors en très grande quantité. Même si le fait de boire peut paraître anodin, et même bénéfique, il peut s’avérer mortel dans certains cas. On parle alors communément d’« intoxication à l’eau ».

    En réalité, il ne s’agit pas d’une intoxication. Ce n’est pas l’action chimique de l’eau qui est dangereuse, mais la réaction du corps à la température fraîche de l’eau, qui provoque un choc très dangereux. On parle alors d’hydrocution : l’animal risque de s’évanouir, voire de mourir.

    Les symptômes d’une intoxication à l’eau qui doivent vous alerter

    Si votre chien a bu beaucoup d’eau ou s’est baigné, et qu’il présente un ou plusieurs symptôme(s) suivants, conduisez-le tout de suite chez un vétérinaire :

  • Des nausées

  • Des ballonnements

  • Des vomissements

  • Un état léthargique

  • Des difficultés de mouvement

  • Les pupilles dilatées

  • Les gencives pales

  • Une hypersalivation

  • Des difficultés respiratoires

  • Une perte de connaissance

  • Des convulsions

Gardez en tête que votre chien doit toujours avoir de l’eau fraîche à disposition ! Cela lui évitera notamment un coup de chaleur. Mais si vous avez l’impression qu’il boit trop, n’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire.

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Grenoble : intoxiquée à cause d’une courge trop mûre, elle perd ses cheveux


Qui aurait cru qu’une intoxication alimentaire dût à une courge qui aurait été infestée par un insecte pollinisateur aurait fait autant de dégâts. Crampes, hallucinations, perte de connaissance et perte de cheveux ont été les symptômes. Heureusement, ses cheveux on repousser normalement. Bref, il faut se méfier des courges au gout amère …
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Grenoble : intoxiquée à cause d’une courge trop mûre, elle perd ses cheveux

 

La jeune femme a perdu ses cheveux pendant plusieurs mois après avoir consommé une courge butternut - RelaxNews - Kent Loeffler / Mary Kreitinger

La jeune femme a perdu ses cheveux pendant plusieurs mois après avoir consommé une courge butternut RelaxNews  /  Kent Loeffler / Mary Kreitinger

Une jeune grenobloise a été victime d’une intoxication en consommant une courge trop mûre. Après des maux de ventre, la jeune femme perd ses cheveux quelques jours plus tard.

Charlène, une grenobloise de 30 ans a été victime d’une grosse intoxication alimentaire, il y a quelques mois, à cause d’une simple courge, rapporte Le Parisien.

En décembre dernier, la jeune femme cuisine une courge achetée en supermarché. Lorsqu’elle goûte son plat, elle le trouve vraiment très amer. Une demi-heure plus tard, elle commence à avoir des maux de ventre, des hallucinations et perd même connaissance.

Une chute de cheveux spectaculaire

Pensant simplement souffrir d’une gastro, c’est seulement quelques jours après, quand la jeune femme commence à perdre ses cheveux de manière spectaculaire que la jeune femme s’inquiète. Pire, cette chute inexpliquée s’aggrave au fil des semaines.

« Au bout d’un mois, ajoute-t-elle, ils partaient comme si j’avais mis de la crème dépilatoire. Quand je les lavais, j’entendais un craquement, ils cassaient à ras. J’étais affolée, paniquée ».

Elle pense tout d’abord à une mousse achetée chez un coiffeur qui pourrait être responsable de sa chute de cheveux et décide d’effectuer un bilan sanguin. Finalement, la jeune femme qui travaille dans un laboratoire de recherches médicales, décide de passer ses cheveux au microscope.

Lors de ses recherches, elle tombe sur un article scientifique publié un certain Docteur Philippe Assouly qu’elle contacte immédiatement. Elle comprend alors que la chute de ses cheveux est dû à ce légume en apparence inoffensif.

De la cucurbitacine toxique

Le Parisien a contacté une spécialiste : « L’intoxication provoquant la chute de cheveux se produit avec des citrouilles, courges, courgettes qui sont particulièrement amères ».

Le responsable serait un insecte pollinisateur qui transfère sur des courges cultivées de la cucurbitacine toxique.

« La toxine a attaqué mes cheveux dans le bulbe. Quand ils en sont sortis au bout d’une semaine, ils se sont cassés un par un », a expliqué la grenobloise.

Aujourd’hui cette mésaventure est loin derrière elle. En effet, cette infection n’est pas irréversible et les cheveux de la jeune femme repoussent maintenant normalement.

ladepeche.fr

Pubs de boissons sucrées alcoolisées: un «Far West» qui cible les jeunes


Depuis la mort Athena Gervais suite a la consommation ddu FCKD UP, plusieurs commerces ont enlever ce produits de leurs tablettes. Malheureusement, sur les réseaux sociaux, les publicités ciblent encore les adolescents et même les enfants plus jeunes. C’est un comportement irresponsables de la part des compagnies qui vendent des boissons sucrées alcoolisées
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Pubs de boissons sucrées alcoolisées: un «Far West» qui cible les jeunes

 

Cette étude avait été rendue publique quelques semaines... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

Cette étude avait été rendue publique quelques semaines après la mort tragique d’Athena Gervais, une adolescente de 14 ans qui avait consommé la boisson de marque FCKD UP, qui a depuis été retirée des tablettes.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE

 

MYLÈNE CRÊTE
La Presse Canadienne
Ottawa

La publicité des boissons sucrées alcoolisées sur les réseaux sociaux est un véritable «Far West», selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) qui recommande au gouvernement fédéral de mieux l’encadrer.

