Le Saviez-Vous ► Catacombes : Que font ces six millions de squelettes dans des tunnels sous la ville de Paris ?


Paris, surnommé  »Ville lumière ». Paris a quand même connu des sombres moments au cours de son histoire. Dans cette ville, il y a un tout un réseau de tunnels qui abrite 6 millions de squelettes. Il faut dire qu’à une époque Paris était en pleine expansion, les maladies aussi, ainsi que des morts. Le cimetière des Innocents était surpeuplé, des inondations remontaient des morts en décomposition. C’était une catastrophe en santé publique. Les tunnels sous terre étaient la solution idéale à l’époque.
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Catacombes : Que font ces six millions de squelettes dans des tunnels sous la ville de Paris ?


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| Pierre Antoine

Jonathan Paiano

Presque tout le monde connaît Paris comme étant la “Ville lumière”, un centre mondial de l’art, de la mode, de la culture, et de l’amour, bien que certains événement récents soient venus ternir un peu cette image. Quoi qu’il en soit, il en est autrement sous la surface de la ville : un réseau de tunnels sombres et remplis d’ossements humains, ceux de 6 millions de Parisiens.

Paris est une ville qui a su profiter de l’essor industriel pour croître davantage, attirant de plus en plus de monde venu de l’extérieur de ses murs, mais elle souffrait alors de nombreux problèmes. Parmi ceux auxquels elle faisait face, comme de nombreuses autres villes dans la même situation de développement, il y avait les maladies. Et le nombre de morts augmentait presque exponentiellement en raison de la population toujours plus grandissante. Vers la fin du XVIIIe siècle, cette situation a finalement abouti à des cimetières surchargés.

L’un des plus grands cimetières parisiens des années 1700, les Innocents, était devenu un lieu où les odeurs fétides des corps en décomposition n’étaient plus supportables, le sol étant incapable de faire face à la demande provoquée par le surpeuplement de la ville.

L’odeur était si mauvaise que selon les écrits, les parfumeurs locaux avaient du mal à vendre leurs produits. En mai 1780, le cimetière était littéralement plein à craquer. Petite anecdote : un mur d’une cave d’une propriété bordant le cimetière s’est ouvert sous la pression des enterrements excessifs et des pluies de printemps, entraînant une inondation de corps à moitié décomposés et des maladies.

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Vue d’artiste du cimetière des Innocents en 1550, par Theodor Josef Hubert Hoffbauer. Crédits : Wikimedia Commons/Domaine public

En quelques mois, les autorités ont ordonné la fermeture des Innocents et des autres cimetières de la ville. Plus aucun corps ne pouvait alors être enterré dans la capitale. Avec la menace de la santé publique toujours imminente, la ville a également décidé de supprimer le contenu des cimetières actuels.

C’est là qu’un plan “efficace” a fait surface. Il faut savoir que jadis, la ville abritait un certain nombre de vieilles mines et carrières, ce qui était parfait pour un ossuaire souterrain servant à entreposer les morts. Entre 1787 et 1814 (en grande partie), des os ont été placés dans les profondeurs des mines. 

L’entrée a été construite juste à l’extérieur de la vieille porte de la ville, la bien nommée Barrière d’Enfer. Tandis que les squelettes étaient initialement entassés au hasard dans les carrières, ils ont finalement été placés de façon ordonnée et plus esthétique, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

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Crédits : Kelli Hayden/ Shutterstock

Parmi les 6 millions de restes squelettiques de l’ossuaire, l’on y trouve des dizaines de personnages de l’histoire française, y compris de nombreuses figures décapitées de la Révolution française, tels que Georges Danton et Maximilien de Robespierre, ainsi que de célèbres artistes tels que Charles Perrault, connu pour avoir écrit des contes de fées comme Le petit chaperon rouge, Cendrillon, et La belle au bois dormant.

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Le manque de place dans les cimetières parisiens pourrait à l’avenir conduire à de nouveaux dépôts d’ossements. Crédits : Pierre Antoine

Les catacombes de Paris se situent à 20 mètres sous les rues, et environ 1.5 kilomètre de l’ossuaire peut toujours être visité. Depuis 1955, il est illégal de s’aventurer dans des galeries interdites, mais il est connu que les amateurs de sensations fortes se plongent plus profondément dans le labyrinthe par des entrées cachées.

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Près de 450 hectares de milieux humides détruits en un an


C’est à se demander à quoi sert un ministère de l’Environnement quand il autorise a détruire des milieux humides. Bien sûr, les changements climatiques y sont probablement pour quelque chose, mais le fait qu’on a détruit des marais, des cours d’eau, des marécage … nuie grandement à l’environnement et nous faisons face à des inondations qui auraient peut-être été moins destructeurs.
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Près de 450 hectares de milieux humides détruits en un an 

Le gouvernement québécois a autorisé l'an dernier la... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

Le gouvernement québécois a autorisé l’an dernier la destruction de 444 hectares de milieux humides. Québec a notamment permis le remblayage de deux marécages pour agrandir le stationnement d’Entreposage Leaseholds, à Montréal.

PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE

MARTIN CROTEAU
La Presse

(Québec) Le gouvernement québécois a autorisé l’an dernier la destruction de 444 hectares de milieux humides, l’équivalent de 700 terrains de football. C’est la preuve selon certains que la loi protège mal ces milieux névralgiques en période d’inondations.

Des documents déposés à l’Assemblée nationale révèlent qu’entre le 1er avril 2018 et le 28 février dernier, le ministère de l’Environnement a délivré 520 certificats d’autorisation pour des travaux dans des plaines inondables, des rives ou des milieux humides.

