L’insuffisance cardiaque, si fréquente, si méconnue


L’insuffisance cardiaque peut commencer son entrée silencieusement. En fait, les symptômes séparés peuvent laisser croire à autre chose, mais s’ils sont mit ensemble, il serait temps d’aller consulter. Pas sur Internet, mais voir un vrai médecin.
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L’insuffisance cardiaque, si fréquente, si méconnue

Africa-Studio/Shutterstock.com

 Une pathologie trop méconnue du grand public.

« L’insuffisance cardiaque, c’est un dysfonctionnement de la pompe qui distribue le sang aux différents organes », explique le Pr Etienne Puymirat, cardiologue à l’Hôpital européen Georges Pompidou (APHP). « L’origine ischémique (après un infarctus du myocarde le plus souvent) est la principale cause d’insuffisance cardiaque dans les pays développés. Les facteurs de risque (hypertension, tabac, obésité, dyslipidémie …) et les comorbidités (insuffisance rénale …) mal contrôlés peuvent participer au développement ou à l’aggravation de l’insuffisance cardiaque. »

Dans les sociétés occidentales, « 1 à 2% de la population serait concernée par l’insuffisance cardiaque », avance le Pr Puymirat.

Avec à la clé, plus de 160 000 personnes hospitalisées chaque année en France et 70 000 décès associés à cette pathologie.

Une maladie longtemps sans symptôme

Problème, la maladie passe souvent inaperçue puisque ses symptômes peuvent s’apparenter à ceux de la vieillesse ou à l’atteinte d’autres organes.

« Sensibiliser le grand public aux signes avant-coureurs relève donc de la santé publique », insiste le cardiologue. Le premier de ces signes est « un essoufflement à l’effort qui n’existait pas avant avec surtout une aggravation au cours des derniers mois ». Mais d’autres doivent alerter : « une prise de poids inexpliquée, des œdèmes des membres inférieurs, une fatigue inexpliquée… ». 

Ces 4 symptômes réunis sous l’acronyme E.P.O.F (pour Essoufflements, Prise de poids, Œdèmes et Fatigue) doivent pousser à consulter.

De l’alimentation aux médicaments…

Le traitement de l’insuffisance cardiaque vise à améliorer la qualité de vie et le pronostic du patient.

« La première ligne du traitement repose sur l’hygiène de vie », confirme Etienne Puymirat. « La consommation de sel est un facteur d’aggravation de l’insuffisance cardiaque. Il faut la réduire. Nous en consommons environ 10g par jour alors que nous ne devrions pas dépasser les 5g. Pour cela, évitez les plats préparés, certaines eaux gazeuses souvent trop riches en sel ou encore les charcuteries. » Il convient aussi de limiter « la quantité de liquides bus qui peuvent accroître le risque d’œdème chez les insuffisants cardiaques sévères. »

Quant aux traitements médicamenteux, ils présentent un double objectif : diminuer les symptômes et protéger le muscle cardiaque. Les trois classes les plus utilisées sont les inhibiteurs de l’enzyme de conversion, les bêta-bloquants et les diurétiques qui « augmentent le volume des urines et favorisent l’élimination rénale du sel. »

La promesse d’un nouveau traitement

Au Congrès de la Société européenne de Cardiologie (ESC) qui s’est récemment tenu à Paris, une présentation aux conclusions inattendues a marqué les esprits. Présent lors de cette réunion, le Pr Puymirat parle de résultats « très encourageants ! »

Des chercheurs écossais ont en effet montré qu’un antidiabétique permet de diminuer les hospitalisations et la mortalité de patients souffrant d’insuffisance cardiaque. Chez les diabétiques, mais aussi chez les non diabétiques ! Une bonne nouvelle à relativiser car en France, cette classe de médicaments n’est pas encore disponible !

« On comprend mal alors qu’elle soit accessible dans les autres pays européens », déplore Etienne Puymirat. « Il faudrait une mobilisation forte des praticiens et des associations pour ne pas en priver les patients. »

  • Source : Fédération française de Cardiologie – https://www.fedecardio.org – Interview du Pr Etienne
  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

https://destinationsante.com/l

Le Saviez-Vous ► Toujours fatigué? 13 raisons médicales qui expliquent pourquoi


Nous éprouvons tous de la fatigue à un moment donnée, mais quand elle devient chronique, il se peut que cela soit une cause médicale. Seul un médecin pourra confirmer si c’est le cas.

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Toujours fatigué? 13 raisons médicales qui expliquent pourquoi

Des cas de santé qui pourraient être la cause de votre fatigue chronique.SHUTTERSTOCK

Diana Kelly

Vous trouvez toujours de bonnes raisons pour justifier votre fatigue: l’heure avancée, votre horaire impossible ou un moment de paresse… Et si votre épuisement avait une origine médicale? Des experts font la lumière sur 13 problèmes de santé qui pourraient expliquer une fatigue chronique.


Vous vous sentez épuisé et pensez que votre fatigue est la conséquence du changement d’heure, de votre horaire de fou ou d’un excès de paresse? Les causes réelles de votre épuisement pourraient bien être un des problèmes médicaux suivants. Voici 13 problèmes de santé qui pourraient être la cause de votre fatigue régulière ou chronique, sans que vous le sachiez.

Combien d’heures de sommeil vous faut-il?

