Rhume et grippe : pourquoi vous ne pouvez pas les attraper en même temps


Les virus Influenza (la grippe) et des rhinovirus (le rhume), ne s’aiment pas vraiment. Ce n’est pas le genre d’infections qui veulent régner ensemble. C’est soit l’un ou soit l’autre. Avoir la grippe et le rhume en même temps, n’est pas impossible, mais cela est très rare.
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Rhume et grippe : pourquoi vous ne pouvez pas les attraper en même temps




Julie Kern
Rédactrice scientifique

La grippe et le rhume sont les infections respiratoires les plus courantes en hiver. Des scientifiques ont découvert que les deux virus se font concurrence. Ainsi, être infecté par un virus de type influenza réduit le risque d’attraper d’autres infections respiratoires, comme le rhume provoqué par les rhinovirus.

Chaque hiver, des millions de français n’y échappent pas, ils attrapent soit un bon rhume ou la grippe. Ces deux maladies sont causées par deux familles de virus : les rhinovirus pour le rhume et les influenzas pour la grippe. Bien qu’ils infectent les mêmes cellules de la muqueuse respiratoire à la même période, ces deux virus ne collaborent pas, au contraire ! Ils s’inhibent l’un l’autre de telle sorte que vous aurez moins de chance d’attraper un rhume en même temps qu’une grippe.

Plus de 40.000 personnes avec une infection respiratoire ont fait l’objet d’une étude statistique publiée dans Pnas : 35 % d’entre eux étaient infectés par un des onze types de virus respiratoires testés mais seulement 8 % l’étaient par au moins deux virus à la fois ! Un résultat étonnant qui met en lumière les interactions parfois hostiles qui existent entre les virus.

Deux virus en particulier ne sont pas faits pour s’entendre, il s’agit des virus Influenza et des rhinovirus. Tous les deux actifs en hiver, ils infectent les mêmes cellules de la muqueuse respiratoire pour provoquer écoulement nasal et autres symptômes désagréables.

La prévalence des infections des virus Influenza A (en orange) et des infections des rhinovirus (en rouge) en fonction des années. Quand la prévalence des infections à Influenza augmente celle des infections à rhinovirus diminue. © Sema Nickbakhsh et al.

La prévalence des infections des virus Influenza A (en orange) et des infections des rhinovirus (en rouge) en fonction des années. Quand la prévalence des infections à Influenza augmente celle des infections à rhinovirus diminue. © Sema Nickbakhsh et al.

Rhume et grippe, une entente difficile

Pourtant, vous ne pourrez pas être infecté par ces deux virus en même temps.

« Un des résultats surprenants de notre étude est la diminution des cas d’infection par les rhinovirus, agent responsable du rhume, durant le pic épidémique de la grippe », indique le docteur Sema Nickbakhsh de l’Université de Glasgow et premier auteur de l’étude.


Selon eux, quand le virus de la grippe attaque les cellules des voies respiratoires, l’immunité innée se met en marche. Il se déclenche alors une tempête d’interférons pour contrecarrer l’infection virale. Si, par hasard, un rhinovirus essayait lui aussi d’infecter les cellules, il serait terrassé par les interférons.

« Nous étudions plusieurs scénarii possibles. Les virus peuvent entrer en compétition pour infecter les cellules du corps ou la réponse immunitaire complique l’infection d’un autre type de virus », explique-t-il. 

Cela fonctionne aussi dans l’autre sens, si vous avez déjà été infecté par un rhinovirus, vous aurez moins de chance d’attraper la grippe par la suite.

Ces recherches laissent entendre que l’incidence des infections grippales n’est pas seulement liée à la saison, à l’âge ou à la santé de l’hôte, mais aussi à l’incidence des autres infections virales. Mieux comprendre les interactions virus-virus pourrait améliorer nos prédictions d’épidémies saisonnières et nos stratégies pour les combattre.

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Le vapotage lié à de multiples maladies chroniques des poumons


Les morts qu’il y a eu aux États-Unis par des gens qui vapotaient la cigarette électronique ont été clairement relié à la recharge qui contenait du cannabis et de l’huile de vitamine E. Vapoter peut conduire à certaines maladies pulmonaires et les risques sont triplés si les gens vapote et fume. En principe substituer la vapoteuse par la cigarette est une bonne chose, mais il semble que cela soit rare d’être satisfait qu’avec la e-cigarette.
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Le vapotage lié à de multiples maladies chroniques des poumons

PHOTO JOSE LUIS MAGANA, AGENCE FRANCE-PRESSE

Lorsque les gens vapotent et fument en même temps, ce qui est fréquent, le risque est triplé.

(Washington) Une étude ayant suivi 32 000 Américains pendant trois ans montre que les consommateurs de cigarettes électroniques augmentaient leur risque de souffrir des mêmes maladies pulmonaires chroniques que les fumeurs, selon des résultats publiés lundi.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Aux États-Unis un lien entre le vapotage et une maladie fulgurante et grave ayant causé 52 décès (Evali) a été établi cette année, mais cette maladie est très spécifique à un type de recharges, souvent illicites et vendues sous le manteau, infusées au cannabis et contenant un ingrédient causant la toxicité, une huile de vitamine E.

L’étude publiée lundi est plus large et statistique. Elle montre que les vapoteurs avaient 30 % de plus de risque de développer des maladies chroniques des poumons telles que la bronchite, l’asthme, l’emphysème ou la bronchopneumopathie chronique obstructive, par rapport aux personnes qui ne vapotent pas.

Lorsque les gens vapotent et fument en même temps, ce qui est fréquent, le risque est triplé.