Les autorisations touchent un éventail de chantiers. On a permis par exemple à un commerce de remblayer un marécage pour agrandir son stationnement. On a autorisé la construction de ponceaux temporaires pour le futur Réseau express métropolitain (REM). Et à Québec, le réaménagement de l’échangeur qui relie les autoroutes Henri-IV et Félix-Leclerc a nécessité la destruction d’un milieu humide.

Pris ensemble, tous ces travaux ont entraîné la disparition en moins d’un an de marais, cours d’eau et tourbières d’une superficie plus grande que celle de l’île des Soeurs.

L’année précédente, la superficie détruite avait été quatre fois plus importante.

Les milieux humides jouent un rôle névralgique. Non seulement ils abritent une faune riche, mais ils agissent aussi comme des éponges qui captent les eaux de crue des rivières. Leur disparition contribue à empirer les inondations.

Les chiffres publiés par Québec font bondir Guy Garand, qui milite depuis des années pour la protection de ces habitats à Laval.

« C’est une catastrophe, a dénoncé M. Garand, qui dirige le Conseil régional de l’environnement de Laval. Les changements climatiques sont là, mais à un moment donné, il va falloir cesser la destruction des milieux humides. »

Compensation

En 2017, le gouvernement Couillard a adopté une loi qui force les promoteurs à verser une compensation financière à l’État lorsqu’ils détruisent des milieux humides.

En vertu de ce nouveau régime, Québec a autorisé la destruction de 136 hectares l’an dernier. Les redevances se sont élevées à 22 millions de dollars. L’argent sera affecté à la conservation, la restauration et la création de milieux humides.

Sous l’ancienne loi, la destruction devait être compensée « en nature » : pour chaque hectare remblayé, un promoteur ou une ville devait protéger un terrain de plus grande taille. Quelque 65 projets ont été approuvés en vertu de ce régime, l’an dernier. Ils ont entraîné la conservation de 639 hectares de milieux humides.

Selon Guy Garand, Québec doit vite resserrer les règles

« C’est un régime qui permet de payer la compensation. C’est un permis de détruire que tu achètes, et on n’est pas pour ça. »

Révision en cours

François Legault a confirmé hier que son gouvernement comptait réviser la loi qui régit l’aménagement dans les zones sensibles.

« Je ne veux pas revivre à répétition, tous les printemps, la situation qu’on a vécue cette année », a expliqué le premier ministre.

Le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, a dit vouloir freiner la construction dans les zones inondables et mieux protéger les milieux susceptibles de contenir les crues.

« Il faudra concevoir notre développement autrement à l’avenir, a convenu M. Charette. Il y a des habitudes, comme société, qu’on avait l’habitude de perpétuer. Et on voit clairement que la nature, dans certains endroits, reprend ses droits. Donc, ce sont des façons de faire qu’on devra revoir. »

Scepticisme

La députée du Parti libéral Marie Montpetit s’est montrée sceptique face aux intentions du gouvernement de la Coalition avenir Québec. Elle a rappelé qu’en campagne électorale, François Legault promettait d’assouplir le régime de protection des milieux humides, qu’il jugeait trop sévère. Le ministre Charette a d’ailleurs confirmé cette intention en commission parlementaire il y a quelques jours.

« On a deux discours en deux semaines, a ironisé Mme Montpetit. S’il souhaite renforcer les règles, on va l’accompagner là-dedans, ça va être une bonne nouvelle. »

Québec solidaire est aussi favorable à des règles plus strictes.

« On sera exposé davantage dans le temps à ce type d’inondations, a souligné la députée Émilise Lessard-Therrien. Il faut repenser le territoire, l’aménagement du territoire. Les milieux humides, on sait que c’est la zone tampon pour amortir les crues des eaux, pour filtrer aussi le ruissellement des eaux. »

– Avec la collaboration d’Hugo Pilon-Larose, La Presse

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Inondations: des leçons à tirer pour éviter le pire


Cela fait 2 fois en 2 ans qu’on subit les inondations à Gatineau, ailleurs aussi au Québec, des rues, des maisons ont été inondée. Quoi faire maintenant pour éviter encore une fois, ces pertes considérables. Laisser respirer les rivières, donner un espace avec des arbres, pas d’asphalte sauf peut-être pour des pistes cyclables et surtout ne pas reconstruire dans des zones inondables. Ces changements coûteront probablement cher, mais laisser les choses comme ils sont, coûtera encore plus cher.
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Inondations: des leçons à tirer pour éviter le pire

Encore cette année, des parties de Rigaud ont... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)

Encore cette année, des parties de Rigaud ont dû composer avec le débordement de la rivière des Outaouais.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE


PHILIPPE MERCURE
La Presse

Le jour de la marmotte, c’est drôle à la télévision. Pour les citoyens de Rigaud ou de Gatineau qui ont subi les inondations en 2017 et qui rejouent dans le même film cette année, c’est nettement moins amusant. Que faire pour réduire les risques que la crue printanière se transforme à nouveau en drame national l’an prochain ? Voici quelques pistes proposées par les experts.

Cartographier

Dans la lutte contre les inondations, « la cartographie est le nerf de la guerre », dit Pascale Biron, professeure d’hydrogéomorphologie à l’Université Concordia.

Le Québec était grandement en retard quand les inondations ont frappé en 2017. Il a mis les bouchées doubles depuis, mais les travaux n’ont pas encore tous porté leurs fruits. À la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), on espère avoir des cartes précises en 2020.

« Ce n’est pas tout d’avoir la fréquence des inondations : on veut aussi connaître la hauteur d’eau quand elles surviennent », précise Nicolas Milot, conseiller en recherche à la CMM.