Ces publicités font la promotion éhontée de «produits dangereux» qui s’adressent aux adolescents et même aux enfants en utilisant des peluches, des personnages animés et de petits animaux sur des tricycles, a affirmé la chercheuse Manon Niquette en comité parlementaire mercredi soir.

Mme Niquette est l’une des auteurs de l’étude produite par l’INSPQ en mars sur le rôle de ces boissons dans les intoxications aiguës à l’alcool dans la province. Cette étude avait été rendue publique quelques semaines après la mort tragique d’Athena Gervais, une adolescente de 14 ans qui avait consommé la boisson de marque FCKD UP. Chaque cannette de cette boisson qui était vendue dans un format de 568 ml contenait 11,9 pour cent d’alcool et se vendait moins de 4 $ dans les dépanneurs. Le fabricant les a depuis retirés des tablettes.

«Après le décès d’Athena Gervais, on a mis une publicité où on disait « et vous, comment allez-vous fêter durant la semaine de relâche », a décrit la chercheuse. (…) La semaine de relâche est un vocabulaire qui n’appartient qu’au secondaire. Donc, on s’adresse de façon très explicite aux mineurs.»

Le monde numérique échappe au code du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) qui encadre uniquement la publicité à la télévision et à la radio, a fait remarquer aux députés le Dr Réal Morin, vice-président aux affaires scientifiques de l’INSPQ.

Il leur recommande de mieux encadrer la publicité dans les réseaux sociaux à l’échelle nationale, d’instaurer un prix minimum pour ce type de boissons et d’interdire leur vente dans les épiceries et les dépanneurs si elles contiennent plus de 7 pour cent d’alcool.

«Il en va de la protection de nos jeunes», a-t-il plaidé.

L’Association pour la santé publique du Québec va encore plus loin et demande aux députés fédéraux d’«interdire l’utilisation d’ingrédients aromatisants qui contiennent naturellement de la caféine qui créent une apparence trompeuse», comme le guarana, a souligné sa directrice générale, Lucie Granger.

Elle a également insisté sur l’imposition d’une limite d’alcool équivalente à un verre standard par cannette, l’application d’un prix minimum en fonction de la concentration d’alcool – plus la teneur en alcool est forte, plus le prix serait élevé – et l’augmentation de la taxe d’accise pour ces produits.

Le comité permanent de la santé de la Chambre des communes à majorité libérale avait accepté de lancer une étude d’urgence pour encadrer les boissons sucrées alcoolisées après la mort d’Athena Gervais, à la demande des néo-démocrates. Il doit émettre ses recommandations d’ici le mois de juin.

Santé Canada avait déjà lancé une consultation en mars pour réduire la teneur en alcool et le format de ces boissons qui peuvent contenir l’équivalent de quatre verres de vin.

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Huiles essentielles : une médecine alternative "naturelle" qui n’est pas sans risque


Les huiles essentielles sont utilisées à divers usages. Ces huiles sont faites de concentrés. Même s’ils sont dits naturels, il est important de comprendre que malgré tout, il peut avoir des effets secondaires pour les enfants de bas âge, les femmes enceintes et les jeunes garçons, car il peut être un perturbateur endocrinien
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Huiles essentielles : une médecine alternative « naturelle » qui n’est pas sans risque

 

Aromathérapie

Aromathérapie

GARO / PHANIE

Par Camille Gaubert

    Souvent d’usage banalisé par l’appellation « produit naturel », les huiles essentielles (ou aromathérapie) illustrent le fait qu’il n’y a pas de bénéfices sans risques. 

    Les huiles essentielles de lavande et d’arbre à thé pourraient entrainer une croissance de la poitrine chez les jeunes garçons (gynécomastie prépubertaire), a récemment suggéré une étude communiquée à l’occasion du congrès de la Société américaine d’Endocrinologie. La dénomination de « produits naturels » entraine en effet une banalisation de l’usage des huiles essentielles, qui sont pourtant des concentrés actifs de plantes et ne doivent pas être prises sans précautions.

    Huiles essentielles : une efficacité reconnue

    Selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l’huile essentielle est « une substance odorante volatile extraite principalement par distillation à la vapeur d’eau, à partir de plantes » pour laquelle il n’existe pas de définition réglementaire.

    On la trouve ainsi en en vente libre en pharmacie, grande surface, magasins spécialisés, internet ou directement chez les producteurs. Il existe plus de 500 huiles essentielles ayant chacune leurs propriétés et leurs usages.

