Une enseignante filme son élève autiste pour l’humilier


Être enseignant est une profession, et certains n’ont vraiment pas affaire dans ce genre de domaine. En temps qu’adulte, elle ne s’est nullement servie de sa tête pour montrer une vidéo d’un élève ayant une difficulté. Alors que partout qu’on devrait opter pour la tolérance zéro face à l’intimidation.
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Une enseignante filme son élève autiste pour l’humilier

 

Une enseignante de l'État du Michigan a humilié l'un de ses élèves atteint du... (Photo archives)

Photo archives

Mike Householder
Associated Press
DÉTROIT

Une enseignante de l’État du Michigan a humilié l’un de ses élèves atteint du syndrome d’Asperger en le filmant alors qu’il était pris dans sa chaise pour ensuite montrer la vidéo aux camarades de classe du garçon et à des collègues, a écrit dans une lettre le directeur général de la commission scolaire.

La communication rédigée par Scott Bogner a été envoyée au conseil d’établissement pour faire état des conclusions de l’enquête sur les événements survenus le 22 novembre dans la salle de classe de Nicole McVey, à l’école primaire Oaktree, située à un peu plus de 100 km de Détroit.

On y apprend que l’enseignante a tourné les images, suggéré que la vidéo soit envoyée à une émission de télévision nationale et continué à la montrer à des collègues après que plusieurs d’entre eux lui eurent fait remarquer qu’il s’agissait d’un geste déplacé.

Scott Bogner a précisé que Mme McVey avait laissé l’élève s’«épuiser» et avait «refusé qu’un autre adulte l’aide».

Des concierges ont finalement aidé le garçon à se sortir de sa fâcheuse posture après une dizaine de minutes. Avant de reprendre son cours, l’enseignante a montré la vidéo sur une télévision à écran géant devant tous les élèves, incluant le garçon, a-t-il ajouté.

Dans la lettre envoyée au conseil d’établissement en janvier et obtenue vendredi par l’Associated Press, Scott Bogner recommande que Nicole McVey soit congédiée.

«Les enseignants ne devraient pas humilier et ridiculiser leurs élèves, surtout ceux qui ont des besoins particuliers», a-t-il dénoncé.

L’avocat de l’enseignante, William Young, a fait valoir que sa cliente n’avait «pas tourné la vidéo avec des intentions malicieuses».

http://www.lapresse.ca/

Surnommée "la femme la plus laide au monde", elle veut aider les enfants victimes de moquerie


Dans beaucoup de citations que je mets sur mon blog sur le passé, des expériences difficiles, je parle beaucoup de l’attitude qu’on a face à ces événements, et voilà, une Américaine ayant un syndrome très rare viens donner une belle leçon de vie face aux insultes et le titre qu’on lui a donné d’être la femme la plus laide au monde.
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Surnommée « la femme la plus laide au monde », elle veut aider les enfants victimes de moquerie

VIDÉO — Lizzie Velasquez est une femme au physique ingrat. Cette Américaine souffre depuis sa naissance d’un syndrome très rare : elle ne possède aucune graisse corporelle.

Seules deux autres personnes dans le monde en sont également atteintes. Les moqueries, Lizzie connaît. Elle a même été surnommée « la femme la plus laide au monde » dans une vidéo virale circulant sur internet. Assumant sa différence, elle a décidé de réaliser un documentaire pour venir en aide aux enfants moqués.

Âgée de 25 ans, Lizzie Velasquez n’a pas une vie facile. Face aux commentaires des anonymes qui jugent son physique « horrible » ou qui se demandent « comment elle peut encore vivre », la jeune femme n’a pas baissé les bras. Aujourd’hui, cette fervente catholique a réussi à pardonner à ses détracteurs.

« Après avoir vu la mauvaise vidéo sur YouTube, le pardon est la dernière chose qui m’est venue à l’esprit » confie-t-elle à The Stir, information reprise par le site 7sur7.

« Mais le coeur d’or de ma mère, ses valeurs et sa foi m’ont aidée à utiliser le pardon comme un moyen de transformer le négatif en positif. Elle m’a ouvert les yeux sur le fait que les autres personnes n’avaient peut-être pas une belle vie et qu’ils faisaient en sorte de blesser d’autres personnes. Même si j’étais très en colère et triste, je ne pouvais pas laisser ce nuage noir au-dessus de moi ! » ajoute-t-elle avec beaucoup de sagesse.

