Les oiseaux consomment entre 400 et 500 millions de tonnes d’insectes chaque année


Les oiseaux sont d’une grande importance. Ils consomment environ 400 et 500 millions de tonnes par an, selon les chercheurs. C’est dans les boisées, forêts qu’ils sont le plus gourmand, puis en zone agricole etc .. Il est donc important de les protéger pour qu’ils puissent aider à contrôler les insectes.
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Les oiseaux consomment entre 400 et 500 millions de tonnes d’insectes chaque année

 

Les oiseaux consomment entre 400 et 500 millions de tonnes d'insectes

Les oiseaux insectivores jouent un véritable rôle écologique.

© JAMES GOURLEY/BPI/SHUTT/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

Le rôle écologique (et économique) des oiseaux est bien souvent ignoré. Des chercheurs ont donc calculé la quantité d’insectes consommée par ces animaux, ce qui permet de garder les populations d’arthropodes sous contrôle.

De nombreuses espèces d’oiseaux seraient en déclin et 1 sur 8 serait même globalement menacée d’extinction. Une équipe internationale de chercheurs souligne dans une étude parue le 9 juillet 2018 dans la revue The Science of Nature le rôle écologique et économique de ces animaux en grande partie menacés. Leurs travaux ont permis de réaliser une estimation de l’impact de la prédation des oiseaux insectivores du monde entier et donc du rôle considérable qu’ils jouent pour éliminer les insectes nuisibles, notamment dans les cultures.

Une contribution variable suivant l’écosystème

En se basant sur 103 études menées dans 7 écosystèmes différents et en extrapolant ces données, les chercheurs ont réussi à estimer l’effet global de la prédation de ces oiseaux. Selon les résultats obtenus, le gros du travail serait fait par les animaux survolant les zones boisées. Ces derniers auraient une consommation annuelle d’insectes de 300 millions de tonnes par an. Les oiseaux vivant dans la savane, les prairies, les zones agricoles (où ils se nourrissent volontiers de chenilles et de coléoptères, connus pour ravager les cultures), les déserts ou encore la toundra arctique seraient des contributeurs plus modestes.

« Nous estimons que la biomasse de proies consommée par l’ensemble des oiseaux insectivores du monde entier se situe entre 400 et 500 millions de tonnes par an », notent les chercheurs dans leur étude.

En outre, le nombre de captures augmenterait lorsque les oiseaux doivent nourrir leur progéniture, les oisillons étant particulièrement friands des insectes.

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Les araignées mangent aussi des poissons


On dit que les petites  »bibites » ne mangent pas les grosses, enfin presque !! Certaines araignées peuvent aller a la pêche de temps a autre.
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Les araignées mangent aussi des poissons

 

Araignée qui mange un poisson en Équateur Photo :  Ed Germain, PLOS One

Même si la plupart des araignées sont insectivores, celles qui vivent près de cours d’eau peuvent aussi dévorer des petits poissons à l’occasion. Un phénomène observé un peu partout dans le monde, sauf dans l’Antarctique.

Dans un article publié dans la revue scientifique PLOS One, des chercheurs de l’Université de Bâle, en Suisse, et de l’Université de Western Australia, en Australie, se sont penchés sur 80 cas de prédation de poissons par des araignées semi-aquatiques. En moyenne, les poissons capturés par les araignées étaient 2,2 fois plus gros qu’elles.

Comment pêche l’araignée?
Généralement, l’arachnide s’approche de sa proie par une branche ou une feuille qui surplombe l’eau. Certaines nagent ou même marchent sur l’eau; ensuite, elles parviennent à paralyser le poisson avec leurs toxines avant de le tirer sur la rive, au sec, pour le dévorer. Ce processus peut prendre plusieurs heures, précisent les chercheurs. Une fois le repas terminé, il ne restera que des arêtes et des écailles
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Araignée sur un quai à Shoe Lake, en Ontario Araignée sur un quai à Shoe Lake, en Ontario Photo :  Lloyd Alter, PLOS One

L’araignée pêche dans les environs du lieu où elle habite, près des ruisseaux, des rivières, des étangs, des lacs et des marécages.

Des cas de prédation de poissons ont été observés dans différents pays, surtout aux États-Unis, mais aussi en Équateur, au Cameroun et également au Canada, notamment en Ontario.