Vous vous couchez tôt, mais chaque réveil représente un défi répété, et vous n’arrivez pas à avoir l’esprit alerte. La durée de votre sommeil ne semble jamais suffire à vous reposer. Mais combien d’heures vous faut-il donc?

Le besoin de sommeil varie selon l’âge : un nourrisson de moins de trois mois peut avoir besoin de 19 heures, alors qu’un adulte de plus de 65 ans peut avoir besoin de seulement 5 heures de sommeil. Pour la plupart, la moyenne se situerait entre 7 heures et 9 heures, selon l’organisme américain National Sleep Foundation. Un manque de sommeil peut entraîner des conséquences désagréables, comme nous allons le voir, alors qu’un excès de sommeil accompagné d’une fatigue constante pourrait indiquer un problème de santé.

« On parle d’excès de sommeil lorsque le cycle dépasse les 10 heures », explique Conor Heneghan, directeur de la recherche et des algorithmes de la société Fitbit. « Cet excès peut se rattacher à certains problèmes, comme la dépression, mais il ne serait pas la cause de pathologies. Des variations dans les rythmes circadiens de l’horloge biologique vont affecter l’humeur qui se rétablira avec un retour à un cycle de sommeil équilibré. »

Une fatigue qui persiste malgré un rythme de sommeil stable ou même avec un surplus de sommeil pourrait indiquer un problème de santé.

Fatigue chronique par excès de sommeil le week-end

Il est faux de croire que le manque de sommeil de la semaine pourra être rattrapé durant le week-end. Ça pourrait même avoir l’effet contraire. Cette pratique de dormir davantage le week-end s’appelle le « décalage horaire social », qui résulte du changement des horaires de sommeil.

« La durée de sommeil recommandée pour l’adulte est de 7 heures à 9 heures, et l’on essaie souvent de récupérer son manque pendant le week-end, explique Conor Heneghan. L’organisme va tenter de recouvrer le déficit de sommeil par “rebonds”, qui se produisent normalement au cours de phases de sommeil REM (ou paradoxal) plus longues, plus profondes et commencées plus rapidement. Cependant, un excès de sommeil peut dérégler votre cycle et générer d’autres types de problèmes de santé. »

Toujours fatigué: votre fatigue chronique est-elle liée à une douleur chronique?KATE AEDON/SHUTTERSTOCK

Fatigue chronique et douleur chronique

« Les personnes qui souffrent d’une maladie chronique qui s’accompagne de fatigue et de douleur ont besoin de plus de sommeil pour se reposer et récupérer », explique Matthew Ross, président du site d’évaluation de matelas The Slumber Yard.

Ceux qui sont atteints de fibromyalgie, d’hypothyroïdie, d’anémie et de polyarthrite rhumatoïde requièrent également plus de sommeil. S’ils n’en ont pas assez, ils sont fatigués.


Fatigue chronique et anémie

Si vous consultez votre médecin pour un état de fatigue constant, il va notamment vérifier si vous faites de l’anémie ou si vous avez un trouble de la thyroïde par une simple prise de sang, explique la Dre Amy Shah.

« Quand un patient me dit ‘je me sens fatigué’, il peut y avoir de multiples causes. Si ce dernier ajoute ‘je suis fatigué et j’ai le souffle court’ ou ‘j’ai de la difficulté à aller au bout de mon entraînement’, cela peut notamment être parce que celui-ci souffre d’anémie. »

On parle d’anémie quand le sang ne parvient plus à distribuer assez d’oxygène à l’organisme en raison d’une carence en fer. En plus d’être fatigués, les anémiques peuvent avoir froid, se sentir étourdis ou irritables et souffrir de céphalées


Fatigue chronique et trouble de la glande thyroïde

Si votre glande thyroïde ne fonctionne pas normalement et qu’elle marche au ralenti (hypothyroïdie), la fatigue pourrait s’accompagner de sécheresse de la peau et de forte constipation, en plus d’un manque d’énergie, explique la Dre Shah.

L’hypothyroïdie se produit lorsque votre glande thyroïde ne sécrète pas suffisamment d’hormones importantes. Les examens de la fonction thyroïdienne repèrent facilement une hypothyroïdie, une condition qui touche principalement les femmes. Si tel est votre cas, votre médecin pourra vous prescrire de l’hormone thyroïdienne de synthèse. Voici d’autres symptômes inattendus d’un trouble de la thyroïde.

Toujours fatigué à cause du diabète.SYDA PRODUCTIONS/SHUTTERSTOCK

Fatigue chronique, prédiabète ou diabète

Un taux élevé de sucre sanguin ou hyperglycémie peut diminuer la circulation sanguine. Les globules ne reçoivent plus l’oxygène et les nutriments qui leur sont nécessaires, ce qui entraîne la fatigue, explique l’infirmier agréé David Spero.

Un taux insuffisant de sucre sanguin (hypoglycémie) entraînera aussi une sensation de fatigue, car les cellules n’ont alors pas assez de carburant pour bien fonctionner. Si votre hyperglycémie provoque l’inflammation des vaisseaux sanguins, il se crée une inflammation chronique qui peut être cause de fatigue.

Fatigue chronique et dépression

Si vous vous sentez toujours fatigué et avez de la difficulté à sortir du lit en plus de connaître des problèmes de sommeil, il se peut que vous souffriez d’un état dépressif. Votre médecin de famille devrait évaluer ce risque lors de votre visite annuelle, nous dit la Dre Shah. Le médecin peut utiliser un outil de dépistage pour établir si vous souffrez d’une dépression chronique ou si le stress ou l’alcool sont à l’origine de votre perturbation émotive.

