Parler des émotions aux enfants: pourquoi le plus tôt, c’est mieux


Les émotions chez les enfants sont parfois difficiles à gérer pour les adultes. Aujourd’hui on axe plus sur la conversation avec les enfants dès le jeune âge et de les aider à comprendre leurs émotions
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Parler des émotions aux enfants: pourquoi le plus tôt, c’est mieux

 

FRAN POLITO VIA GETTY IMAGES

Favoriser l’intelligence émotionnelle des enfants ne veut pas dire les protéger des émotions difficiles.

Parler de déclencheurs permet aux enfants de réfléchir à différentes émotions et leur permet d’identifier les mesures à prendre plus facilement.

Nous ne pouvons plus nier les avantages de l’apprentissage de la régulation émotionnelle aux enfants. Mais que signifie vraiment cette régulation émotionnelle ?

La régulation émotionnelle revient à être conscient du fait que les émotions jouent un rôle primordial dans le comportement des enfants. Les crises de colère, le comportement agressif et la violence chez les jeunes enfants sont souvent – mais pas toujours – la manifestation de leur incapacité à gérer leurs émotions.

L’intelligence émotionnelle signifie donc être attentif aux émotions des enfants, présumer qu’ils comprennent et qu’ils tirent un bénéfice lorsque nous leur parlons de sentiments et d’émotions. Il ne s’agit pas simplement d’apprendre aux enfants à identifier les différentes émotions, mais aussi de les aider à comprendre qu’il faut parfois traiter les questions sous-jacentes et que d’autres fois, la meilleure option consiste à s’éloigner.

Favoriser l’intelligence émotionnelle des enfants ne veut pas dire les protéger des émotions difficiles.

    Favoriser l’intelligence émotionnelle des enfants ne veut pas dire les protéger des émotions difficiles. Au contraire, nous aidons nos enfants à développer leur intelligence émotionnelle en leur montrant que les émotions font partie de la vie – tout le monde éprouve des émotions – et en leur fournissant un cadre au sein duquel ils peuvent, en toute sécurité, exprimer ces émotions de façon appropriée.

    Pourquoi l’intelligence émotionnelle compte-t-elle?

    De nombreuses études ont constaté que lorsque nous traitons la manifestation des émotions chez nos enfants comme un moment fort d’apprentissage, nous les aidons à développer leur régulation émotionnelle. À cet égard, les études de Gottman ont démontré que les enfants qui ont développé cette régulation émotionnelle parviennent à avoir de meilleurs résultats sociaux, scolaires et psychologiques.

    Plusieurs études ont montré que plus nous parlons des émotions aux enfants (3 ans) de façon précoce, mieux ils comprennent leurs propres émotions et celles des autres. D’autres études ont révélé que même à la fin de la deuxième année, les enfants sont en mesure d’utiliser des termes précis pour décrire leurs émotions. Tout porte à croire que «mettre les mots» sur les causes et les conséquences des émotions a un impact sur le comportement des enfants.

    Dans une étude scientifique, 41 frères et sœurs et leurs mères ont été observés lorsque le deuxième enfant avait 3 ans. Ils ont été à nouveau suivis lorsque le deuxième enfant avait 6 ans et demi. Un des objectifs de l’étude était de déterminer si le fait de parler aux jeunes enfants (3 ans) des sentiments et émotions aurait un impact sur leur capacité à identifier les sentiments et les émotions des autres plus tard dans leur vie. Bien que l’étude n’ait pas permis de conclure que seul cet échange favorise le développement de l’intelligence émotionnelle chez les enfants, il a mis en évidence des résultats intéressants :

  • Les enfants sont plus conscients de leurs émotions quand ils sont en conflit avec les autres. En d’autres termes, le conflit social fournit une occasion aux parents de parler des émotions. Dans les familles où il y a peu de disputes, les enfants ont plus de mal à développer leur intelligence émotionnelle.

  • Plus les enfants ont entendu parler des émotions variées tôt et de façon fréquente, plus ils sont susceptibles d’identifier les émotions des inconnus à l’âge de 6 ans. Les enfants qui ont peu appris sur les émotions sont moins en mesure d’identifier avec précision les émotions des autres.

    Une grande partie des recherches sur l’intelligence émotionnelle suggère que les enfants sont plus susceptibles de comprendre les différentes émotions lorsqu’ils ont été confrontés à des opportunités pour réfléchir sur celles-ci. Il y a, cependant, certaines phases importantes à ne pas négliger lorsque nous voulons apprendre les émotions aux enfants.

  1. Aider les enfants à identifier leurs émotions

    Aider les enfants à identifier les différentes émotions est la première étape vers le développement de l’intelligence émotionnelle. Il existe plusieurs façons ludiques d’apprendre les émotions aux enfants. Quand nous «mettons les mots sur les émotions», nous aidons nos enfants à apprendre à identifier les différentes émotions.