À Concordia, Mme Biron travaille à concevoir des modèles qui permettraient de simuler des inondations sur ordinateur et de voir, en fonction du débit des rivières, quelles zones seraient inondées.

Exemple à suivre : En Europe, sous la Directive inondation, des cartes détaillées permettent aux citoyens de connaître précisément le risque d’inondation qui touche leur résidence.

Réfléchir aux digues

Le drame de Sainte-Marthe-sur-le-Lac démontre qu’une digue est une mesure de protection à double tranchant. Si elle tient, tout va bien. Si elle cède, c’est la catastrophe : l’eau s’engouffre par la brèche et provoque une augmentation très rapide du niveau de l’eau. Pour Camille Desmarais, géographe et conseiller en aménagement du territoire, une digue est un signe qu’on s’est installé au mauvais endroit.

« Quand il y a des digues, l’eau refoule en amont. On déplace le problème ailleurs et vers les générations futures », dit-il.

Évidemment, si on ne reconstruit pas les digues, il faudra déplacer les citoyens qu’elles protégeaient. Pascale Biron, de Concordia, incite à rester réaliste : on ne peut abolir toutes les digues du Québec.

« Ne rien faire n’est pas une option, mais déplacer tout le monde n’est pas réaliste non plus. Il va falloir regarder ça à tête reposée après les inondations », dit-elle.

Camille Desmarais prévient qu’il faut entretenir les digues végétales en coupant les arbres qui y poussent – ce qui, selon lui, n’a peut-être pas été fait à Sainte-Marthe-sur-le-Lac.

« Les racines créent des chenaux par lesquels l’eau s’infiltre lentement. Ça peut entraîner une brisure », dit-il.

Ils l’ont fait : En France, les digues sont considérées comme « transparentes » dans les cartes, c’est-à-dire qu’on ne compte pas sur elles pour définir ce qu’est une zone inondable. À High River, en Alberta, des quartiers ont été déplacés à la suite des inondations de 2013. Aux Pays-Bas, une agence appelée « De l’espace pour la rivière » a financé la relocalisation de fermes et de résidences.

Créer des zones tampons

En période de crue, l’eau doit aller quelque part ; le problème est que personne ne la veut chez soi. Les agriculteurs et les forestiers drainent leurs terres pour évacuer l’eau vers les rivières, tandis que les habitants des villes couvrent leur territoire de surfaces imperméables et bloquent l’eau avec des digues.

Pour ajouter au problème, plusieurs cours d’eau ont été « linéarisés » : pour gagner de l’espace, on a supprimé les méandres qui font qu’ils coulent lentement. Le résultat est que l’eau des crues descend de plus en plus vite vers les villes et arrive d’un coup plutôt que graduellement. Pour freiner sa course, il faut lui fournir des endroits où se reposer et s’accumuler. Les milieux humides sont des tampons idéaux qu’il faut protéger. 

Camille Desmarais propose d’installer des étangs régulateurs entre les champs et les cours d’eau, où l’eau pourrait s’accumuler.

« L’avantage est que cela empêche aussi une grande partie des fertilisants et des pesticides de gagner les cours d’eau », souligne-t-il.

En ville, aménager des lieux où l’eau peut s’accumuler est aussi crucial.

Ils l’ont fait : À Dallas, un parc qui fait 11 fois la taille de Central Park a été aménagé le long de la Trinity et peut être inondé de façon contrôlée. Dans le Centre-du-Québec, le géologue et consultant Camille Desmarais a aménagé quelques étangs régulateurs de crues en milieu agricole.

« Perméabiliser » les sols

Routes, stationnements asphaltés, bâtiments : l’un des facteurs qui exacerbent les inondations est que le sol des villes est imperméable. Résultat : incapable de gagner le sol, l’eau ruisselle et continue son trajet ailleurs – jusque dans un sous-sol de maison, par exemple. Le géographe Camille Desmarais calcule que dans des conditions normales, 50 % de l’eau s’infiltre dans le sol en milieu naturel. En ville, cette proportion chute à 15 %. Des initiatives comme des stationnements perméables, de l’asphalte poreux ou des toits verts peuvent aider à absorber l’eau.

« Par rapport à une crue comme celle qu’on voit cette année au lac des Deux Montagnes, on aurait un impact assez minime avec ça, précise Nicolas Milot, de la CMM. Mais ce sont de bonnes pratiques d’aménagement urbain qu’il faut valoriser et qui peuvent faire la différence lors des crues subites et des tempêtes. »

Ils l’ont fait : Philadelphie utilise des « jardins d’eau », des revêtements perméables et des installations souterraines amenant l’eau vers les arbres pour gérer ses risques d’inondation. En France, Lyon a lancé un vaste projet baptisé « Ville perméable » pour favoriser l’absorption de l’eau.

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Inondations: quelques conseils pour prendre soin de votre santé mentale


Plusieurs villes du Québec, sont en mode inondation. C’est difficile pour plusieurs sinistrés. Beaucoup ont dû quitter leur maison en catastrophe. Certain, c’était la deuxième fois en 2 ans. Il y a des gens qui ont vraiment tout perdu, d’autres ont pu regagner leur demeure et ce fut la consternation de tous ces dégâts causés par l’eau. Il y a encore des secteurs que l’eau risques de monter encore .. Car ce n’est pas encore fini, mais la fin approche. En attendant, et même après, beaucoup auront besoin d’une aide morale et physique
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Inondations: quelques conseils pour prendre soin de votre santé mentale

 

NOIPORNPAN VIA GETTY IMAGES

«Se confier, c’est fondamental.»