« Nous avons conclu que les cigarettes électroniques étaient nocives en elles-mêmes, avec des effets qui se produisent indépendamment de la consommation de tabac conventionnel », dit l’un des auteurs, Stanton Glatz, professeur de médecine et directeur du centre de recherche sur le tabac de l’université de Californie à San Francisco.

Il s’agit de la première étude à avoir suivi des vapoteurs dans le temps et à avoir montré un tel lien, selon les auteurs, qui publient leurs travaux dans la revue American Journal of Preventive Medicine.

Les données proviennent de l’enquête Population Assessment of Tobacco and Health (PATH), qui a suivi 32 000 adultes américains de 2013 à 2016.

Les résultats montrent que substituer la cigarette électronique au tabac normal réduit les risques… mais que cette substitution est en réalité très rare.

« Très peu de gens le font », dit Stanton Glatz. « La plupart des fumeurs rajoutent la cigarette électronique et deviennent des utilisateurs des deux, ce qui augmente significativement leur risque de maladie des poumons au-dessus du risqué lié à la cigarette ».

Le mécanisme biologique reste à éclaircir, mais des études ont été réalisées sur des souris, et ont mis notamment mis en évidence un effet nocif des vapeurs de cigarettes électroniques sur le système immunitaire, ce qui favoriserait les infections

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Une éclosion de salmonellose serait liée à des serpents et des rongeurs


Nous avons souvent des avertissements de salmonellose, on croit avoir découvert les sources de contaminations. Des rongeurs, des serpents de compagnies et des rongeurs pour nourrir les serpents.

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Une éclosion de salmonellose serait liée à des serpents et des rongeurs

PHOTO CARL DE SOUZA, AGENCE FRANCE-PRESSE

Les reptiles et les rongeurs peuvent être porteurs de la bactérie salmonelle même s’ils semblent propres et en bonne santé.

(Ottawa) Une éclosion de salmonellose dans six provinces canadiennes depuis deux ans et demi serait vraisemblablement liée à des contacts avec des serpents et des rongeurs « de compagnie », indique l’Agence de la santé publique du Canada.

LA PRESSE CANADIENNE

Un avis publié cette semaine indique que 92 cas de cette infection bactérienne ont été signalés entre avril 2017 et octobre 2019, dont 52 au Québec. On a signalé aussi 16 cas en Ontario et neuf cas au Nouveau-Brunswick.

L’agence affirme que selon les constatations de l’enquête menée jusqu’ici, l’exposition à des serpents et à des rongeurs a été identifiée comme « source probable de l’éclosion ».

« Plusieurs personnes infectées déclarent avoir eu un contact direct ou indirect avec des serpents, avec des rats de compagnie et avec des rongeurs servant à nourrir [les reptiles] avant l’apparition de la maladie », indique l’agence fédérale.

Les reptiles et les rongeurs peuvent être porteurs de la bactérie salmonelle même s’ils semblent propres et en bonne santé. Les gens peuvent tomber malades par contact direct avec les animaux mais aussi par contact indirect, avec leur environnement. 

« Par exemple, un enfant qui joue dans une pièce où un reptile s’est promené peut être à risque de contracter la salmonellose », précise-t-on.

L’Agence de santé publique recommande notamment de se laver fréquemment les mains et de manipuler en toute sécurité les serpents et les rongeurs et leur nourriture — y compris les rongeurs congelés utilisés pour nourrir les serpents, car la congélation ne détruit pas les salmonelles. Il ne faut pas non plus garder des rongeurs congelés dans un réfrigérateur où se trouvent des aliments destinés à la consommation humaine.

D’autres cas ont aussi été signalés en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador.

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La rougeole a tué plus de 140 000 personnes en 2018


140 000 personnes dont la majorité sont des enfants en bas de 5 ans sont mort à cause de la rougeole l’an dernier. Les pays où il y a plus de décès sont ceux qui les vaccins sont difficiles d’accès. Cependant, les anti-vaccins ont quand même fait du tort dans les autres pays que ce virus qui affecte le système immunitaire refait surface, alors qu’il était radié. Perdre un enfant pour quelque chose qui aurait pu être évité est vraiment affreux.
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La rougeole a tué plus de 140 000 personnes en 2018


La rougeole a tué plus de 140 000 personnes en 2018Photo: iStock

Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et du Centre américain du contrôle et de la prévention des maladies, la rougeole a causé la mort de plus de 140 000 personnes partout dans le monde pour l’année 2018.

Selon le rapport, dévoilé dans la soirée de jeudi, la plupart des victimes de la rougeole étaient des enfants âgés de moins de cinq ans.

Les nourrissons et enfants en bas âge sont en effet les plus vulnérables aux risques d’infection au virus. La rougeole affecte le système immunitaire et peut exposer les personnes infectées à d’autres virus potentiellement mortels tels que la grippe ou la diarrhée aiguë.

Les pays les plus touchés par l’épidémie de rougeole en 2018 sont la République démocratique du Congo (RDC), le Libéria, Madagascar, la Somalie et l’Ukraine. À eux seuls, ces cinq pays représentent près de la moitié des cas de rougeole dans le monde.

Le rapport montre que les pires conséquences de la rougeole ont été observées en Afrique subsaharienne, où de nombreux enfants ont été privés de vaccination.

Mais les pays plus riches ne sont pas non plus épargnés par les flambées de rougeole: les États-Unis ont signalé le plus grand nombre de cas en 25 ans, tandis que l’Albanie, la Tchécoslovaquie, la Grèce et le Royaume-Uni ont perdu leur statut d’élimination de la rougeole en 2018 à la suite de cas d’infections propagées pendant plus d’un an sans interruption sur leur territoire.

