Comment reconnaitre le syndrome de fatigue chronique


La fatigue chronique est encore mal comprise. Cependant, certains symptômes se dessinent pour avoir des pistes sur cette maladie
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Comment reconnaitre le syndrome de fatigue chronique

 

Difficile à diagnostiquer et à traiter, le syndrome de fatigue chronique comporte toutefois des symptômes de plus en plus précis.

Comme son nom l’indique, le syndrome de fatigue chronique est caractérisé par une fatigue persistante qui dure au moins six mois, peu importe le nombre d’heures de repos par nuit. Les causes exactes de la maladie ne sont pas connues pour le moment, mais les chercheurs savent qu’elle touche des personnes de tout âge et de tout milieu, et particulier les femmes.

Du travail reste à faire du point de vue de la reconnaissance du syndrome de fatigue chronique, également connu sous le nom d’encéphalomyélite myalgique. Le diagnostic est encore difficile à établir et le traitement n’est pas toujours efficace, mais la liste des symptômes se précise.

Une fatigue particulière

Dans le cas du syndrome de fatigue chronique, il ne s’agit pas d’une baisse d’énergie comme celle qu’on peut ressentir après une semaine chargée, mais d’une fatigue profonde et persistante. Le quotidien des personnes malades est tellement affecté qu’elles n’arrivent plus à travailler comme avant. La moindre activité, même celles qui ne demandent pas beaucoup d’efforts, devient épuisante, et le repos ne suffit jamais à récupérer. Rester debout pour laver la vaisselle, par exemple, peut provoquer un évanouissement. Les symptômes ont tendance à s’accentuer avec le stress (physique, mental ou émotionnel).

Un mauvais sommeil

Paradoxalement, alors qu’une personne fatiguée a envie de se reposer, de nombreux malades atteints du syndrome de fatigue chronique développent des troubles du sommeil qu’ils n’avaient pas avant. Il s’agit le plus souvent d’insomnies et de réveils fréquents pendant la nuit. Et même lorsque ces personnes restent 12 heures au lit, elles se réveillent fatiguées.

Le cerveau embrumé

Certaines personnes vont remarquer des problèmes de concentration et de mémoire pouvant aller jusqu’à la confusion mentale. La vitesse de transmission des informations cérébrales semble être plus lente et se focaliser sur quelque chose devient très difficile. Il peut arriver que la mémoire à court terme ne retienne pas tout. Les symptômes cognitifs sont très difficiles à vivre car ils rendent le travail encore plus compliqué, augmentent la fatigue ainsi que le stress, et peuvent provoquer une sensation d’isolement.

Des douleurs et des troubles variés

En fonction des personnes, la maladie peut se manifester par une foule de symptômes, d’une intensité plus ou moins forte, comme les douleurs articulaires, une enflure des ganglions lymphatiques, des maux de tête, un mal de gorge, une légère fièvre, des troubles gastro-intestinaux ou une température corporelle inhabituelle.

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Le Saviez-Vous ► Comment le corps réagit concrètement face au deuil


Dans un deuil, il n’y a pas juste le chagrin que nous vivons, mais le corps entier vit ce deuil et répond à sa façon devant cette perte que nous aimions
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Comment le corps réagit concrètement face au deuil

 

1. Le cœur

Les risques de crise cardiaque augmentent, grâce au trio gagnant : élévation du rythme cardiaque, de la tension artérielle, et hypercoagulation. D’après une petite étude parue dans la revue Circulation, le risque est multiplié par 21 dans les 24 heures qui suivent la mort d’une personne chère, et reste plus élevé que la normale jusqu’à une semaine après le drame. Une autre étude, publiée dans le Journal of the American Medical Association Internal Medicine, met aussi en garde contre les accidents vasculaires cérébraux et les caillots sanguins qui peuvent migrer jusqu’aux poumons.

Le «syndrome du cœur brisé», dont vous avez peut-être entendu parler, est bien réel. Il est heureusement peu fréquent et rarement fatal. Cette cardiomyopathie, également connue sous le nom de syndrome de tako-tsubo, se traduit par un soudain affaiblissement du ventricule gauche, le principal responsable du pompage. Elle est plus répandue chez les femmes. Étonnamment, de nouvelles études indiquent qu’elle peut aussi survenir après un événement extrêmement heureux.

2. Les glandes surrénales

Attendez-vous à être victime d’insomnie et de troubles de la digestion pendant environ six mois. En effet, les glandes surrénales sécrètent plus de cortisol, l’hormone du stress bien connue pour perturber sommeil et digestion.

3. Le système immunitaire

Votre vaccin contre la grippe pourrait bien s’avérer moins efficace. Après un vaccin, le corps est censé produire des anticorps, mais des chercheurs ont constaté, à l’occasion d’une étude parue dans Brain, Behavior and Immunity, que les personnes âgées qui avaient perdu quelqu’un dans les 12 derniers mois présentaient une réaction moins forte. De manière générale, le vaccin contre la grippe est moins efficace chez les plus de 65 ans, mais la différence était encore plus marquée après une période de deuil.

