Harcelée de messages haineux À 12 ans, une Américaine se jette du haut d’une usine


Je crois qu’il serait temps que ceux que les intimidateurs, les harceleurs puissent être poursuivis en justice, qu’ils soient responsables de leurs actes et leurs paroles et qu’importe l’âge qu’ils ont. S’ils sont assez grands pour aller dans les réseaux sociaux, avoir un cellulaire alors ils sont assez grands pour en subir les conséquences de leur utilisation
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Harcelée de messages haineux

À 12 ans, une Américaine se jette du haut d’une usine

 

L’adolescente Rebecca Sedwick, âgée de 12 ans (Gracieuseté Facebook)

TVA Nouvelles selon AFP

Rebecca Sedwick, une adolescente de 12 ans, s’est enlevé la vie lundi dernier en Floride après avoir été harcelée pendant plus d’un an par messagerie sur son cellulaire. La police a ouvert une enquête sur la possible implication d’une quinzaine d’étudiantes, a rapporté le New York Times.

La jeune s’est suicidée sur le chemin de l’école, en se jetant du haut d’une usine désaffectée près de son domicile à Lakeland. Tout juste avant, elle avait laissé son téléphone dans sa chambre et dit adieu à deux amies en signant «cette fille morte» sur l’application Kik Messenger, a affirmé le shérif.

Selon le New York Times, ce suicide illustre un nouveau phénomène chez les jeunes harcelés sur internet. Il soulève de nouvelles questions sur la prolifération et la popularité de ces applications ainsi que la capacité des parents à faire face à ce genre de situation.

«On terrorisait totalement Rebecca sur les médias sociaux», a déclaré le shérif Grady Judd, à la presse.

Des messages haineux comme «peux-tu mourir s’il te plaît?», «tu es tellement laide», ou encore «pourquoi es-tu encore en vie?», ont été retrouvés sur différentes applications téléchargées de son portable.

Un semblant de vie normale

 

Sa mère, Tricia Norman, avait pris compte de l’état de sa fille il y a plusieurs mois, par le poignet lacéré de Rebecca. L’adolescente avait été hospitalisée, confisquée de son cellulaire, n’avait plus accès à Facebook et a été changée d’école.

Tout semblait s’être pourtant rétabli à sa rentrée. Sa mère a même affirmé qu’elle «n’avait aucune raison de penser que quelque chose n’allait pas». Rebecca avait un numéro de téléphone différent, semblait épanouie à nouveau, chantait dans une chorale et envisageait de se joindre à l’équipe de meneuses de claques.

Le harcèlement avait pourtant repris au sujet d’un ancien copain de l’adolescente.

«Peut-être qu’elle pensait pouvoir gérer ça toute seule», a déclaré sa mère, appelant les autres parents à être vigilants.

Selon les enquêteurs, Rebecca a cherché sur internet les moyens pour se suicider.

«Combien d’Advil faut-il avaler pour mourir?», avait-elle tapé, avant de finalement se jeter du haut d’une usine.

http://tvanouvelles.ca/

L’intimidation cause des séquelles à long terme, démontre une étude


Sommes-nous surpris des résultats de cette recherche ? Sachant des conséquences que subissent nos jeunes a l’école, en dehors de l’école et sur le web, il semble difficile d’arrêter les intimidateurs… la seule option, je pense serais de travailler sur la manière de surmonter l’intimidation et ce dès le jeune âge
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L’intimidation cause des séquelles à long terme, démontre une étude

 

Les victimes d'intimidation et celles qui deviennent elles-mêmes... (Photo.com)

Les victimes d’intimidation et celles qui deviennent elles-mêmes intimidatrices ont peiné à tisser des liens sociaux lors de l’étude.

PHOTO.COM

Associated Press

Les enfants victimes d’intimidation sont plus susceptibles de souffrir de graves problèmes de santé à l’âge adulte, conclut une nouvelle étude rendue publique lundi. Ils auront également plus de difficultés à conserver un emploi et à tisser des relations sociales harmonieuses.

Les victimes d’intimidation qui deviennent ensuite des intimidateurs sont les plus susceptibles de souffrir de séquelles à long terme. Elles sont six fois plus à risque de souffrir d’une maladie grave, de fumer régulièrement ou de développer un trouble psychiatrique, en comparaison avec ceux qui n’ont jamais été touchés par l’intimidation.

Autant les victimes d’intimidation que ceux qui s’en rendent coupables auront deux fois plus de difficultés à conserver un emploi ou à économiser leur argent. Ils sont donc plus susceptibles de souffrir de pauvreté au début de l’âge adulte.

Les victimes d’intimidation et celles qui deviennent elles-mêmes intimidatrices ont aussi peiné à tisser des liens sociaux, surtout en ce qui concerne les amitiés à long terme et les relations harmonieuses avec les parents à l’âge adulte.

En revanche, les chercheurs n’ont décelé aucune séquelle négative à long terme chez les intimidateurs.

L’étude a été menée auprès de 1420 participants âgés de 9 à 16 ans et de 24 à 26 ans. Elle a été réalisée par des chercheurs des universités de Warwick (britannique)  et de Duke (américaine). Ses conclusions ont été publiées dans les pages de la revue scientifique «Psychological Science».

http://www.lapresse.ca

Les médias sociaux en prévention du suicide


Il y a de bons et de mauvais côté sur le web et sur les réseaux sociaux. Il y a beaucoup d’intimation et on a vu que cela affectait beaucoup les victimes, mais d’un autre côté, le web permet aussi d’aller chercher de l’aide et il semble que les jeunes et certains plus âgés préfères internet que les centre anti-suicide
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Les médias sociaux en prévention du suicide

 

Photo AFP

Le web et les médias sociaux deviennent un outil puissant contre le suicide, notamment chez les jeunes, concluent plusieurs études et observations.