Aujourd’hui, Lizzie est heureuse et se dit même « chanceuse ». Elle souhaite désormais réaliser un film documentaire sur sa vie à destination des personnes qui, comme elle, sont victimes de moqueries et d’intimidation.

« Le documentaire est pour tout le monde – les enfants qui ont été victimes d’intimidation, les enfants qui intimident les autres et les parents qui ne sont parfois pas au courant du chemin que traversent leurs enfants » explique-t-elle.

Si vous souhaitez l’aider à monter son projet, vous pouvez faire un don sur la page suivante.

 

http://www.ladepeche.fr/

 

De l’importance d’être gentil, même sur Internet


Des fois, on voudrait bien donner son opinion sur un sujet, mais si elle ne suit pas la majorité, voir si elle est très controversée, le risque d’en subir les conséquences en ligne, voir même subir de l’intimidation est plus grand. Je ne vais plus sur Twitter, mais sur Facebook, c’est quelque fois effrayant de voir les commentaires vulgaires et déplacés de certaines personne. Ils pourraient dire la même chose, mais avec des mots, comment dire … plus civilisés sans pour autant dénigrer personne
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De l’importance d’être gentil, même sur Internet

 

FRANÇOIS DOMINIC LARAMÉE

Dire et faire n’importe quoi dans le cyberespace, c’est peut-être un droit, mais ce n’est certainement pas une obligation. Voici quelques réflexions sur le sujet – et les témoignages involontaires de gnochons qui auraient eu intérêt à les lire avant d’agir.

Je suis chanceux dans la vie. Notamment dans ma vie sur Internet. Contrairement à certains collègues et amis, je n’ai jamais été menacé de mort sur Twitter et je n’ai jamais eu besoin d’appeler la police pour mettre fin à du harcèlement en ligne.

En fait, je peux compter sur les doigts d’une main le nombre de fois où j’ai reçu des commentaires violents ou dénigrants après avoir publié un billet sur Internet – et à vue de nez, je dois en avoir publié plus de 5 000. J’ai même la chance d’avoir régulièrement des échanges agréables et stimulants avec des gens dont les convictions politiques sont aux antipodes des miennes, c’est bien pour dire jusqu’à quel point je suis chanceux.

Et pourtant, j’ai peur.

J’ai peur que, la prochaine fois que j’écrirai quelque chose le moindrement controversé, ou même de pas controversé une miette, quelqu’un, quelque part, sautera les plombs et décidera de transformer ma vie en cauchemar.

De l’omniprésence de la méchanceté

C’est ce qui est arrivé, il y a quelques mois, à l’actrice Michelle Borth, qui vient de quitter son rôle dans Hawaii 5-0. Harcelée par des «fans» un peu trop enthousiastes qui trouvaient qu’elle ne leur consacrait pas assez de temps, à eux et à leurs «fan sites». Ou quelque chose du genre; il est toujours difficile de cerner les motivations exactes de ces gens-là.

C’est aussi ce qui est arrivé à Deontay Wilder, dont la femme et la fille handicapée ont été les cibles d’un fou furieux sur les réseaux sociaux.

C’est aussi ce qui est arrivé à la trentaine de victimes présumées d’un ti-cul de 16 ansqui s’amusait à envoyer l’escouade tactique chez les gens en les accusant de mener des prises d’otages.

Bien sûr, ce genre de comportement abominable n’est pas nouveau. Le quorum de trolls sur les vieux forums Usenet que je fréquentais au tournant des années 1990 était déjà assez navrant, merci, et la première étude sur le comportement des joueurs dans les mondes virtuels estimait à 15 ou 20% la proportion de griefers, ceux qui n’étaient là que pour nuire à l’expérience d’autrui et qui payaient temps et argent pour ce privilège.

Mais le fait que la goujaterie en ligne soit vieille comme le monde virtuel ne constitue pas une raison pour l’endurer, n’est-ce pas?

Des conséquences de la méchanceté

Heureusement, parfois, les choses tournent bien. Le ti-cul obsédé par le SWAT a été arrêté par la police. La compagnie qui avait harcelé un utilisateur ayant publié un commentaire négatif sur Amazon après avoir eu une mauvaise expérience avec son produit a été bannie du site. Et Deontay Wilder, qui s’adonne à être un boxeur poids lourd classé 7e au monde par Boxrec (fiche : 31-0, 31 knockouts), a infligé une bonne correction à son propre troll lorsque celui-ci a eu la mauvaise idée d’aller l’affronter, en toute connaissance de cause, dans un gym de Los Angeles.