 

Des milliers de Québécois sont en ce moment dans l’incertitude quant au sort de leur maison et de leurs effets personnels, en raison d’inondations.

De la peur, de la colère, de la tristesse… ce sont toutes «des réactions normales en réponse à une situation anormale», rappelle la directrice du Mouvement santé mentale du Québec, Renée Ouimet.

Voici quelques conseils pour prendre soin de votre santé mentale, si vous êtes durement touchés par cette crue printanière particulièrement pénible.

Le premier conseil (et le plus important) de Renée Ouimet, c’est de parler de ce qu’on vit.

 «Se confier, c’est fondamental», dit-elle.

Et même quand l’eau va redescendre, que les sinistrés pourront regagner leur maison, ce ne sera pas terminé.

«Avoir un réseau social, être bien entouré, c’est vraiment un élément de protection de la santé mentale, donc il faut rester liés», ajoute-t-elle.

S’établir une liste de priorités.

«Dans une période comme celle-là, on a l’impression que tout est une priorité. Et quand on voit toute une montagne de choses à faire, ça peut être épuisant; on ne voit pas le bout.»

Vaut mieux dresser un ordre des priorités et s’attaquer à une seule chose à la fois.

 

S’accorder des petits moments de répit.

«Trop souvent, en souffrance, on oublie de voir les petites choses qui nous font du bien, alors que c’est important», précise Mme Ouimet.

Ce pourrait être aussi simple que de prendre un verre avec un ami ou de jouer aux cartes avec les enfants, illustre-t-elle.

Surveiller attentivement les symptômes liés à l’adrénaline, s’ils ne s’estompent pas au bout de quelques semaines:

maux de tête, douleurs au dos ou à l’estomac, problèmes de sommeil, importante perte d’intérêt pour les activités professionnelles, sociales et familiales, sentiment de culpabilité ou d’échec, difficulté à se concentrer, difficulté à prendre des décisions, pensées suicidaires, sentiment d’alerte depuis des semaines, flash-back, rêves récurrents traumatisants. Si ces symptômes persistent et vous empêchent de fonctionner normalement, consultez un-e médecin, une personne intervenante psychosociale ou un groupe communautaire.

Connaître les ressources autour de soi pour aller chercher de l’aide, au besoin

«Les CISSS ont libéré des gens sur le terrain pour venir en aide à ceux qui en ont besoin, rappelle Renée Ouimet. Vous pouvez composer le 811 et demander quelle est l’aide offerte dans votre région.»

Êtes-vous dans une situation de crise? Besoin d’aide? Si vous êtes au Canada, trouvez des références web et des lignes téléphoniques ouvertes 24h par jour dans votre province en cliquant sur ce lien.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Inondation : Il est rare que je parle de moi sur mon blog …


Inondation : Il est rare que je parle de moi sur mon blog …


La rue St-Louis qu’emprunte mon autobus soir et matin, maintenant, l’eau est montée encore plus haute et il est impossible de passer par cette rue, alors on fait un grand détour.

Au Québec, nous sommes en mode inondation dans plusieurs villes. Un barrage n’a pas résisté et l’eau à monter a toutes vitesses, des gens ont du quitter leur maison en moins de 15 minutes. Beaucoup de personnes, de familles sont déplacées dans des centres d’aides.

De mon côté, je crois que cela fait 2 ou 3 semaines que des rues sont inondés et pire en 2017 et d’autres secteurs sont rajouter. Je reste a environ 10 minutes de marche de la rivière de l’Outaouais et pourtant, ce n’est pas cette rue qui longe la rivière qui a été inondée en premier, mais la rue avant eux à cause des bouches d’égout qui ont débordé. La rue St-Louis a moins de 5 minutes de marche, a été inondée de façon spectaculaire, plus qu’il y a 2 ans. Les gens on travailler d’arrache-pied pour installer des sacs de sable, mais bien des combats ont été perdus. Même l’armée Canadienne est présente dans plusieurs villes, ainsi qu’à Gatineau pour prêter main forte avec des bénévoles soit pour les sacs de sables, monter les digues ou aider les autorités pour l’évacuation par bateau ou hélicoptère.

L’eau s’est rendu dans ma rue, un peu plus loin présentement qu’il y a 2 ans, mais au moins le terrain est plus haut que la rue, et ma porte, car je suis au premier plancher et plus haute

On parle que l’eau peut encore monter d’ici mercredi. Et en plus dans le nord du Québec, dans ma région natale, il a encore neigé cette semaine. Nous sommes en fin avril !! La neige et la glace quand elle fond en plus des montagnes, descendent vers la rivière des Outaouais, donc tout ceux qui longe cette rivière sont à risque, En plus on annonce encore de la pluie pour mercredi …

Même si les villes interdisent la construction sur les terres inondables, cela n’a pas toujours été appliqué. Maintenant, il va falloir faire des choix .. Respecter les cours d’eau !

A 43 secondes de la vidéo, moi je reste a gauche, juste ou l’eau s’arrête

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L’intelligence artificielle pour mieux se préparer aux inondations


Avec les inondations que nous avons encore cette année, l’intelligence artificielle pourrait devenir un outil pour mieux gérer les situations et donner des informations importantes pour ne plus construire ou c’est inondable.
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L’intelligence artificielle pour mieux se préparer aux inondations

 

Un homme marche dans l'eau

Un homme marche dans une rue inondée à Rigaud, au Québec. Photo: La Presse canadienne / Graham Hughes

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Pour aider à mieux gérer des catastrophes comme les inondations, des chercheurs se tournent vers l’intelligence artificielle, car cet outil excelle dans la gestion des situations impliquant une grande quantité de variables, ce qui est le cas des catastrophes naturelles.