«Le fait qu’un enfant meure d’une maladie évitable par la vaccination comme la rougeole est un véritable scandale et un échec collectif quant à la protection des enfants les plus vulnérables du monde», déplore le Dr Tedros Adhanom Ghebreysus, directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, dans un communiqué. «Pour sauver des vies, nous devons faire en sorte que chacun puisse bénéficier des vaccins, ce qui signifie investir dans la vaccination et des soins de santé de qualité comme un droit pour tous», ajoute le médecin.

23 millions de vies sauvées grâce au vaccin contre la rougeole

D’après les recommandations formulées par l’OMS, une couverture vaccinale de 95% avec deux doses de vaccin contre la rougeole sont nécessaires dans chaque pays ainsi que dans toutes les communautés pour protéger les populations de la maladie.

Au cours des 18 dernières années, on estime que la vaccination contre la rougeole à elle seule a sauvé plus de 23 millions de vies, indique le rapport.

«Lorsque des enfants ne sont pas systématiquement vaccinés, des communautés entières sont en danger. Nous le constatons encore aujourd’hui dans des endroits reculés comme en République démocratique du Congo, où la rougeole a tué plus de 4500 enfants de moins de cinq ans, seulement cette année, ou au Samoa, où une épidémie de rougeole qui s’étend rapidement a rendu de nombreux enfants malades et dans l’impossibilité d’aller à l’école», souligne Henrietta Fore, directrice générale d’UNICEF.

Avec ses partenaires, dont l’UNICEF, la Fondation des Nations Unies, L’Initiative contre la rougeole et la rubéole (M&RI), Gavi et la Vaccine Alliance, l’OMS apporte son soutien aux pays pour les aider à gérer les cas, notamment en formant les agents de santé à la prise en charge efficace des enfants souffrant des effets de la rougeole.

«Nous pouvons renverser la vapeur contre ces flambées grâce à une action collective, à un engagement politique ferme et à la réduction des déficits de financement critiques. Travailler ensemble fonctionne – c’est le seul moyen d’atteindre tout le monde- avec des vaccins et des services qui sauvent des vies et, plus largement, d’atteindre les objectifs de développement durable de l’ONU», assure Kathy Calvin, présidente et directrice générale de la Fondation pour les Nations unies.

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Le Saviez-Vous ► Voici pourquoi il faut vraiment se laver les mains


Sans pour autant en faire une obsession, le lavage des mains est important. On passe son temps de se toucher le visage, alors que nos mains se sont baladées sur toute sorte de surface peuplée de bactéries, microbes, virus moisissures .. Tous ne nous rendent pas malades, mais le fait de se laver les mains fréquemment permet de diminuer certains risques de se contaminer ou contaminer les autres.
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Voici pourquoi il faut vraiment se laver les mains

Développer l’habitude de se laver les mains.MH-LEE/SHUTTERSTOCK

Carrie Madormo

Oui, votre mère avait raison! Se laver les mains peut prévenir le rhume, la diarrhée et même certaines maladies graves.

Développer l’habitude de se laver les mains

À partir du moment où les enfants sont assez grands pour grimper sur le tabouret de la salle de bains et atteindre le robinet, les parents et les enseignants du préscolaire ne cessent de leur répéter à quel point il est important de se laver les mains. Et ils ont raison: la science démontre que le lavage des mains est une façon simple et rapide de combattre les microbes et les infections.

Un établissement de soins de santé est l’un des endroits où se laver les mains fréquemment a le plus d’importance. Mais ce geste peut aussi faire une différence ailleurs. Sensibiliser les gens au lavage des mains et leur fournir du savon peut réduire les épisodes de diarrhée de 30% dans les écoles et les garderies, selon une analyse d’études publiée en 2015 dans le Cochrane Review.

Comme la plupart d’entre nous feraient tout pour éviter des affections désagréables, une simple visite à la salle de bains pour se laver les mains vaut vraiment le détour. Voici quelques-unes des façons de vous protéger grâce au lavage des mains.

La bonne nouvelle d’abord: la majorité des microbes ne vous rendront pas malade

Heureusement, si vous avez un bon système immunitaire, votre corps est déjà en train de combattre la plupart des microbes que vous croisez sur votre route.

Selon la Dre Lina Velikova, immunologue, «il y a, dans notre monde, des milliards de microbes. La plupart sont inoffensifs parce que notre système immunitaire a évolué pour nous protéger d’eux.»

Certains microbes comme les bactéries saines contenues dans notre intestin sont bons pour nous. Toutefois, il existe beaucoup d’autres parasites pouvant mener à des infections graves.


Il est important de se laver es mains car l'exposition aux microbes est constante.KHAMKHLAI-THANET/SHUTTERSTOCK

Exposition constante aux microbes

Votre corps est exposé toute la journée aux microbes, et ce, dès votre première visite à la salle de bains le matin jusqu’au lavage en fin de soirée de la vaisselle du souper. Vous êtes donc exposé chaque jour aux virus, aux bactéries, aux moisissures et aux parasites.

Quels sont les microbes les plus susceptibles de vous rendre malade?

«Ça dépend un peu de la saison, de l’endroit où vous vivez et de votre entourage», explique le Dr David Cutler, médecin de famille au Providence Saint John’s Health Center à Santa Monica, en Californie.

Cela peut aussi dépendre du fonctionnement de votre système immunitaire et du fait d’avoir été ou non vacciné contre un virus spécifique (comme la grippe) ou exposé au microbe par le passé. (Une exposition antérieure signifie parfois que vous ne tomberez pas malade ou encore que vous ne serez pas aussi malade la deuxième fois, alors que d’autres microbes – comme ceux causant les intoxications alimentaires – peuvent vous rendre malade chaque fois que vous êtes en contact avec eux.)