4. Le cerveau

Après la perte d’un être cher, le chagrin ne s’apaise pas avec le temps dans 7 à 10 % des cas. S’il continue à affecter votre quotidien pendant au moins 12 mois, on parle alors de trouble du deuil complexe persistant. Celui-ci ferait baisser les résultats des tests cognitifs tels que les associations de mots, et réduirait la taille du cerveau, d’après une étude publiée dans Psychological Medicine. Logique, quand on sait que le stress chronique, y compris de type affectif, est associé à une diminution de la matière grise dans certaines zones critiques du cerveau.

Ce n’est pas un scoop : quand on est en deuil, on n’est capable de penser qu’à la personne disparue. Ce problème de concentration pourrait provoquer des trous de mémoire. Comparés à ceux qui n’étaient pas en deuil, les sujets ayant perdu leur conjoint six mois auparavant avaient plus de mal à se rappeler les détails d’une histoire, juste après l’avoir entendue ou après un intervalle.

5. L’ensemble du corps

Le stress face à des situations ordinaires semble se prolonger plus longtemps. En effet, une étude parue dans le Journal of Affective Disorders suggère que, dans les cas de deuil avec complication, l’organe de réponse au stress le plus lent – le système nerveux sympathique – prend le dessus. En principe, c’est le système parasympathique qui s’en charge, et qui ramène rapidement le corps à la normale.

Les personnes en deuil sont davantage sujettes aux inflammations, ce qui pourrait expliquer l’augmentation des risques de décès, toutes causes confondues. L’inflammation chronique est en effet soupçonnée de jouer un rôle dans les cancers, les maladies cardiaques et le diabète.

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L’heure idéale pour aller dormir


Ma mère disait quelque chose de semblable, quand j’étais plus jeune : pour dormir, il ne fallait pas manquer le train, sinon on risquait d’avoir des difficultés à trouver le sommeil
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L’heure idéale pour aller dormir

 

© thinkstock.

S’il n’existe pas de recette miracle dans l’art subtil du sommeil, il semblerait qu’un créneau soit particulièrement conseillé en ce qui concerne l’heure du coucher.

Les petites ou grandes insomnies nous gâchent tous la vie. Chacun a déjà connu ces heures d’angoisse où, épuisé, on est incapable de s’endormir et on regarde défiler toutes les minutes sur le réveil. On angoisse, on se stresse car on sait qu’on risque de ne pas avoir la forme pour le lendemain, ce qui nous empêche bien entendu de trouver le sommeil.

Selon Elen Vora, une doctoresse experte dans la question, le fait d’être épuisé augmenterait les difficultés de s’endormir. Pour éviter cela, une seule solution, avancer l’heure du coucher.

Lorsqu’on attend trop pour aller dormir, on loupe la fenêtre de la « fatigue » pour devenir « épuisé ». Notre corps relâche alors du cortisol, une hormone du stress qui nous permet de rester éveillés. Impossible alors de se détendre et de s’endormir.

« En fait, il existe un laps de temps durant lequel on est fatigué. Pour la plupart d’entre nous, c’est plus ou moins trois heures après le coucher du soleil, donc quelque part entre 21h et 23h30. Si nous restons éveillés au-delà (…), le corps relâche du cortisol, qui nous donne un boost d’énergie et de stress », explique Elen Vora sur le site Mind Body Green.

S’il peut être compliqué pour certains d’aller dormir si tôt (notamment pour les personnes qui travaillent tard), l’experte propose de faire l’expérience durant une semaine. Elle conseille également d’être attentif au moment où l’on passe de la « fatigue » à « l’épuisement » mais aussi au moment auquel ce changement s’opère. Vous découvrirez alors votre heure idéale pour foncer au lit.

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Les édulcorants artificiels nous font-ils manger plus?


Je ne serais surprise si les édulcorants artificiels feraient manger plus. Car, les habitudes alimentaires, le goût du sucré ne change pas
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Les édulcorants artificiels nous font-ils manger plus?

 

Les édulcorants artificiels nous font-ils manger plus?

La recherche a été uniquement faite sur des drosophiles.Photo Fotolia

Des chercheurs de l’université Charles Perkins de Sydney et de l’institut de la recherche médicale Garvan, en Australie, affirment qu’un nouveau système dans notre cerveau détecte et intègre la sensation de sucre contenue dans les aliments.

«Après l’exposition chronique à un régime alimentaire qui contenait l’édulcorant sucralose artificiel, nous avons vu que les animaux ont commencé à manger beaucoup plus», explique le professeur Greg Neely, chef de l’étude. «Après ce résultat, nous avons constaté que le cerveau assimile la sensation de sucre en même temps que l’apport énergétique», ajoute-t-il.

Pendant cinq jours, les chercheurs ont nourri des drosophiles («mouches à fruits») avec des aliments à base de sucralose, possédant un goût sucré sans contenir de calorie. La recherche a été uniquement faite sur des drosophiles mais une recherche encore plus poussée a été réalisée sur des souris, ce qui rapproche encore plus du genre humain.