L’intelligence artificielle est appelée à prendre une plus grande place dans la gestion des épisodes d’inondation, les algorithmes étant capables de faire émerger des tendances à partir de données fournies par des satellites ou encore des cartes, a expliqué le journaliste scientifique Manuguerra-Gagné à RDI Matin lundi.

À terme, ils seront en mesure de prévoir avec précision le niveau d’eau qui sera atteint selon les quartiers, par exemple. Ils pourront contribuer à mieux identifier les zones constructibles afin d’éviter de construire des maisons sur des terrains à risque.

https://ici.radio-canada.ca/

Les changements climatiques influencent le climat du Québec et l’intensité des inondations


Le climat au Québec est devenu plus difficile à prévoir à cause des changements climatiques. Avec l’hiver et le printemps tardif, nous sommes encore en mode inondation. Il semble que nous en verrions de plus en plus et malheureusement, le milieu urbain n’a jamais vraiment tenue compte des zones à risques. Cette année à cause des grandes accumulations de neige, le gel, la terre n’a pas eu le temps de dégeler et n’absorbent pas l’eau accumulée comme il le devrait et nous avons un peu partout des inondations. Nous avons négligé les alertes depuis des dizaines d’années, maintenant nous en subissons les conséquences.
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Les changements climatiques influencent le climat du Québec et l’intensité des inondations

 

Un homme marche avec de l'eau jusqu'à la taille dans une rue résidentielle. Un panneau d'arrêt se dresse hors des eaux devant une maison.

Plusieurs régions du Québec, dont Sainte-Marie, sont touchées par d’importantes inondations. Photo: La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Jean-Philippe Guilbault

Les changements climatiques, en exacerbant la variabilité extrême de la météo de la province, auraient favorisé les nouvelles inondations qui frappent le Québec cette année – en plus de celles vécues en 2017 –, estime un expert.

Depuis samedi matin, plusieurs régions du Québec sont à nouveau aux prises avec d’importantes crues, faisant craindre le pire aux autorités provinciales et municipales.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce nouvel épisode d’inondations qui diffère de celui vécu en 2017, selon Philippe Gachon, professeur d’hydroclimatologie à l’Université du Québec à Montréal.

« Cette année, c’est particulier : on a un contexte global de réchauffement et on a eu cet hiver un cocktail météo de toute sorte, explique M. Gachon. Il y a beaucoup de glace qui s’est accumulée dans les lacs et les rivières, beaucoup de neige jusqu’à tout récemment. On a eu un printemps qui est plus tardif qu’en 2017, et cette neige-là est en train de fondre, et ce qui est différent, c’est que le sol est encore gelé de façon très profonde. »

Ainsi, le printemps plus tardif qu’en 2017 amène des températures plus chaudes très rapidement sans que le sol soit apte à absorber les quantités d’eau libérées.

Pour M. Gachon, c’est que le contexte météo du Québec est déjà naturellement instable et imprévisible, et que le contexte global de réchauffement planétaire ne fait qu’amplifier ces variations de température.

« On est dans une région qui est particulièrement sensible, selon M. Gachon. Qui dit réchauffement ou refroidissement, dit perturbation du cycle hydrologique! »

Le professeur tient également à rappeler que le réchauffement planétaire ne se fait pas « de manière uniforme »

Ce n’est pas parce qu’on est dans des périodes qui globalement se réchauffent, qu’on ne peut pas connaître des hivers plus froids que d’habitude. Philippe Gachon, professeur au Département de géographie de l’UQAM

Selon un avis des experts d’Ouranos(Nouvelle fenêtre), le Consortium sur la climatologie régionale et l’adaptation aux changements climatiques, « la récurrence et l’intensité des différents types d’inondations seront également influencées par les changements climatiques […]. Il n’est donc plus suffisant de s’appuyer sur les statistiques historiques et l’expérience passée pour quantifier les risques futurs. »

Urbanisme problématique

 

Une rue inondée

La rue Cousineau dans Ahuntsic-Cartierville a été inondée en 2017. Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Tout comme son homologue à l’Université Concordia, Pascale Biron, Philippe Gachon estime que le développement urbain en zones à risque vient compliquer encore plus le travail de prévention.

« On s’est construits, on s’est exposés dans des endroits qui naturellement sont affectés par les variations du niveau de l’eau », résume M. Gachon.

Le chercheur ajoute que la dépendance des municipalités aux revenus issus de la taxe foncière les motive à favoriser le développement immobilier à tout prix – parfois en construisant dans des zones potentiellement à risque.

Pour mieux analyser les risques posés par les multiples inondations, le Réseau inondations intersectorielles du Québec (RIISQ) a été lancé lundi dernier.

Philippe Gachon, qui en est d’ailleurs le directeur, a été surpris par l’absence de représentants des autorités publiques à cet événement malgré des invitations lancées à six ministères provinciaux et fédéraux.

« Personne n’est venu, soit parce qu’il n’y a pas d’intérêt, soit parce qu’ils n’avaient pas les agendas leur permettant de se présenter », se désole le chercheur, qui estime pourtant que « tout le monde savait lundi […] que les inondations s’en venaient ».

Une rue inondée

La montée des eaux a forcé la fermeture de la 173 dans le centre-ville de Beauceville. Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

Or, les décideurs publics ont tout intérêt à porter attention à la recherche qui se fait autour de la question des inondations, estime M. Gachon.

« 40 % des catastrophes naturelles au Canada sont des inondations, mais elles coûtent à elles seules 75 % des accords d’aide financière que le fédéral accorde aux provinces », rappelle le professeur.