Les médias sociaux ont souvent eux-mêmes mauvaise presse et sont vus de haut par d’aucuns, parfois à tort ou à raison, mais il existe un phénomène qui semble difficile à contredire.

En effet, si les médias sociaux sont un lieu d’intimidation fréquent, et qu’il s’agit d’un problème de société flagrant chez la jeune génération, ces mêmes systèmes peuvent aussi sauver des vies.

De plus en plus de cas sont observés et rapportés, de jeunes (et moins jeunes) individus qui se tournent vers la toile et leurs médias sociaux favoris pour demander de l’aide en situation de crise et de détresse psychologique.

C’est le phénomène rapporté par le Daily Mail, alors qu’une nouvelle étude fait état du réflexe des jeunes à se tourner vers les technologies pour partager leurs émotions les plus sombres et leurs idées suicidaires, plutôt que de parler à un proche ou d’appeler une ligne anti-suicide.

Des chercheurs de l’Ohio, auteurs de deux études sur le même sujet, croient qu’il faut concentrer les efforts de prévention du suicide vers le web et ce genre de plateformes, là où se trouvent véritablement les jeunes et les adolescents.

Ici, au Québec, plusieurs cas qui abondent dans ce sens ont aussi été rapportés.

http://sante.canoe.ca

«SPOTTED STM» Souriez, vous êtes photographié!


Ce n’est pas juste les écoles qui font usage des spotted, le métro de Montréal aussi … et il semble que nous soyons loin de l’origine de ce projet. Les gens préfèrent sous l’anonymat rire des autres. Je crois que cette mode ne devrait pas être sur le web, car c’est la grande porte pour l’intimidation
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«SPOTTED STM» Souriez, vous êtes photographié!

 

PHOTO CYNTHIA LAFLAMME / AGENCE QMI

EWAN SAUVES / AGENCE QMI

Usagers du métro de Montréal, méfiance : sans le savoir, vous pourriez être en ce moment même la risée du Web sur le réseau social Facebook.

Plus de 26 000 mentions «J’aime», des centaines de messages envoyés quotidiennement, des commentaires par milliers : il n’y a pas de doute, le phénomène «Spotted» s’est emparé de la Société de transport de Montréal (STM).

Véritable succès sur Facebook, Spotted: STM invite les personnes se déplaçant par métro et par autobus à transmettre, incognito, un mot d’amour à celui ou celle qui a fait battre leur cœur, l’instant d’un regard.

Pourtant, la page semble avoir changé de vocation. Depuis quelques semaines, on y retrouve des photos par dizaines, mettant en vedette les utilisateurs du métro dans des situations cocasses. Sur de nombreuses images, il est même possible de voir le visage de la personne.

«Quand on publie des photos, il faut nécessairement avoir l’autorisation des personnes, a indiqué Pierre Trudel, professeur à la Faculté de droit de l’Université de Montréal et expert en droit des technologies de l’information. La seule exception est s’il s’agit d’un évènement d’intérêt public, par exemple un accident ou une manifestation, puisque les gens s’attendent à être vus.»

M. Trudel a rappelé l’affaire du photographe Gilbert Duclos qui, en 1988, avait pris le cliché d’une jeune femme publiée dans la revue Vice-Versa. Dix ans plus tard, la Cour suprême du Canada avait tranché : il est illégal de faire paraître l’image de quelqu’un sans son consentement.

Selon le professeur de droit, les usagers qui se retrouvent sans le vouloir sur la Toile ont la possibilité de se rendre devant les tribunaux. «C’est un risque possible.»

Intimidation virtuelle

Le journal 24 h est entré en contact avec l’administrateur de la page Spotted: STM. Celui-ci, qui a préféré garder l’anonymat, a admis qu’il s’agit d’un sujet délicat.

«Des milliers d’internautes regardent ces photos, alors je dois faire attention à ce que je publie, a-t-il expliqué. Quand je tombe sur une photo qui expose la face d’une personne, je me sens obligé de la censurer.»

Tous les portraits sont envoyés par des internautes, a-t-il précisé, mais il se réserve le droit de mettre en ligne ceux qui sont «intéressants» et non «insultants».

Pour le patrouilleur du net et l’expert des réseaux sociaux, Dominic Arpin, cette page Facebook peut facilement mener à l’intimidation, un fléau 2.0 de plus en plus grandissant.

«Ça se fait en plus dans l’anonymat le plus total, donc il n’y a pas de conséquences, a déploré Dominic Arpin. C’est un des travers des médias sociaux et ça prend cette tournure-là à cause de la nature humaine, qui est propice à ridiculiser les plus faibles.»

La STM a réagi, en expliquant simplement qu’elle n’était pas responsable de défendre les droits civils de ses clients.

«Le réseau du métro est un lieu public où il y a plein de monde et c’est la responsabilité de chacun de s’assurer de faire respecter ses droits», a mentionné la porte-parole de la STM, Isabelle Tremblay.

http://www.journaldemontreal.com

Jeunesse au Soleil 100 jeunes exceptionnels sont récompensés


J’admire les donateurs anonymes comme ce monsieur qui a recu un nom fictif de Monsieur Vélo. Il ne cherche pas les honneurs mais simplement récompensé des enfants, des adolescents qui par leur geste, leur patience ont changé les choses
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Jeunesse au Soleil

100 jeunes exceptionnels sont récompensés

 

100 jeunes exceptionnels sont récompensés

Crédit photo : Agence QMI

100 vélos pour 100 enfants.