«Quand nous avons enquêté pour savoir pourquoi les animaux mangeaient encore plus alors qu’ils avaient leur apport en calories, on a remarqué que la consommation des édulcorants articifiels augmentait l’intensité du sucre et l’envie de manger plus, a affirmé le Professeur Neely. En d’autres termes, les édulcorants artificiels incitent à manger plus donc ingérer plus de calories.»

Les chercheurs ont aussi remarqué qu’ils pouvaient être la cause d’hyperactivité, d’insomnie et d’une diminution de la qualité du sommeil, effets similaires constatés lors d’un état de jeûne précédemment signalés dans d’autres études.

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La météo influence-t-elle notre santé ?


La météo influence notre état de santé. Chaque saison, le froid, la chaleur, l’humidité, vent ont des répercussions sur notre corps que ce soit des maladies cardiaques, les rhumatismes, l’asthme, les allergies, des dépressions et encore bien d’autres maux
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La météo influence-t-elle notre santé ?

meteo et sante

© iStock

– par Isabelle Gonse

Les rhumatismes qui se réveillent lorsque le temps change, les virus qui se propagent avec le froid, le vent qui provoque des migraines… On invoque souvent la météo pour expliquer nos problèmes de santé… Mais qu’en est-il vraiment ?

À en croire la sagesse populaire, le lien entre les conditions climatiques et nos petits et grands bobos n’est plus à prouver. La fréquentation des cabinets médicaux et des services d’urgence augmente d’ailleurs par temps froid, humide ou trop chaud. Si le lien entre la météo et certaines maladies comme l’infarctus est prouvé, pour d’autres il est plus aléatoire et ne s’explique que de façon indirecte : par mauvais temps on sort moins, on fait moins d’exercice, on mange plus gras… La qualité de vie perçue et le moral s’en ressentent. Voici ce que l’on sait à ce jour sur l’influence des différents types de temps

Le froid sec augmente les problèmes cardiaques et respiratoires

Plus la température diminue en-dessous de 0°C, plus les hospitalisations et les décès par infarctus augmentent. C’est ce que montre une récente étude canadienne (1). Le froid entraine une contraction des vaisseaux, il augmente lapression artérielle et la viscosité du sang, tandis que le rythme cardiaque s’accélère, d’où plus de risque de caillots et de thrombose, donc d’infarctus. Ce mécanisme favorise aussi les crises d’angine de poitrine et les accidents vasculaires cérébraux. L’inhalation d’air froid peut déclencher une crise d’asthme, surtout en cas d’effort, en entrainant une constriction des bronches et un spasme respiratoire. En hiver, les muqueuses du nez et de la gorge se défendent moins bien contre les agressions. Et comme on a tendance à rester confiné à l’intérieur et à moins aérer, les germes prolifèrent et les infections se propagent. Le froid peut aussi provoquer des crevasses (il dessèche la peau), des engelures ou un syndrome de Raynaud (il contracte les vaisseaux).

Le froid humide aggrave les douleurs rhumatismales

S’il y a bien un domaine où la météo a la réputation de jouer un rôle important, voire de servir de baromètre, c’est dans les rhumatismes. Une majorité de personnes souffrant de douleurs articulaires se plaignent de l’influence du temps sur la douleur et la raideur. Elles sont augmentées par le froid, l’humidité, la baisse de pression à l’approche du mauvais temps, ou plus rarement par la chaleur… La sensibilité à la pression atmosphérique (ressentie aussi parfois lors d’un vol en avion) s’explique : l’air appuie avec une certaine force sur les tissus, réduisant leur congestion quand ils sont inflammatoires. L’humidité, la pluie et le brouillard augmentent aussi les infections respiratoires : ils font retomber sur la terre les bactéries, virus et polluants transportés par le vent.

Le vent favorise la migraine, les AVC et l’asthme

Selon la médecine chinoise, le vent chamboule l’équilibre énergétique. Vent d’autan, mistral, tramontane, foehn… On dit de certains vents qu’ils « rendent fou ». Ce qui est sûr, c’est que le vent augmente l’irritabilité et favorise maux de tête,migraines et insomnies. La fréquence des accidents vasculaires cérébraux (AVC) augmente en hiver par temps anticyclonique (température basse, faible humidité), surtout lorsque la vitesse du vent est importante. Plus il souffle fort, plus la température ressentie est basse, d’où une exacerbation des problèmes de santé liés au froid.

En saison pollinique, du printemps à l’automne, un temps sec et venteux transporte les allergènes et augmente le risque d’allergies respiratoires (rhinite, asthme allergique) et de conjonctivite.