Restez vigilant concernant le lavage des mains, surtout l’hiver

Il y a une raison pour laquelle chaque hiver la moitié des élèves de la classe de votre enfant sont malades et doivent rester à la maison. Durant les mois plus froids, les virus du rhume et de la grippe sont plus courants.

«Le fait de tousser ou d’éternuer dans votre coude plutôt que dans vos mains aidera à réduire la transmission de ces virus, affirme le Dr Cutler. Et le lavage fréquent et soigneux de vos mains avant que vous ne touchiez votre nez ou votre bouche vous protégera des gens qui sont malades.»

Attention au norovirus

Le norovirus est l’un des virus les plus courants auxquels vous pouvez être exposé.

«Le norovirus a la réputation d’être très contagieux et difficile à éliminer ainsi que d’entraîner des symptômes graves», explique le Dr Cutler.

Ces symptômes incluent les maux d’estomac, les nausées, les vomissements et la diarrhée.

Le virus peut se répandre rapidement d’une personne à l’autre.

«Les dortoirs, les bateaux de croisière, les hôtels et autres lieux publics sont souvent la source de ce virus», ajoute-t-il.

Même si vous êtes vigilant en ce qui a trait au lavage des mains, les autres ne le sont peut-être pas.

Autres types de microbes

Outre les virus, vos mains peuvent être porteuses de bactéries, de moisissures et de protozoaires. Certains types de bactéries peuvent causer des infections comme une infection de la gorge à streptocoque, d’expliquer la Dre Lina Velikova.

Contrairement aux virus, cependant, les infections bactériennes peuvent être traitées par antibiotiques. Les moisissures constituent un autre problème.

«Bien que de nombreuses moisissures soient inoffensives, et parfois même bénéfiques, certaines peuvent causer des maladies comme le muguet (candidose), le pied d’athlète ou la teigne», confirme la Dre Velikova.

Et il y a les protozoaires – des parasites – qui peuvent être porteurs de maladies graves

«Les protozoaires sont des organismes unicellelulaires qui se nourrissent de microbes. Ils peuvent causer la malaria, la toxoplasmose ou la lambliase (La malaria est transmise par des moustiques dans les régions où la maladie est endémique et non au contact de surfaces contaminées.)

Comment les microbes vous rendent malade et pourquoi il est important de se laver es mains?GORYNVD/SHUTTERSTOCK

Comment les microbes vous rendent malade?

Lorsque votre corps ne peut se défendre contre les microbes avec lesquels vous êtes en contact, vous tombez malade.

«L’infection est la première étape, dit la Dre Lina Velikova, soit lorsque votre corps a une réaction immunitaire comme la fièvre.»

Au fur et à mesure que l’infection se répand, votre corps développe des symptômes tels qu’une toux ou une diarrhée.

Ça vous donne envie de vivre dans une énorme bulle aseptisée? Rappelez-vous que la plupart des microbes avec lesquels vous êtes en contact quotidiennement ne vous feront pas de mal.

«Ce ne sont pas toutes les surfaces contaminées par des bactéries qui causent une infection puisque notre système immunitaire est habituellement assez fort», explique la Dre Velikova.

Comment le lavage des mains prévient-il la maladie?

Comme vous le savez, il y a des microbes partout. Lorsque vous négligez de vous laver les mains, vous contaminez votre visage où les parasites peuvent pénétrer dans votre corps et commencer à se répandre.

Selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, la majorité des microbes entrent dans notre organisme par nos yeux, notre nez et notre bouche parce que nous touchons fréquemment ces parties de notre anatomie. Les microbes venant de nos mains peuvent aussi contaminer la nourriture et les boissons, rendant ainsi d’autres personnes malades.

Se laver les mains avec de l’eau et du savon – ou, s’il n’y en a pas, avec du désinfectant pour les mains – élimine beaucoup de microbes qui peuvent causer des maladies. Cela aide également à réduire le risque de souffrir de diarrhée, d’infections respiratoires, cutanées et oculaires.

Le lavage des mains dans la population générale peut réduire de 16 à 21% le risque de maladies respiratoires. Selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, le lavage des mains à l’école peut réduire l’absentéisme dû à la diarrhée et à d’autres problèmes gastro-intestinaux de 29 à 57%.

Vous êtes malade? Le lavage des mains peut encore vous aider.DIEGO CERVO/SHUTTERSTOCK

Vous êtes malade? Le lavage des mains peut encore vous aider

Même atteint d’une infection, vous pouvez éviter de transmettre des microbes aux autres en vous lavant les mains. Selon une étude de 2015 – portant sur 20 000 personnes – publiée dans The Lancet, le lavage des mains avait non seulement contribué à prévenir les maladies, mais aussi à freiner leur propagation.

L’étude révèle que les participants qui avaient reçu une formation sur le lavage des mains étaient moins susceptibles de contracter une infection de l’appareil respiratoire qu’un groupe n’ayant pas été formé. Et même si les participants qui se lavaient les mains tombaient malades, ils étaient aussi moins susceptibles de transmettre la maladie aux membres de leur famille.

À quelle fréquence devriez-vous vous laver les mains?

Vous vous lavez toujours les mains après avoir été aux toilettes ou changé une couche? Il est important de garder cette bonne habitude toute la journée – avant les repas, par exemple, et après avoir utilisé les transports en commun.

Autres moments importants pour se laver les mains: chaque fois que vous apprêtez des aliments, caressez un animal, manipulez des déchets ou prenez soin d’un malade. Selon le Dr David Cutler, la clé, c’est la prévention.

