Nous parlons tous en dormant, souvent pour jurer


Quasi tout le monde parle en dormant, mais ce que l’on dit cela est autre chose. Il semblerait que nous soyons plus vulgaires que polies pendant nos rêves
Nuage

 

Nous parlons tous en dormant, souvent pour jurer

 

Sleep par Kirill Kondratyev via Flickr.

Sleep par Kirill Kondratyev via Flickr.

Repéré par Fabien Jannic-Cherbonnel

Repéré sur Newsweek, The Times

Pour la première fois, des chercheurs ont analysé ce que l’on dit pendant notre sommeil. Résultat ? Beaucoup d’insultes.

Vous avez forcément déjà vécu cette situation si vous dormez à deux : être réveillé en pleine nuit par votre partenaire, alors que celui-ci, endormi, tente de discuter avec vous. Et c’est normal. D’après une étude française, la plupart des gens parlent en dormant, le plus souvent en jurant.

L’étude, rapportée par Newsweek, a été par réalisée par une équipe de chercheurs de la Sorbonne et a analysé le sommeil de 232 adultes. Il s’agit de la plus grande étude jamais réalisée sur le sujet, peu exploré par la communauté scientifique. D’après les conclusions de la recherche, publiées par le Sleep Journal, seulement 15 personnes ont eu un sommeil parfait.

L’étude révèle que parler en dormant n’est pas plus différent que de parler en étant éveillé. 

Comme l’explique The Times, les chercheurs notent que quasiment toutes ces prises de parole «étaient grammaticalement correctes». 

Le mot prononcé le plus de fois par les participants était «non» alors que près de 10% des discussions contenaient des injures et des obscénités. Le mot «putain» aurait été utilisé par les participants 800 fois plus la nuit que dans la journée.

À l’inverse, l’usage de politesses était largement plus rare qu’en journée, n’apparaissant que dans 12 des 361 cas observés. Et même lorsqu’un discours ne contenait pas de jurons, il n’était pas forcément plaisant. Newsweek explique même qu’un volontaire s’est écrié «Menteur ! Je te tape dessus si tu les signes», tandis qu’un autre menaçait de mettre la Princesse Stéphanie de Monaco enceinte.

Pour expliquer le contenu violent de ces discussions endormies, les chercheurs expliquent que le fait de parler dans son sommeil pourrait correspondre à une perte d’inhibition ou tout simplement représenter le contenu d’un rêve.

Attention tout de même à ne pas interpréter trop littéralement ce que vous dites en dormant. C’est ce qu’explique Jim Horn, le directeur du centre de recherche du sommeil à l’Université de Loughborough au Guardian :

«Parler en dormant se passe normalement lors de phases de sommeil léger. Le cerveau vagabonde et rumine. Il s’agit vraiment des élucubrations d’un esprit embrouillé.»

http://www.slate.fr

Le Saviez-Vous ► 12 injures oubliées


Il y a beaucoup d’injures aujourd’hui qui sont très vulgaires et d’autres plutôt humiliantes. Les injures comme les mots d’ailleurs, ont évolué. Ceux présentés ici date de bien longtemps que je crois que très peu doivent connaitre. Ils étaient peut-être grossiers jadis, mais aujourd’hui, cela prête a sourire
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12 injures oubliées

Cela nous arrive de laisser échapper une petite injure. Dans un moment de colère contre quelqu’un, contre nous même ou, à l’inverse, de façon étonnamment affective. Alors les injures ont évolué et le sens de certaines s’est quelque peu perdu au fil du temps.

D’autres ont tout bonnement disparu. Sabine Duhamel dans son Dico des injures oubliées paru chez Librio a fait une anthologie d’insultes et d’expressions plutôt insolites et désuètes. Elles viennent du Moyen-âge ou de plus récemment mais en tout cas elles valent leur pesant de cacahuètes!

Nous avons donc fait une petite sélection de 12 injures oubliées qui vont vous faire sourire ou, qui sait, vous donner des idées!

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1. Houlier

Aviez-vous déjà entendu ce mot? Il s’emploie pour désigner quelqu’un de grossier. Autrement dit une personne qui fait des bruits qui ne sentent pas la rose et qui sont inappropriés en public.

2. Pisse-froid

Un pisse-froid est une personne triste, sans chaleur et particulièrement morose dirons-nous.

3. Coprolithe

Arriverez-vous à remplacer ‘merde’ par coprolithe? Littéralement, cela signifie ‘excrément fossilisé’. Notez que ‘punaise’ et ‘purée’ fonctionne aussi et est peut-être moins vulgaire.