Mais pour chaque Deontay Wilder, combien de victimes qui n’ont pas les moyens de se défendre et qui ne dorment plus la nuit?

Un appel aux armes

Alors, si vous voyez ou que vous subissez de l’intimidation, dénoncez. Il y a plus de gens derrière vous que vous ne le pensez.

Et si vous êtes aussi chanceux que moi et que votre vie numérique et celles de vos proches se portent à merveille, prenez quelques minutes pour envoyer un gentil tweet à quelqu’un que vous ne connaissez pas, mais dont vous appréciez le travail ou l’engagement social. Non seulement vous lui ferez le plus grand bien, mais vous contribuerez peut-être à la survie de l’Humanité.

Parce qu’un jour ou l’autre, des extra-terrestres finiront bien par débarquer sur Terre. Et il faudra bien leur prouver que les commentaires sur YouTube ne représentent qu’une minorité de l’expérience humaine si on veut éviter qu’ils ne s’empressent de stériliser la planète.

http://branchez-vous.com/

Ohio Un intimidateur goûte à sa propre médecine


Je ne pense pas que cette condamnation pourrait s’appliqué a des adolescents ou des enfants, mais pour un adulte, oui, je crois que c’est une condamnation qui je pense pourrait enlever l’envie de recommencer
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Un intimidateur goûte à sa propre médecine

 

 

Un intimidateur goûte à sa propre médecine

Crédit photo : Reuters

Un homme de 62 ans de l’Ohio a été condamné à une peine d’humiliation publique pour avoir intimité des enfants handicapés pendant plus de 15 ans.

Edmond Aviv, qui a acquiescé à des accusations de délit et d’inconduite, a été condamné vendredi à se tenir debout au coin d’une rue de South Euclid, portant une pancarte sur laquelle était écrit :

«JE SUIS UN INTIMIDATEUR! Je m’en prends aux handicapés et aux enfants et je suis intolérant envers ceux qui sont différents de moi. Mes actions ne sont pas en accord avec l’esprit de communauté qui caractérise la diversité de South Euclid où je vis.»

Selon le site de nouvelles cleveland.com, l’accusé s’est rendu à l’intersection à 8 h 57 et a tenu sa pancarte jusqu’à 14 h.

Edmond Aviv terrorisait les enfants de son voisin qui a adopté deux petits noirs souffrant de déficience développementale.

«Lorsque les enfants allaient jouer dehors, ils devenaient la cible d’Aviv, a dit la juge Gayle Williams-Byers. Si les petits échappaient la balle, il la lançait le plus loin qu’il pouvait pour que les enfants, avec leurs capacités limitées, puissent la récupérer.»

L’accusé a aussi écopé d’une sentence de 15 jours en prison. Il doit suivre des cours de maîtrise de la colère et faire 100 heures de travaux communautaires.

http://tvanouvelles.ca/

Facebook: elles battent un garçon et publient la vidéo


Avec tout ce qu’on entend sur la tolérance zéro sur l’intimidation, faut croire que le message ne passe pas. Au moins, les deux écervelées ont filmé et posté leurs conneries ce qui peut maintenant être une preuve contre elles. Ce n’est certes pas très futé, mais elles ont mis les réseaux sociaux témoins de leurs gestes.
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Facebook: elles battent un garçon et publient la vidéo

 

Une vidéo dans laquelle on voit deux jeunes filles frapper et intimider un garçon a été publiée sur Facebook, provoquant de nombreuses réactions et forçant la Régie inter municipale de police Richelieu-Saint-Laurent à ouvrir une enquête.

Elles sont deux. L’une frappe, crache et crie des insultes. L’autre filme. Puis, elles échangent les rôles. Pendant ce temps, le garçon reçoit les coups.

Publiée sur Facebook dans les derniers jours, la vidéo a été supprimée par l’une des deux adolescentes mardi. Elle est toutefois encore disponible et suscite toujours de vives réactions.

Une plainte a été déposée à la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent et les enquêteurs ont pris connaissance de la vidéo.

