Affaire Luka Rocco Magnotta En 24 heures, plus de 1300 article,s dans 40 pays


Avec les médias, la facilité de communications, la terre est devenue plus petite pour la recherche d’un suspect .. Un jeune qui aurait dépecé son amant ou ancien amant et qui par la suite a fait de l’auto-stop, des gens qui ne se doutaient de rien l’avaient embarqué pour faire un bout de chemin, il était propre, était poli, … a fini par fuir probablement vers l’Europe … car il était en avance avant la découverte macabre Avec la rapidité de l’information, dans les journaux et sur Internet, il faut espérer que ce gars sera vite arrêté
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Affaire Luka Rocco Magnotta

En 24 heures, plus de 1300 articles dans 40 pays

 

En 24 heures, plus de 1300 articles dans 40 pays

Crédit photo : TVA Nouvelles

Le site Internet de nouvelles europe1.fr

Par Marie-Christine Bouillon | TVA Nouvelles

Consultez la chronologie de cette affaire

Jeudi, le crime sadique qui aurait été perpétré par Luka Rocco Magnotta avait déjà fait couler beaucoup d’encre dans les quotidiens du monde entier, en plus de générer un nombre impressionnant de discussions sur le web.

Europe 1 titrait «Porno, massacre et chasse à l’homme au Canada».

«Le Canada frémit d’horreur», affirmait pour sa part un journaliste dans un article du site Internet ParisNormandie.fr. Si le Canada frémit, le reste du monde frissonne tout autant. Le millier d’articles parus sur les différents sites Internet de nouvelles en témoigne.

Influence Communication, courtier en information médias, s’est intéressé à l’importance qu’a prise cette affaire sur le web et dans les médias imprimés. La firme a fait paraître jeudi un bilan sur la couverture médiatique de cette histoire, relevant qu’entre mercredi et jeudi matin, plus de 1300 articles étaient parus dans les médias de près d’une quarantaine de pays.

(Crédit: TVA Nouvelles) Le site de nouvelles bolivien eju.tv

Le site français 20minutes.fr a produit trois de ces 1300 articles, en plus de mettre à la disposition de ses internautes un diaporama construit à partir de captures d’écran de la vidéo tournée par Magnotta, pendant qu’il tue et découpe sa victime en morceaux, vidéo que le Service de Police de la Ville de Montréal a retiré de la toile.

(Crédit: TVA Nouvelles) Le site Internet 20minutes.fr.

Moins explicite, le site internet du quotidien Le Parisien titrait «Le tueur sadique de Montréal recherché jusqu’en Europe». Au bas de l’article, près d’une vingtaine de commentaires d’internautes, dont celui d’un homme qui qualifie la vidéo «d’une des choses les plus immondes et traumatisantes» vue sur le web.

CNN et CNN Mexico ont également repris la nouvelle. The Atlantic Wire, un autre site d’actualités américain avait mis en ligne deux articles différents, suivis de plusieurs commentaires d’internautes, l’un comparant Magnotta à Andrew Cunanan, tueur en série responsable du meurtre du célèbre designer Gianni Versace.

Sous le titre de «Une vedette porno pourchassée par les policiers après la découverte de parties d’un corps», le Sun du Royaume-Uni publie une carte qui montre la proximité d’Ottawa avec Montréal.

«Son nom est connu depuis deux ans par les défenseurs des animaux, qui recherchent la personne responsable de la torture et du meurtre de chats dans des vidéos mis en ligne, peut-on lire dans le texte. Une des vidéos, qui a été diffusée en 2010, montre deux chatons étouffés avec l’aide d’un aspirateur.»

Fox News a qualifié la nouvelle d’ «horrible histoire de corps dépecé».

Le New York Times a couvert l’histoire, qui s’est quand même retrouvée loin dans la section des nouvelles internationales.

Le Monde de Paris a traité dans plusieurs textes des manifestations étudiantes en cours, mais sans dire un mot sur Rocco Magnotta, même si le Globe and Mail a indiqué qu’il avait peut-être fui en France.