La chaleur entraîne déshydratation et accidents cardiaques

La chaleur peut être dangereuse si elle se transforme en canicule (par exemple à Paris, plus de 31°C le jour et 21°C la nuit trois jours d’affilée). Les jeunes enfants, les personnes âgées ou souffrant d’une maladie chronique sont particulièrement exposés au risque de déshydratation : fatigue, risque de confusion, coup de chaleur, mais aussi crampes, coliques néphrétiques… Et augmentation des crises chez les personnes souffrant de schizophrénie ou de dépression.

Une augmentation de la chaleur, même modérée (de 20°C à 25°C sur 2 jours) est associée à plus de décès par défaillance cardiaque, accident vasculaire cérébral et arythmie (2). Ceci s’expliquerait notamment par une hausse de la charge de travail du cœur, une déshydratation et un appauvrissement en sel.

La pollution joue aussi un rôle

Elle amplifie encore les conséquences de la météo sur la santé, de façon différente selon la saison :

– Pollution à l’ozone : l’été, par temps chaud et ensoleillé : elle aggrave surtout les problèmes respiratoires.

– Pollution aux particules fines : l’hiver, par temps nuageux sans vent : elle augmente surtout le risque cardiovasculaire.

(1) Étude canadienne présentée au congrès de l’ESC en septembre 2015 (Liu S.)

(2) Étude allemande portant sur 188 000 personnes, publiée dans la revue Heart en 2014 (Breitner S.)

Pour aller plus loin

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Il y a enfin une excuse génétique au fait de se lever tard


Il semblerait que les lève-tôt et les couches tard serait une question génétique, cependant est-ce qu’on peut simplement prendre des bonnes habitudes pour remettre les pendules à l’heure ?
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Il y a enfin une excuse génétique au fait de se lever tard

 

Good ******* morning mate! / Stepan Vrany via Flickr CC License By

Good ******* morning mate! / Stepan Vrany via Flickr CC License By

Repéré par Jean-Laurent Cassely

Notre patrimoine génétique pourrait déterminer en partie notre capacité à être apte tôt le matin ou pas.

L’excuse génétique que vous attendiez depuis longtemps pour justifier votre incapacité à vous lever tôt est enfin recevable. Le Guardian signale qu’une équipe de l’entreprise américaine de biotechnologies 23andMe, spécialisée dans la vente de décryptages de génome, a analysé le patrimoine génétique de près de 90.000 individus et comparé ces résultats aux réponses un questionnaire en ligne adressé aux mêmes personnes, portant sur leur rythme quotidien: plutôt lève-tôt ou plutôt couche-tard.

Les résultats, publiés dans Nature Communications, établissent une corrélation entre quinze variations génétiques et le fait de se sentir au mieux de ses capacités en matinée. Sept de ces quinze parties du génome humain sont associées à la régulation du rythme circadien, c’est-à-dire aux processus biologiques qui ont un cycle de 24 heures (à commencer par l’alternance veille/sommeil), note le site The Verge.

Ces matinaux sont aussi moins sujets aux insomnies, à la dépression et ont un IMC moins élevé que les couche-tard, mais les chercheurs précisent qu’ils n’ont pas identifié de relation de cause à effet entre ces associations.

L’année dernière, une précédente étude avait déjà identifié 80 gènes qui influençaient le fait que les mouches de fruit soient plus ou moins actives en fonction du moment de la journée. L’étude réalisée par 23andMe présente des limites et la méthode manque de rigueur sur certains points. Les chercheurs n’ont pas pris en compte la localisation des répondants ni la saison au cours de laquelle ils ont répondu en ligne. Mais vous n’êtes pas obligé d’évoquer ces réserves à votre patron si vous souffrez d’une panne de réveil. Sachez qu’il existe aussi des études qui expliquent les retards compulsifs.

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Voilà pourquoi les femmes sont plus insomniaques que les hommes


Sommes-nous égaux devant le sommeil ? Et bien non, les femmes sont plus sujettes aux insomnies que les hommes. Les causes sont diverses : les hormones (et oui encore !) le stress, le conjoint, etc.
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Voilà pourquoi les femmes sont plus insomniaques que les hommes

 

Beaucoup de facteurs physiologiques entrent en compte dans l'insomnie féminine | Alyssa L. Miller via Flickr CC License by

Beaucoup de facteurs physiologiques entrent en compte dans l’insomnie féminine | Alyssa L. Miller via Flickr CC License by

Repéré par Fatma Pia Hotait

Être une femme et dormir, ce n’est pas si facile.

Les femmes souffrent plus d’insomnie que les hommes. C’est un fait avéré, et ce, quel que soit l’âge de la personne. Entre 18 et 24 ans, les femmes sont presque quatre fois plus touchées par l’insomnie que les hommes, selon une étude australienne menée par l’institut Roy Morgan et dont les résultats ont été publiés en septembre 2015.

L’écart s’amoindrit avec l’âge mais reste conséquent: entre 50 et 64 ans, les personnes de sexe féminin sont deux fois plus sujettes aux insomnies que les représentants de la gent masculine. Les journalistes de CNN se sont demandé d’où provenait ces différences de sommeil entre les sexes, convoquant pour cela des experts. Et les raisons ne sont pas seulement physiologiques.