    « En vente libre, elles sont proposées pour traiter divers maux tels que rhume (huile d’eucalyptus), stress (huile de lavande), eczéma (huile de camomille) et utilisées en diffuseur, ajoutées à l’eau d’un bain, appliquées sur la peau ou en inhalation », énumère le Centre Anti-poison belge.

    L’aromathérapie bénéficie d’un recul d’utilisation et de « nombreuses publications scientifiques » que l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) estime « sécurisant ».

    Cependant, la plupart de ces travaux ont été réalisés sur les substances pures composant le produit et non sur un « profil chimique complexe (…) préalablement déterminé avec précision ».

    Pas d’efficacité sans effets indésirables

    Cependant, le Centre Anti-poison belge alerte : « l’origine naturelle et végétale des huiles essentielles les font souvent considérer, à tort, comme inoffensives », mais ces préparations très concentrées « peuvent provoquer des symptômes d’intoxication en cas de surdosage ».

    Car si comme le disait Paracelse, « c’est la dose qui fait le poison« , c’est aussi le cas des médicaments : trop peu et ils sont sans effet, trop et ils sont délétères.

    Or, « les huiles essentielles sont très concentrées en éléments chimiques actifs et peuvent présenter certains dangers », alerte la DGCCRF, rappelant que « l’Union européenne classe d’ailleurs certaines d’entre elles comme substances dangereuses ».

    « Certaines (huiles essentielles) peuvent révéler une toxicité qui peut être redoutable en raison de leur passage par voie transdermique et de leur impact sur certaines cibles de l’organisme », notamment pour les enfants et les femmes enceintes, rappelle l’ANSM.

    Ainsi, plusieurs huiles essentielles à base de terpènes (eucalyptus, menthol, camphre) ont été retirées du marché après qu’elle ont entrainé des effets indésirables de type neurologiques (convulsions) chez des enfants. Ainsi, ces huiles essentielles sont déconseillées pour les enfants de moins de 3 ans (sauf dans les produits d’hygiène bucco-dentaire), et leur usage doit être limité entre 3 at 6 ans. Il faut donc rester prudent et n’utiliser l’aromathérapie qu’à bon escient, selon les recommandations d’un professionnel de santé. Les huiles essentielles peuvent en effet avoir plusieurs fonctions : thérapeutique, alimentaire, biocide ou cosmétique, et le responsable de leur mise sur le marché a l’obligation de leur attribuer un usage précis.

    REGLEMENTATION. Si les huiles essentielles à visée thérapeutique exclusivement à base de plantes n’ont pas besoin d’une autorisation de mise sur le marché (AMM), contrairement aux médicaments, elles doivent malgré tout être enregistrées auprès de l’ANSM. Selon leur utilisation et leur revendication, les huiles essentielles sont soumises à la réglementation des produits cosmétiques, des biocides (sprays assainissants), ou des médicaments à base de plantes, d’après l’ANSM. (En France)

    L’huile essentielle de lavande et d’arbre à thé : de potentiels perturbateurs endocriniens

    La gynécomastie masculine survenant avant la puberté est relativement rare, mais une quantité croissante de cas coïncide avec une exposition cutanée aux huiles essentielles de lavande et d’arbre à thé, expliquent des chercheurs américains. Ils se sont donc penchés sur l’effet de 8 produits chimiques dont 4 apparaissent dans les deux huiles, et 4 autres sont présents dans l’une des deux. Ces produits chimiques ont ainsi été appliqués in vitro à des cellules humaines pour observer l’activité des récepteurs aux œstrogènes et aux androgènes (hormones).

    Résultat : les huit produits chimiques ont présenté des propriétés œstrogéniques et/ou anti-androgéniques (inhibiteurs de la testostérone) variables, de nulle à élevée, qui correspondent aux conditions hormonales qui stimulent la gynécomastie chez les garçons prépubères.

    « Notre société considère les huiles essentielles comme sûres », a déclaré le chercheur principal de l’étude, J. Tyler Ramsey, chercheur aux Instituts américains de la santé (NIH), dans un communiqué. « Cependant, ils possèdent une grande variété de produits chimiques et doivent être utilisés avec précaution car certains de ces produits chimiques sont des perturbateurs endocriniens potentiels », c’est à dire un produit de l’environnement qui interfère avec les hormones et leurs actions dans le corps.

    Si les chercheurs précisent que la maladie disparaît après que les garçons ont cessé d’utiliser les produits incriminés, ils s’inquiètent malgré tout que certains soient présents dans au moins 65 autres huiles essentielles.

    BON USAGE. Pour rappel, voici les recommandations officielles d’usage des huiles essentielles de la DGCCRF et de l’ANSM :

  • L’usage des huiles essentielles est déconseillé chez l’enfant, la femme enceinte ou allaitante, les personnes âgées ou souffrant de pathologies chroniques

  • Ne pas injecter d’huiles essentielles par voie intraveineuse ou intramusculaire

  • Ne pas les ingérer

  • Ne jamais appliquer d’huiles essentielles directement sur les muqueuses, le nez, les yeux, le conduit auditif, etc.