    Être conscient des émotions de l’enfant et les nommer – « tu as l’air triste, je sais que tu es fâché » – peut également les aider à mieux apprendre les différentes émotions.

  1. Identifier d’où viennent les émotions difficiles

    Les émotions difficiles expliquent souvent le «mauvais comportement» des enfants. Aider les enfants à comprendre pourquoi certaines situations les rendent tristes ou anxieux peut faciliter la gestion de leurs émotions. Même lorsque les enfants ne veulent pas parler de leurs déclencheurs, les encourager à parler des émotions des autres pourrait les aider:

    «qu’est ce que tu penses que (…) aurait ressenti?», «comment penses-tu que (…) aurait réagi?».

Vous pouvez aussi incorporer les émotions dans vos lectures avec votre enfant.

    Vous pouvez aussi incorporer les émotions dans vos lectures avec votre enfant. Par exemple, en lisant un livre ou en regardant une image, vous pouvez dire

    « Pourquoi penses-tu qu’elle a l’air si triste ? »

    Parler de déclencheurs permet aux enfants de réfléchir à différentes émotions et leur permet d’identifier les mesures à prendre plus facilement.

  1. Identifier comment faire face à des émotions

La troisième étape consiste à savoir comment faire face à des émotions. Certaines situations sont gérables. Par exemple, nous pouvons aider un enfant dont la colère constante est déclenchée par la rivalité avec son frère ou sa sœur. D’autres situations sont moins gérables et nécessitent que votre enfant apprenne à s’éloigner. Proposer des outils appropriés tels que «des boîtes autocalmantes» peut apprendre à votre enfant à gérer sa colère par lui-même.

Il faut tirer profit du fait que les émotions sont partout! Vous pouvez utiliser les jeux pour parler des émotions ou profiter des sorties pour « analyser » les émotions des autres. Quand il s’agit de parler des émotions aux enfants, les options sont infinies – l’important c’est de faire un pas à la fois.

Ce texte a déjà été publié sur le site parent.co.

http://quebec.huffingtonpost.ca/e

Dix personnes toxiques à éviter à tout prix


Reconnaitre les personnes toxiques qui vous empêchent d’avancer, qui nous paralysent dans notre cheminement est important pour éviter de tomber dans leur jeu et si possible les éviter
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Dix personnes toxiques à éviter à tout prix

 

Dr. Travis Bradberry

Auteur du best-seller Emotional Intelligence 2.0 et président de TalentSmart, premier fournisseur mondial d’intelligence émotionnelle

Les personnes toxiques défient toute logique. Certaines ne se rendent pas du tout compte de l’impact négatif qu’elles ont sur les gens qui les entourent, et d’autres ont l’air de trouver du plaisir à semer le chaos et à nous pousser à bout.

Il est important d’apprendre à gérer les différents types de personnes toxiques, mais souvenez-vous qu’elles ne valent pas la peine de perdre du temps et de l’énergie – et Dieu sait si elles en prennent. Les personnes toxiques sont source de difficulté, de conflit, et, pire que tout, de stress.

« Les gens vous inspirent ou vous aspirent… Choisissez-les bien ! «  – Hans F. Hansen

La capacité à gérer nos émotions et à rester calme sous la pression a un lien direct avec nos performances. TalentSmart a fait une étude sur plus d’un million de personnes et a constaté que 90% des personnes les plus performantes savaient bien gérer leurs émotions en période de stress ; elles gardent leur calme et maîtrisent la situation. Leur plus grand don, c’est leur capacité à utiliser l’intelligence émotionnelle pour identifier les personnes toxiques et les maintenir à l’écart.

On dit souvent que l’on est le produit des cinq personnes avec qui l’on passe le plus de temps. Si l’une de ces cinq personnes est toxique, vous découvrirez tôt ou tard à quel point cette personne vous empêche d’avancer.

Vous ne pouvez pas espérer prendre vos distances avec les personnes toxiques avant de les avoir identifiées. Le plus difficile, c’est de faire la part entre ceux qui sont juste embêtants ou compliqués de ceux qui sont vraiment toxiques. Voici les dix types de personnes toxiques qu’il faut éviter à tout prix pour ne pas devenir soi-même toxique.

1. La commère

Les commères trouvent leur bonheur dans le malheur des autres. C’est sans doute amusant de chercher le moindre défaut dans la vie personnelle ou professionnelle de quelqu’un, au début, mais avec le temps, cela devient fatigant, on commence à se sentir irrespectueux et méchant. Il y a trop de choses positives dans la vie et tellement à apprendre des personnes intéressantes pour perdre son temps à parler du malheur des autres.