On doit partager ces frais-là, parce que le gouvernement ne pourra plus continuer à payer les déménagements et, publiquement, on n’en aura plus les moyens. Philippe Gachon

Les coûts élevés des inondations s’expliquent en partie par le fait que le Canada est « le seul pays du G8 à ne pas avoir de couverture d’assurance privée dans le cas des inondations », selon M. Gachon.

« Les assureurs au Canada n’ont pas pris ce marché-là tout simplement parce que les cartes de risque d’inondation [des municipalités et villes] ne sont pas à jour, explique-t-il. Elles ont été faites au Québec la plupart du temps il y a 25 ans et n’ont pas été mises à jour, et à l’époque, on ne tenait pas compte des changements climatiques. »

Les experts d’Ouranos abondent dans le même sens : « La cartographie doit dorénavant être dynamique afin de considérer l’évolution temporelle du risque, notamment avec les changements climatiques. »

Des solutions existent déjà ailleurs dans le monde, mais la priorité du Québec demeure de passer d’un mode réactif à un mode proactif.

« Comment ça se fait qu’on sait qu’il y a de la neige partout sur le territoire et qu’on attend que l’événement se produise pour faire venir l’armée? se questionne M. Gachon. L’armée est présente à Winnipeg depuis plus de trois semaines pour aider les gens à préparer des sacs de sable. »

La France, l’Angleterre, les Pays-Bas et les États-Unis seraient des modèles à suivre pour le Québec en matière de coordination entre les gouvernements et les pôles de recherche pour innover dans la manière de prévenir les crises climatiques.

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Le Canada se réchauffe deux fois plus vite que la planète, selon un rapport


Quand on voit les pays en pleine sécheresse, inondations, et toutes les catastrophes relier au climat, nous sommes conscient que le Canada aussi subit des changements dû aux réchauffements climatiques. Ce que nous sommes moins conscient, c’est qu’à cause la fonte des glaces et le manque de volonté de diminuer nos activités humaines qui ont des impacts beaucoup plus importants. En effet, le Canada se réchauffe plus vite qu’ailleurs dans le monde.
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Le Canada se réchauffe deux fois plus vite que la planète, selon un rapport

Radio-Canada

Le Canada se réchauffe, en moyenne, à un rythme deux fois plus élevé que le reste de la planète, et le nord du pays se réchauffe encore plus rapidement, selon un rapport d’Environnement Canada rendu public lundi.

Le document, intitulé Rapport sur les changements climatiques au Canada, indique que, depuis 1948, la température moyenne annuelle sur la terre ferme au Canada s’est réchauffée de 1,7 °C, les taux étant plus élevés dans le Nord, les Prairies et le nord de la Colombie-Britannique. Dans le nord du Canada, la température moyenne annuelle a augmenté de 2,3 °C.

En comparaison, selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis, depuis 1948, les températures moyennes mondiales ont augmenté d’environ 0,8 °C.

En plus de ces hausses de température, le rapport souligne que le Canada connaît une augmentation des précipitations, en particulier l’hiver, ainsi que des conditions « extrêmes » pour les feux de forêt et les pénuries d’eau l’été.

Le rapport a été rédigé par des scientifiques des ministères de l’Environnement et du Changement climatique, des Pêches et Océans et des Ressources naturelles, avec la contribution d’experts universitaires.

Le document indique que, si le réchauffement au Canada est le résultat à la fois de l’activité humaine et des variations naturelles du climat, « le facteur humain est dominant », en particulier les émissions de gaz à effet de serre.

Inondations, risques de sécheresse

Le réchauffement climatique a déjà eu des conséquences importantes au Canada, selon le rapport.

Les observations des auteurs montrent que les précipitations annuelles ont augmenté partout au pays depuis 1948, avec des hausses plus importantes dans le nord du Canada et dans certaines parties du Manitoba, de l’Ontario, du nord du Québec et du Canada atlantique. Le réchauffement a également entraîné une réduction de la quantité de neige qui représente les précipitations totales dans le sud du Canada.

Bien que les inondations soient souvent le résultat d’une multitude de facteurs, des précipitations plus intenses feront augmenter les risques d’inondation en milieu urbain.

Le réchauffement intensifiera la gravité des vagues de chaleur et contribuera à accroître les risques de sécheresse et d’incendies de forêt.

Le rapport prévoit également une augmentation alarmante du niveau local de la mer presque partout le long des côtes de l’Atlantique, du Pacifique et de la côte de Beaufort dans l’Arctique. D’ici la fin du siècle, le niveau de l’eau pourrait avoir augmenté de 75 cm à 100 cm dans les provinces atlantiques.

Tarification du carbone

Le rapport du gouvernement devait être publié mardi à 13 h, heure de l’Est, soit le lendemain de l’entrée en vigueur du plan de tarification du carbone du gouvernement fédéral au Manitoba, au Nouveau-Brunswick, en Ontario et en Saskatchewan. L’embargo a finalement été levé plus tôt, puisque certaines informations avaient déjà filtré dans les médias.

Les hauts fonctionnaires qui ont participé à la séance de breffage technique offerte aux journalistes en matinée ont insisté sur le fait que le rapport n’est pas une initiative politique et qu’ils planchent sur le document depuis quatre ans. Il s’agit d’un premier rapport d’une série destinée à renforcer les connaissances sur les conséquences des changements climatiques au pays.

« J’espère que les politiciens conservateurs prennent le temps de lire le rapport, parce que ça démontre combien on doit travailler sur les changements climatiques, que ce ne devrait pas être un enjeu politique et qu’on doit prendre des mesures qui fonctionnent, comme un prix sur la pollution », a soutenu la ministre de l’Environnement Catherine McKenna.