  • Pour les personnes à tendance allergique, effectuer systématiquement un test d’allergie avant toute utilisation

  • Après un massage ou une application cutanée, bien se laver les mains

  • Veiller à la qualité des huiles essentielles, à leur provenance ainsi qu’au mode de culture dont elles sont issues

  • Ne jamais chauffer une huile essentielle pour la diffuser

  • Les huiles essentielles ne doivent pas être utilisées de façon prolongée (au-delà de quelques jours) sans avis médical. 

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Un éléphant d’Asie surpris en train de fumer !


Un éléphant qui fume essai-il d’imiter une mauvaise habitude des humains ? Il semble que non, heureusement. Les animaux savent que la nature peut devenir une pharmacie. Il probable que l’éléphant est pris du chardon de bois pour ce désintoxiqué, comme on le fait pour certaines personnes sous prescription
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Un éléphant d’Asie surpris en train de fumer !

 

Elephant d'Asie

Cet éléphant expire une épaisse fumée blanche.

© YOUTUBE / WILDLIFE CONSERVATION SOCIETY

Par Anne-Sophie Tassart

Une caméra placée dans un parc national indien a permis de capturer une scène bien étrange : un éléphant indien expirant un épais nuage de fumée.

En la regardant, « les scientifiques et les autres se grattent la tête » assure la Wildlife Conservation Society (WCS) à propos d’une vidéo qu’elle a partagé sur Youtube le 21 mars 2018.

Alors qu’ils avaient déposé des caméras dans le parc national de Nagarhole (sud-ouest de l’Inde) pour étudier les tigres et leurs proies, Vinay Kumar, un membre de la branche indienne de l’ONG américaine, et son équipe ont capturé les faits et gestes d’une éléphante d’Asie (Elephas maximus) au coeur d’une zone boisée. Jusque là, rien de bien surprenant sauf que l’animal en question…fume. En effet, un épais nuage blanc se dégage de sa bouche juste après qu’elle y ait porté quelque chose à l’aide de sa trompe.

Les vertus médicinales du charbon apparemment connues des éléphants

Le pachyderme serait-il adepte de la cigarette ou de sa version électronique ? Le Docteur Varun Goswami, chercheur affilié à la WCS et spécialiste des éléphants, a une explication plus rationnelle.

« Je pense que cet éléphant a tenté d’ingérer du charbon de bois, indique le spécialiste dans un communiqué. Elle semble ramasser des morceaux provenant du sol de la forêt, expirer les cendres qui viennent avec et consommer le reste ».

Il se peut que l’éléphante avale du charbon pour ses propriétés médicinales. En effet, l’ingestion de ce combustible peut permettre de lutter contre une intoxication.

Selon le Centre Antipoisons belge, l’administration par voie orale du charbon de bois médicinal, « permet d’absorber de nombreuses substances toxiques présentes dans l’estomac et les intestins. Ces substances se lient au charbon et sont éliminées par les selles sans exercer leur effet toxique ».

Ce produit peut être administré (sur avis médical) à des humains mais également à des chiens ou des chats, indique le centre qui a le statut de Fondation Royale d’Utilité Publique. WCS rappelle également que le charbon de bois à des propriétés laxatives.

© Youtube / Wildlife Conservation Society

« Les animaux en consomment après des feux de forêt, dans des lieux où la foudre a frappé ou après des feux contrôlés« , explique l’ONG. Finalement, apercevoir un éléphant qui fume est une situation qui peut avoir des explications tout-à-fait rationnelles.

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Boissons sucrées alcoolisées: bond spectaculaire des ventes et des visites aux urgences


 

Il reste un dernier pas pour interdire les boissons sucrées alcoolisée ne soient vendues dans les dépanneurs et épiceries. Seulement la SAQ pourra en vendre et encore là avec la mauvaise presse, ce n’est pas certain que cela les intéresse. Le design des canettes sont faites pour attirer les jeunes et le goût sucrée cache le goût de l’alcool. L’an dernier, on a comptabilisé 7 intoxications aigues par jour de personnes entre 12 et 24 ans, et une mort en février dernier.
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Boissons sucrées alcoolisées: bond spectaculaire des ventes et des visites aux urgences

Selon l'étude de l'Institut national de santé publique... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

Selon l’étude de l’Institut national de santé publique du Québec, le volume de ventes des produits les plus alcoolisés (au moins 11 % d’alcool) dans les dépanneurs et les épiceries a plus que triplé (319 %) entre 2016 et 2017.

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

CAROLINE TOUZIN, TOMMY CHOUINARD

La Presse

Les ventes de boissons sucrées à haute teneur en alcool comme le Four Loko et le FCKD UP ont explosé au cours de la dernière année dans les dépanneurs et les épiceries de la province, révèle une étude de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) rendue publique par le gouvernement Couillard hier. Ces produits seront retirés de leurs tablettes, mais ils pourraient être offerts à la Société des alcools (SAQ), a confirmé Québec. Compte rendu.