«Lavez vos mains avant de manger et chaque fois que vous croyez avoir été en contact avec une surface contaminée, recommande-t-il. C’est également une bonne idée d’avoir en tout temps avec vous une petite bouteille de désinfectant pour les mains.»

Voici quelques trucs pour se laver les mains.JACOB LUND/SHUTTERSTOCK

Trucs pour se laver les mains

Vous lavez vos mains depuis des décennies, direz-vous? C’est vrai, mais la majorité des gens ne se lavent pas les mains correctement. Voici un petit rappel du Dr Cutler: au moment du lavage, commencez par mouiller vos mains sous l’eau courante. Savonnez-les et commencez à frotter. Assurez-vous de bien nettoyer entre les doigts et sous les ongles. Frottez vos mains environ 20 secondes ou le temps de fredonner deux fois la chanson «Joyeux anniversaire». Rincez-les sous l’eau courante et séchez-les avec une serviette propre et sèche. Vous pourrez alors profiter de votre journée en sachant que vous courez moins de risques de tomber malade.

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Une femme s’infecte l’os du crâne en nettoyant son oreille avec un coton-tige


Le fameux coton-tige, nous avons bien de la misère à s’en passer et pourtant, son action dans l’oreille serait nuisible. Plus on l’utilise, plus il y a des risques d’infection, car, nous ouvrons la porte pour les bactéries en enlevant le cérumen de cette façon.
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Une femme s’infecte l’os du crâne en nettoyant son oreille avec un coton-tige

Des cotons-tiges ou d’autres outils peuvent provoquer une irritation, voire des lésions de l’oreille, comme une perforation du tympan ou une infection de l’oreille. © Vladimir Floyd, Fotolia

Des cotons-tiges ou d’autres outils peuvent provoquer une irritation, voire des lésions de l’oreille, comme une perforation du tympan ou une infection de l’oreille. © Vladimir Floyd, Fotolia


Julien Hernandez
Rédacteur scientifique

    Les cotons-tiges peuvent être responsables de bien des misères. Après le cas d’un patient dont l’infection s’est propagée dans le crâne, c’est une femme de 37 ans qui a vu son os crânien de se faire littéralement ronger par des bactéries à la suite de l’utilisation répétée et chronique de cotons-tiges. 

    Une Australienne de 37 ans a subi une opération de plus de 5 heures afin d’enlever des résidus de fibres de tissu infectés et reconstruire son conduit auditif car une infection bactérienne rongeait son os crânien derrière son oreille. La cause : le coton-tige. 

    C’est un réflexe de toilette qui nous est enseigné depuis le plus jeune âge : afin d’enlever « le miel » des oreilles, plus scientifiquement, le cérumen, il faut se les nettoyer régulièrement à l’aide d’un coton tige. Cette vieille habitude a du plomb dans l’aile. L’académie américaine d’oto-rhino-laryngologie et de chirurgie cervico-faciale déconseille fortement d’insérer quoi que ce soit dans ses oreilles. De même que les remèdes de grand-mère pour soigner des infections vaginales à base d’ail n’auraient aucun effet, si ce n’est délétère, se nettoyer les oreilles à l’aide d’un coton tige n’est d’aucune utilité. De fait, cette cire caractéristique des oreilles nous protège des intrus indésirables

    Se nettoyer les oreilles : une fausse bonne idée 

    En effet, l’utilisation d’un écouvillon pour nettoyer l’oreille peut être contre-productive et repousser le cérumen dans l’oreille. De plus, des cotons-tiges ou d’autres outils peuvent provoquer une irritation, voire des lésions de l’oreille, comme une perforation du tympan ou une infection de l’oreille. 

    Récemment, cette patiente a témoigné dans le journal australien That’s Life, sur le fait qu’elle se lavait les oreilles à l’aide d’un coton-tige matin et soir depuis toujours. Elle a vécu cinq années de calvaire avant d’être dirigée vers un spécialiste ; les examens que ce dernier lui a fait passer ont finalement détecté l’infection qui s’était propagée.

    « Vous auriez dû venir me voir il y a quatre ou cinq ans », aurait dit le spécialiste à cette patiente.

    Le cas similaire, moins grave, d’un patient atteint de désordres neurologiques dus à une infection, avait fait l’objet d’une publication médicale dans le célèbre journal BMJ case report.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • L’os du crâne et le conduit auditif d’une femme se sont infectés avec des résidus de cotons-tiges restés coincés.

  • L’opération pour retirer les tissus infectés et reconstruire le conduit auditif a duré cinq heures.

  • Ce n’est pas la première fois que le coton-tige provoque de tels dégâts.

  • Déconseillé par le corps médical, le coton-tige est, en outre, non-recyclable et polluant pour l’environnement.

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La griffure de chat, à ne pas négliger


Bien que généralement, une griffure de chat est sans conséquences, il est mieux de prendre certaines précautions et de consulter si nécessaire.

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La griffure de chat, à ne pas négliger


Joey Thebeau/Shutterstock.com

Un chat, c’est doux, c’est mignon… Mais ses griffures ne sont pas à prendre à la légère et peuvent parfois transmettre des maladies infectieuses. Une consultation médicale peut donc s’avérer nécessaire.

Commençons par une statistique parlante : un tiers des personnes griffées par un chat développent une infection. En effet, ces félins portent de nombreux germes, sources possibles de pathologies graves telles que la bien nommée « maladie des griffes du chat » et la pasteurellose, toutes deux dues à des bactéries. Ou encore la sporotrichose – rencontrée principalement dans les régions tropicales ou subtropicales – due à un champignon.