Mais il n’y a pas que les cousins français et les Anglo-saxons qui s’intéressent à ce que l’on nomme aujourd’hui l’affaire Luka Rocco Magnotta. Des quotidiens roumains, italiens, croates, hongrois et boliviens ont rédigé des articles sur le sujet ou repris les dépêches émises par les différentes agences de presse.

(Crédit: TVA Nouvelles) Le site italien du quotidient Giornalettismo.

Ainsi, le quotidien italien Giornalettismo proposait deux articles différents sur le sujet, tandis que le site bolivien eju.tv retraçait les chapitres de cette histoire troublante.

(Crédit: TVA Nouvelles) Le site de nouvelles roumain realitatea.net

Selon Influence Communication, il y aurait eu environ 10 000 mentions sur le sujet dans les divers médias sociaux.

Interpol a lancé un avis de recherche jeudi, après avoir appris que le présumé tueur, Luka Rocco Magnotta, s’était envolé pour l’Europe, samedi dernier.

http://tvanouvelles.ca/

Les médias sociaux, le «perron d’église moderne»


Avec le conflit qui perdure au Québec, les appuis a travers le monde pour les étudiants et tous les manifestants qui se sont élevé contre la loi 78 et qu’avec les chaudrons qui cognent dans les rues … partie d’une idée lancée sur Facebook on s’aperçoit pour le meilleur et pour le pire, les médias sociaux ont un grand impacts sur plusieurs front .. En principe les réseaux sociaux sont d’abord un échange mais peut devenir un terrain de défoulement qui malheureusement pour certains son sur une note d’irrespect autant par les mots que les images déformées ..
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Les médias sociaux, le «perron d’église moderne»

 

Le conflit étudiant, selon les chiffres d’Influence Communication, est le quatrième événement couvert par les médias québécois depuis 2001, après le tremblement de terre en Haïti, les attentats du World Trade Center et l’élection de Barack Obama. – Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse

Pierre-Olivier Fortin, Le Soleil

Et si on tapait sur des casseroles, comme le faisaient les Chiliens pour manifester dans le temps de Pinochet? C’est l’idée qu’a eue un professeur de cégep, à Montréal, la semaine dernière, choqué d’entendre les parlementaires débattre de la loi 78. Une semaine plus tard, les casseroles résonnaient partout au Québec. Entre les deux: une simple page Facebook.

Jamais les médias sociaux n’ont été aussi importants dans un conflit social au Québec, avec toute leur puissance démocratique, amplificatrice et déformante qu’on leur connaît.

François-Olivier Chené, le professeur de politique du Cégep de Saint-Hyacinthe qui lancé la page Facebook Nos casseroles contre la loi spéciale, a lu son nom dans tous les médias, jeudi matin. La veille, son initiative avait pris une ampleur considérable en gagnant Québec et plusieurs quartiers de Montréal. L’idée vient des Chiliens du temps de la dictature, qui utilisaient les concerts de casseroles pour protester, alors que le droit de manifester n’existait pratiquement pas. Rien de comparable au Québec, dit-il, n’empêche que le «démocrate» voie dans la loi 78 des éléments «dérangeants». Son idée à la base était de «manifester contre, tout en la respectant», c’est-à-dire de faire du bruit chacun sur son balcon pendant 15 minutes chaque jour. Sauf que les concerts se sont déplacés dans les rues et durent désormais des heures.

«Si j’avais eu à distribuer des petits papiers un peu partout, on n’aurait pas été 1000 le premier soir! [Donc] c’est sûr que sans médias sociaux, ce mouvement-là n’aurait pas pu être aussi grand en aussi peu de temps», concède le professeur.

«C’est un nouvel outil de communication, une façon de communiquer et surtout de mobiliser très rapidement», expose Francine Charest, directrice de l’Observatoire des médias sociaux en relations publiques de l’Université Laval. «On peut rejoindre un nombre impressionnant de gens de façon instantanée.» L’exemple le plus proche en matière d’instantanéité, poursuit-elle, pourrait être l’utilisation de la radio pendant la crise d’Octobre.