« La dépression, l’abus d’alcool et la fatigue vont souvent de pair », précise la Dre Shah.

Les gens essaient parfois de traiter leur dépression par l’alcool et se sentent fatigués après coup.


Fatigue chronique et syndrome de l’intestin perméable (ou intolérance alimentaire)

Votre intestin est un boyau fait de cellules serrées d’où rien ne devrait s’échapper. L’intestin est une source à laquelle votre corps puise ce dont il a besoin sans que rien ne se libère dans l’organisme, affirme la Dre Shah.

« Si votre régime alimentaire laisse à désirer et particulièrement si vous consommez des aliments transformés, vos cellules intestinales pourraient se relâcher comme un filet au lieu d’être parfaitement étanche, de sorte que des protéines qui ne devraient pas être dans la circulation sanguine s’y retrouvent et provoquent une réaction inflammatoire », précise-t-elle.

Il en résulte des ballonnements, de la fatigue, de l’irritabilité, des céphalées ou un gain de poids. Si vous souffrez d’intolérance alimentaire (au blé ou aux produits laitiers), vous pourriez éprouver de la fatigue, avoir des éruptions cutanées, être ballonnée ou avoir le cerveau embrouillé.

« Il n’existe pas de test vraiment fiable pour identifier les intolérances alimentaires », rappelle la Dre Shah.

En éliminant les aliments les plus suspects et en les réintroduisant progressivement, vous devriez parvenir à identifier ceux qui vous affectent le plus. Par exemple, si vous supprimez complètement le blé et vous vous sentez nettement mieux. Puis vous le réintégrez dans votre alimentation et vous ressentez de la somnolence : cela pourrait être le signe révélateur d’une intolérance au blé, explique la Dre Shah.

Toujours fatigué à cause des maladies rénales. SHUTTERSTOCK

Fatigue chronique et fatigue surrénale

« Le concept de fatigue surrénale n’existe pas dans le vocabulaire médical occidental et de nombreux médecins d’ici l’ignorent », précise la Dre Shah.

Pourquoi ? Parce qu’il est difficile à prouver en laboratoire, ajoute-t-elle. Dans les tests, il se présente d’habitude comme une insuffisance surrénalienne ou un désordre endocrinien ou hormonal causé par une production insuffisante d’hormones par les glandes surrénales.

C’est la conclusion de l’Institut national du diabète et des maladies rénales et digestives des États-Unis. De tels déséquilibres hormonaux peuvent être dus à un regain de stress dans votre vie – problèmes familiaux ou tension constante au travail -, un manque de sommeil, un surentraînement, une mauvaise alimentation ou des excès de drogue ou d’alcool, souligne la Dre Shah. Ces situations peuvent faire grimper les taux d’hormones de réponse au stress et entraîner une sensation de vide et d’épuisement, comme un compte en banque dans lequel vous puiseriez sans arrêt sans ne jamais le regarnir.

Fatigue et infections chroniques

Les médecins vont souvent vérifier si une infection chronique ne se cache pas derrière la fatigue. On pense en outre à la mononucléose (virus d’Epstein-Barr) ou à la maladie de Lyme, deux maladies qui se manifestent notamment par une fatigue intense.


Fatigue chronique et apnée obstructive du sommeil (AOS)

L’AOS provoque un affaissement des voies respiratoires qui bloque l’arrivée de l’air et cause le ronflement. On peut craindre les effets d’un manque d’oxygène, mais le cerveau gère la situation.

« Devant une expiration incomplète de gaz carbonique, le cerveau se met immédiatement en alerte, ce qui interrompt très brièvement le sommeil », précise dans le site WebMD la Dre Lisa Shives, directrice du centre du sommeil de la faculté de médecine de San Diego (Californie).

Vous pourrez respirer, mais vous vous sentirez épuisé. Selon Apnée Santé, si vous souffrez d’AOS sévère, cette interruption peut se reproduire des centaines de fois durant votre nuit. Vous ne remarquerez pas que vous vous êtes brièvement réveillé, mais le lendemain, vous serez épuisé.

Toujours fatigué à cause d'une insuffisance cardiaque.IGORSTEVANOVIC/SHUTTERSTOCK

Fatigue chronique et insuffisance cardiaque

Il y a insuffisance cardiaque lorsque le cœur n’arrive plus à pomper assez de sang pour répondre à tous les besoins énergétiques du corps, explique-t-on à l’Institut de cardiologie de Montréal.

De plus, le muscle cardiaque pourrait ne pas se détendre correctement pour permettre au sang de revenir des poumons vers le cœur, précise Cœur + AVC. L’impact de ce ralentissement sur les muscles des membres inférieurs peut rendre toute activité éprouvante. La congestion des poumons et le manque d’oxygène peuvent causer de la suffocation qui perturbe le sommeil, souligne-t-on à la Chaire de transfert de connaissances cœur-poumon de l’Université Laval.

Fatigue chronique et hypersomnie

Selon Conor Heneghan, trop dormir peut être le symptôme d’une hypersomnie, une maladie neurologique chronique qui fait que vous vous sentez fatigué, quel que soit le nombre d’heures que vous dormez. La Fondation Sommeil précise que l’hypersomnie se caractérise par une somnolence diurne indépendante du sommeil. Elle se manifeste généralement de façon insidieuse avant la trentaine. Elle peut avoir des conséquences sociales et professionnelles négatives et altérer la qualité de vie.