Ottawa a imposé une taxe sur le carburant dans ces provinces comme filet de sécurité, parce qu’elles n’ont pas leur propre système de tarification du carbone. Le premier ministre de l’Ontario Doug Ford s’est d’ailleurs engagé à utiliser « tous les outils » à sa disposition pour lutter contre cette taxe fédérale.

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Les jeunes du monde entier dans la rue pour interpeller leurs gouvernants sur le climat


Même si cela dérange des politiciens, je trouve encourageant que des jeunes se lèvent pour protester de l’inaction face aux changements climatique. Cela à commencé par une jeune étudiante suédoise Greta Thumberg. Depuis d’autres jeunes on emboîter le pas. Aujourd’hui, ce sont 123 pays que sont rassembler des jeunes pendant une journée d’école pour la grève du climat. On dit qu’on ne peut pas changer le monde, pourtant Greta Thumber réussit à rallier des milliers de jeunes dans différentes villes du monde pour crier d’une même voix d’agir pour leur avenir
Nuage

 

Les jeunes du monde entier dans la rue pour interpeller leurs gouvernants sur le climat

 

Les jeunes du monde entier dans la rue pour interpeller leurs gouvernants sur le climat

Photo: AFP

«Vous détruisez notre avenir!» De l’Australie à l’Europe en passant par l’Ouganda, des dizaines de milliers de jeunes du monde entier ont séché l’école vendredi pour demander à leurs dirigeants d’agir vraiment contre le dérèglement du climat.

«Agir maintenant ou nager», lisait-on sur une pancarte, à Wellington, la capitale néo-zélandaise, où des centaines de lycéens et étudiants ont lancé la journée.

À Christchurch aussi, des jeunes gens défilaient quand la ville a été frappée par des fusillades dans deux mosquées, contraignant la police à boucler le centre-ville.

«123 pays!» a tweeté la jeune Suédoise Greta Thunberg, une des icônes du mouvement avec sa grève hebdomadaire de l’école.

«Nous faisons grève pour dire à nos gouvernements de faire leurs devoirs et de nous montrer des preuves!» explique l’appel publié sur Facebook.

Des preuves que le monde prend les mesures nécessaires pour limiter le réchauffement à +2°C par rapport à l’ère pré-industrielle, comme prévu par l’Accord de Paris. Des rendez-vous étaient donnés dans plus de 2 000 lieux, selon le site du mouvement, FridaysforFuture, avec l’Italie, la France et l’Allemagne en tête de peloton.

Vendredi, Greta Thunberg relayait sur Twitter des images de cortèges au Japon, à Helsinki, Venise, Luxembourg ou, plus modeste, au Vanuatu. A Bangkok et Hong Kong, des milliers de jeunes ont aussi défilé.

«Si vous n’agissez pas comme des adultes, nous le ferons», scandaient-ils.

«Mes yeux souffrent de la pollution», a expliqué Shagun Kumari, 13 ans, à Delhi (environ 200 participants). «Je veux un air qui n’affecte pas mes poumons».

À Sydney, Charles Rickwood, 18 ans, pointait le danger couru par la Grande Barrière de corail.

«Si la tendance se poursuit, on va avoir une hausse d’1 ou 2°C dans l’océan, cela deviendra insoutenable».

Quelque 500 jeunes Mauriciens ont défilé à Port Louis, scandant «la planète chauffe, la jeunesse se lève».

À Varsovie, c’est au ministère de l’Energie qu’a fini la marche d’environ 2 000 jeunes protestataires. A Bratislava, ils étaient un millier. De nombreuses villes allemandes étaient concernées, avec des milliers de participants notamment à Berlin et Munich.

«Les vautours du profit détruisent notre Terre», «Grand-père, c’est quoi un bonhomme de neige?», «Je crois plus aux licornes qu’en la volonté des politiciens», disaient les panneaux allemands.

Idem à Londres, avec plusieurs milliers de jeunes massés devant le palais de Buckingham après un passage par Downing street.

À Paris, une centaine de jeunes ont bloqué pendant trois heures l’entrée du siège de la Société Générale, dénonçant ses financements de projets nocifs.

En Ouganda, à Kampala, de nombreux élèves ont fait la grève de l’école pour manifester, décrivant la recrudescence des glissements de terrain et crues soudaines dans le pays.

«Les températures ont grimpé, impossible de se concentrer en classe», dit Warlda Mirembe, 16 ans, venue avec son père, fermier et commerçant.«Ma prise de conscience date de l’inondation de l’école après des pluies diluviennes. J’aime mon pays, on l’appelle la perle de l’Afrique, mais on est en train de le détruire».

«Les leaders d’aujourd’hui vont vieillir et mourir, et laisser derrière eux un monde en ruines», dénonce Sadrach Mirere, étudiante, qui coordonne les Fridays For Future Uganda.

Greta Thunberg s’est fait connaître en brandissant seule tous les vendredis une pancarte «grève de l’école pour le climat» devant le Parlement de Stockholm. Peu à peu, l’action a fait tache d’huile dans plusieurs pays, des milliers de jeunes gens descendant dans la rue, en Belgique ou en Allemagne.

Vendredi matin, Greta, qui a été proposée pour le Nobel de la paix 2019, était de retour devant le Parlement suédois avec plusieurs centaines de jeunes grévistes à ses côtés.

«Nous venons de naître au monde, cette crise nous allons devoir vivre avec, et nos enfants et nos petits-enfants et les générations futures. Nous ne l’accepterons pas», a-t-elle prévenu.

L’initiative n’est pourtant pas du goût de certains politiques, tel le ministre australien de l’Education Dan Tehan.

«Ce n’est pas quelque chose que nous devrions encourager», a-t-il dit à la radio.