La victime et ses deux agresseurs seront rencontrés sous peu.

http://fr.canoe.ca/

L’intimidation entraîne des séquelles à long terme sur la santé


L’intimidation fait beaucoup de tort. Il est clair qu’avec Internet, il est très important d’agir à la source pour éviter qu’il y a des conséquences plus tard
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L’intimidation entraîne des séquelles à long terme sur la santé

 

Plus un enfant est victime d'intimidation pendant longtemps, plus les... (Photothèque La Presse)

PHOTOTHÈQUE LA PRESSE

La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Plus un enfant est victime d’intimidation pendant longtemps, plus les conséquences pour sa santé seront importantes et de longue durée, préviennent des chercheurs américains.

Les scientifiques de l’Hôpital pour enfants de Boston ont été les premiers à se pencher sur les conséquences combinées de l’intimidation, autant à l’école primaire qu’au secondaire.

L’auteure principale, la docteure Laura Bogart, a expliqué que l’étude démontre qu’une intimidation à long terme a un impact grave sur la santé générale de l’enfant et que ses effets négatifs peuvent s’accumuler et s’aggraver avec le temps.

La docteure Bogart et son équipe se sont intéressés à 4297 enfants ou adolescents, de la fin de leurs études primaires à la fin de leurs études secondaires. Les participants ont été périodiquement questionnés au sujet de leur santé physique et mentale, tout comme au sujet de l’intimidation.

Les chercheurs ont déterminé que l’intimidation, à tout âge, est associée avec une détérioration de la santé physique et mentale, avec une augmentation des symptômes de dépression et avec un recul du sentiment de valeur de soi. Les participants victimes d’intimidation chronique éprouvaient aussi plus de difficultés à pratiquer des activités physiques comme la marche ou la course.

Ceux qui avaient été intimidés dans le passé et qui l’étaient toujours présentaient les pires performances.

Les auteurs estiment que leur étude témoigne de nouveau de l’importance de lutter contre l’intimidation le plus tôt possible.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans le journal médical Pediatrics.

http://www.lapresse.ca/

Pourquoi suis-je roux?


Personnellement, je ne comprends pas que des roux, dès l’enfance font face à une intimidation a cause de la couleur de leurs cheveux. Que des hommes sont les mal-aimés à comparer aux femmes et que cela peut aller jusqu’à détester ouvertement les roux
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Pourquoi suis-je roux?

 

Sur l'échelle de roux, notre collaborateur Simon Painchaud se situe entre le... (Image Vincent Tourigny, vtourigny.com)

IMAGE VINCENT TOURIGNY, VTOURIGNY.COM

SIMON PAINCHAUD / URBANIA

Sur l’échelle de roux, notre collaborateur Simon Painchaud se situe entre le roux cliniquement roux et Karine Vanasse. Bon an mal an, la couleur roux a – selon lui – fait une éclaboussure indélébile sur sa personnalité comme une tache de sauce à spaghetti sur une chemise neuve.

Dans une démarche historique et philosophique, il s’est entretenu avec Valérie André, auteure de Réflexions sur la question rousse.

D’où vient ma rousseur? 

Biologiquement, c’est un accident de parcours dans l’évolution. Sur le plan scientifique, la rousseur peut être considérée comme une anomalie. Ceux qui n’ont pas de parents roux dans leur famille auront malgré tout 3 % des chances d’avoir un enfant roux. Vous pouvez avoir des roux chez les Noirs, les Blancs et les Asiatiques, car il s’agit d’une mutation dans la synthèse du pigment. Ce n’est pas considéré comme un pigment banal, comme le brun ou le blond. La rousseur authentique se caractérise par un teint extrêmement clair, des yeux pâles et une pilosité d’une teinte très particulière.

Certains scientifiques croient que les roux disparaîtront d’ici une centaine d’années. Est-ce que ma teinte va véritablement partir au lavage? 

Il n’y a aucune raison que la rousseur disparaisse. Pas plus que l’albinisme. Le seul moyen qu’elle disparaisse, c’est si on procédait à une élimination d’embryons qui auraient subi cette évolution pigmentaire. Ce qui voudrait dire que la médecine accréditerait cette sélection, ce qui est hautement improbable. Il faut savoir que la rousseur est un gène qui a tendance à être dominant.

Mais pas très dominant dans une cour d’école, si je me fie à mes expériences passées. Est-ce qu’être roux avant 1981, c’était pénible?

Pour résumer ce qui caractérise l’ensemble des époques, nous sommes dans une relation extrêmement ambiguë, voire bipolaire avec la rousseur. L’attraction et la répulsion se confrontent, comme c’est souvent le cas dans des phénomènes de minorité. Les sociétés anciennes n’avaient pas accès à toute cette connaissance scientifique, alors ils se tournaient vers des interprétations souvent de nature magique, religieuse ou superstitieuse.