2. Le caractériel

Certaines personnes ne maîtrisent absolument pas leurs émotions. Elles s’en prennent à vous et projettent leurs émotions sur vous, tout en pensant que c’est vous qui êtes responsable de leur mal-être.

Les personnes caractérielles sont difficiles à repousser parce que leur manque de contrôle vous fait culpabiliser. Quand la situation se complique, les personnes caractérielles déversent leurs émotions sur vous ; il faut absolument les éviter.

3. La victime

Les victimes sont difficiles à identifier parce qu’on commence toujours par avoir de la compassion pour elles. Mais plus le temps passe, et plus l’on comprend qu’elles ont besoin de nous tout le temps. Les victimes refusent toute responsabilité en faisant du moindre obstacle une montagne impossible à franchir. Elles ne pensent pas que les périodes difficiles sont des occasions d’apprendre et d’évoluer. Un vieux dicton dit :

« La douleur est inévitable mais souffrir est optionnel. »

Cela illustre tout à fait le côté toxique de la victime, qui choisit de souffrir tout le temps.

4. L’égocentrique

Les personnes égocentriques vous dépriment parce qu’elles sont distantes et froides. On se rend rapidement compte que l’on sort avec des personnes égocentriques : elles nous font nous sentir terriblement seul. Cela s’explique parce qu’elles n’ont aucun intérêt à entretenir un vrai lien avec quiconque. Nous ne sommes qu’un outil destiné à accroître leur estime d’elles-mêmes.

5. Le jaloux

Chez les personnes jalouses, l’herbe est toujours plus verte ailleurs. Même quand il leur arrive quelque chose de bien, elles n’en tirent aucun plaisir. C’est parce qu’elles comparent leur bonheur à celui du monde au lieu de simplement trouver une satisfaction dans ce qui leur arrive. Et, soyons honnête, il y aura toujours quelqu’un qui réussit mieux, quelque part. Passer du temps avec des personnes jalouses est dangereux parce qu’elles vous apprennent à dévaloriser vos propres réussites.

6. Le manipulateur

Les manipulateurs pompent tout votre temps et votre énergie sous la façade de l’amitié. Ils ne sont pas toujours faciles à gérer, parce qu’ils vous traitent en ami. Ils savent ce que vous aimez, ce qui vous rend heureux et ce qui vous fait rire, mais le problème, c’est qu’ils utilisent ces informations. Ils ne font rien sans arrière-pensée. Les manipulateurs cherchent toujours à obtenir quelque chose de vous, et si vous prenez du recul sur votre relation avec eux, ils ne font que prendre, prendre, prendre, sans jamais donner en retour, ou très peu. Ils font tout pour vous convaincre afin de mieux vous détruire.

7. Le Détraqueur

Dans la saga « Harry Potter » de J.K. Rowling, les Détraqueurs sont des créatures maléfiques qui aspirent l’âme du corps et laissent les gens dans un état inhumain. Quand un Détraqueur entre dans une pièce, tout devient sombre, il se met à faire froid et les gens se souviennent de leurs pires souvenirs. Rowling explique qu’elle a développé le concept des Détraqueurs à partir de personnes très nocives – le genre de personnes qui ont la capacité d’arriver dans une pièce et d’aspirer toute la vie.

Les Détraqueurs aspirent la vie en imposant leur négativité et leur pessimisme à toutes les personnes qu’ils rencontrent. Ils voient toujours le verre à moitié vide, et ils arrivent à instiller la peur dans n’importe quelle situation. Une étude de l’université Notre-Dame montre que les étudiants qui partagent leur chambre avec des colocataires pessimistes ont beaucoup plus tendance à développer des pensées négatives et même à déprimer.

8. Le pervers

Certaines personnes toxiques ont de mauvaises intentions ; elles trouvent du plaisir dans la souffrance et le malheur des autres. Elles sont là soit pour vous faire du mal, soit pour vous faire sentir mal, soit pour obtenir quelque chose de vous ; sinon, elles n’ont aucun intérêt à vous cotoyer. Le seul point positif avec ce genre de personnes, c’est que l’on peut comprendre leurs intentions assez rapidement, ce qui permet de s’en débarrasser plus facilement.

9. Les critiques

Les personnes critiques vous disent rapidement ce qui est bien et ce qui n’est pas bien. Elles sont très fortes pour trouver la chose qui vous passionne et vous la faire dénigrer. Au lieu d’apprendre des gens qui sont différents d’eux, les personnes critiques méprisent les autres. Elles étouffent vos passions et vos désirs d’expression, alors mieux vaut s’en éloigner et être vous-même.

10. L’arrogant

Les personnes arrogantes sont une perte de temps parce qu’elles prennent tout ce que vous faites pour un défi personnel. L’arrogance, c’est de la fausse confiance en soi : cela masque toujours une grande part de doute. Une étude de l’université d’Akron montre que les personnes arrogantes ont souvent des tas de problèmes au travail. Elles sont moins efficaces, plus désagréables et ont plus de problèmes cognitifs que la moyenne.