Bond spectaculaire des ventes

Selon l’étude de l’INSPQ, le volume de ventes des produits les plus alcoolisés (au moins 11 % d’alcool) dans les dépanneurs et les épiceries a plus que triplé (319 %) entre 2016 et 2017. Les boissons qui contiennent entre 8 et 8,9 % d’alcool ont aussi fait un bond spectaculaire de 290 % pendant la même période. Plusieurs des produits à forte teneur en alcool sont offerts à faible prix. À certains moments de l’année, avec les rabais, les prix de vente peuvent descendre jusqu’à 0,74 $ pour l’équivalent d’un verre d’alcool standard, ont découvert les experts en santé publique. La publicité de ces produits cible particulièrement les jeunes, analysent-ils. La priorité est de fixer un prix minimum pour toutes les boissons alcoolisées, ajusté selon la concentration en alcool, et que ce prix soit ajusté annuellement selon l’indice des prix à la consommation, concluent les six auteurs de l’étude, dont les médecins-conseils de l’INSPQ Nicole April et Réal Morin.

Québec opte pour l’interdiction

Le gouvernement n’a pas retenu la recommandation de l’INSPQ. « L’interdiction [de la vente de ces boissons à 7 % ou plus d’alcool] dans les dépanneurs et les épiceries, c’est beaucoup plus fort qu’un geste qui consisterait à fixer un prix minimum », a plaidé le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, en conférence de presse.

Comme La Presse l’a indiqué hier, la mesure sera intégrée à son projet de loi sur la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) dont l’adoption doit avoir lieu d’ici la fin de la session parlementaire, en juin. Elle entrera en vigueur par la suite.

« C’est mon intention » que ce soit avant les élections de l’automne, a précisé M. Coiteux aux côtés de sa collègue de la Santé publique, Lucie Charlebois.

Seules les succursales de la SAQ pourraient vendre ce type de boisson. Informée de la décision du gouvernement en fin de journée lundi, la société d’État a indiqué hier qu’elle n’avait pas décidé si elle les offrirait à ses clients. Québec donnera également le pouvoir à la RACJ d’ordonner à un titulaire de permis de cesser immédiatement la fabrication de boissons non conformes et d’en empêcher la vente et la distribution.

Intoxications en hausse

Selon l’étude de l’INSPQ, les services d’urgence de la province ont reçu en moyenne sept cas par jour de jeunes de 12 à 24 ans victimes d’une intoxication aiguë à l’alcool dans la dernière année. On recense 2332 jeunes qui ont atterri aux urgences pour cette raison entre le 1er janvier et le 26 novembre 2017. La majorité de ces jeunes ont été conduits en ambulance. Beaucoup d’entre eux (485) n’avaient pas l’âge légal de boire. Le taux d’intoxications aiguës à l’alcool chez les 18 à 24 ans et chez les 25 à 34 ans a connu une augmentation significative si l’on compare le taux de 2017 à celui de la période 2014-2016, ont d’ailleurs noté les auteurs de l’étude. Les experts de l’INSPQ indiquent que les données disponibles ne permettent pas de conclure que ces produits sont la cause principale des cas d’intoxications aiguës vus aux urgences du Québec en 2017.

 « Néanmoins, leur analyse met en évidence une problématique préoccupante qui justifie de renforcer les actions de prévention », soulignent les experts de l’INSPQ. « Ces cas sont graves, martèlent les experts. Parmi les consultations dans les urgences du Centre hospitalier de l’Université de Sherbrooke pour des problèmes liés à l’alcool, le quart des jeunes patients âgés de 12 à 24 ans avaient un niveau de priorité indiquant que leur vie était en danger. »

Un soulagement pour le père d’Athena Gervais

« Je suis vraiment, vraiment, mais vraiment content. »

Alain Gervais ne cache pas sa joie devant la décision de Québec de bannir les boissons sucrées fortement alcoolisées des dépanneurs. Le père d’Athena Gervais, cette adolescente de 14 ans retrouvée sans vie dans un ruisseau derrière son école secondaire de Laval le 1er mars, se réjouit que le gouvernement provincial ait « bougé, au lieu de se lancer la balle éternellement » avec Ottawa.

« Le premier grand pas est fait dans le bon sens », a-t-il lancé.

Mais le père de famille n’a pas l’intention d’interrompre sa lutte pour faire resserrer les lois qui encadrent la mise en marché de ce type de produit.

« La balle est maintenant dans le camp du fédéral », ajoute-t-il. M. Gervais réclame notamment que Santé Canada s’assure « que chaque produit mis en marché soit vérifié avant » d’arriver dans les présentoirs. « Moi, je ne lâche pas », martèle le père endeuillé, qui refuse que la mort de sa fille soit vaine.

Selon les témoignages d’amis, Athena Gervais aurait bu avec des camarades une quantité encore inconnue de la boisson FCKD UP, volée dans un dépanneur près de leur école, le midi précédant sa disparition. L’adolescente a été portée à son dernier repos samedi dernier à Saint-Félicien, sa ville natale. Une cérémonie à sa mémoire est aussi prévue aujourd’hui à Laval.

