Il y aurait 16 millions de papillons monarques de moins que l’an dernier


Un des papillons les plus formidables qui existent, enfin d’après moi, est le papillon monarque. C’est un papillon qui émigre 5 000 kilomètres, il passe l’hiver au Mexique pour pondre au printemps au Canada. Malheureusement, avec les événements météorologiques durant la migration beaucoup meurent en chemin, de plus la déforestation n’aide en rien pour l’espèce. Cependant, en plantant l’asclépiade un peu partout tout, même dans notre jardin, nous aidons le monarque a mieux survivre
Nuage

 

Il y aurait 16 millions de papillons monarques de moins que l’an dernier

 

Les monarques sont un rouage essentiel de l'écosystème... (ARCHIVES AP)

Les monarques sont un rouage essentiel de l’écosystème nord-américain, puisqu’ils pollinisent plusieurs fleurs sauvages et servent de nourriture aux oiseaux et à d’autres insectes.

 

MIA RABSON
La Presse Canadienne
Ottawa

C’est à ce moment de l’année que les rois de l’univers des papillons émergent de leur hibernation au Mexique à la recherche de l’amour, prêts à se multiplier.

Les scientifiques ont toutefois prévenu cette semaine que le nombre de monarques qui entameront cette année leur périlleuse migration de 5000 kilomètres vers le Canada est en déclin important, en raison des intempéries de l’automne dernier.

Une étude dévoilée lundi par le Fonds mondial pour la nature (WWF) et la Commission nationale mexicaine des aires protégées témoigne d’un recul de 15% de la superficie de zones forestières occupée par les monarques dans le centre du Mexique cet hiver. En termes absolus, cela représente probablement 16 millions de papillons en moins que l’an dernier.

Les monarques sont un rouage essentiel de l’écosystème nord-américain, puisqu’ils pollinisent plusieurs fleurs sauvages et servent de nourriture aux oiseaux et à d’autres insectes.

Une spécialiste de la conservation des espèces pour WWF-Canada, Emily Giles, a expliqué que la population de monarques fluctue, mais qu’on observe une tendance à la baisse depuis 25 ans.

«On pense que c’est un autre indice d’une autre espèce, une autre espèce de pollinisateurs, qui est en déclin», a-t-elle dit.

Les monarques sont déjà considérés comme menacés au Canada, rappelle Mme Giles.

Au cours de la dernière année, un automne plus chaud que prévu a incité les papillons à retarder leur départ pour le Mexique, et lorsqu’ils se sont finalement envolés, plusieurs ont été tués par les ouragans et les tempêtes tropicales qui ont balayé l’Amérique du Nord.

«Cette année, des chercheurs américains ont constaté que plusieurs événements météorologiques ont probablement eu un impact sur les populations qui migraient», a ajouté Mme Giles.

Un habitat qui rétrécit

La population de monarques est mesurée à partir de la superficie de forêt où les scientifiques les trouvent pendant leur hibernation de décembre et janvier. En 1993, les papillons occupaient 6,23 hectares de forêt dans le centre du Mexique, dans les États de Mexico et du Michoacan – soit l’équivalent d’environ 12 terrains de football.

L’an dernier, les monarques n’ont eu besoin que de 2,48 hectares, soit seulement 4,5 terrains de football.

La perte d’habitat entraînée par la déforestation et les intempéries associées aux changements climatiques sont les principaux responsables de ce déclin, selon le rapport du WWF.

Les monarques se reproduisent sur au moins quatre générations chaque année – dont trois qui durent entre six et dix semaines et qui ont lieu au Canada et aux États-Unis entre mars et septembre. La quatrième génération survit plusieurs mois, migrant vers le sud jusqu’en Californie et au Mexique où les papillons hibernent avant de repartir vers le nord pour pondre au printemps.

Des chercheurs de l’université Cornell croient que le déclin de la population est attribuable à la mortalité pendant la migration en raison du mauvais temps et de problèmes avec les forêts où les papillons hibernent.

Mme Giles indique que les Canadiens peuvent aider les papillons en plantant des asclépiades dans leurs jardins; cette plante indigène est la seule où les monarques pondront leurs oeufs.

Elle explique que les asclépiades ont été éradiquées par les herbicides au cours des dernières décennies, et que leur remplacement est donc essentiel à la survie des papillons.

«C’est une espèce que nous pouvons tous aider et je pense que nous l’aimons et que nous tenons à elle, a dit Mme Giles. C’est un peu un emblème national.»

http://www.lapresse.ca/

Un oiseau d’Europe fait le voyage jusqu’au Nouveau-Brunswick


Un oiseau qui doit se sentir seul au monde quand il s’est retrouvé loin de ses congénères d’Europe, on atterrissant au Nouveau-Brunswick. Heureusement, qu’il est adapté à l’hiver. Il pourra sans doute survivre
Nuage

 

Un oiseau d’Europe fait le voyage jusqu’au Nouveau-Brunswick

 

THE CANADIAN PRESS/HO-PETER GADD MANDATORY

Une grive draine a été observée pour la première fois samedi dernier à Miramichi.

Le Nouveau-Brunswick accueille ces jours-ci un oiseau rare. Littéralement.

Une grive draine a été observée pour la première fois samedi dernier à Miramichi, et ce passereau plus familier avec les boisés d’Europe a décidé de passer l’hiver au Nouveau-Brunswick.

Selon l’ornithologue amateur Peter Gadd, qui l’a découverte dans un arbre sur sa propriété, il s’agit du premier signalement en Amérique du Nord d’une grive draine, un oiseau plutôt commun en Europe. M. Gadd et sa femme Deana participent activement à un programme d’observation et de signalement des oiseaux, une tâche facilitée par les mangeoires installées sur leur propriété.

En apercevant le nouveau visiteur, l’ornithologue amateur a tout de suite réalisé qu’il s’agissait d’une visite rare. Puisque la grive draine ressemble un peu à un merle d’Amérique — les deux passereaux sont de la même famille et du même genre —, M. Gadd a envoyé une photo à des collègues amateurs plus expérimentés pour confirmer l’identité du rare voyageur.

La grive draine a élu domicile dans un sorbier d’Amérique chez les Gadd, et la nouvelle s’est rapidement répandue dans la communauté des ornithologues. Les trois premiers jours, plus d’une centaine d’amateurs d’oiseaux sont venus l’observer.

Selon M. Gadd, la grive a peut-être été séparée de sa volée avant de dériver vers le Canada à cause des forts vents et des intempéries.

Il rappelle que ce passereau est très jaloux de sa réserve de nourriture — il a déjà pris en chasse des merles d’Amérique. La grive est par ailleurs plutôt résistante au froid: elle devrait donc pouvoir survivre à l’hiver. Après tout, elle a déjà traversé l’Atlantique Nord, note M. Gadd.

http://quebec.huffingtonpost.ca/