Le fait d'être toujours fatigué peut être le symptôme de l'hémochromatose.BARANQ/SHUTTERSTOCK

Fatigue chronique et hémochromatose

L’hémochromatose est une maladie génétique qui affecte un Canadien de descendance nord-européenne sur 300, selon la Société canadienne de l’hémochromatose. Cette maladie du métabolisme provoque une absorption excessive de fer par l’intestin et son accumulation dans l’organisme.

En plus de la fatigue et de la faiblesse, elle peut affecter le foie, le pancréas, le cœur, les glandes endocrines et les articulations, selon la Fondation canadienne du foie. Bien que les gens naissent avec cette maladie, les symptômes ne se manifestent que vers 50 ou 60 ans. Elle se détecte par des tests sanguins. Si vous présentez plusieurs de ses symptômes, parlez-en à votre médecin.

https://www.selection.ca/

Santé cardiovasculaire: il n’est jamais trop tard pour bien faire


Il n’est jamais trop tard pour se mettre en forme, même si le coeur a subit des dommages. Il suffit de bouger, de faire des efforts et de diminuer le mauvais gras, le sel sucre .. On peut améliorer la santé cardiovasculaire et pulmonaire.
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Santé cardiovasculaire: il n’est jamais trop tard pour bien faire

 

 

Le truc: manger mieux et bouger plus.

  • Jean-Benoit Legault

  • La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Il n’est jamais trop tard pour améliorer sa santé cardiovasculaire, même pour les individus les plus amochés.

C’est ce qu’ont découvert la cardiologue Marie-Ève Piché, de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, et ses collègues lorsqu’ils ont demandé à une cinquantaine de patients gravement malades, et surtout à très haut risque de récidive d’événement cardiovasculaire, de manger mieux et de bouger plus.

«C’était une maladie cardiovasculaire sévère, a précisé la docteure Piché en entrevue avec La Presse canadienne. Ce sont tous des patients qui avaient bénéficié d’une chirurgie de pontage. Pour nous, par définition, ce sont des patients qui ont une maladie coronarienne sévère, et plusieurs de ces patients avaient plusieurs facteurs de risque de maladie cardiovasculaire.»

Au bout d’un an, les participants à l’étude, qui étaient âgés de 42 à 76 ans, avaient atténué certains facteurs de risques de complications cardiaques et amélioré leur capacité cardiorespiratoire.

Sur le plan alimentaire, l’intervention visait principalement à réduire la consommation d’acides gras saturés et d’aliments ou boissons contenant du sucre ou du sel ajouté.

«Chez les sujets avec surpoids, la diète proposée créait un déficit énergétique d’environ 500 calories par jour», a-t-on expliqué dans un communiqué.

Du côté de l’exercice physique, on ne visait certainement pas à envoyer les participants compléter le marathon de New York ou à faire d’eux des champions de CrossFit; on les encourageait plutôt à faire 150 minutes d’activités aérobiques par semaine, en plus d’exercices de résistance effectués sur des appareils en gymnase.

«À l’ère moderne, avec les médicaments dont on dispose, on sait que nos gens sont bien traités (…), mais on sait que cette clientèle-là demeure à risque, a expliqué la docteure Piché. Même si on (…) leur offre le meilleur traitement pharmacologique, on sait que le risque demeure très important de récidive et de développer une insuffisance cardiaque. Donc on a voulu intervenir au niveau des habitudes de vie parce qu’il y a plusieurs évidences (sic) qui démontrent (…) qu’en favorisant l’activité physique et en apportant des modifications au niveau de l’alimentation, on a des bénéfices sur le risque cardiovasculaire, mais aussi sur la capacité cardiorespiratoire, et on aurait des effets protecteurs au niveau du coeur.»

«On ne demande pas aux gens d’aller s’entraîner deux ou trois heures par jour, a-t-elle ajouté. On demande aux gens de bouger, de faire des marches, d’être actifs dans leur quotidien. Diminuer le temps de sédentarité, ça fait toute la différence, et on le voit chez nos patients qui sont actifs, ce sont des gens qui ont une belle qualité de vie, (…) qui sont plus heureux, on voit les effets bénéfiques. Ça touche toutes les sphères de la vie en général.»

Réduction des gras néfastes

L’intervention n’a eu que peu d’impact sur le poids des participants, qui ont perdu en moyenne 1,4 kilo sur douze mois. En revanche, certains dépôts de gras particulièrement néfastes pour la santé avaient fondu: le gras viscéral abdominal (-9 pour cent), le gras présent dans l’enveloppe du coeur (-31 pour cent) et le gras déposé sur le coeur (-13 pour cent). La protéine C réactive, un indicateur de l’inflammation, avait reculé de 40 pour cent.

Les participants avaient aussi amélioré leur capacité cardiorespiratoire de 13 pour cent. Chez les sujets diabétiques et prédiabétiques, la fonction diastolique du ventricule gauche s’était améliorée de 53 pour cent.