Pour prévenir ces affections, mieux vaut prendre les devants. Après un contact avec un chat, lavez-vous systématiquement les mains à l’eau et au savon. Brossez régulièrement votre chat, traitez-le avec un produit antiparasitaire pour éliminer les puces. N’oubliez pas également de lui couper les griffes.

Si malgré tout vous deviez être griffé, nettoyez les lésions avec de l’eau savonneuse, puis rincez-les soigneusement. Désinfectez et vérifiez que votre vaccination contre le tétanos est à jour.

Dois-je consulter ?

« Vous devez immédiatement demander un avis médical si la griffure de chat se trouve au niveau de l’œil », répond l’Assurance-maladie.

Et surtout surveillez bien la plaie. Une rougeur cutanée, une pustule ou un nodule au niveau de la lésion, une traînée rouge inflammatoire qui s’étend sur la peau, un ou plusieurs ganglions, à proximité de la zone griffée doivent vous pousser à consulter. Tout comme la survenue d’une fièvre, même modérée, d’une fatigue ou d’une perte d’appétit.

  • Source : http://www.ameli.fr, consulté le 18 juin 2019

  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Dominique Salomon

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Ne consommez pas votre placenta, disent les gynécologues


Ce n’est pas la première fois que l’on parle que des femmes consomment le placenta après l’accouchement de leur bébé. En 2017, aux États-Unis, ils avaient émis eux aussi un avertissement. Les femmes mangent le placenta, en transformant généralement en gélule disent que des bienfaits, mais aucune étude n’a vraiment été faite. Cependant, on sait qu’il y a quand même des risques de transmission d’infections et que tant qu’il n’y a pas de protocole, mieux vaut s’abstenir. En tout cas, moi, je ne serais pas du tout intéressé, même en gélule, beurk ! J’aurais eu l’impression d’avoir eu un coté cannibale.
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Ne consommez pas votre placenta, disent les gynécologues

L'une des façons les plus courantes de consommer... (PHOTO MEGAN MAY, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

L’une des façons les plus courantes de consommer le placenta est par l’entremise de gélules, fabriquées à partir de placenta déshydraté.

PHOTO MEGAN MAY, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

VALÉRIE SIMARD
La Presse

Kim Kardashian l’a ingéré sous forme de capsules. Hillary Duff en a intégré à ses smoothies. Consommer son placenta après l’accouchement est une pratique qui, bien qu’assez peu répandue, suscite l’inquiétude des autorités de santé. Après Santé Canada en novembre dernier, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) publie une directive clinique dans laquelle elle déconseille cette pratique.

Après avoir effectué une revue des données scientifiques disponibles jusqu’à présent sur la consommation de placenta, la SOGC conclut, dans une directive publiée dans le Journal of Obstetrics and Gynaecology Canada du mois de mai, qu’elle ne peut recommander la placentophagie en raison du « manque de solides données probantes sur les bienfaits » et des effets nuisibles potentiels, soit principalement un risque d’infection chez la mère et sa transmission au nouveau-né par l’allaitement.

Les adeptes de cette pratique prêtent à la consommation du placenta, cet organe qui apporte oxygène et nutriments au foetus, plusieurs bienfaits, dont le rééquilibre du taux de fer et d’hormones, la diminution de la dépression post-partum et l’amélioration de la production de lait. On trouve sur des forums en ligne plusieurs témoignages de femmes qui disent avoir remarqué ces effets. Des sondages réalisés aux États-Unis auprès de femmes ayant consommé leur placenta rapportent aussi ces bienfaits. Leur méthodologie est toutefois critiquée par la SOGC.

« Il y a eu quelques études réalisées sur le sujet, mais qui étaient très mal faites sur le plan méthodologique, donc qui ne permettaient pas de conclure à un bénéfice, souligne la Dre Isabelle Boucoiran, obstétricienne-gynécologue au CHU Sainte-Justine et membre du comité des maladies infectieuses de la SOCG. Par contre, les risques sont clairs. Il y a des risques de transmission d’infection qui peuvent être considérés comme sévères. »

La Dre Boucoiran cite notamment le cas d’un nouveau-né, rapporté aux États-Unis par les Centers for Disease Control and Prevention, qui a été traité pour une infection au streptocoque B, une bactérie qui avait fait l’objet d’un test de dépistage négatif chez la mère pendant la grossesse et qui a été retrouvée dans les capsules de placenta déshydraté consommées par la mère.

Une pratique marginale

Kim Kardashian a consommé son placenta sous forme de gélules.

CAPTURE D’ÉCRAN TIRÉE DE TWITTER

Bien que la SOGC évoque une tendance à la hausse, au Québec, la placentophagie demeure peu répandue, selon la Dre Boucoiran. Depuis 2017, les hôpitaux sont tenus de remettre le placenta aux parents qui en font la demande, à moins qu’une analyse en laboratoire soit requise.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) ne compile pas de données sur le nombre de femmes qui quittent l’hôpital avec leur placenta. Mais une porte-parole du MSSS parle d’une tendance qui semble « marginale ». Précisons que les femmes qui demandent à avoir leur placenta ne souhaitent pas toutes le consommer. Certaines souhaitent l’enterrer sous un arbre, en faire fabriquer une oeuvre d’art ou un baume pour la peau.

L’une des façons les plus courantes de le consommer est par l’entremise de gélules, fabriquées à partir de placenta déshydraté. La transformation est faite par de petites entreprises, dont certaines ne s’affichent pas officiellement et qui ne font l’objet d’aucun contrôle. En novembre dernier, dans un avis mettant en garde les mères contre ces services, Santé Canada a précisé que ces produits correspondaient à la définition de drogue dans la Loi sur les aliments et les drogues et qu’elle n’avait autorisé aucun produit de santé contenant du placenta humain. C’est toujours le cas aujourd’hui, nous a confirmé un porte-parole de Santé Canada.