4. Truandaille

Petits garnements, chenapans, vauriens sont quelque peu tombés en désuétude, tout comme truandaille. Le terme peut désigner tous les types de voyous.

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5. Gargouilleux

A quoi servaient les gargouilles sur les monuments? On ne peut pas dire qu’elles reflètent la beauté. Gargouilleux peut donc être utilisée comme insulte pour dire à quelqu’un qu’il est moche.

6. Orchidoclaste

Cela ressemble à orchidée mais non, ça n’a aucun lien. En grec, ‘orkhis’ veut en effet dire ‘testicule’ tandis que ‘klastos’ signifique ‘brisé’. Vous aurez donc compris que cela se rapproche de ‘casse-couilles’ tout en semblant plus fleuri!

7. Grippeminaud

Très original, ce mot était réservé aux personnes hypocrites et déloyales. Traitre et faux-cul semblent un peu vulgaire à côté de grippeminaud.

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8. Gourgandin / Gourgandine

On peut utiliser ce terme au masculin comme au féminin. Et cela veut dire ‘aux mœurs légères’.

9. Alburostre

Si vous disiez encore ‘blanc-bec’ vous pouvez désormais lui préférer alburostre, et même si vous ne l’utilisiez pas en fait!

10. Sottard

Sottard a été remplacé par sot mais actuellement on utilise peut-être plus crétin, idiot, bête. Un sottard c’est donc quelqu’un d’un peu limité intellectuellement.

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11. Nodocéphale

‘Céphale’ renvoie à la tête et ‘nodo’ au nœud. On obtient donc la terminologie scientifique de ‘tête de nœud’. A utiliser sans modération pour épater la galerie.

12. Croquefedouille

L’origine de ce mot est plutôt mystérieuse mais le terme signifie ‘sacripant’. Original, non?

Même si les injures ce n’est jamais très sympa, n’hésitez pas à utiliser au moins quelques uns de ces termes tombés en désuétude. Vous en laisserez plus d’un sans voix et éviterez peut-être la bagarre car on ne saura pas vraiment ce que vous avez dit!

http://incroyable.co/

Pour chaque courriel sexiste reçu, cette étudiante crée la page Wikipedia d’une femme scientifique


Wowww, voilà une leçon que cette jeune scientifique donne à ces hommes qui sexistes, misogynes et pervers. Un peu de savoir sur les femmes qui ont marqué l’histoire et sortie enfin de l’ombre
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Pour chaque courriel sexiste reçu, cette étudiante crée la page Wikipedia d’une femme scientifique

 

Par Lucas Dru

Emily Temple-Wood aurait-elle trouvé la parade idéale contre le sexisme? Cette étudiante en biologie moléculaire à l’Université Loyola de Chicago est confrontée quotidiennement au harcèlement sur internet. Chaque jour, elle reçoit des courriels sollicitant des rendez-vous où des faveurs sexuelles, ainsi que des torrents d’injures et de commentaires sexistes.

Afin de lutter contre la misogynie à laquelle elle doit faire face, la jeune femme de 21 ans a eu l’excellente initiative de répondre à l’ignorance par le savoir: pour chaque email sexiste qu’elle reçoit, elle crée la page Wikipédia d’une femme scientifique.

Même si ses études lui prennent évidemment beaucoup de temps, elle s’est donnée pour mission d’apporter la reconnaissance qu’elles méritent aux femmes ayant beaucoup apporté à la science en contribuant à la création du Wiki projet pour les femmes scientifiques.

Constatant que certaines scientifiques émérites ne possédaient pas de page Wikipedia, Emily Temple-Wood a décidé d’agir:

« Un soir, alors que j’étais très énervée (…) je me suis assise dans le couloir du dortoir jusqu’à deux heures du matin pour écrire un article sur la première femme scientifique ».

Depuis, son projet rencontre un énorme succès. Selon le blog Wikimedia qui a raconté cette histoire, l’initiative de la jeune scientifique a permis à quelques 370 de ses consœurs d’apparaître sur la première page de la session « Le saviez-vous? » de Wikipedia.

L’initiative d’Emily Temple-Wood a par ailleurs beaucoup plu à ses pairs. Siko Bouterse, un ancien membre du personnel de la fondation Wikimedia, qualifie d’énorme l’impact de la jeune femme sur l’écart entre les sexes au sein de l’encyclopédie en ligne:

« Elle a écrit des centaines d’articles à propos de femmes scientifiques, dont certains compensent les multiples lacunes de Wikipedia — il est très important qu’elle n’ait pas écrit seulement à propos de femmes scientifiques blanches, elle travaille également à traiter la sous-représentation des femmes de couleur sur Wikipedia. Et, peut-être le plus important, parce qu’on est bien plus fort collectivement que seul, Emily a fait des émules ».