«Même les gens qui étaient les plus malades ont bien répondu, a dit la docteure Piché. Ceux qui avaient une moins bonne tolérance à l’effort au départ, par exemple, ceux qui avaient plus de facteurs de risque, ont répondu autant que les groupes qui étaient plus avantagés au départ. Donc, c’est très intéressant de voir que peu importe notre condition cardiovasculaire de base, on a un potentiel de s’améliorer (…) et d’aller chercher des bénéfices très intéressants.»

Le message qu’envoie cette étude est donc très simple: il n’est jamais trop tard pour bien faire. Des entraîneurs individuels aux applications qui suivent nos progrès,

«il y a une offre incroyable. Il faut trouver ce qui nous convient», a conclu Marie-Ève Piché.

Les conclusions de cette étude ont été publiées par le journal médical «Metabolic Syndrome and Related Disorders».

https://quebec.huffingtonpost.ca

Boissons énergisantes : un cœur mécanique à 27 ans


27 ans et se retrouver avec un coeur mécanique qui fonctionne par une alimentation externe porter à la taille. Une jeune femme avait commencé à boire  très jeunes des boissons énergisantes  et elle en consommait de plus en plus à l’âge adulte. Elle ne peut plus travailler et doit minimiser ses efforts. Il semble que le taux de caféine soit plus haut que celui indiquer sur la boisson et pire, encore, il existe plus de 200 sortes de boissons énergisantes. De quoi a inciter les jeunes à en consommer
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Boissons énergisantes : un cœur mécanique à 27 ans

 

Jasmine Gitego assise devant l'écran de l'ordinateur où la radiographie de sa poitrine montre le cœur mécanique.

À cause d’une insuffisance cardiaque due à sa consommation de boissons énergisantes, Jasmine Gitego doit maintenant vivre avec le soutien d’un cœur mécanique. Photo: Radio-Canada / Nicole Germain

La consommation excessive de boissons énergisantes peut s’avérer particulièrement dangereuse pour la santé. Jasmine Gitego, qui a frôlé la mort, l’a appris à ses dépens.

Depuis le mois de mai, la femme de 27 ans vit maintenant avec le soutien d’un cœur mécanique. En avril, juste avant son hospitalisation, elle pouvait consommer jusqu’à un litre de boissons énergisantes par jour.

« Quand j’avais soif et que je ne voulais pas quelque chose de chaud, je prenais une boisson énergisante. Quand j’avais faim et que je ne voulais pas prendre trop de temps, je prenais une boisson énergisante », se rappelle Jasmine Gitego.

Pour maximiser son temps, elle avait toujours une canette avec elle. Elle ne calculait même plus le nombre de boissons énergisantes qu’elle consommait.

Cette habitude a fortement endommagé son cœur. En avril, particulièrement épuisée, elle n’arrivait plus à se déplacer et elle a développé une toux persistante.

« En rentrant à l’hôpital, ils m’ont dit que mon coeur était rendu de 8 % à 10 % de ses fonctions », relate la jeune femme.

Insuffisance cardiaque

Seul, son coeur ne suffisait plus pour la maintenir en vie. Elle allait bientôt devoir compter sur un coeur mécanique pour l’assister en pompant le sang d’un secteur de son coeur à l’autre.

« Jasmine Gitego a présenté un épisode d’insuffisance cardiaque terminale, si on ne lui avait pas implanté de coeur mécanique, elle en serait décédée », affirme le docteur Mario Sénéchal, le cardiologue de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) qui l’a traitée.

Le cardiologue jette le blâme sur les boissons énergisantes.

« Il y a une relation de cause à effet qui est belle et bien présente et qui explique la dégradation cardiaque de Mme Gitego », confirme-t-il.

Le cas de la jeune femme n’est pas tout à fait rare. Selon le Dr Sénéchal, il y aurait eu 20 000 hospitalisations en 2016 reliées aux boissons énergisantes aux États-Unis seulement.

Surdose de caféine

À partir de 2012, Jasmine Gitego se gardait très occupée. Entre le travail et sa vie personnelle, elle se sentait submergée.

J’avais tellement de choses à gérer que je ne prenais plus le temps de m’arrêter pour manger ou pour me faire un sandwich. Jasmine Gitego

Sa consommation pouvait équivaloir à plusieurs centaines de milligrammes de caféine par jour.

« Les dosages donnés sur l’emballage sont minimaux, il y en a probablement davantage », ajoute le médecin.

La caféine contenue dans le guarana n’est habituellement pas comptabilisée.

Santé Canada recommande de ne pas dépasser 400 mg de caféine par jour, avertissant aussi que les femmes en âge de procréer seraient plus vulnérables aux effets de la substance.

Selon ce qu’explique le cardiologue, la caféine augmente la pression artérielle et à plus haute dose, elle peut mener à des dommages au niveau de la circulation sanguine et du muscle du coeur.

Grand choc

Avec un coeur mécanique, Jasmine Gitego a été contrainte à transformer sa vie.

Celle qui avait sa propre entreprise d’extension capillaire a dû complètement arrêter de travailler et même retourner chez ses parents.

Elle doit maintenant doser ses efforts. L’appareil est plutôt lourd et les batteries qui l’alimentent doivent être surveillées de près.

Jasmine Gitego montre l'appareil externe qu'elle porte dans un sac mis en bandoulière

Le cœur mécanique doit être alimenté par un appareil externe que Jasmine Gitego doit porter avec elle en tout temps. Photo : Radio-Canada / Érik Chouinard

Seuls 10 % des patients avec un coeur mécanique récupèrent suffisamment pour pouvoir se le faire retirer.