1.Les hormones

Chez la femme, le cycle menstruel fait varier les niveaux d’œstrogène et de progestérone. Cette fluctuation hormonale a une influence sur la capacité à dormir ou à rester éveillée, explique à CNN Dianne Augelli, experte au Weill Cornell Center for Sleep Medicine:

«Les œstrogènes agissent sur plusieurs neurotransmetteurs qui peuvent avoir un impact sur la régulation du sommeil et la progestérone peut avoir un effet hypnotique. La variation de niveau de ces hormones peut affecter notre rythme circadien.»

Dans certaines périodes spécifiques comme la grossesse ou la ménopause, les hormones jouent aussi un rôle important. Par exemple, les bouffées de chaleur et les sueurs froides sont très courantes chez les femmes ménopausées. Des apnées de sommeil peuvent surgir, et certaines femmes se mettent à ronfler pour la première fois de leur vie, voire à haleter.

2.L’anxiété et le stress

«L’anxiété et la dépression peuvent causer l’insomnie, ou l’inverse», explique Dianne Augelli, appuyée par Michelle Drerup, psychologue spécialiste du sommeil travaillant pour le Cleveland Clinic Sleep Disorders Center, qui parle d’«insomnie comorbide».

En d’autre termes, plus on a du mal à dormir, plus on a tendance à rester éveillé.

Or, comme l’explique Michelle G. Craske, professeure de psychologie, psychiatrie et sciences du comportement et directrice du Centre de recherches sur la dépression et l’anxiété à l’Université de Californie, dans son livre Origins of Phobias and Anxiety Disorders: Why More Women than Men?, les femmes sont plus touchées par le stress et l’anxiété, entre autres à cause de leur rôle social et parental.

Reste que des thérapies existent pour sortir de ce cercle vicieux, affirme Michelle Drerup: «La thérapie cognitive et comportementale aide les patients à prendre confiance lorsqu’ils sont pris dans cette spirale négative.»

3.Le partenaire

Le sommeil des femmes peut aussi être troublé par le fait de dormir dans le même lit (du moins pour celles hétérosexuelles) que leur conjoint. Les hommes ont en effet davantage tendance à ronfler que les femmes. Seules 25% des femmes ronflent, contre 40% d’hommes. Comme tous les muscles, la langue se relâche au cours du sommeil et tombe dans la gorge, plus large chez les hommes que chez les femmes, ce qui explique en partie qu’ils ronflent plus fréquemment. De plus, les cordes vocales masculines sont plus profondes et lourdes et vibrent donc plus que les cordes vocales féminines. Enfin, la mâchoire de l’homme est en général plus prohéminente: les ronflements masculins sont donc plus audibles.

«Essayer les chambres séparés pendant une semaine peut être un bon test. Dormir seul est une habitude beaucoup plus répandue qu’on ne le croit», explique Michelle Drerup. Si le problème vient d’horaires différents, «il est important de respecter sa propre horloge» assure-t-elle.

4.Une mauvaise hygiène de sommeil

Si vous ne vous retrouvez pas dans les situations précédemment décrites, il est temps de dresser votre mea culpa. Une bonne hygiène du sommeil comprend des horaires réguliers, par exemple se fixer une heure de coucher. Faire attention à ce que la température de la chambre ne soit pas trop haute et qu’il y ait peu de lumière dans la pièce. Dianne Augelli recommande, plutôt que de prendre des somnifères, qui se sont utiles qu’à court terme et peuvent avoir des effets secondaires dangereux, d’éviter les appareils électroniques avant de se coucher, ou de faire de l’exercice (mais pas trop près du coucher). Si l’insomnie persiste, il est important de consulter un spécialiste.

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Nos ancêtres ne dormaient pas plus longtemps que nous


Nos ancêtres n’étaient pas de grands dormeurs malgré le peu d’activité nocturne qu’il pouvait y avoir. Leur sommeil était à peu près comme le nôtre sauf qu’ils ne connaissaient probablement pas les nuits blanches chroniques
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Nos ancêtres ne dormaient pas plus longtemps que nous

 

Les chercheurs notent en terminant que l'insomnie chronique... (Photos.com)

Les chercheurs notent en terminant que l’insomnie chronique est essentiellement inconnue au sein de ces sociétés traditionnelles.

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On pourrait croire que nos maisons illuminées, nos téléviseurs constamment allumés, nos téléphones intelligents qui vibrent et nos cafetières bien usées nous empêchent de dormir aussi longtemps qu’avant, mais cela est faux, s’il faut en croire une étude publiée récemment par le journal scientifique Current Biology.

Des chercheurs ont constaté que les membres de trois tribus de chasseurs cueilleurs dorment, en moyenne, un peu moins de 6,5 heures par nuit. Ils ne font pas non plus de sieste et ne vont pas nécessairement au lit avec la tombée de la nuit.