Par Marie-Andrée Gosselin | Agence QMI

Gracieuseté d’un donateur anonyme, cent vélos neufs avec casques et cadenas ont été remis à de jeunes Montréalais à l’histoire exceptionnelle, lundi, dans les locaux de Jeunesse au Soleil.

Ces jeunes ont sauvé des vies, éteint un feu, empêché un suicide, ont agi contre le harcèlement et l’intimidation ou ont vécu des événements difficiles. Âgés de 17 ans et moins, ils ont tous une histoire qui les rend uniques.

Steeve, six ans, a vécu une douloureuse année. Il a eu de graves problèmes avec sa mère, avant de se casser une jambe.

«C’est son professeur qui a écrit une lettre pour le recommander, a expliqué son père, Sébastien Simon. Il était vraiment content quand il a appris qu’il aurait un nouveau vélo.»

Plus de 300 candidatures avaient été soumises au comité des vélos de Jeunesse au Soleil, envoyées par des adultes près de ces jeunes.

«La sélection a été difficile», a témoigné la porte-parole de Jeunesse au Soleil, Ann St Arnaud.

Quant au mystérieux donateur, qui se fait appeler Monsieur Vélo, il célèbre, depuis 29 ans, son anniversaire en récompensant ces jeunes méritants. L’homme de 88 ans, qui tient mordicus à son anonymat, a même pris des dispositions pour que les dons continuent après sa mort.

http://tvanouvelles.ca

Intimidation : la contre-attaque


Un projet de loi en Nouvelle-Écosse contre l’intimidation suite au suicide de Rehtaeh Parsons qui est assez drastique, mais je pense nécessaire. Cela n’arrêtera pas l’intimidation, mais surement aidera a diminué. Je ne crois pas que les intimidateurs seront intéressé de se faire saisir leurs cellulaires, ordinateurs et ni les parents de se faire couper internet en plus d’une amende a payé ..
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Intimidation : la contre-attaque

 

La jeune Rehtaeh Parsons. (Photo : Andrew Vaughan / PC)

La jeune Rehtaeh Parsons. (Photo : Andrew Vaughan / PC)

Les adolescents de Nouvelle-Écosse devront bientôt y penser à deux fois avant d’utiliser leur téléphone ou leur ordinateur pour « facebooker », « twitter » ou faire circuler des commentaires qui ridiculisent, menacent ou insultent quelqu’un. Et davantage encore avant de diffuser sur Internet — sans leur consentement — des photos de leurs connaissances nues, soûles ou inconscientes.

Leurs appareils électroniques pourront être saisis. Leur service Internet interrompu. Leurs parents condamnés à des amendes pouvant aller jusqu’à 5 000 dollars, ou même à des peines de prison.

Déposé trois semaines après le suicide par pendaison d’une jeune femme de 17 ans, Rehtaeh Parsons, victime de cyberintimidation par des pairs, le projet de loi témoigne du ras-le-bol des Néo-Écossais devant l’ampleur prise depuis quelques années par l’intimidation en ligne.

Les parents de la jeune Parsons ont bien témoigné de leur impuissance à protéger leur fille, étudiante brillante, des médisances et des insultes sexuelles qui circulaient sur Internet. Ils ont aussi souligné leur frustration devant l’apathie des pouvoirs publics, qu’il s’agisse de la police ou des autorités scolaires.

En 10 ans, depuis qu’un jeune Québécois du nom de Ghyslain Raza est devenu la première victime planétaire de cyberintimidation, nous avons donc peu progressé. D’un océan à l’autre, on cherche à tâtons à déterminer les meilleurs moyens d’agir.

Réunis en avril, les ministres de la Justice de toutes les provinces ont évoqué la possibilité de demander au fédéral de durcir le Code criminel. Leurs recommandations sont attendues en juin.

Le Québec a opté l’an dernier pour que la responsabilité de la protection repose sur les établissements scolaires. Adoptée en juin 2012, la loi 56 forçait toutes les écoles à adopter un plan d’intervention contre l’intimidation. À ce jour, environ 79 % d’entre elles l’ont fait.

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Le gouvernement de Halifax a choisi une voie plus contraignante, qui fera peser la responsabilité sur les parents. Il a déposé fin avril un projet de loi qui créera une unité spéciale de cinq enquêteurs, rattachés au ministère de la Justice, qui pourront obtenir des ordres de protection de la cour, saisir des téléphones, ordonner l’interruption de services Internet. Les familles seront tenues responsables des actes de leurs enfants mineurs dans le cyberespace. Les personnes au fait d’une cyberintimidation et qui restent passives pourront aussi être poursuivies pour dommages.

À tous les jeunes, ce projet de loi envoie le message qu’ils sont les gardiens de leur prochain ! Et c’est tant mieux. Car c’est sans doute des jeunes que peut venir la meilleure riposte, comme on l’a vu récemment au Québec.

Un élève de 4e secondaire d’une école de Saint-Lambert, au sud de Montréal, a conseillé à un plus jeune, victime d’intimidation, d’utiliser Facebook pour raconter ce qu’il vivait. ConneriesQC, un site Web très fréquenté par les adolescents, a fait écho à cette lettre et lancé un mouvement de solidarité qui a transformé en héros la victime d’hier.