Jasmine Gitego peut espérer une rémission. « Avec les derniers résultats, nous sommes très optimistes sur la possibilité d’enlever son coeur mécanique », indique Mario Sénéchal.

Le cardiologue croit même qu’elle pourrait récupérer complètement ses fonctions cardiaques, sans séquelles.

Le cardiologue Mario Sénéchal montrant le fonctionnement du cœur mécanique sur un modèle de cœur humain.

Le cœur mécanique ne remplace pas le cœur, il sert plutôt de soutien en pompant le sang d’une vésicule à l’autre. Photo : Radio-Canada / Érik Chouinard

Pour la femme de 27 ans, pas question de reprendre à l’identique sa vie d’avant. Jasmine Gitego est consciente de la chance qu’elle a eue d’avoir pu se faire prendre en charge à temps.

Sa grande mésaventure l’a convaincue de ne plus jamais boire de boissons énergisantes.

« La douleur en me réveillant de l’opération était épouvantable, c’était encore plus une punition. C’est la raison pour laquelle même du café, je n’en bois plus », s’exclame la jeune femme.

Elle songe à retourner aux études, en thanatologie peut-être.

Que faire des boissons énergisantes?

Il y aurait plus de 200 sortes de boissons énergisantes sur le marché. Selon Dr Sénéchal, ces produits à l’allure presque inoffensive peuvent être dangereux tant dans leur consommation ponctuelle que dans leur consommation chronique.

Ces boissons sont particulièrement populaires chez les jeunes.

« Environ 25 % des jeunes de 12 à 20 ans en consomment régulièrement, alors c’est vraiment fréquent », souligne le médecin.

Jasmine Gitego ne faisait pas exception.

« Quand j’avais 16 ans, j’en buvais déjà parce que je n’aimais pas le goût du café », témoigne-t-elle.

Ce qui est clair pour moi, c’est que les jeunes ne devraient pas consommer de boisson énergisante et les adultes devraient le faire de façon modérée. Le Dr Mario Sénéchal

La situation pourrait changer au Québec. En novembre, le bureau du coroner du Québec a émis la recommandation d’encadrer la vente de ces boissons.

Quelques gouvernements ont déjà décidé de prendre les choses en main. En ce moment, dans l’état de l’Indiana, un projet de loi sénatoriale propose d’interdire la vente de boissons énergisantes au moins de 18 ans.

Pour leur part, Jasmine Gitego et son cardiologue sont aussi catégoriques. Les boissons énergétiques devraient tout simplement être interdites pour les moins de 18 ans.

« Les gens ne sont pas conscients des dangers », affirme Jasmine Gitego.

Avec les informations de Nicole Germain

https://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► 17 raisons médicales qui pourraient expliquer votre mauvaise humeur


La mauvaise humeur, peut-être passager ou plus fréquentes. Il se peut qu’une personne ait un mauvais caractère, mais aussi pour des raisons médicales
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17 raisons médicales qui pourraient expliquer votre mauvaise humeur

 

Votre caractère n’est peut-être pas la cause de votre mauvaise humeur, d’autres raisons sont possibles.

Un manque de sommeil

Faites du sommeil une priorité si vous voulez être de bonne humeur. De sept à neuf heures par nuit, et non les cinq ou six que dorment bien des adultes.

« Le sommeil est essentiel à la santé mentale ; le manque de sommeil rend plus irritable », affirme le Dr Steven Lamm, clinicien directeur du centre de santé masculine de la faculté de médecine Langone (NYU). « C’est comme lorsqu’un bébé pleurniche – après quelques heures de sommeil, il se sent mieux.

Il est bien normal d’avoir des sautes d’humeur quand la mémoire flanche et qu’on commence à oublier des conversations ou l’endroit où l’on a mis ses clés.

« En général, je pense que la frustration découle de la non-satisfaction des besoins », déclare le Dr Jeffrey Deitz, psychiatre de la région new-yorkaise. « Aux yeux de quelqu’un de l’extérieur, la frustration peut ressembler à de l’irritabilité ou à des sautes d’humeur. »

Des douleurs chroniques

Une douleur, comme un mal de dos, peut vous rendre de mauvaise humeur en raison de l’inconfort qu’elle provoque.

« Les gens ne veulent pas admettre qu’ils souffrent, alors ils deviennent irritables, dit le Dr Lamm. Ils se fâchent facilement parce qu’ils ont mal. »

Une dépression légère

« La dépression se décline en diverses intensités, de la dépression passagère qui fait partie de la vie normale à la dépression clinique qui peut bouleverser toute l’existence », affirme le Dr Deitz.

Sans nuire au fonctionnement quotidien, une dépression légère peut rendre une personne grincheuse, pessimiste ou même belliqueuse

De l’anxiété

Une échéance ou un événement à venir peut susciter de l’inquiétude, mais une personne atteinte de trouble de l’anxiété vit dans l’angoisse en tout temps.

« Une personne anxieuse est en état d’hypervigilance et peut réagir à la moindre provocation, explique le Dr Deitz. Un petit problème peut provoquer chez elle une réaction très vive et la mettre de mauvaise humeur. »

Une consommation exagérée de caféine

« La caféine exerce un profond impact sur le cerveau, selon le Dr Lamm. C’est un stimulant alors, si on est en manque, cela peut provoquer fatigue et irritation. »

Une personne « accro » au café peut être de mauvaise humeur si elle n’a pas eu sa « dose » ou si elle en a trop consommé.