Les poissons restent une proie occasionnelle pour la plupart des araignées, qui utilisent leurs toiles pour capturer des insectes. Tout de même, les poissons sont d’une importance nutritive substantielle pour ce prédateur, selon l’étude.

Une grande diversité de familles d’araignées se livrent à la prédation de poissons, notent les chercheurs suisses et australiens. En tout, des cas ont été observés dans au moins huit familles d’arachnides, notamment cinq dans la nature, et les autres en captivité.

http://ici.radio-canada.ca

Un oiseau de 25 grammes bat tous les records de migration


Vivre au gré des vents, sans se soucier des frontières et douanes et voler de pays en pays c’est le destin d’un tout petit oiseaux qui ne sait que faire des lois et des règles humains a demander asile pour un séjour temporaire. Le monde entier l’appel . Voltiger a travers les Continents, du Canada allant en Russie, Europe, peut importe …
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Un oiseau de 25 grammes bat tous les records de migration

Un oiseau de 25 grammes bat tous les records de migration

Le traquet motteux passe la saison chaude dans l’Arctique et hiverne en Afrique subsaharienne, parcourant près de 30 000 km aller-retour chaque année.

Photo: HEIKO SCHMALJOHANN, AFP

 

Laurent Banguet
Agence France-Presse
Paris

Petit oiseau de seulement 25 grammes, le traquet motteux pourrait bien être le détenteur du record toutes catégories de la migration: il passe la saison chaude dans l’Arctique et hiverne en Afrique subsaharienne, parcourant près de 30 000 km aller-retour chaque année, révèle une étude.

«Rapporté à sa taille, ce cycle migratoire est l’un des plus longs jamais observés pour un quelconque oiseau dans le monde», estime l’étude, publiée mardi dans la revue Biology Letters de l’Académie des sciences britannique.

Si l’on sait que ces petits passereaux insectivores se reproduisent dans le nord du Canada et en Alaska et qu’ils migrent vers différentes régions d’Afrique, les scientifiques ignoraient jusqu’à présent avec précision s’ils suivaient tous la même route et si les différents groupes de traquets motteux (Oenanthe oenanthe) se mélangeaient.

Faute de disposer de balises suffisamment petites pour être fixées sur un oiseau pesant l’équivalent de deux cuillères à soupe de sel, les allers et venues de l’oiseau restaient un mystère.

Grâce à des engins de géolocalisation miniaturisés de seulement 1,2 gramme, des biologistes canadiens et allemands ont enfin pu suivre les traquets durant plusieurs mois et sur de longues distances.

Trente oiseaux ont été équipés de minuscules harnais portant cette balise dans les montagnes d’Alaska et seize autres sur l’île de Baffin, située sur la côte arctique orientale du Canada, de l’autre côté du continent nord-américain.

«plus petit qu’un rouge-gorge»

Si seulement cinq des trente traquets d’Alaska équipés en 2009 sont revenus l’année suivante, l’analyse de leur détecteur, qui enregistrait deux fois par jour la lumière du soleil, a montré qu’ils avaient passé l’hiver en Afrique de l’Est, aux confins du Soudan, de l’Ouganda et du Kenya.

Durant l’automne, les oiseaux survolaient le nord de la Russie et le Kazakhstan avant de traverser le désert d’Arabie. Un périple d’environ 14 600 km qui leur a demandé quelque 90 jours en moyenne.

Au printemps suivant, ces oiseaux poids plume ont suivi la même route migratoire en sens inverse, en seulement 55 jours.

De leur côté, les 16 traquets marqués dans l’est du Canada en 2010 ont parcouru les 3400 km séparant l’île de Baffin des îles britanniques en seulement quatre jours, soit une vitesse moyenne de 850 km par jour, souligne l’étude.

Les traquets canadiens ont alors mis le cap au sud, traversant l’Europe pour hiverner sur la côte de Mauritanie, rebroussant chemin une fois le printemps revenu.

«Ce sont des migrations incroyables, particulièrement pour un oiseau de cette taille. Imaginez quelque chose de plus petit qu’un rouge-gorge élevant ses petits dans la toundra arctique et qui, quelques mois plus tard, est en train de chercher sa nourriture en Afrique», résume Ryan Norris, de l’université canadienne de Guelph (Ontario).

Le traquet motteux est «le seul oiseau terrestre connu qui relie physiquement deux écosystèmes radicalement différents entre le Vieux Monde et les régions arctiques du Nouveau Monde», conclut M. Norris.

http://www.cyberpresse.ca