Des projets de loi comme ceux de Halifax sont des outils de protection nécessaires. Mais ils ne sont pas les seuls. À nos enfants, nous devons apprendre l’empathie, le respect et le courage de défendre le droit des autres à ne pas voir leur vie privée exposée aux moqueries d’inconnus cachés derrière l’anonymat que leur offre Internet.

L’intimidation ne disparaîtra pas demain matin. Ceux qui la pratiquent ont besoin d’être éduqués autant que leurs victimes ont besoin d’être protégées. Il faut rendre cool la contre-attaque.

http://www.lactualite.com

Fin heureuse d’une histoire d’intimidation


Pour terminer la soirée, un fait vécu au Québec très positif. Les écoles essaient d’inculqué la tolérance zéro sur l’intimidation, mais sans vraiment de succès. Alors peut-être que la solution est aux mains des jeunes. Un jeune intimidé, décourager trouve une oreille attentive d’un plus vieux qui réussit à le persuader de dénoncer et grâce aux médias sociaux et cette écoute attentive, ce fut un succès monstre
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Fin heureuse d’une histoire d’intimidation

 

Grâce aux réseaux sociaux et à l’appui d’élèves de son école, un jeune de 14 ans d’un collège privé de la Rive-Sud de Montréal a pu mettre fin à une période noire des dernières semaines. Pour protéger son identité, nous l’appellerons Mathieu.

Un article de Gino Harel

Depuis des mois, Mathieu se faisait lancer des insultes gratuites. Il était tenu à l’écart lorsque venait le temps de former des équipes pour les travaux en classe ou était ignoré au dîner. Parfois, il pleurait à la maison le soir, seul, loin des regards de ses camarades de classe.

Mathieu est en secondaire 2 au Collège Durocher Saint-Lambert. Mais curieusement, c’est un grand de secondaire 4 qui l’a pris sous son aile. Ils se voyaient dans l’autobus. Le grand lui demandait de temps en temps comment il allait. Le jeune se confiait à ce grand qui l’écoutait, le conseillait et l’encourageait à dénoncer.

Mercredi dernier dans l’autobus, le grand et un autre garçon ont visiblement trouvé les mots justes pour convaincre Mathieu d’agir. On l’appelle « le grand » parce qu’il est le héros obscur dans toute cette histoire. Et il souhaite que cela demeure ainsi. Pour lui, ce n’est pas de son histoire qu’il faut parler, mais de celle de son ami Mathieu. Mercredi soir donc, Mathieu brise le silence dans une lettre qu’il affiche sur sa page Facebook.

Texte d'un élève du Collège Durocher victime d'intimidation

Texte d’un élève du Collège Durocher victime d’intimidation  Photo :  Conneriesqc.com

Le grand est touché par le message qui montre que Mathieu a décidé d’agir. Il souhaite que d’autres le voient. Il pense à un site populaire auprès des jeunes, et de Mathieu lui-même, le site ConneriesQc.com. Ce site a comme raison d’être de faire rire les jeunes. Son slogan : « Rien de sérieux ».

Le grand transmet le message de Mathieu au responsable du site. Ce dernier décide de déroger à sa ligne éditoriale humoristique. Il publie la lettre de Mathieu dans le but de l’aider dans sa démarche pour faire cesser l’intimidation contre lui.

« Ça m’a touché le fait que la personne intimidée, elle savait pas vraiment à qui se confier, raconte l’administrateur de ConneriesQc.com. Elle gardait tout ça à l’intérieur d’elle, pis elle a décidé de tout dévoiler sur son Facebook. De tout sortir, ce qu’elle avait au plus profond d’elle. Ça, ça m’a vraiment touché aussi. Le fait que quelqu’un me demande de faire de quoi parce qu’elle savait que cette personne-là était fan de ConnerieQc, ça ça m’a touché alors, j’étais comme pris entre les deux. Est-ce que je laisse faire à cause que c’est trop délicat où je tente un risque et je le publie sur la page Facebook de ConneriesQc ? »

L’administrateur, qui travaille dans l’anonymat et ne souhaite pas révéler son nom, écrit un billet pour dénoncer les actes d’intimidation. Avec son billet, il publie la lettre du jeune.

Lettre de l'auteur de Conneriesqc.com

Lettre de l’auteur de Conneriesqc.com

La réaction est immédiate. Les gens envoient des messages d’encouragement, des histoires d’intimidation.

« Juste en quelques minute, j’ai reçu des milliers de likes, des milliers de partages, des milliers de commentaires. Moi, je le savais pas que ça allait être aussi viral que ça. Parce que tout le monde […] ça a été chercher au plus profond d’eux-mêmes. Tout ça en l’espace de même pas 30 minutes », raconte l’administrateur de ConneriesQc.com.

Mathieu reçoit aussi des messages d’appui sur Facebook, de camarades de classe et d’autres de son école qui le connaissent à peine. Il reçoit aussi des messages d’excuse.

Messages envoyés à Mathieu sur Facebook

– « Si t’as besoin de parler je sais qu’on se connait pas vraiment mais tu peux toujours me parler si t’en besoin ! »

– « Jte connais pas mais serieux je tadmire pour ce que tu as fait.. Bravo. »

– « je suis vraiment désolé que ça t’arrive… C’est vraiment horrible ce qu’est d’être intimider et j’ai déjà vécu ça et je te supporte pleinement la dedans. Ta eu du courage de sortir et de dire ce que tu pensais de ça et d’agir pour que ça arrête »

– « Je m’excuse…..(…) tu m’a vraiment ouvert les yeux. Peut-être que je t’ai mal jugé. Tu es quelqu’un de spécial. »

– « j’aimerais m’excuser si jamais j’tai fait de la peine et spécifier que ce n’était pas du tout mon intention. »

Tout un accueil !