Comment se protéger une fois qu’on les a repérées

Les personnes toxiques nous rendent folles parce que leur comportement est irrationnel. Ne vous méprenez pas : leur comportement défie toute logique, donc pourquoi essayer de leur répondre et de se prendre à leur jeu ?

Plus une personne est irrationnelle, plus il devrait être facile d’éviter leurs pièges. N’essayez plus de les battre à leur propre jeu. Prenez vos distances et envisagez vos interactions avec eux comme des expériences scientifiques (ou alors, vous êtes leur psy, si vous préférez cette comparaison). Vous n’avez pas à réagir au chaos émotionnel – juste aux faits.

Garder ses distances nécessite d’être vigilant. Vous ne pouvez pas empêcher quelqu’un de vous pousser à bout si vous ne reconnaissez pas les faits quand ils se produisent. Parfois, vous vous retrouvez dans des situations où vous devez vous ressaisir pour choisir le meilleur moyen de vous en sortir. Pas de panique, vous avez le droit de prendre le temps pour le faire.

La plupart des gens pensent que, comme ils vivent ou travaillent avec quelqu’un, ils n’ont aucun moyen de contrôler ce chaos. C’est tout à fait le contraire. Une fois que la personne toxique est identifiée, son comportement devient prévisible et plus facile à comprendre. Cela vous permet de réfléchir de manière rationnelle pour savoir quand vous devez les supporter et quand vous n’avez pas à le faire. Vous pouvez poser des limites, mais il faut le faire consciemment et activement. Si vous laissez faire, vous allez vous retrouver dans des situations compliquées. Si vous posez des limites et que vous décidez quand et où gérer une personne compliquée, vous pouvez gérer le chaos. Le plus difficile reste de camper sur vos positions et de garder vos limites quand la personne essaie de les dépasser, ce qu’elle fait toujours.

 

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Sur le long terme, les narcissiques sont perdants en amitié


L’intelligence émotionnelle est mieux placé pour tisser des liens d’amitié à long terme à comparer aux narcissiques
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Sur le long terme, les narcissiques sont perdants en amitié

 

Robyn Beck / AFP

Robyn Beck / AFP

Repéré par Valerie Dekimpe 

L’intelligence émotionnelle est bien plus valorisée que le charisme.

Chers narcissiques, si vous voulez une vie sociale épanouie, prenez donc exemple sur vos proches savent faire preuve de modestie. Moins populaires au premier abord, les plus réservés d’entre nous aux egos si mesurés sont plus doués à tisser des liens d’amitié,affirme une étude publiée par Personality and Social Psychology Bulletin, faisant des introvertis des personnalités bien plus populaires sur le long terme.

Les chercheurs ont rassemblé 15 groupes de 20 étudiants. Après une brève interaction, ils ont demandé à chaque individu de nommer la personne qui leur a le plus plu, rapporte le Los Angeles Times. Parallèlement, chaque étudiant subit un test de personnalité afin de déterminer son niveau de narcissisme et intelligence émotionnelle.

Bien que les narcissiques aient initialement suscité de l’admiration, s’entourant rapidement d’amis, les étudiants plus réservés mais identifiés comme ayant d’avantage d’intelligence émotionnelle ont réussi à se démarquer au long terme, créant ainsi des amitiés plus profondes et stables.

«Dans la quête pour la popularité, éventuellement, c’est l’intelligence émotionnelle qui gagne», affirme le quotidien Américain.  

La capacité à percevoir, comprendre et gérer les émotions font partie du palmarès des qualités dont disposent ceux qui réussissent à former un fan club au long terme.

Cela dit, avoir un indice élevé de narcissisme n’élimine pas la possibilité d’avoir également une forte intelligence émotionnelle. Les individus qui disposent des deux sont très bien placés pour exploiter leur sensibilité aigüe à leurs propres fins. Parmi ces profils se trouvent, notamment, les présidents ou les sociopathes, des cas très rares selon l’étude.

Tout au bas de l’échelle, on peut trouver les malheureux qui ne disposent ni de narcissisme ni d’intelligence émotionnelle pour combler ce déficit charismatique.

Mais avant de succomber à une analyse trop binaire de nos personnalités, le Los Angeles Times rappelle que la plupart d’entre nous nous situons dans une zone grise, ne faisant pas de l’amitié une science exacte. Celles qu’on développe dépendent ainsi beaucoup des efforts qu’on lui accorde.

«Si on charme nos amis avec une confiance magnétique, ou si on assure leur fidélité par nos soins, du partage et de la loyauté, peut-être qu’on se fait les amis qu’on mérite.»

http://www.slate.fr/