Propriétaire de l’entreprise Vie-ta-mine, Mélanie Mayrand offre l’encapsulation de placenta dans la région de Québec depuis 2012. Elle est d’avis qu’il est nécessaire qu’un protocole soit établi pour encadrer les services de transformation placentaire.

« Présentement, ce n’est pas fait de façon uniforme et régulée et ça pose en effet un risque potentiel de transmission d’infection ou de maladies par le sang. »

« Il y a moyen d’offrir ce service de façon sécuritaire, mais je suis d’accord avec eux [la SOGC] que présentement, il n’y a aucune façon pour une maman de s’assurer que la transformation sera faite d’une façon sécuritaire », ajoute-t-elle.

Elle se dit prête à se conformer aux exigences de Santé Canada.

« Donnez-nous les directives. J’ai appelé à quelques reprises et je n’ai pas eu de retour d’appel. De considérer que c’est un médicament, soit, mais dites-nous comment on peut se plier à la loi. »

Mme Mayrand, qui a transformé et consommé son placenta après la naissance de ses deux derniers enfants, affirme avoir vu son sommeil, son humeur et son niveau d’énergie s’améliorer.

« Autour de moi, les bénéfices qui ont été rapportés ont toujours été les mêmes, fait-elle valoir. Ce serait dommage de déposséder les femmes de cette ressource-là », croit-elle.

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Le Saviez-Vous ► Médecine: de l’horreur à la menace


Il fut un temps que les maladies infectieuses, les épidémies, des maladies n’avaient pas de moyen pour l’enrayer et beaucoup trop de victimes y succombaient, comme diabète avant l’insuline, les gens souffraient le martyre à cause des infections et la putréfaction des plaies, ou encore la diphtérie avant le vaccin qui était transmissible d’un humain à un autre, ne sont que des exemples. Grâce à la recherche, beaucoup de maladies et infections possiblement mortelles sont maintenant évité par des médicaments ou des vaccins. Aujourd’hui, certaines maladies reviennent à cause des campagnes d’anti-vaccins. Malheureusement, ces personnes mettent leur vie et la vie des autres en danger.
Nuage


Médecine: de l’horreur à la menace

En réalité, il existera toujours deux facteurs qui feront pencher l'équilibre de la maladie et de la santé dans un sens ou dans l'autre. La beauté de l'histoire est que nous avons le contrôle sur l'un et l'autre de ces facteurs.

En réalité, il existera toujours deux facteurs qui feront pencher l’équilibre de la maladie et de la santé dans un sens ou dans l’autre. La beauté de l’histoire est que nous avons le contrôle sur l’un et l’autre de ces facteurs.

D-KEINE VIA GETTY IMAGES


Nous pouvons tous constater le recul des maladies mortelles et des épidémies qui décimaient des populations entières. Mais la partie n’est pas gagnée pour autant.

  • Jacques Beaulieu Communicateur scientifique

Voici des situations auxquelles les gens étaient trop souvent confrontés et qui n’existent plus de nos jours.

Une odeur de mort dans toute la maison

Le grand-père était couché dans son lit. Tout le monde savait qu’il n’en avait plus pour bien longtemps à vivre. Donc, inutile d’appeler le médecin ou encore de l’amener à l’hôpital. De toute façon, personne dans la famille n’aurait eu les moyens financiers pour payer le docteur et, encore moins, l’hôpital.

Alors on laissait grand-père s’éteindre lentement, trop lentement, de son diabète. Hier, son gros orteil s’était détaché de lui-même, complètement rongé par la gangrène. Sa jambe était bleuâtre et l’odeur infecte de viande pourrie embaumait la maison. En après-midi, monsieur le curé était passé et l’encens qu’il avait apporté réussissait à peine à camoufler cette odeur.

Ce tableau était fréquent avant que l’insuline ne fut découverte.

Brûlée vive ou dangerosité?

Toute la ville était aux abois. Une nouvelle épidémie faisait rage dans tout le pays et les premiers cas venaient d’apparaître dans la ville. Mais l’horreur atteint son comble quand Violette, la cadette de sept ans, présenta les premiers signes de la maladie.

Deux solutions s’offraient alors. Ou bien on laissait aller la maladie, alors la fillette vivrait quelque temps. Mais cette solution impliquait que durant sa brève existence, elle infecterait plusieurs autres personnes de son entourage. L’autre solution consistait à plonger la jeune enfant dans un bassin d’huile chaude.

Si elle en survivait, elle serait complètement défigurée pour toute sa vie, mais ne pourrait plus contaminer personne. Imaginez-vous, si vous l’osez, être la mère ou le père de Violette. Quelle décision prendrez-vous ?

Ce tableau était fréquent avant l’arrivée du premier vaccin.

Un père meurt après avoir été mordu par son fils de 4 ans

Nous sommes en 1620. La diphtérie est alors une maladie relativement fréquente et… mortelle. Infectées, les muqueuses de la gorge s’épaississent et finissent par obstruer complètement le passage de l’air dans les poumons.

Le patient aura beau vouloir inspirer ou expirer de l’air de toutes ses forces, plus rien ne passe. La mort par suffocation a alors lieu dans les minutes qui suivent l’obstruction complète. Le père voyant son fils souffrir ainsi et étant sur le point d’agoniser, il plongea sa main dans la bouche du petit et tenta d’enlever ce qui bloquait le passage de l’air.