Le dialogue de sourds

Il y a toutefois une autre dimension des médias sociaux qui agace Mme Charest dans la crise actuelle. Les amis qui se tiraillent constamment sur Facebook, les manifestations en direct sur Twitter et sur les chaînes d’informations continues, les vidéos et les directs de la télé de l’Université Concordia et les railleries que se balancent les carrés rouges, verts, blancs, noirs et autres dans le tout cyberespace donnent beaucoup de place aux extrêmes et au spectaculaire. Bref, un grand «dialogue de sourds» mis en exergue, une grande quantité d’informations et d’émotions présentées alors «qu’on n’a pas ce temps d’analyse, de nuance, que le temps permet parfois de rationaliser», explique la professeure.

«C’est supposé être un outil de partage, de conversation, alors qu’on sent que, de part et d’autre, on s’en sert comme un outil de diffusion d’un point de vue qui semble très arrêté et comme un outil de défoulement, déplore Mme Charest. C’est très émotif, ce qu’on vit. C’est même très irrespectueux par moments. Mais ce n’est pas parce qu’on dispose d’un crayon qu’on peut l’utiliser n’importe comment.»

Le miroir grossissant et déformant des médias sociaux amplifie également le côté spectaculaire des manifestations quotidiennes.

«Aujourd’hui, on peut observer la société du spectacle en direct, de façon continue, décrit Mme Charest. Avant, les gens qui faisaient une manifestation, aussitôt les caméras reparties, les gens retournaient chez eux. Aujourd’hui, ils restent parce que les médias sociaux et même les médias traditionnels restent. On dirait qu’il n’y a plus de fin. Le spectacle n’a plus d’heure de tombée.»

Le conflit étudiant occupe un vaste espace médiatique

Chez Influence Communication, une entreprise qui collige des statistiques sur la couverture médiatique, Jean-François Dumas voit aussi les médias sociaux comme un «amplificateur et un multiplicateur de phénomènes. Comme un perron d’église moderne».

À un point tel, avance-t-il, que «le poids de la nouvelle [dans un média traditionnel] peut être multiplié jusque par 19 quand les médias sociaux s’en emparent».

Le conflit étudiant, selon ses chiffres, est le quatrième événement en importance couvert par les médias québécois depuis 2001, après le tremblement de terre en Haïti, les attentats du World Trade Center et l’élection de Barack Obama. Et sa part dans l’espace médiatique augmente encore d’une semaine à l’autre, précise M. Dumas. Les thèmes abordés, par contre, ont changé. Le fond du débat, les droits de scolarité, n’occupent plus que 4% de la couverture du conflit, alors que 90% va à la loi spéciale et à la violence, regrette-t-il.

Si le conflit social devient fait divers ou objet de dispute sans fin dans les médias sociaux, il faudra chercher les responsables ailleurs qu’à la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante, répond Julien Royal, responsable de l’animation des réseaux sociaux pour l’association.

«On n’est pas blancs comme neige, bien sûr que, des fois, on hausse le ton, mais on est plus calmes et plus respectueux que beaucoup d’autres dans le débat», dit-il, ajoutant que son groupe fait «du bon travail pour éviter les dérapages» et pour recentrer le débat autant que possible.

Évidemment, au début du conflit, les interventions des associations dans les médias sociaux étaient plus posées, plus informatives et davantage axées sur le nerf de la guerre, les droits de scolarité.

Mais «il n’y avait pas non plus d’arrestations massives», pointe-t-il. «On est rendus dans une situation particulière, […] on vit une crise politique intense. […] Et si le ton monte à l’Assemblée nationale, si le ton monte dans la rue, il va monter sur les réseaux sociaux», soulève M. Royal.

Pour suivre le conflit sur Twitter: #ggi (grève générale illimitée), #loi78, #manifencours, #casserolesencours, @mesrq (Mouvement des étudiants socialement responsables du Québec).

http://techno.lapresse.ca