En d’autres mots, leurs habitudes de sommeil ne sont pas radicalement différentes des nôtres, si ce n’est du fait qu’ils se réveillent habituellement avant le lever du soleil.

Le psychiatre Jerome Siegel, de l’Université de la Californie à Los Angeles, a dit que cela remet en question la notion que notre vie moderne effrénée nous empêche de profiter d’une quantité de sommeil «naturelle» – et qu’il faut prendre des somnifères pour remédier à la situation.

M. Siegel et ses collègues ont étudié 94 individus membres de trois tribus de chasseurs cueilleurs de Tanzanie, de Namibie et de Bolivie. Ils ont découvert que ces groupes épars ont des structures de sommeil étonnamment similaires, ce qui reflète probablement la structure de base du sommeil chez l’humain.

La durée moyenne du sommeil allait de 5,7 à 6,1 heures.

Même s’ils vivent sans électricité, ces chasseurs cueilleurs n’allaient pas au lit au moment de la noirceur. Ils restaient éveillés, en moyenne, un peu plus de trois heures après le coucher du soleil et allaient dormir au moment où la température fléchissait, de manière à dormir pendant la portion la plus fraîche de la nuit. Ils dormaient une heure de plus par nuit en hiver qu’en été.

Les chercheurs notent en terminant que l’insomnie chronique est essentiellement inconnue au sein de ces sociétés traditionnelles. Deux des tribus n’ont même pas de terme pour décrire le problème.

http://www.lapresse.ca/

Saviez-Vous ► 10 phobies météo dont vous ignoriez l’existence


Il existe toutes sortes de phobies et même la météo n’y échappe pas. On ne peut pas contrôler le temps, mais il semble qu’une thérapie pourrait aider à faire face à une phobie météorologique.
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10 phobies météo dont vous ignoriez l’existence

 

Votre tension artérielle augmente en flèche à l’approche d’un orage? Un sentiment de panique vous envahit lorsque la foudre frappe? Vous souffrez probablement d’astraphobie ou de bronophobie. Voyez 10 phobies météo dont vous ne soupçonniez sûrement pas l’existence.

Phobie/Phénomène météo

Anémophobie où ancraophobie : Peur du vent
Antlophobie : Peur des inondations
Astraphobie : Peur des orages
Bronophobie : Peur de la foudre, du tonnerre
Cumulophobie où néphophobie : Peur des nuages
Homichlophobie : Peur du brouillard
Hygrophobie : Peur de l’humidité
Lilapsophobie : Peur des tornades
Ombrophobie : Peur de la pluie
Thermophobie : Peur de la chaleur

Phobies météo.

Symptômes

Dans un article explorant les phobies météorologiques sévères, l’American Meteorological Society a étudié les symptômes auxquels peuvent être exposées les personnes souffrant d’une phobie météo.

Au nombre des symptômes psychologiques se retrouvent l’insomnie, la panique, des nausées, des étourdissements, une hausse de la pression artérielle et un sentiment d’impuissance.

Parmi les symptômes comportementaux, on remarque notamment la surveillance obsessionnelle des prévisions météo à la télévision. Certains souffrent également d’incapacité à manger ou à sortir de la maison.

Traitement

Marie-Ève Bélanger, D.Psy et psychologue au Centre de psychologie Limoilou, explique que pour surmonter ces phobies, les patients doivent procéder à un traitement d’exposition classique, qui consiste à affronter graduellement les situations craintes, sans évitement ni comportements pour se rassurer. Selon la spécialiste, il s’agit d’un traitement assez simple et assez efficace.

L’étude a démontré que les phobies des sujets correspondaient avec le type de météo souvent observé dans leur région : le Midwest et les tornades, les ouragans et la côte est et la côte Ouest et les incendies de forêt. Un constat plus surprenant, plus le niveau d’éducation sur les phénomènes météorologiques violents est élevé, plus l’individu est susceptible de faire de l’anxiété par rapport à ces conditions météorologiques.

 

http://www.meteomedia.com/

 

Sommeil: 8 erreurs à éviter pour contrer l’insomnie


Tout le monde un jour l’autre ont des nuits d’insomnie pour diverses raisons. Mais quand l’insomnie est fréquente, il faut rechercher les causes. Il est à noter que certaines de ces causes pourraient être facilement corrigées, sinon, il serait bon d’en parler au médecin
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Sommeil: 8 erreurs à éviter pour contrer l’insomnie

 

chambre sommeil

    Photo :Tango Photographie

    Julie Leduc

 

Stress, anxiété, caféine… les causes de l’insomnie sont nombreuses. Mais notre chambre aussi peut nous empêcher de bien dormir. Voici huit erreurs à corriger pour retrouver des nuits de rêve!

1. Des rideaux ou des stores qui laissent passer la lumière

La lumière a un effet direct sur notre horloge interne, signale la Dre Diane Boivin, directrice du Centre d’étude et de traitement des rythmes circadiens à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas de Montréal.