Le fils, par réflexe, referma violemment sa bouche et mordit la main de son père jusqu’au sang. Quelques jours plus tard, le père développa aussi la diphtérie et, comme son fils, en mourut. Louis Mercado, médecin privé du roi d’Espagne Philippe III, en fut témoin et fut le premier à constater la nature transmissible de cette horrible maladie.

Bien sûr, les vaccins n’avaient pas encore été découverts.

Oui, mais

Nous pouvons tous constater le recul des maladies mortelles et des épidémies qui décimaient des populations entières. Et il est tout à fait normal et même louable de s’en féliciter. Mais la partie n’est pas gagnée pour autant.

En réalité, il existera toujours deux facteurs qui feront pencher l’équilibre de la maladie et de la santé dans un sens ou dans l’autre. La beauté de l’histoire est que nous avons le contrôle sur l’un et l’autre de ces facteurs.

Premier facteur: le patient

Le public a un rôle primordial à jouer en santé publique. S’il n’adopte pas un mode de vie sain et ne respecte pas les normes d’hygiène minimales requises, il forcera la balance à pencher du côté de la maladie. Les campagnes anti-vaccination ainsi que les doutes colportés contre les médicaments en général contribuent aussi à faire pencher la balance du côté de la maladie.

Quand une personne refuse de se protéger en se faisant vacciner ou en faisant vacciner ses enfants, elle met non seulement en jeu sa vie et celles de ses proches, mais représente une menace en santé publique. Il n’est pas normal qu’alors que des vaccins existent et sont disponibles certaines personnes refusent de faire vacciner leurs enfants. La résurgence de foyers épidémiques de rougeole, comme on le voit présentement, n’a aucune raison d’être acceptée.

La vaccination a éliminé complètement la variole de la surface de la Terre. Elle aurait pu, si tous les pays l’avaient adoptée, éliminer une autre maladie grave: la poliomyélite. Quant à la tuberculose, elle ne sévit qu’à des endroits où la promiscuité est grande et les mesures d’hygiène déficientes.

Quand le patient deviendra réellement un partenaire de sa santé, non seulement il favorisera sa propre santé, mais aussi il contribuera à l’amélioration de la santé publique.

Deuxième facteur: la recherche

La recherche demeure la seule garantie de pouvoir lutter efficacement contre les maladies présentes et futures. Ainsi, les antibiotiques ont longtemps été, et sont encore très efficaces contre les maladies infectieuses.

Mais les bactéries ne lâchent pas si facilement prise. Avec le temps, certaines bactéries peuvent développer des résistances aux antibiotiques. Qui plus est, on a découvert que ces bactéries résistantes peuvent partager leur «savoir-faire» avec d’autres bactéries augmentant ainsi les foyers de résistance.

Dans un article paru il y a quelques semaines, le Journal de Montréal rapportait que depuis cinq ans, 197 Québécois sont morts après avoir été infectés par l’une des bactéries résistantes surveillées par le ministère de la Santé (MSSS). Ce fléau pourrait devenir plus meurtrier que le cancer d’ici 2050.

Dans cette guerre sans fin entre l’homme et les microbes, notre seule arme efficace est la recherche scientifique. Elle vise deux objectifs: mieux connaître l’univers des microbes pour mieux se prévenir (recherche fondamentale) et développer de nouvelles armes (recherche appliquée et clinique) pour lutter contre les infections et les autres maladies.

S’asseoir sur ses lauriers et se contenter de bénéficier des avancées existantes n’est pas une option. Pour contrer les menaces, il faut encourager de toutes les façons possibles la recherche fondamentale et la recherche clinique en soutenant le mieux possible les médicaments novateurs.

En résumé, les deux clefs du succès: motiver le patient à devenir réellement partenaire de sa santé et favoriser la recherche et l’émergence de nouveaux médicaments.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Deux clients d’un spa contractent le VIH après un soin du visage « vampire »


N’importe quoi ! Il y a des personnes qui devraient mieux s’abstenir d’influencer les autres. L’idée d’un soin du visage avec son propre plasma est grotesque. En plus, le spa en question au Nouveau-Mexique ne semble pas appliquer les normes élémentaires sur l’usage des aiguilles, car il semble que ce soit par les aiguilles que des femmes auraient contracté le virus du VIH
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Deux clients d’un spa contractent le VIH après un soin du visage « vampire »

 

Crédits : Kim Karda­shian/Insta­gram

par  Mathilda Caron

 

À Albuquerque, au Nouveau-Mexique, deux client·es d’un spa ont contracté le VIH après avoir fait un « soin du visage vampire », rappor­tait BuzzFeed News le 30 avril.

Selon les méde­cins, des tests ont révélé qu’ils·elles avaient été infec­té·es par la même souche du virus, augmen­tant ainsi la proba­bi­lité que ces infec­tions résultent d’une inter­ven­tion au spa.

La tendance du « Vampire Lift » est appa­rue en 2013, après que Kim Karda­shian West a posté une photo sur les réseaux sociaux, le visage couvert de sang. Ce soin consiste à se réinjec­ter son propre sang dans le visage, car le plasma présent dans celui-ci aide­rait à régé­né­rer la peau selon ses créa­teurs.

Selon le dépar­te­ment de la Santé du Nouveau-Mexique, le salon a fermé en septembre 2018, suite à une inspec­tion qui a révélé un problème de mani­pu­la­tion des aiguilles. Plus de 100 client·es ayant reçu ces injec­tions ont été dépis­té·es pour le VIH.

« Le dépis­tage est impor­tant pour tout le monde car il existe des trai­te­ments effi­caces contre le VIH », a déclaré Kathy Kunkel, secré­taire du cabi­net.

https://www.ulyces.co/