À l’école de Mathieu, c’est l’effet boule de neige. Le lendemain matin, Ariane Ferguson, aussi en deuxième secondaire au Collège Durocher, organise un comité d’accueil pour le garçon. Elle en parle à sa classe, puis les autres classes l’apprennent. Finalement, les sept classes de l’étage sortent dans le corridor pour applaudir Mathieu.

Ariane FergusonAriane Ferguson

« Tout le monde lui criait bravo, félicitations, tout le monde était content pour lui pis que ça finisse dans le fond »— Ariane Ferguson

Le message de Mathieu contre l’intimidation a résonné dans toute l’école.

Des étudiants du Collège Durocher Saint-LambertDes étudiants du Collège Durocher Saint-Lambert

Sarah-Maude Sab-Lessard, Benjamin Côté et Andrei Neagu appuient la démarche de leur camarade.

« Le fait que cette personne-là en ait parlé, pis que en plus il le vivait, j’pense que ça va faire un peu arrêter les gens. C’est ça qu’il faut parce que ça fait mal aux gens », affirme Sarah-Maude. « Dénoncer, c’est toujours meilleur que de garder pour soi-même », ajoute Benjamin.

« Tout le monde trouve que c’est vraiment courageux ce qu’il a fait pis que c’était vraiment intelligent », conclut Andrei.

Jacques Gravel, directeur adjoint, deuxième secondaire, Collège Durocher Saint-LambertJacques Gravel, directeur adjoint, deuxième secondaire, Collège Durocher Saint-Lambert

Le Collège Durocher Saint-Lambert a un plan de lutte contre l’intimidation en milieu scolaire, comme le lui impose la loi. Mise au courant du problème de Mathieu, la direction de l’école avait tenté de l’aider, sans résultat concret. Elle est fière de ses élèves, qui sont allés au-delà de ses espérances pour contrer l’intimidation. .

« Les jeunes ont prouvé qu’au moment où on se pose beaucoup de questions sur les réseaux sociaux, ils nous ont prouvé qu’on pouvait en faire une utilisation intelligente.Quant à Mathieu, il a dit à Ariane que c’était la plus belle journée de sa vie, qu’il était vraiment content et ému aussi. » — Jacques Gravel, directeur adjoint, deuxième secondaire, Collège Durocher Saint-Lambert

Le site ConneriesQc.com a fait le suivi de cette histoire le jour-même, en affichant des récits d’évènements envoyés par des élèves du Collège Durocher.

Un message envoyé au site ConneriesQc.com

Un message envoyé au site ConneriesQc.com  Photo :  ConneriesQc.com

Message envoyé au site ConneriesQc.com

Message envoyé au site ConneriesQc.com  Photo :  ConneriesQc.com

Le site ConneriesQc.com continue de recevoir de nombreux messages sur l’intimidation. Plusieurs sont redirigés vers des organismes d’aide aux jeunes.

http://www.radio-canada.ca

Oui, nous vivons dans une culture du viol


Une opinion d’une sexologue sur le viol, les agressions sexuelles, les viols collectifs qu’après se retrouve sur Internet, l’intimidation, les insultes face aux victimes qui certaines, ont choisi d’en finir en se suicidant. Alors qu’on parle de respect face aux femmes, la mentalité ne semble pas vraiment changée. Non, ce n’est pas tous les hommes qui pensent que les femmes, les adolescentes, les petites filles sont des objets a satisfaire leurs pulsions, heureusement mais, il semble que cela n’est pas suffisant … Pourquoi qu’on traite de pute une femme alors que des hommes ont plusieurs conquêtes sans avenir a leur actif, comment doit-on les traité ?
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Oui, nous vivons dans une culture du viol

Rehtaeh Parsons

Jocelyne Robert

Auteure, sexologue et sexosophe

Huit des mille raisons pour écrire ce texte…

Pendant un an et demi, elle a subi de l’intimidation, s’est faite traiter de salope et de pute sur internet, a revécu en boucle via le web, le viol collectif ( quatre garçons) dont elle avait été victime. Pendant un an et demi, elle a échoué à obtenir l’aide et le support de la collectivité et des autorités, aide dont elle avait un besoin vital .

Je l’écris aussi en pensant Amanda Todds cette jeune fille qui s’est elle aussi enlevé la vie l’an dernier, à 15 ans, n’en pouvant plus de voir ses seins se promener sur le web, servant d’avatar à un salopard.

Je l’écris en pensant à Marjorie Raymond cette adolescente, morte en 2011 d’avoir subi trop d’intimidation…

Je l’écris en pensant à cette adolescente de 16 ans violée par de six ou sept hommes lors d’une fête à l’est de Vancouver. Son agression a été immortalisée en vidéo et photos prises dans le champ où la jeune fille avait été traînée, et ont elles aussi été diffusées sur le web.