«Elle inhibe la sécrétion de mélatonine, une hormone qui signale à notre organisme le moment où le soleil se couche et se lève et qui permet au corps de s’adapter à son environnement. La mélatonine favorise l’endormissement et le maintien du sommeil.»

Or, l’obscurité active sa sécrétion.

«Il est donc préférable de dormir dans la noirceur la plus complète, poursuit Régine Denesle, directrice de la Clinique d’insomnie au Centre d’études avancées en médecine du sommeil (CEAMS) de l’Hôpital du Sacré-Coeur. La lumière suscite l’éveil, et une personne au sommeil sensible peut se réveiller dès les premières lueurs de l’aube. On recommande même aux travailleurs de nuit de porter des lunettes fumées quand ils rentrent chez eux le matin afin de ne pas trop s’exposer à l’effet stimulant de la lumière.»

La solution Installer des stores opaques aux fenêtres de notre chambre. Un masque pour les yeux peut aussi aider à se protéger de la lumière.

2. La télévision ou l’ordinateur dans la chambre

Les spécialistes sont unanimes: la chambre doit être réservée au sommeil et aux activités sexuelles.

«Ces appareils sont incompatibles avec une bonne hygiène du sommeil», note Mme Denesle.

La télévision et l’ordinateur ont un effet psychologique de divertissement, ajoute la Dre Boivin.

«Et regarder nos courriels ou travailler à l’ordinateur dans la chambre équivaut à transporter nos préoccupations professionnelles dans le lit. Autant de facteurs qui rendent l’endormissement plus difficile. De plus, la lumière projetée par les écrans nuit à la sécrétion de la mélatonine, ce qui retarde l’arrivée du sommeil.»

La solution Fermer l’ordinateur 30 minutes ou une heure avant d’aller au lit.

«On peut regarder la télévision en soirée. Cela permet à certains de décrocher, dit Régine Denesle. Mais on la regarde dans le salon à une distance d’au moins six pieds pour ne pas être trop affectée par la lumière de l’écran. On pense aussi à tamiser l’éclairage dans la maison. La baisse de luminosité envoie à notre cerveau le message qu’il est temps d’aller dormir.»

3. Une chambre surchargée de meubles et en désordre

«Il n’y a pas de recherches là-dessus, mais ça tombe sous le sens que se trouver dans une pièce chargée peut encombrer notre esprit, note Régine Denesle. Mais c’est une question personnelle. Certaines personnes vivent très bien dans le désordre.»

La Dre Boivin mentionne toutefois qu’il vaut mieux sortir notre sac de travail, nos dossiers, nos comptes à payer et nos listes de travaux de la chambre. Tout ce qui nous rappelle nos responsabilités peut générer du stress et nous empêcher de nous abandonner au sommeil.

La solution Aménager notre chambre pour qu’elle soit agréable, confortable et apaisante. On range ce qui traîne avant d’aller au lit, on ne garde rien qui concerne le travail à la vue. Si on n’a pas le choix d’avoir notre bureau dans la chambre, on s’organise pour créer deux zones distinctes et pour bien ranger l’espace travail avant le dodo.

4. Une température ambiante trop élevée

«Il n’y a pas de température recommandée: on y va selon notre confort, dit Régine Denesle. Mais généralement, une température qui se situe entre 18 et 23°C favorise un bon sommeil.»

«La température corporelle s’abaisse d’elle-même d’environ 1°C durant le sommeil, dit la Dre Boivin. Et pendant la phase de rêves, on devient très sensible à la température ambiante. S’il fait trop chaud ou même trop froid, notre sommeil sera perturbé et on aura tendance à se réveiller plus souvent.»

Les solutions Baisser le thermostat de notre chambre le soir ou ajuster la température avec un système d’air climatisé ou un ventilateur.

«L’été, une petite douche fraîche avant d’aller au lit peut nous aider à retrouver une température corporelle qui favorisera l’endormissement», signale Laura Creti, psychologue et chercheuse à la Clinique d’insomnie de l’Hôpital général juif, à Montréal.

5. Un conjoint qui ronfle

La situation nuit au sommeil du ronfleur et à celui de sa conjointe.

«Quand on est réveillée par un ronflement, on n’arrive généralement pas aux stades les plus profonds du sommeil, qui sont les plus reposants, indique Laura Creti. Ou on ne les atteint pas assez longtemps pour en ressentir les bienfaits. Résultat: le matin, on est encore fatiguée.»

Les solutions Le ronfleur doit consulter.

«Tout ronflement régulier devrait être évalué dans un centre du sommeil pour vérifier s’il n’y a pas d’apnée du sommeil», soutient Régine Denesle.

Ce trouble qui se manifeste par de courts arrêts respiratoires répétés comporte des risques pour la santé. Il peut notamment causer de l’hypertension artérielle et aggraver les maladies cardiovasculaires. De notre côté, on peut dormir avec des bouchons.