Parmi les 370 entrées créées par Emily Temple-Wood, quelques-unes ont particulièrement retenu l’attention des médias:

barbara

Ici Barbara McClintock, récompensée par le prix Nobel de médecine en 1983 pour sa découverte des transposons.

fatimata seye sylla

Fatimata Seye Sylla, informaticienne sénégalaise, connue pour avoir défendu l’utilisation des technologies de l’information et de la communication dans le système éducatif du Sénégal, aujourd’hui présidente de la « Digital Freedom Initiative » au Sénégal.

chienshiung wu

Chien-Shiung Wu, physicienne Sino-Américaine qui a apporté une importante contribution au domaine de la physique nucléaire et qui a notamment travaillé sur leprojet Manhattan.

 

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Les risques de lancer des menaces sur Internet/ Les responsabilités de You Tube et Facebook pour les contenus


On s’indigne que Facebook supprime certains messages, ferme des comptes alors que pour nous, il n’y a rien d’offusquant. Alors, que comme You Tube des propos haineux, des photos agressives, morbides puissent rester en ligne. Mais, ils sont protégé par la loi américaine sur la libre expression. Quoique des fois, on se trouve que la ligne est à deux vitesses. Au Canada, par contre, nous sommes responsables de ce que nous mettons sur les réseaux sociaux et ce même si à priori, cela serait une blague, on peut être poursuivi pour tout discours qui porteraient atteinte à une personne ou à un groupe de personnes
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Les risques de lancer des menaces sur Internet

 

Pierre Trudel

Un jeune homme de L’Islet, sur la Côte-du-Sud, a été accusé d’avoir proféré des menaces contre la communauté musulmane sur son compte Facebook.

Les propos auraient été diffusés sur Facebook dans la foulée des attaques contre des militaires survenues il y a quelques jours à Ottawa et à Saint-Jean-sur-le-Richelieu.

Selon ce que rapporte TVA nouvelles, « il aurait repris à son compte les propos d’un leader de l’État islamiste qui enjoignait ses adeptes de tuer des Canadiens, mais en en inversant le sens, c’est-à-dire qu’il aurait invité les Canadiens à tuer des musulmans.»

Le tribunal aura à décider s’il est coupable du crime dont il est accusé.

Mais pour l’heure, cette triste histoire nous rappelle combien la facilité avec laquelle il est possible de diffuser sur Internet des informations est en elle-même génératrice de risques.

Les internautes sont à risque de commettre diverses infractions associées à la diffusion de propos comme les menaces, les injures ou les propos haineux. Par exemple, l’infraction de menace est formulée à l’article 264.1 du Code criminel. Elle se lit comme suit :

264.1 (1) Commet une infraction quiconque sciemment profère, transmet ou fait recevoir par une personne, de quelque façon, une menace :

a. de causer la mort ou des lésions corporelles à quelqu’un;

b. de brûler, détruire ou endommager des biens meubles ou immeubles;

c. de tuer, empoisonner ou blesser un animal ou un oiseau qui est la propriété de quelqu’un.

Pour établir si un propos constitue une menace au sens du Code criminel, les tribunaux se demandent si une personne raisonnable se trouvant dans la même situation se serait sentie menacée par les propos formulés par l’accusé.

La poursuite doit convaincre le tribunal que l’accusé avait l’intention de menacer, soit de faire en sorte qu’une personne raisonnable se sente menacée.

Le rôle majeur que tiennent les usagers au sein d’environnements comme Facebook et les autres plateformes dans lesquelles ils peuvent afficher leurs propos contribue à démultiplier les situations susceptibles d’emporter des conséquences pour les tiers.

Les usagers doivent donc être au fait des enjeux et risques inhérents à ces environnements qui leur confèrent un important pouvoir.

Car ce pouvoir dont disposent les usagers des réseaux sociaux vient avec l’obligation d’assumer les risques résultant des décisions qu’ils prennent à l’égard des informations qu’ils mettent en ligne.

Il importe aussi de rappeler que n’est pas parce qu’une personne située à l’étranger lance des propos qui constituent ici des actes prohibés par nos lois que nous sommes autorisés à tenir ici de semblables propos. Lorsqu’on se trouve sur un territoire, on est tenu d’en respecter les lois.

Lorsqu’on est sur Internet, il faut toujours se souvenir que l’on dispose d’une capacité de diffuser des propos vers un nombre considérable de personnes. Le message affiché sur une saute d’humeur sur Facebook peut, en quelques minutes être répercuté sur la planète entière.

Il faut apprendre à considérer les risques qui viennent avec une telle puissance de diffusion.