Je l’écris en pensant à cette jeune fille de 14 ans, sauvagement battue, violée et laissée pour morte dans les eaux glaciales du fleuve, à Sainte-Catherine , il y a une dizaine d’années. Dans un reportage sur ce drame, diffusé sur Radio-Canada, son principal agresseur (18 ans) avait dit, substantiellement, qu’il croyait que « les filles aimaient se faire agresser comme dans les films… » alors que l’autre évoquait que, « comme elle s’était déjà laissée embrasser, ça voulait dire que c’était ok de la violer»

Je l’écris en pensant à la fille d’une amie qui, à 14 ans, a accepté, pour faire plaisir à son amoureux de partager un moment d’intimité à trois, avec lui et une copine. Le tout avait été filmé à son insu et quelques mois plus tard, après la rupture, l’ex fit parvenir les images de ces scènes aux parents de l’adolescente puis les étala sur le web. Cinq ans plus tard, malgré l’aide et le soutien indéfectibles de sa famille, elle ne s’en est pas remise, a décroché de l’école, et surmonte tant bien que mal ses idées fortement dépressives.

Je l’écris en pensant à une ado que j’ai aidée alors que je travaillais auprès de jeunes en difficulté. Elle avait subi un viol collectif ( une dizaine de gars), en plein jour, dans le gymnase de son école d’une région montréalaise. Parce qu’elle était belle, sexy, pulpeuse, il fallut surtout l’aider à surmonter sa haine d’elle-même, sa culpabilité, son sentiment de responsabilité…

Je l’écris en pensant à toutes ces filles et femmes, celles que j’ai croisées comme celles que je ne connais pas; celles qui ont porté plainte pour agression sexuelle et celles, bien plus nombreuses, qui ne l’ont pas fait; celles dont personne ne parle, dont personne n’a envie d’entendre le récit…

J’affirme que nous vivons dans une culture du viol et de la violence sexuelle parce que :

  • Moins de la moitié des agressions sexuelles sont rapportées
  • Seulement 3% des hommes et garçons qui commettent des agressions sexuelles passent ne serait-ce qu’un jour en prison (ÉU)
  • Le GHB (drogue du viol) est en nette hausse et propension sur les campus et dans les bars. Les signalements à cet égard ont doublé durant les derniers mois et ce, malgré que les traces de cette substance s’effacent après quelques heures dans l’organisme
  • La popularité du GHB montre bien que le viol ne survient pas « spontanément » comme le prétendent certains et qu’il est, est au contraire, planifié et organisé
  • Le nombre d’agressions sexuelles signalées n’a pas diminué sur les campus collégiaux et universitaires au cours des 20 dernières années (ÉU)

 

  • L’hostilité prévaut encore bien souvent à l’égard des victimes et les justificatifs abondent du côté des agresseurs

  • Il y aurait 2 à 8% de faux signalements d’agressions sexuelles sur les campus alors les étudiants pensent que 50 % des plaintes pour viol sont fausses (ÉU)

  • La plupart des images et scènes sexuelles en libre circulation, et surtout dans la pornographie sur Internet, mettent en scène des femmes et jeunes filles qui subissent cette violence et semblent s’en délecter ( agressions, agressions de groupe… ) ou « au mieux », qui sont des choses, objets sexuels instrumentalisés

  • C’est à ces images que les enfants et les adolescents se réfèrent, à un âge où ils ont aussi malléables que de la cire chaude, pour assouvir leur légitime curiosité sexuelle

  • C’est à ces modèles d’hommes et de femmes qu’ils s’identifient et c’est à partir de ces images et messages qu’ils construisent leur personnalité érotique et qu’ils consolident leur perception de ce qu’est être un vrai homme et agir comme tel, ou être une vraie femme et « subir » comme tel

  • Il se vend sur Amazon des jeux « simulateurs de viol »

  • De plus en plus de firmes et marques ( esthétique, vêtements, parfum, coiffure, chaussures) mettent en scène des scénarios publicitaires, à peine voilés, d’agression sexuelle

  • La violence et l’exploitation sexuelles sont devenues des dispositifs « naturels » de la culture pop. Elles sont banalisées, voire érotisées dans la chanson et les clips et on badine à leur égard dans des sitcoms…

  • Le viol collectif est en nette augmentation partout dans le monde et ce, pas juste en Inde ou dans de lointaines contrées en guerre
  • Ce matin, comme presque chaque jour, j’ai lu sur Facebook que celle-ci « est une pute car elle couché » et ensuite, que celle-là « est aussi une pute car elle a refusé de coucher »

  • D’ignares ou imbéciles personnages politiques disent « que des femmes ne peuvent être enceintes suite à un viol… » alors que 32 000 femmes sont, chaque année, enceintes de leur agresseurs (ÉU)

  • La planète féminine nourrit en ce moment son imaginaire érotique dans un livre à méga succès, 50 shades of grey, sorte de remake porno combiné de Cendrillon, La belle au bois dormant et Blanche-Neige dans lequel «he is the master and she is the slave»…
  • Cesserons-nous de nous aveugler?

    Quand cesserons-nous de nous raconter que la violence sexuelle est anecdotique ? Sur quel ton faut-il interpeller nos décideurs, nos politiques et les différents acteurs de notre communauté, non pas pour que les lois soient plus coercitives et plus punitives mais pour que soient mis en place de vrais programmes de prévention et d’éducation à la dignité humaine et sexuelle ?

    Il n’y avait qu’un seul programme, au menu scolaire, qui visait à développer la fierté et la dignité, la réciprocité et la compréhension de la notion de consentement, de respect et de pleine et vraie liberté sexuelle. À l’heure où nos jeunes avaient, plus que jamais, besoin d’images, d’un message et d’un discours qui viennent rivaliser avec le message ambiant, pourri et avilissant, il a été sacrifié.

    Finirons-nous par comprendre que l’éducation sexuelle à l’école ne vise pas strictement à apprendre aux jeunes à enfiler un préservatif ou à utiliser un moyen de contraception ? Que sa finalité première est de développer l’estime et le respect de soi et d’autrui, comme fille ou comme garçon ?