«Les manifestations hors des horaires de cours ont aussi du sens», a estimé le ministre allemand de l’Economie Peter Altmaier.

Les grévistes ont en revanche reçu des soutiens, comme celui de la première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern.

«Ne sous-estimez pas le pouvoir de votre voix», a dit la travailliste de 38 ans à des étudiants cette semaine au Parlement.

Plusieurs maires de l’alliance C40 des grandes villes pour le climat, comme Paris et Milan, ont aussi exprimé leurs encouragements.

La communauté internationale s’est engagée à garder le monde sous 2°C, mais les émissions de gaz à effet de serre, issues d’abord des énergies fossiles, continuent à grimper, plaçant la planète sur une trajectoire de plus de 3°C porteuse d’impacts majeurs. La mobilisation de la jeunesse s’inscrit dans un mouvement citoyen plus large, incluant des actions de désobéissance civile, un boom des recours en justice et des manifestations, comme celles prévues partout en France samedi.

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Hiver enneigé, printemps inondé? Pas forcément


Avec l’hiver que nous avons eu, le froid qui ne démordait pas et la neige qu’on ne savait plus ou la mettre, les trottoirs impraticables, le déneigement des rues difficiles, semble être enfin derrière nous. Il reste maintenant a fondre toute cette neige et cette glace. Allons-nous connaitre des inondations un peu partout au Québec ? Tout dépend de la quantité de pluie et la température. Si cela fond trop vite, … Sortez vos bateaux ? Pour le moment, cela semble aller tranquillement et on ne prévoit pas de grandes inondations, mais cela est quand même à surveiller.
Nuage

 

Hiver enneigé, printemps inondé? Pas forcément

 

La rivière Sainte-Anne photographiée en hiver. On aperçoit un pont surplombant la rivière. Cette dernière est entièrement recouverte de neige.

La rivière Sainte-Anne, à Saint-Raymond, fait l’objet d’une étroite surveillance. Photo: Radio-Canada / Samuel Pouliot

Louis Gagné

L’importante quantité de neige qui est tombée sur le Québec depuis le début de l’hiver n’entraînera pas nécessairement plus d’inondations lors de la fonte printanière.

Le directeur des opérations d’Hydro-Météo, Pierre Corbin, mentionne que d’autres facteurs que la quantité de neige peuvent influencer l’intensité des crues, tels que les précipitations de pluie et la température.

« C’est vraiment ça qui va faire qu’on aura des problèmes, d’une part, avec les glaces, et, d’autre part, sans les glaces, après les débâcles pour certains cours d’eau », explique M. Corbin en entrevue à Radio-Canada.

Le directeur des opérations ajoute qu’il est difficile de prévoir si la fonte des neiges sera accompagnée de pluie ou d’épisodes de redoux prolongés. Si c’est le cas, la quantité élevée de neige au sol pourrait effectivement provoquer des inondations.

« Plus il y a de la neige au sol, plus la crue va être significative, longue, dépendamment de la vitesse de fonte », indique-t-il.

S’il y avait des précipitations […] pendant la période de fonte, ou si la fonte était tout simplement plus rapide avec des températures de 15, 20 degrés Celsius, aucune région ne pourrait échapper aux problématiques. Pierre Corbin, directeur des opérations, Hydro-Météo

Le centre-ville de Sainte-Marie photographié lors d’une inondation au printemps 2018.

Le printemps dernier, le centre-ville de Sainte-Marie, en Beauce, avait été inondé à la suite du débordement de la rivière Chaudière. Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Pas de problème, à court terme

Pour l’instant, ce scénario ne semble pas se dessiner, du moins à court terme. Les températures douces annoncées pour les journées de jeudi, vendredi et samedi vont faire fondre une partie de la neige, mais ne devraient pas provoquer d’importantes inondations.

« On ne devrait pas avoir d’inondation. Par contre, il faudra surveiller les plus petits cours d’eau comme les ruisseaux, qui pourraient être problématiques, mais sinon, les grosses rivières ne devraient pas bouger, en fin de semaine à tout le moins », indique Éric Drolet, directeur de la sécurité civile pour la région Capitale-Nationale-Chaudières-Appalaches-Nunavik.

Le maire de Sainte-Marie, en Beauce, abonde dans le même sens. Gaétan Vachon estime que sa municipalité devrait « s’en tirer à bon compte » au cours des prochains jours.

Il précise qu’en cas de pluie, la neige qui recouvre la glace sur la rivière Chaudière permettra d’éponger une partie des précipitations.

Une voiture circule sur une rue inondée au centre-ville de Sainte-Marie, en Beauce. La photographie a été prise de soir.

De nombreuses municipalités du Québec ont vécu des inondations au printemps 2018. Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Une « bonne nouvelle »

Le maire ajoute que la composition du couvert de glace et la présence de fissures pourraient contribuer à empêcher des inondations comme celles que Sainte-Marie a connues au cours des dernières années.

« La glace a 16 pouces d’épaisseur, mais ce n’est pas une glace pure, c’est une glace avec une couche de neige, du frasil, donc la glace comme telle n’est pas dangereuse comme certaines années, ça, c’est une bonne nouvelle », se réjouit Gaétan Vachon.

Selon les experts, on aura une meilleure idée de l’ampleur des crues printanières d’ici la fin du mois de mars et le début du mois d’avril.

« C’est à ce moment-là qu’on va voir si le dégel est plus agressif, mais pour l’instant, à court terme, on ne voit rien d’extraordinaire au niveau du dégel rapide et des précipitations », mentionne Pierre Corbin.

Avec la collaboration d’Alexandra Duval

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