Une insuffisance cardiaque

La lassitude est un signe d’insuffisance cardiaque. La personne qui en souffre s’inquiète de son essoufflement, des médicaments qu’elle prend et de sa santé en général, ce qui mettrait n’importe qui de mauvaise humeur. De plus, les problèmes cardiaques peuvent nuire à la circulation du sang dans le cerveau, siège du contrôle des émotions.

« Tout ce qui perturbe l’afflux sanguin au cerveau, en particulier aux lobes frontaux, peut rendre irritable », affirme le Dr Deitz.

Le trouble dysphorique prémenstruel

Bien des femmes constatent un changement de leur humeur quelques jours avant leurs menstruations, mais si ces symptômes durent plus d’une semaine et sont intenses, il pourrait s’agir d’un trouble dysphorique prémenstruel.

 « Le syndrome prémenstruel est un bon exemple des changements hormonaux qui affectent l’humeur, explique le Dr Lamm. Chez certaines femmes cependant, il est suffisamment intense et prolongé pour est très perturbant. »

La périménopause

Un peu avant la ménopause, certaines femmes subissent des variations hormonales rapides qui peuvent causer insomnie, bouffées de chaleur et irritabilité.

« On constate une variation rapide et importante des hormones féminines, en particulier de la progestérone qui est liée à l’agressivité chez la femme », dit le Dr Deitz.

Le trouble du déficit de l’attention

Une personne non diagnostiquée, mais atteinte d’un trouble du déficit de l’attention (TDA) peut s’emporter quand on lui reproche de ne pas terminer un travail sur lequel elle n’arrive pas à se concentrer.

« Une personne atteinte de TDA est irritable parce qu’on lui en demande trop », affirme le Dr Lamm.

Il ne faut pas poser trop vite ce diagnostic, car un trouble bipolaire traité par erreur comme un TDA peut aussi causer des sautes d’humeur, en raison des effets du médicament sur le cerveau et le système nerveux, prévient le Dr Deitz.

Une commotion cérébrale

Une blessure à la tête peut provoquer une commotion, même si la victime n’a pas perdu connaissance. Surveillez les manifestations de vertiges ou d’étourdissements et les changements d’humeur prolongés.

« Si une dizaine de jours après une blessure à la tête, la personne change de personnalité et s’emporte sans raison, elle pourrait avoir subi une lésion cérébrale grave », met en garde le Dr Deitz.

Pilules amaigrissantes

« Lorsqu’une personne a des sautes d’humeur, je me demande toujours ce qu’elle avale », affirme le médecin.

Il s’intéresse en particulier au, selon lui x médicaments amaigrissants en vente libre qui« survoltent le métabolisme, font transpirer, rendent les gens anxieux et favorisent les accès de colère ».

Des médicaments

Surveillez bien les effets secondaires de certains médicaments ! La prednisone parfois prescrite contre les allergies ou l’asthme, par exemple, cause souvent des sautes d’humeur.

« À fortes doses, la prednisone suscite un stress physiologique qui peut être source d’irritabilité, selon le Dr Deitz. Il faut être à l’affût de tout changement. »

Une hyperthyroïdie

Une surproduction d’hormones thyroïdiennes peut se traduire par des palpitations cardiaques, une sudation excessive et une sensation d’hyperactivité.

« C’est ce qu’on appelle ‘être sur les nerfs’, affirme le Dr Lamm. Cette sensation peut provoquer de l’irritabilité. »

Un trouble obsessionnel compulsif

Les gens obsédés par le rangement et l’ordre risquent davantage de se fâcher si quelque chose n’est pas à sa place.

« Une personne atteinte d’un trouble obsessionnel compulsif (TOC) est tout à fait heureuse quand on la laisse faire ce qu’elle veut. Elle se fâche toutefois quand on essaie de modifier ses routines », .

http://selection.readersdigest.ca/

Santé cardiaque : il n’est pas trop tard pour les sédentaires!


Pour avoir une meilleure santé cardiaque et ce même si la personne à été sédentaire toute sa vie, il est possible grâce à des activités physiques de redonner une protection au coeur tout aidant pour paraître plus jeune
Nuage

 

Santé cardiaque : il n’est pas trop tard pour les sédentaires!

 

Trois personnes s'entraînent en aérobie.

Plusieurs recherches ont déjà montré que les comportements sédentaires augmentent le risque de maladie cardiaque. Photo : iStock

Les personnes sédentaires reçoivent en cette nouvelle année un puissant incitatif à se remettre en forme. Selon un étude de médecins américains, les personnes inactives âgées entre 45 et 64 ans peuvent réduire de façon significative le risque de souffrir d’insuffisance cardiaque, malgré des décennies de sédentarité, en faisant de l’exercice.

RADIO-CANADA AVEC BBC

Un texte d’Alain Labelle

Pour y arriver, ces personnes doivent cependant investir du temps et de l’énergie. Pour renverser la tendance, elles doivent réaliser des exercices aérobiques de quatre à cinq jours par semaine pendant deux ans.

La clé d’un cœur en meilleure santé à l’âge moyen est une bonne dose d’exercice, au bon moment dans la vie. Dr Benjamin Levine, Institute for Exercise and Environmental Medicine

Le Dr Benjamin Levine et ses collègues ont, dans un premier temps, analysé le cœur de 53 participants en santé de 45 à 64 ans, mais qui ne s’étaient jamais vraiment entraînés sur une base régulière.