    À part nous indigner, ponctuellement, quand un drame comme celui de Rehtaeh nous ébranle et fait le tour de la planète, que faisons-nous, concrètement, pour annihiler cette croyance plus ou moins consciente, virale chez certains, à l’effet qu’une fille est un mouchoir tiré au hasard, dans lequel un gars peut se secouer, et le jeter ensuite dans la poubelle intersidérale ?

    À quand des publicités, bien orchestrées, pour dénoncer cette culture du viol et de la violence sexuelle comme on le fait pour contrer l’homophobie ?

    À quand le retour à l’école d’une éducation à la sexualité, à l’affectivité et à la dignité humaine ?

    À quand une réelle concertation des différents acteurs et décideurs ( instances politique, culturelle, sociale, éducative, santé, famille etc) de notre société?

    Attendrons-nous que chacune de nos maisons compte une adolescente victime d’intimidation, victime de violence sexuelle, victime d’un viol collectif diffusé sur le web, suicidaire (ou pire encore…) pour réagir, pour proposer une réponse limpide et structurée à cette misère humaine, identitaire et sociale?

    Je suis certaine que les jeunes se jetteraient sur un modèle rival de comportement sexuel, joyeux et érotique, comme des prisonniers sur une fenêtre ouverte. Si seulement nous osions le leur proposer…

    http://quebec.huffingtonpost.ca

 

Phénomène Facebook à l’école: du mot doux à l’intimidation


Les Spotteds, sont des pages Facebook d’une école, secondaire, Cegep ou Université dont des messages dont des personnes anonymes passent des messages .. dont la plupart ont des propos inoffensifs mais quelques peu enfantin mais d’autres peuvent être carrément blessant et intimidant .. Je pense que la direction des écoles font devoir regarder d’un peu plus près les commentaires pour éviter les débordements .. sauf que l’anonymat apportent quelques problèmes pour mieux réagir
Nuage

 

Phénomène Facebook à l’école: du mot doux à l’intimidation

 

Les pages Spotted ont été créées pour déclarer... (Image tirée de Facebook)

Les pages Spotted ont été créées pour déclarer anonymement et humoristiquement sa flamme à un ou une inconnue de son école, mais les pratiques dérivent parfois vers l’insulte, voire l’intimidation. Le personnel des écoles est aussi touché.

IMAGE TIRÉE DE FACEBOOK

OLIVIER PARENT

Le Soleil

(Québec) Un nouveau phénomène né sur Facebook frappe les écoles du Québec : les pages «Spotted». Elles se veulent un moyen humoristique – et anonyme – de déclarer sa flamme à un inconnu, mais deviennent parfois un terreau pour la cyberintimidation et les propos disgracieux. La Fédération des cégeps s’y est même préparée.

De Montréal à Québec, en passant par Saguenay et l’Abitibi, les pages Spotted pullulent depuis quelques semaines, voire quelques jours. Le but : inviter les gens fréquentant un lieu, le plus souvent une institution scolaire, à soumettre leurs mots doux à un inconnu qu’ils ont croisé dans l’espoir qu’il se reconnaisse, et ce, de manière anonyme. L’administrateur de la page – que l’on soupçonne être un étudiant – publie les déclarations qui lui plaisent, en agissant lui aussi sous le couvert de l’anonymat.

Le phénomène Spotted aurait été créé à la fin 2012 par des étudiants britanniques qui voulaient se divertir pendant l’étude de leurs examens.

Au Québec, les cégeps et les universités sont les plus représentés lorsqu’on tape «Spotted» dans le moteur de recherche de Facebook. Les écoles secondaires commencent à se frayer un chemin, notamment au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Si la majorité des pages Spotted respectent la prémisse du «jeu», les écarts de conduite sont vite arrivés.

«Message à la fille en avant à droite dans le cours d’anthropo, j’pense que toute la classe est d’accord avec moi, FERME TA CALICE DE GUEULE», peut-on lire sur la page Spotted du Cégep Édouard-Montpetit de Longueuil, où les messages font davantage dans l’attaque personnelle que la déclaration d’amour humoristique.

«Message à un prof d’univers social le lundi : un déo ça s’achète batard!!!!», écrit un contributeur de Spotted : Cégep Garneau. Sur la page du Cégep Limoilou, un étudiant a soumis : «Au prof qui dit « WINK WINK WINK », sérieusement, prend tu de la poudre? [sic]»

Anonymat dévastateur

L’enseignante Chantale Potvin, auteure des Coulisses de l’intimidation, s’inquiète de ces attaques à peine voilées entre élèves et contre les professeurs.

«Il n’y a pas une école pire que l’autre. C’est le concept qui est mal compris. C’est le temps que ça arrête», lance la femme du Lac-Saint-Jean, qui dit avoir vu des collègues être ridiculisés sur ces pages Facebook.

Le spécialiste des médias sociaux Dominic Arpin croit que l’anonymat explique le succès du phénomène Spotted.

«Tu peux maintenant dire tout ce qui te passe par la tête, toutes les observations que tu fais à ton école, tu peux les partager à tous sans être identifié comme la personne qui les a soulevées. J’avais déjà de la misère avec les gens qui se cachent derrière des pseudonymes sur le Web, là, c’est rendu une coche plus loin», regrette l’animateur de VLOG.

Dominic Arpin croit que les dérapages surviennent du moment où l’administrateur de la page Spotted fait preuve de moins de discernement.