Dès le 4e siècle avant Jésus-Christ, on va assimiler les roux à des personnages hypocrites et fourbes en les associant au renard. On transpose donc sur l’homme les qualités ou les défauts de l’animal, et vice versa. Par une démarche similaire, on associera la rousseur au feu. Dans notre représentation, le feu est associé à la fois à la vie et à la mort, à la chaleur et aux forces diaboliques et aux forces surnaturelles. Cette analogie sera projetée sur les humains.

Force diabolique et feu, on se croirait dans Twilight. Est-ce que leur épiderme éclipse encore leur personnalité?

Oui, c’est souvent le cas. On va désigner votre personnalité en vous traitant de roux ou de rouquin. Que ce soit positif ou négatif. C’est une idée de dépersonnalisation de l’individu qui est résumée à sa couleur de cheveux. Dans beaucoup de romans, la rousseur du personnage est également un facteur identitaire. On va très rapidement poser un diagnostic esthétique différent sur la rousseur des hommes et sur la rousseur des femmes.

De quelle façon?

Dans le cas des hommes, historiquement, la rousseur a souvent été associée à l’antisémitisme. Par exemple, jusque dans les années 1920, on entendait dans plusieurs langues européennes l’expression «roux comme Judas». On n’a pas retracé de textes qui évoquent la rousseur de Judas, mais plutôt des peintures qui le représentent avec les cheveux roux. Dans l’imagerie populaire, on associe alors la rousseur de Judas à sa félonie, à sa traîtrise et même à son judaïsme. On se retrouve donc avec une forme de poids sémantique qui va toucher les uns et les autres.

Est-ce qu’on réserve le même traitement aux femmes?

Pour la femme, il va y avoir un phénomène qui va davantage toucher à sa sexualité. Cette association est surtout bâtie sur l’imagerie du feu et de son association à la chaleur. On sait que dans l’Antiquité, dans certains quartiers de Rome, les femmes prostituées pouvaient arborer certaines coiffures et teintes de cheveux particulières.

Lesquelles?

Difficile à dire. À l’époque, le latin ne permettait pas de différencier les subtilités des couleurs comme aujourd’hui. Il y a donc une certaine hésitation dans la traduction entre le blond et le roux. Alors, il y avait une association tout à fait artificielle entre la couleur de cheveux de ces prostituées romaines et celle des véritables rousses. Ce caractère sexué des femmes s’est même retrouvé sous la plume d’auteurs du 19e siècle comme Balzac, Zola et Maupassant. Dans les années 1880, certains médecins italiens et français écrivaient que les prostituées posséderaient un gène de la prostitution. Et que les femmes rousses seraient porteuses de ce gène. Ça va loin!

Peut-on dire que mes semblables sont moins persécutés de nos jours?

On se trouve aujourd’hui dans une époque où le métissage a beaucoup plus sa place. La différence n’est plus devenue un problème en soi. Et pour tout ce qui touche les femmes rousses, on vit dans une société où la sexualité est survalorisée dans les médias, le cinéma, la mode. Être une jolie rousse est aujourd’hui un avantage plutôt qu’un problème. Mais le phénomène d’internet a permis la résurgence de la haine du roux. Les gens se laissent aller sans la moindre autocensure, mais ils n’ont pas le sentiment de faire un acte de racisme. Si vous remplacez le mot roux par Noir ou Juif, vous encourez un procès. L’internet libère toute une gamme d’instincts.

En terminant, que diriez-vous à mon enfant roux si vous étiez sa marraine?

Je lui dirais que sa faiblesse momentanée fera sûrement sa force à un moment donné. On vit aujourd’hui dans une société où la singularité devient bien souvent un facteur de valorisation. Certains roux célèbres comme Sonia Rykiel en ont fait leur force. Mais malheureusement, la connerie n’a pas de frontière…

http://www.lapresse.ca/

Une amende pour avoir intimidé un orignal


 

C’est une bonne chose que des témoins ont fait des plaintes aux agents de la faune pour ce genre de conneries fait sur un orignal
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Une amende pour avoir intimidé un orignal

Orignal mâle

 

Orignal mâle

Deux Canadiens ont été reconnus coupables d’avoir intimidé un orignal, cet été, sur un lac du nord-ouest de l’Ontario. Andrew Weiers de Dryden et Matthew Weiers de l’Alberta écopent du même coup d’une amende de 2500 $.