«Cela ne couvre pas complètement les ronflements, dit Mme Denesle, mais ça les éloigne. Ce sont les changements de décibels qui dérangent: un ronfleur qui respire fort, fait des pauses, reprend son souffle. On peut tenter de leur faire écran en dormant avec un bruit de fond constant, par exemple un ventilateur ou un aquarium.»

«Plusieurs ronfleurs ronflent quand ils dorment sur le dos, ajoute Laura Creti. Le vieux truc de coudre une poche dans le dos d’un t-shirt et d’y insérer une balle de tennis peut être utile.»

Si rien ne fonctionne, faire chambre à part est peut-être la solution.

6. Un matelas inconfortable

«Il faut un certain confort pour bien dormir. Un mauvais matelas peut causer des douleurs qui sont souvent une source d’insomnie, dit Laura Creti. Le mal nous réveille et on se rendort difficilement. Un matelas inconfortable risque aussi d’entraîner une association négative par rapport à notre lit et notre chambre qui peut dégénérer en association négative au sommeil.»

La solution Trouver un matelas dans lequel on est bien.

 «Mais attention au piège du marketing, avertit Régine Denesle. Il n’est pas nécessaire de dépenser une fortune pour un bon matelas. Et le confort n’est qu’un aspect. Ce n’est pas parce qu’on a un matelas à 2 000$ qu’on va automatiquement régler nos problèmes d’insomnie!»

7. Le iPad dans le lit

Nous sommes plusieurs à avoir troqué nos livres pour un iPad ou une tablette électronique. Si la lecture nous transporte dans les bras de Morphée, ce n’est pas une bonne idée de traîner ces appareils dans le lit.

«Des recherches récentes ont montré que la lumière bleue émise par les tablettes électroniques suffit pour interrompre ou à tout le moins ralentir la sécrétion de mélatonine, explique Laura Creti. Quand on s’y expose trop longtemps en soirée, cela retarde notre endormissement.»

La solution Revenir au roman en version papier ou aux liseuses de première génération, qui ne sont pas rétroéclairées.

«On peut aussi porter des verres fumés orangés ou rouges pour lire sur une tablette, suggère Mme Creti. Cela coupe les rayons de la lumière bleue.»

8. Un réveille-matin lumineux

Le fait de voir les heures passer peut générer une anxiété néfaste pour le sommeil.

«C’est psychologique. Si on se réveille la nuit et qu’on met du temps à se rendormir, on peut s’énerver en regardant les heures qui passent, dit Régine Denesle. On se trouve alors prise dans un cycle de pensées nuisibles pour le sommeil.»

La solution Pour ne pas voir l’heure, tourner le réveil vers le mur, le couvrir avec un bout de tissu ou le cacher dans un tiroir.

Quand consulter?

Mettre plus de 30 minutes à s’endormir, se réveiller la nuit durant des périodes de plus de 30 minutes et se sentir fatiguée le matin sont des signes d’insomnie.

«On estime que 25 à 30% de la population vit occasionnellement des symptômes d’insomnie et que 10 à 12% des gens en souffrent de manière chronique, dit Régine Denesle. Quand on a des problèmes de sommeil plus de trois fois par semaine et qu’ils durent depuis plus de trois mois, c’est le moment de consulter.»

Selon la Dre Boivin, il faut s’inquiéter si notre manque de sommeil est associé à des difficultés à fonctionner le jour. Notre médecin, le personnel des cliniques du sommeil et un psychologue peuvent nous aider.

Des effets néfastes

«Les méfaits dépendent de la durée et de l’intensité des troubles du sommeil, souligne Régine Denesle. Une mauvaise nuit de temps à autre, ça arrive à tout le monde et c’est sans conséquences. Si on commence à faire de l’insomnie chronique, on ressentira par contre plus de fatigue. On peut manquer de concentration et risquer davantage d’avoir un accident sur la route ou au travail.»

Mme Denesle mentionne que certaines personnes vivent bien avec leurs problèmes de sommeil. Ce sont celles qui s’en font avec leur insomnie qui risquent le plus d’avoir des problèmes, comme de l’anxiété pouvant même aller jusqu’à la dépression.

De nouvelles recherches montrent que le manque répété de sommeil peut nuire au métabolisme des sucres et des graisses et favoriser l’obésité. Il peut aussi augmenter les risques d’hypertension.

«Mais il faut vraiment avoir des troubles du sommeil sévères pour que de telles conséquences apparaissent, note la Dre Boivin. Il ne faut pas entretenir une anxiété démesurée par rapport au sommeil. Avoir de temps en temps de moins bonnes nuits, c’est normal. On ne devrait pas partir en peur après deux nuits blanches et penser que notre santé est en péril! L’anxiété par rapport au sommeil est un des facteurs qui contribuent le plus au maintien de l’insomnie chronique.»

Pour en savoir plus

  • Le Sommeil et vous. Mieux dormir, mieux vivre, par Diane B. Boivin, Trécarré, 2012, 192 p., 34,95$.
  • Vaincre les ennemis du sommeil, par Charles M. Morin, Les Éditions de l’Homme, 2009, 288 p., 24,95$

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