– Fanny Lévesque, La Presse

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Le Saviez-vous ► 3 mythes sur le cannabis au volant


Quand le cannabis sera légal au Canada, il faudra quand même respecter certaines règles pour prendre le volant. Même, si la personne est plus détendue, ses réflexes sont plus lents, et les accidents sont possible tout comme l’alcool au volant.
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3 mythes sur le cannabis au volant

 

 

À l’approche de la légalisation du cannabis, Ottawa investit des millions en prévention. Beaucoup de conducteurs sous-estiment les dangers du cannabis au volant. Des experts mettent en garde contre des perceptions erronées autour de la marijuana et la conduite. Mythe ou réalité?

Un texte de Louis Blouin, correspondant parlementaire à Ottawa


Mythe 1 – Le cannabis au volant est inoffensif.

« Si vous avez fumé du cannabis, vos risques de faire un accident sont beaucoup plus élevés », tranche le Dr Robert Mann du Centre de toxicomanie et de santé mentale de Toronto.

Plusieurs études ont démontré que le cannabis nuit aux fonctions cognitives et motrices sollicitées lorsqu’on est au volant. Des tests effectués à l’aide de simulateurs notamment ont permis de déceler plusieurs altérations aux capacités des conducteurs.

Facultés altérées par le cannabis

  • Attention et concentration
  • Temps de réaction
  • Suivi de trajectoire
  • Contrôle du véhicule

Source : Institut national de santé publique du Québec. Les effets du cannabis et conduite automobile

Robert Mann, qui mène une étude sur les effets du cannabis à l’aide d’un simulateur, rappelle que « conduire est une tâche dynamique et complexe ».

Par ailleurs, une analyse de la documentation effectuée par l’Institut national de santé publique du Québec précise que « la consommation récente de cannabis double le risque d’être impliqué dans une collision causant la mort ou des blessures graves ».

Les risques seraient particulièrement élevés pour les consommateurs occasionnels.

Le document indique que « les effets sont à leur maximum dans la première heure suivant la consommation de cannabis et diminuent ensuite graduellement sur une période de 3 à 4 heures, pouvant s’étendre jusqu’à 24 heures ».

Entre 2011 et 2015 au Québec, 18 % des conducteurs décédés avaient du cannabis dans le sang. Chez les 16 à 24 ans, cette proportion était de 30 %.

Le scientifique Robert Mann  (à gauche) du Centre de toxicomanie et de santé mentale de Toronto mène des tests sur les effets du cannabis sur la conduite à l'aide d'un simulateur.

Le scientifique Robert Mann (à gauche) du Centre de toxicomanie et de santé mentale de Toronto observant un test de conduite sur simulateur. Photo : Radio-Canada


Mythe 2 – Lorsque je conduis après avoir fumé, je suis plus détendu et plus prudent.

Certains conducteurs qui ont fumé du cannabis ont tendance à vouloir compenser; ils vont ralentir et garder une plus grande distance avec les autres véhicules par exemple. Leur présence sur la route n’est pas sécuritaire, selon Robert Mann.

« Penser qu’on est un meilleur conducteur après avoir consommé est une perception dangereuse », affirme-t-il.

Même si des consommateurs adaptent leur conduite, la professeure en criminologie Line Beauchesne rappelle que ce sont les réflexes qui importent.

S’il y avait eu un enfant qui traverse la rue en courant, de la glace noire, un imprévu, aurais-tu eu les réflexes nécessaires? Line Beauchesne, professeure de criminologie de l’Université d’Ottawa

Mme Beauchesne pense que les campagnes de prévention devraient mieux outiller les automobilistes. Elle propose des tests simples permettant aux usagers de mesurer leurs réflexes avant de prendre le volant.


Mythe 3 – Les policiers ne peuvent pas savoir si j’ai consommé du cannabis.

L'agent évaluateur du Service de police de la Ville de Québec lors d'une simulation d'une épreuve de coordination de mouvement pour la détection du cannabis au volant

Le constable Charles-Denis Jones, agent évaluateur pour la détection de drogues au volant réalise l’une des épreuves de coordination de mouvement Photo : Radio-Canada/Steve Breton

Les policiers peuvent inculper un conducteur intoxiqué par la drogue pour avoir conduit avec des facultés affaiblies.

Un agent qui a des soupçons après avoir arrêté un automobiliste peut mener sur place un test de sobriété normalisé (marcher et se retourner, se tenir sur un pied, etc.). Ensuite, le conducteur est soumis à un test plus poussé en 12 étapes mené par un agent évaluateur spécialement formé.

Finalement, l’analyse d’un échantillon d’urine, de salive ou de sang doit corroborer la version de l’agent évaluateur. C’est ainsi qu’un conducteur peut être accusé.

Au moment de la légalisation, des policiers devraient avoir des appareils de dépistage de drogues par voie orale et les utiliser en bordure de la route, ce qui simplifiera le processus de dépistage.