Les deux hommes pourchassaient en bateau, le 19 juillet dernier, un orignal qui nageait dans le lac Eagle, près de Dryden. L’embarcation encerclait l’animal, afin de l’empêcher de regagner la rive. Matthew Weiers a même sauté sur le dos de la bête, alors qu’elle se trouvait dans le lac.

Plusieurs témoins de la scène ont fourni des informations aux agents de la faune, ainsi qu’un enregistrement vidéo, qui montre le bateau faire des cercles autour de l’animal.

Il est illégal de chasser un animal qui nage. Le ministère des Richesses naturelles souligne qu’un orignal peut souffrir d’épuisement extrême, de stress et même mourir à la suite d’une telle intimidation.

http://www.radio-canada.ca

Qui sont les «sadiques ordinaires» ?


On peut être sadique sans être un psychopathe mais malheureusement, les gens sadiques font autant de mal étant donné qu’ils aiment faire souffrir les gens
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Qui sont les «sadiques ordinaires» ?

 

© Danny Moloshok / Reuters/REUTERS

Loin d’être des serial killers ou des déviants sexuels, les sadiques apprécient plus que d’autres lorsqu’ils font souffrir quelqu’un.

Pascale Senk

Bien adaptés en société, certains individus se délectent plus que la moyenne des souffrances qu’ils infligent.

Oui, les sadiques sont bien parmi nous! Une étude menée par les Dr Delroy Paulhus et Erin Buckels, professeurs et chercheurs en psychologie à l’université de Colombie britannique (Canada), a permis d’établir que certains individus apparemment adaptés en société étaient animés de pulsions sadiques. Sans être des serial killers ou des déviants sexuels, ces individus se délectent davantage que d’autres lorsqu’ils font souffrir quelqu’un. On peut alors parler là d’un «sadisme ordinaire» du type de celui qui, par pur plaisir, pousse certains ados à harceler une victime sur Internet ou des employés de bureau à se moquer quotidiennement d’un collègue timide.

Lors d’une première expérience relatée dans la revue scientifique Psychological Science, Paulhus et Buckels ont soumis 71 étudiants à un questionnaire apparemment centré sur la thématique «Personnalité et tolérance aux emplois difficiles». Dans le panel des emplois proposés, 34 étudiants ont choisi le nettoyage des toilettes, 13 un job les exposant au froid…les 53 restant ont préféré se consacrer, de près ou de loin, à l’extermination d’insectes. Les chercheurs leur ont fourni un moulin à café barbare dans lequel les étudiants devaient jeter trois insectes pour les réduire en miettes. Afin «d’humaniser» davantage ces insectes, les chercheurs leur avaient donné des prénoms.

Durant l’expérience, certains étudiants suspendaient leur geste criminel après avoir tué un, voire deux insectes. Mais d’autres réclamaient encore plus de victimes, et un questionnaire a mesuré chez eux un plaisir particulièrement intense, leur jouissance augmentant même avec le nombre d’insectes qu’ils faisaient souffrir.

Pulsions sadiques et traits de personnalité

Dans une deuxième étude, le Dr Paulhus a cherché à établir des liens entre ces pulsions sadiques et trois «traits de personnalité néfastes» (narcissisme, psychopathie et machiavélisme) sur lesquels il travaille depuis 30 ans. Il a pour cela proposé à des volontaires de jouer à un jeu vidéo en permettant aux gagnants, après un long temps de diversion, de revenir faire exploser leur adversaire après le combat, ajoutant un bruit plus ou moins fort à cette élimination.

Parmi ceux qui présentaient un niveau élevé de traits de «personnalités néfastes», seuls les sadiques faisaient l’effort de revenir pour pulvériser leur adversaire. Ils étaient aussi les seuls à relever alors le niveau sonore. Selon les chercheurs, ces résultats montrent que des sadiques «ordinaires» ont une motivation interne pour faire souffrir des innocents, même si cela leur coûte temps et énergie.

Pour le psychanalyste Jean Charles Bouchoux, auteur du livre Les pervers narcissiques (éd. Eyrolles), ces études confirment l’intuition freudienne selon laquelle nous sommes tous animés de pulsions sadiques.