«C’est vraiment laissé à la discrétion de l’administrateur. C’est pour ça qu’il y a une grosse différence d’une page à l’autre», souligne-t-il.

Les publications des pages Spotted servent de «bougie d’allumage» aux commentaires des autres étudiants, analyse M. Arpin. «C’est sûr que dans les commentaires, t’es identifié, parce que tu écris en ton nom. Mais ça n’empêche pas les jeunes de se dire leurs quatre vérités.»

Préoccupation

La Fédération des cégeps s’est d’ailleurs préoccupée du phénomène dans les derniers jours. Les responsables des communications de chacun des collègues ont partagé entre eux des conseils pour réagir à la création d’une page Spotted à leur effigie.

«Plusieurs cégeps ont vécu ce phénomène-là», confirme la directrice des communications de la Fédération, Judith Laurier.

Elle indique que certains cégeps ont pris l’initiative d’écrire aux administrateurs de la page Spotted les concernant pour leur rappeler «les règles de bienséance».

«C’est souvent des étudiants qui sont sur ces pages-là, on pense que c’est juste une question de sensibilisation. Une fois qu’ils sont sensibilisés, ils sont en mesure de retirer les propos inappropriés», croit-elle.

Le Cégep de Lévis-Lauzon a adopté cette approche, jeudi, dès l’apparition de la page Spotted à son nom. Le directeur des affaires étudiantes et communautaires a fait parvenir les règlements du Cégep aux administrateurs anonymes. Ceux-ci les ont ensuite partagés aux internautes qui «aiment» leur page.

Les administrateurs ont indiqué au Soleil que l’avertissement du directeur était «le bienvenu», puisqu’ils avaient reçu «de nombreux messages disgracieux» en quelques heures à peine.

«Dans ces cas-là, nous renvoyons une réponse à la personne et nous lui expliquons les raisons pour lesquelles son message n’est pas retransmis sur la page», ajoutent-ils.

«On n’essaie pas de contrôler. Cependant, on a quand même un devoir de protéger les étudiants et le personnel du cégep. Aujourd’hui c’est Spotted, mais demain, ça pourrait être autre chose», fait valoir la responsable des communications du Cégep Lévis-Lauzon, Adèle Poulin-Charron.

*****

Quelques pages Spotted à Québec

– Université Laval : http://goo.gl/7cvfh (3650 J’aime)

– Cégep de Sainte-Foy : http://goo.gl/H7kwE (2336 J’aime)

– Cégep Garneau : http://goo.gl/YT8Fd (1450 J’aime)

– Cégep de Lévis-Lauzon : http://goo.gl/O2aIu (640 J’aime)

– Cégep Limoilou : http://goo.gl/0Yp2M (575 J’aime)

– Cégep Limoilou-Charlesbourg : http://goo.gl/PqSa1 (325 J’aime)

– École secondaire De Rochebelle : http://goo.gl/Yul7S (150 J’aime)

http://www.lapresse.ca

Jeune garçon de 7 ans Sa mère met un fusil dans son sac à dos


Tu parles d’un oubli. La peur de marché dans la ville apporte nombre de gestes regrettables qui pourraient avoir des terribles conséquences .. Les américains même hyper armés ne font pas preuve de prudence ..
Nuage

 

Jeune garçon de 7 ans

Sa mère met un fusil dans son sac à dos

 

Sa mère met un fusil dans son sac à dos

Crédit photo : gracieuseté New York Times

Les policiers ont retrouvé ce fusil de calibre .22 dans le sac à dos d’un jeune garçon de 7 ans

TVA Nouvelles

Un jeune garçon de 7 ans a amené un fusil à son école du Queens à New York. Toutefois, ce n’est pas lui qui aurait placé l’arme dans son sac à dos, mais plutôt sa mère.

Deborah Farley, 53 ans, a été accusée de possession illégale d’une arme à feu et d’avoir mis en danger la vie de jeunes enfants, selon ce que rapporte le New York Times.

Mme Farley a expliqué aux policiers qu’elle aurait mis l’arme, des munitions ainsi qu’un pistolet lance-fusées dans le sac de son fils en soirée mercredi avant d’aller marcher dans le quartier. Elle aurait simplement oublié de les retirer avant que son garçon aille a l’école le lendemain.

Le petit ne s’est aperçu de la présence des armes qu’une fois dans sa salle de classe.

Victime d’intimidation

Le père du garçon, Walter Orozco, ne savait pas que sa femme possédait une arme et, du coup, ne se doutait pas du tout qu’elle se trouvait dans le sac à dos de son fils.

M. Orozco a expliqué aux autorités que l’histoire aurait pu se terminer beaucoup plus tristement puisqu’il affirme que son fils est victime d’intimidation.

«Ils l’appellent « efféminé » et « petit blanc ». Il ne voulait plus aller à l’école. Il fait semblant de tousser pour ne pas avoir à y aller», a affirmé le père.

Isolement dans les classes

Sachant qu’un enfant était entré à l’école avec une arme, le directeur de l’école a demandé aux enseignants de fermer les lumières et de s’enfermer dans leur classe.

Pour les enfants, ç’a été un moment terriblement effrayant.

«J’ai cru qu’on allait se faire tuer, de dire le petit Javier Ferrufino, 11 ans. On est allé au fond de la classe. Je me suis caché avec des amis derrière des ordinateurs».

Les deux fils, âgés de 7 et 9 ans, ont été retirés de leur famille en attendant la suite des procédures contre la mère

http://tvanouvelles.ca