Le cannabis, la conduite et les jeunes

  • 5 % des élèves du secondaire ont affirmé avoir conduit une voiture moins de 2 heures après avoir consommé du cannabis
  • 15 % d’entre eux ont dit avoir été à bord d’un véhicule conduit par une personne ayant consommé du cannabis dans les deux heures précédentes.

Source : Enquête canadienne sur le tabac, l’alcool et les drogues chez les élèves de 2014-2015

http://ici.radio-canada.ca

Le charbon de bois, la nouvelle méthode pour se suicider en Asie


Alors qu’une femme se suicide avec la combustion de charbon de bois, les médias chinois s’emparent de la nouvelle et présenter cette forme de suicide glamour, indolore et une manière simple d’en finir avec la vie. Le pire, les médias vont même donner le mode d’emploi. Alors, le résultat : les suicides avec la combustion de charbon de bois, on augmenter surtout chez les hommes urbains et se propage en Chine, Corée du Sud et au Japon
Nuage

 

Le charbon de bois, la nouvelle méthode pour se suicider en Asie

 

Charbon de bois | Skitterphoto via Pixabay CC0 License by

Charbon de bois | Skitterphoto via Pixabay CC0 License by

Clément Guillet

Quasiment inconnue il y a vingt ans, la méthode de suicide par combustion de charbon de bois est de plus en plus plébiscitée par les Asiatiques. La couverture médiatique de décès de stars locales a largement contribué à propager l’épidémie.

Le 18 décembre, le chanteur coréen Kim Jong-Hyun, star internationale de K-pop de 27 ans, est retrouvé décédé à son domicile. À côté de lui, des braises de charbon dans une poêle à frire ayant servi à son suicide.

Cette mort a suscité une vague d’émotion mondiale et la presse internationale a massivement relayé la nouvelle. Dans le monde entier, des fans ont exprimé leur peine, comme devant cet autel improvisé devant l’ambassade de Corée au Chili.

Mais si cette mort est un symptôme de la dureté du milieu et de l’exploitation des jeunes stars de la K-pop, elle est aussi révélatrice d’une véritable pandémie qui submerge une partie de l’Asie: les suicides au charbon de bois.

Selon l’OMS, la Corée du Sud avait en 2015 le 10e taux de suicide le plus fort au monde. Parmi les méthodes de suicide les plus utilisées, l’intoxication au monoxyde de carbone par combustion de charbon de bois est en pleine expansion. Totalement inconnue il y a vingt ans, cette méthode s’est répandue comme une traînée de poudre, à partir de Hong Kong.

Une anonyme déclenche l’étincelle

En 1998, la mégalopole vient à peine d’être restituée aux Chinois. Au départ de l’épidémie, une femme de 35 ans retrouvée morte dans sa chambre, fermée hermétiquement, un petit feu de charbon de bois se consumant à ses côtés.

Les médias vont alors très largement couvrir ce suicide et le présenter comme «glamour»: indolore, non violente, l’intoxication au monoxyde de carbone serait «une manière apaisée d’en finir avec la vie».

Cette méthode jusque-là exceptionnelle va alors se propager très rapidement. En deux mois, le suicide par charbon de bois devient la 3e méthode de suicide à Hong Kong; il passe de 0% des suicides en 1996 à 10,1% en 1999. En 2001, il a dépassé la pendaison et est devenu la 2e manière de se suicider, derrière la défenestration –qui représente environ 25% des morts par suicide.

Hong Kong est alors en pleine récession économique, après la crise asiatique de 1997. Les victimes de suicides par charbon de bois, plutôt des jeunes hommes urbains, sont pour beaucoup en surendettement. En plus de présenter ce type de suicide comme «une manière élégante de sortir de ses ennuis financiers», les médias en donnent le mode d’emploi avec force détails. Des photos de la scène aux schémas du processus, tous les éléments nécessaires à la reproduction du geste fatal sont fournis. C’est d’ailleurs via le site d’un journal hongkongais que la méthode s’est répandue à Taïwan.

30% du total des suicides à Taïwan

Hong Kong et Taïwan sont très proches culturellement: les deux territoires partagent la même langue et les mêmes racines. C’est donc sur l’île voisine que la vague de suicides par charbon de bois a ensuite logiquement déferlé.

À Taïwan, entre 1998 et 2002, le suicide par charbon de bois est passé de 21 cas sur 1.252 (soit 2% du total) à 444 sur 1.802 (soit 25% du total). En 2010, il représentait 30% du total des suicides.

«L’augmentation des suicides au charbon de bois n’a pas entraîné une baisse des autres méthodes de suicide», explique Yip PS, auteur d’une étudesur le sujet. Entre 1997 et 2006, le taux de suicide a bondi de 23% à Hong Kong et de 39% dans les villes de Taïwan, une hausse très largement imputable au charbon de bois. Les épidémiologistes en concluent que «la disponibilité d’une nouvelle méthode de suicide, considérée comme acceptable et sans douleur, ayant une large couverture médiatique peut entraîner une forte augmentation du taux de suicide».