Le saviez-vous?

Plusieurs recherches ont déjà montré qu’un style de vie sédentaire augmentait le risque de maladie cardiaque.

Les participants ont été divisés en deux groupes, l’un suivant une routine d’exercices aérobiques qui progressait en intensité au cours des deux années et l’autre faisant du yoga, de l’entraînement d’équilibre et de musculation trois fois par semaine, également pendant deux ans.

Un entraînement correspondait à une session de 30 minutes, sans compter les étirements.

Les résultats montrent que le groupe faisant de l’exercice aérobique a présenté une amélioration de 18 % de son apport maximal en oxygène pendant l’exercice et une amélioration de plus de 25 % de sa plasticité dans le muscle ventriculaire gauche du cœur. Ces deux marqueurs sont reconnus comme des indicateurs d’un cœur en bonne santé.

Toutefois, aucune amélioration notable n’a été observée dans le deuxième groupe.

Nous constatons, d’une certaine manière, qu’il est possible de rajeunir ou de faire en sorte que les cellules du cœur, et aussi dans les vaisseaux sanguins d’ailleurs, ressemblent à des cellules plus jeunes grâce à un programme d’exercice. Dr Richard Siow, King’s College London

Selon les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Circulation, ces résultats ont également des ramifications pour les maladies liées au déclin cognitif, comme la démence, parce que l’amélioration de la fonction cardiaque facilite la circulation sanguine vers le cerveau.

En 2008, une étude britannique avait montré que les personnes actives physiquement durant leurs loisirs paraissaient biologiquement plus jeunes de dix ans que celles qui sont sédentaires.

http://ici.radio-canada.ca

La réglisse, un bonbon… pas bon pour le coeur


Les bonbons à la réglisse noire ne sont pas si inoffensifs qu’ils paraissent surtout après 40. En fait à cet âge mieux vaut s’en abstenir. Ne jamais en manger en grande quantité peu importe l’âge. La réglisse noire peut provoquer de l’arythmie, hypertension, insuffisance cardiaque et peuvent interagir avec certains médicaments, même avec des compléments alimentaires ou des plantes médicinales. Malgré tout la réglisse est utilisé pour certains maux autant par la médecine chinoise ou occidentale.
Nuage

 

La réglisse, un bonbon… pas bon pour le coeur

 

Certaines de ces sucreries sont déconseillés aux adultes souffrant de problèmes cardiovasculaires.

En effet, la Food and Drug Administration (FDA) explique dans un communiqué que les bonbons à la réglisse contiennent de l’acide glycyrrhizique qui réduit le taux de potassium dans l’organisme et favorise l’arythmie cardiaque, l’hypertension voire l’insuffisance cardiaque. En 2011, comme nous le rapportions,la FDA recommandait déjà d’éviter la consommation de réglisse après 40 ans.

Article paru le 8 novembre 2011

La Food and Drug Administration (FDA) américaine conseille aux personnes ayant dépassé les 40 ans de limiter leur consommation de réglisse, car elle pourrait causer une arythmie cardiaque.

Cet avertissement concerne les bonbons à la réglisse de couleur noire, les bonbons d’autres couleurs disposent d’une concentration très faible en réglisse. Cette plante contient un composé appelé acide glycyrrhizique, principe actif donnant le goût sucré aux bâtons de réglisse, qui peut faire chuter le taux de potassium dans le corps.

Chez certaines personnes, la baisse rapide de potassium peut entraîner une irrégularité des battements du cœur, une forte tension artérielle, des gonflements, un état de somnolence et des insuffisances cardiaques.

Après 40 ans, mieux vaut ne pas trop consommer de bonbons à la réglisse. © YannGarPhoto.wordpress.com-Flickr CC by sa 20

Après 40 ans, mieux vaut ne pas trop consommer de bonbons à la réglisse. © YannGarPhoto.wordpress.com-Flickr CC by sa 20

    Ce n’est que pour les enfants !

    Ceci s’applique surtout aux personnes de plus de 40 ans. Le fait de consommer 60 grammes de réglisse par jour pendant deux semaines peut envoyer certains gourmands à l’hôpital, explique la FDA.

    La réglisse provient de Turquie et d’Asie. C’est un ingrédient prisé de la médecine chinoise traditionnelle, mais aussi de la médecine occidentale. Elle est utilisée pour traiter les brûlures d’estomac, les ulcères de l’estomac, les bronchites, les maux de gorge et certaines infections comme les hépatites.

    Mais les scientifiques peinent à se mettre d’accord sur les propriétés et les méfaits de cette plante. Certaines études montrent que des dérivés de réglisse peuvent être utilisés pour prévenir certains cancers, traiter l’addiction à la cocaïne mais peuvent aussi réduire le QI des bébés in utero.

    Consommation de réglisse : les conseils de la FDA

  • Peu importe votre âge, évitez de consommer de la réglisse (noire) en grandes quantités d’un coup.

  • La réglisse peut interagir avec les médicaments, les compléments alimentaires et les plantes médicinales.

  • Si vous consommez de la réglisse noire en grande quantité et que vous remarquez une arythmie de votre cœur, arrêtez immédiatement d’en manger et contactez un médecin.

http://www.futura-sciences.com/