«À un certain stade de son évolution, tout enfant éprouve du plaisir à faire du mal, explique-t-il. Mais ces pulsions sont habituellement contrecarrées par l’idéal du moi et la culpabilité qui en résulte».

Certaines personnes continuent toutefois à exprimer cette pulsion sadique, que ce soit à un niveau sexuel, physique, ou mental.

«Chez les pervers narcissiques, cette pulsion sadique se double du goût du pouvoir», ajoute Jean-Charles Bouchoux.

Une précision confirmée par les chercheurs américains.

«Les psychopathes veulent profiter de leurs victimes et se fichent de leur faire du mal dans ce processus, a déclaré le Dr Paulhus sur le site du New York Times. En revanche, les sadiques recherchent des occasions de faire souffrir les autres, et prolongent celles-ci pour leur propre plaisir».

http://sante.lefigaro.fr

Des photos de Rehtaeh Parsons dans une publicité pour un site de rencontre


Je ne comprends pas comment un site de rencontre peut afficher des photos de personnes qui ne sont même pas inscrites à leurs conneries et qu’en plus ils choisissent une photo d’une adolescente qui avait été agressé et intimidé a fini par se suicider
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Des photos de Rehtaeh Parsons dans une publicité pour un site de rencontre

 

Rehtaeh Parsons

Rehtaeh Parsons

Facebook a banni, mardi, un annonceur qui utilisait des photos de Rehtaeh Parsons dans une publicité pour un site de rencontre.

La publicité en question invitait les internautes à « trouver l’amour au Canada » en rencontrant « des femmes et des filles canadiennes ».

Rob Russell, qui travaille à Toronto, a aperçu l’annonce en naviguant sur sa page Facebook.

« Tout de suite, j’ai pensé : « Wow, quelqu’un doit n’avoir aucune idée de la personne à qui appartient cette photo » », a-t-il dit.

La photo de Rehtaeh Parsons dans une publicité pour un site de rencontre sur FacebookLa photo de Rehtaeh Parsons dans une publicité pour un site de rencontre sur Facebook

Rehtaeh Parsons est morte à 17 ans, en avril dernier, après s’être enlevé la vie. Selon le témoignage de ses parents, l’adolescente a préféré la mort à l’intimidation dont elle était victime depuis une agression sexuelle survenue un an plus tôt. Deux jeunes hommes de 18 ans sont d’ailleurs accusés de distribution de pornographie juvénile en lien avec cette affaire.

Le père de la jeune femme, Glen Canning, a appris mardi soir que la photo de sa fille était utilisée par le site de rencontre. Une connaissance lui a envoyé le lien par courriel.

« Je suis littéralement sans mot. C’est dégoûtant. »— Glen Canning, père de Rehtaeh Parsons

Facebook a déclaré que la compagnie responsable de l’annonce, ionechat.com, ne serait plus jamais autorisée à publier de nouvelles annonces sur le réseau social. Un porte-parole s’est excusé du tort que cela a pu causer.

« Il s’agit d’un exemple extrêmement malheureux d’un annonceur qui s’empare d’une photo pour l’utiliser dans une de ses campagnes publicitaires », a écrit le porte-parole  dans une déclaration.

Selon M. Canning, c’était la moindre des choses à faire.

Glen Canning, le père de Rehtaeh ParsonsGlen Canning, le père de Rehtaeh Parsons (archives) Photo :  Jack Julian/CBC

« C’est inconcevable pour un parent de voir une telle chose. Surtout parce que Rehtaeh a été victime d’une agression sexuelle, et ils vont la mettre sur un site de rencontre. Non seulement cela, mais elle est aussi mineure », a expliqué M. Canning en entrevue avec CBC.

Le père de Rehtaeh Parsons affirme qu’il va tenter de trouver de quelle façon la photo de sa fille s’est retrouvée dans cette publicité.

« Dans mon cœur, c’est inexcusable, a-t-il dit. D’aucune façon j’accepterai l’excuse que ça découle d’un quelconque problème technique. »

L’histoire de Rehtaeh Parsons a choqué les Canadiens et a fait le tour du monde. La semaine dernière, la mère de la jeune femme se confiait à la populaire émission de télévision américaineDr. Phil Show.

Le porte-parole de Facebook encourage toute personne à signaler les publicités qu’elle juge inquiétantes.

La compagnie qui chapeaute ionechat.com, be2, est établie au Luxembourg. Elle n’a pas réagi à l’affaire.

http://www.radio-canada.ca