Des numéros verts sur les sacs de charbon

«Il y a deux facteurs qui déterminent le choix d’une méthode de suicide: la disponibilité et la désirabilité», explique Yip PS.

Pour limiter la première, les autorités ont tout essayé. À Hong Kong, le charbon de bois est retiré des rayons des supermarchés. À Taïwan, des numéros d’aide téléphonique ont été imprimés sur les sacs de charbon de bois, surmontés du slogan «Cherish life» («Chérissez la vie»). Des spécialistes proposent même de restreindre la vente de charbon de bois dans les zones urbaines.

Pour ce qui est de la désirabilité, certains scientifiques expliquent que cette épidémie dans l’est de l’Asie est favorisée par la croyance confucéenne en l’importance de conserver l’apparence physique du défunt après la mort. Mais ce sont surtout les médias qui sont pointés du doigt.

87% des suicides influencés par les médias

À Taïwan, une étude a recueilli les témoignages de personnes ayant survécu à leur tentative de suicide par charbon de bois: dans 87% des cas, elles se sont dit influencées par les médias dans le choix de la méthode, contre 8% seulement dans le cas des personnes ayant tenté de s’empoisonner.

À Hong Kong, une étude interrogeant vingt-cinq personnes allait dans le même sens: toutes expliquaient s’être inspirées de suicides relatés dans les médias.

Pour chaque publication d’articles sur le sujet, on constate une augmentation significative du taux de suicide par charbon de bois. Ce qui entraîne alors de nouveaux articles sur un sujet «vendeur» (+30% d’articles sur les suicides au charbon de bois, contre +4% pour une autre méthode), et donc de nouveaux suicides.

La mort de la superstar coréenne de la K-pop est donc symptomatique; le charbon de bois est ainsi devenu l’une des méthodes les plus communes de suicide en Asie, s’étendant plus récemment en Chine, au Japon et en Corée du Sud.

Une star à l’origine de l’épidémie coréenne

En 2008, Ahn Jae-hwan, un acteur sud-coréen de 36 ans se suicide au charbon de bois. Les médias couvrent ce décès de façon massive et plus qu’explicite: 76,5% des journaux télévisées vont jusqu’à filmer les briquettes de charbon trouvées sur le lieu du suicide.

Une «couverture médiatique sensationnelle et irréfléchie», selon l’un des commentateurs.

Sur l’une des populations qui se suicide le plus au monde, les conséquences ne se font pas attendre. À l’exposition médiatique répond une explosion des recherches internet sur le sujet et le début de l’épidémie. On passe de 17 cas de suicide par charbon de bois en Corée du Sud en 2007 (soit 0,3% du total) à 1.251 cas (soit 7,9% du total) en 2011.

Le phénomène témoigne typiquement d’un effet Werther, c’est-à-dire de l’imitation et de l’augmentation du taux de suicide suite à la mort d’une star largement relayée par les médias. Être dans le déni est une mauvaise option car le suicide ne doit pas être un tabou, mais en parler de la mauvaise façon est tout aussi dangereux.

Depuis, d’autres mort de stars ont possiblement alimenté l’épidémie, comme Ahn So Jin, une autre star de la K-pop qui s’est donnée la mort par combustion de charbon de bois en 2015. Le décès récent et ultra médiatisé de Kim Jong-Hyun, star coréenne connue internationalement, ne va certainement pas apaiser cette tendance.

http://www.slate.fr/

Hausse du nombre de chiens rendus malades par le cannabis


Quand le cannabis sera légal au Canada, il y aura sûrement une hausse d’intoxication chez les enfants et animaux dont les chiens. Si on se considère assez responsable de prendre un joint, on doit aussi assumer la responsabilité de ne pas laissé la drogue accessible aux enfants et aux animaux
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Hausse du nombre de chiens rendus malades par le cannabis

 

ALEX_UGALEK VIA GETTY IMAGES

Dans de rares cas, l’intoxication peut entraîner la mort de l’animal.

  • Les vétérinaires disent observer une hausse du nombre de chiens rendus malades après avoir ingéré de la marijuana et mettent en garde les propriétaires d’animaux en vue de la légalisation du cannabis au Canada.

    Le Dr Jeff Goodall, vétérinaire à la clinique Sunnyview de Bedford, en Nouvelle-Écosse, dit avoir traité cinq cas d’intoxication à la marijuana en 2017, contre trois en 2016 et aucun en 2015.

    Il explique que le tétrahydrocannabinol (THC) contenu dans la plante ne rend pas le chien drogué, mais plutôt très malade. L’animal peut vaciller, pleurer et uriner de manière incontrôlée.

    Dans de rares cas, l’intoxication peut entraîner la mort de l’animal.

    Le Dr Goodall aimerait voir plus d’avertissements et d’information auprès du grand public sur les conséquences que peut avoir l’ingestion de cannabis pour un animal de compagnie.

    Au Colorado, où la consommation de cannabis à des fins récréatives a été légalisée en 2012, on a rapporté quatre fois plus de cas d’intoxication chez les chiens entre 2010 et 2015.

http://quebec.huffingtonpost.ca