Il est triste que ce jeune homme que ses parents présentent comme ne possédant aucune prédilection pour la violence se retrouve en situation de devoir répondre à ces graves accusations.

Souhaitons lui bonne chance et espérons que son histoire incitera les autres internautes à mieux mesurer les risques associés à leurs activités en ligne.

Les responsabilités de You Tube et Facebook pour les contenus

PREMIÈRE QUESTION : Comment peut-on laisser des distributeurs Internet continuer à diffuser du contenu haineux au Canada? On pense à ces vidéos, etc.

Les entreprises qui procurent de la connectivité, des connections à Internet n’ont pas de responsabilité quant aux contenus qui circulent sur le Net. Ils n’ont donc aucune obligation de surveiller ou retrancher des contenus.

Une grande partie des contenus qu’on trouve sur Internet n’émanent pas des entreprises qui possèdent les sites sur lesquels se retrouvent ces documents. Ce sont des sites qu’on désigne habituellement comme des sites à contenus générés par les utilisateurs.

Les intermédiaires comme les plateformes de diffusion de vidéos comme You Tube ou les réseaux sociaux sont régis par une règle selon laquelle ils n’ont pas d’obligation de surveiller et ne sont pas responsables pour ce qui apparaît sur leurs sites en provenance de tiers.

La plupart de ces sites à contenu généré par les utilisateurs ont été développés dans le contexte américain. Ils sont configurés et fonctionnent selon les règles établies par le droit américain.

La principale loi régissant la responsabilité de ces sites à contenu généré par les utilisateurs est l’article 230 du Communications Decency Act. Cette loi procure une immunité très étendue aux sites pour tout ce qui a trait aux contenus provenant de tiers, comme les usagers ou les organisations qui affichent des vidéos sur You Tube ou des messages sur Facebook.

Les tribunaux ont interprété cet article 230 du Communications Decency Act comme protégeant ces sites intermédiaires ou hébergeurs de pratiquement toute responsabilité dès lors que le contenu visé provient d’un tiers.

Ainsi, en vertu du droit américain, ces sites hébergeurs ne sont pas responsables des messages mis en ligne par des personnes ou des groupes et qui préconisent des activités terroristes ou diffusent des films de meurtres d’otages comme ceux qu’on a vus.

Par contre, ils ont la liberté de supprimer ces contenus. Certains le font, d’autres estiment qu’ils n’ont pas à intervenir. La loi américaine les protège leurs décisions.

En somme, ces intermédiaires sont des environnements qui n’ont pas à surveiller les contenus. Ils ne décident pas comme tel de diffuser des messages. Ce sont les internautes ayant mis ces contenus en ligne qui sont considérés comme les diffuseurs.

DEUXIÈME QUESTION: Pourquoi Facebook est-il capable de vouloir fermer la page de Mado Lamothe mais laisse en ligne des contenus terroristes?

L’article 230 du Computer Decency Act habilite les sites qui hébergent des contenus à les supprimer ou à les laisser en ligne. Dans l’un et l’autre cas, la loi leur confère une protection. Ils ne sont pas responsables.

Or, certains sites se sont donné des politiques à l’égard de certains contenus. Aux États-Unis, une image d’une mère qui allaite son bébé est parfois jugée plus choquante que celle d’une mitraillette actionnée par un enfant de 13 ans ! Compte tenu de ces conceptions, parfois très différentes de celles qui prévalent chez nous, les sites se permettent de retirer des contenus. Ils peuvent le faire et la loi américaine protège leur liberté de décision à cet égard.

Outre les messages « indécents » plusieurs sites appliquent une politique selon laquelle seuls les messages qui contreviennent explicitement à une loi sont retirés. C’est possiblement ce qui peut expliquer que certains messages associés au terrorisme demeurent sur certains sites.

TROISIÈME QUESTION: Le Code criminel canadien (art. 319 – 3c) permet-il les propos haineux à l’encontre de groupes identifiables?

Le Code criminel canadien punit les propos haineux dirigés vers des personnes appartenant à un groupe identifiable. Mais c’est l’auteur du propos qui est a priori responsable. L’intermédiaire n’étant pas tenu d’effectuer de surveillance des contenus qui apparaissent sur ses plateformes, la diffusion de ces propos ne peut lui être imputée à moins de démontrer qu’il est clairement au courant qu’un message contrevenant à la Loi est en ligne sur sa plateforme.

Il faut savoir que la propagande haineuse telle qu’interdite au Canada est en principe protégée aux États-Unis Les tribunaux américains ont estimé que la liberté d’expression empêche les autorités gouvernementales de punir le discours haineux.

http://blogues.journaldemontreal.com