La griffure de chat, à ne pas négliger


Bien que généralement, une griffure de chat est sans conséquences, il est mieux de prendre certaines précautions et de consulter si nécessaire.

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La griffure de chat, à ne pas négliger


Joey Thebeau/Shutterstock.com

Un chat, c’est doux, c’est mignon… Mais ses griffures ne sont pas à prendre à la légère et peuvent parfois transmettre des maladies infectieuses. Une consultation médicale peut donc s’avérer nécessaire.

Commençons par une statistique parlante : un tiers des personnes griffées par un chat développent une infection. En effet, ces félins portent de nombreux germes, sources possibles de pathologies graves telles que la bien nommée « maladie des griffes du chat » et la pasteurellose, toutes deux dues à des bactéries. Ou encore la sporotrichose – rencontrée principalement dans les régions tropicales ou subtropicales – due à un champignon.

Pour prévenir ces affections, mieux vaut prendre les devants. Après un contact avec un chat, lavez-vous systématiquement les mains à l’eau et au savon. Brossez régulièrement votre chat, traitez-le avec un produit antiparasitaire pour éliminer les puces. N’oubliez pas également de lui couper les griffes.

Si malgré tout vous deviez être griffé, nettoyez les lésions avec de l’eau savonneuse, puis rincez-les soigneusement. Désinfectez et vérifiez que votre vaccination contre le tétanos est à jour.

Dois-je consulter ?

« Vous devez immédiatement demander un avis médical si la griffure de chat se trouve au niveau de l’œil », répond l’Assurance-maladie.

Et surtout surveillez bien la plaie. Une rougeur cutanée, une pustule ou un nodule au niveau de la lésion, une traînée rouge inflammatoire qui s’étend sur la peau, un ou plusieurs ganglions, à proximité de la zone griffée doivent vous pousser à consulter. Tout comme la survenue d’une fièvre, même modérée, d’une fatigue ou d’une perte d’appétit.

  • Source : http://www.ameli.fr, consulté le 18 juin 2019

  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Dominique Salomon

https://destinationsante.com/

Ne consommez pas votre placenta, disent les gynécologues


Ce n’est pas la première fois que l’on parle que des femmes consomment le placenta après l’accouchement de leur bébé. En 2017, aux États-Unis, ils avaient émis eux aussi un avertissement. Les femmes mangent le placenta, en transformant généralement en gélule disent que des bienfaits, mais aucune étude n’a vraiment été faite. Cependant, on sait qu’il y a quand même des risques de transmission d’infections et que tant qu’il n’y a pas de protocole, mieux vaut s’abstenir. En tout cas, moi, je ne serais pas du tout intéressé, même en gélule, beurk ! J’aurais eu l’impression d’avoir eu un coté cannibale.
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Ne consommez pas votre placenta, disent les gynécologues

L'une des façons les plus courantes de consommer... (PHOTO MEGAN MAY, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

L’une des façons les plus courantes de consommer le placenta est par l’entremise de gélules, fabriquées à partir de placenta déshydraté.

PHOTO MEGAN MAY, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

VALÉRIE SIMARD
La Presse

Kim Kardashian l’a ingéré sous forme de capsules. Hillary Duff en a intégré à ses smoothies. Consommer son placenta après l’accouchement est une pratique qui, bien qu’assez peu répandue, suscite l’inquiétude des autorités de santé. Après Santé Canada en novembre dernier, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) publie une directive clinique dans laquelle elle déconseille cette pratique.

Après avoir effectué une revue des données scientifiques disponibles jusqu’à présent sur la consommation de placenta, la SOGC conclut, dans une directive publiée dans le Journal of Obstetrics and Gynaecology Canada du mois de mai, qu’elle ne peut recommander la placentophagie en raison du « manque de solides données probantes sur les bienfaits » et des effets nuisibles potentiels, soit principalement un risque d’infection chez la mère et sa transmission au nouveau-né par l’allaitement.

Les adeptes de cette pratique prêtent à la consommation du placenta, cet organe qui apporte oxygène et nutriments au foetus, plusieurs bienfaits, dont le rééquilibre du taux de fer et d’hormones, la diminution de la dépression post-partum et l’amélioration de la production de lait. On trouve sur des forums en ligne plusieurs témoignages de femmes qui disent avoir remarqué ces effets. Des sondages réalisés aux États-Unis auprès de femmes ayant consommé leur placenta rapportent aussi ces bienfaits. Leur méthodologie est toutefois critiquée par la SOGC.

« Il y a eu quelques études réalisées sur le sujet, mais qui étaient très mal faites sur le plan méthodologique, donc qui ne permettaient pas de conclure à un bénéfice, souligne la Dre Isabelle Boucoiran, obstétricienne-gynécologue au CHU Sainte-Justine et membre du comité des maladies infectieuses de la SOCG. Par contre, les risques sont clairs. Il y a des risques de transmission d’infection qui peuvent être considérés comme sévères. »

La Dre Boucoiran cite notamment le cas d’un nouveau-né, rapporté aux États-Unis par les Centers for Disease Control and Prevention, qui a été traité pour une infection au streptocoque B, une bactérie qui avait fait l’objet d’un test de dépistage négatif chez la mère pendant la grossesse et qui a été retrouvée dans les capsules de placenta déshydraté consommées par la mère.

Une pratique marginale

Kim Kardashian a consommé son placenta sous forme de gélules.

CAPTURE D’ÉCRAN TIRÉE DE TWITTER

Bien que la SOGC évoque une tendance à la hausse, au Québec, la placentophagie demeure peu répandue, selon la Dre Boucoiran. Depuis 2017, les hôpitaux sont tenus de remettre le placenta aux parents qui en font la demande, à moins qu’une analyse en laboratoire soit requise.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) ne compile pas de données sur le nombre de femmes qui quittent l’hôpital avec leur placenta. Mais une porte-parole du MSSS parle d’une tendance qui semble « marginale ». Précisons que les femmes qui demandent à avoir leur placenta ne souhaitent pas toutes le consommer. Certaines souhaitent l’enterrer sous un arbre, en faire fabriquer une oeuvre d’art ou un baume pour la peau.

L’une des façons les plus courantes de le consommer est par l’entremise de gélules, fabriquées à partir de placenta déshydraté. La transformation est faite par de petites entreprises, dont certaines ne s’affichent pas officiellement et qui ne font l’objet d’aucun contrôle. En novembre dernier, dans un avis mettant en garde les mères contre ces services, Santé Canada a précisé que ces produits correspondaient à la définition de drogue dans la Loi sur les aliments et les drogues et qu’elle n’avait autorisé aucun produit de santé contenant du placenta humain. C’est toujours le cas aujourd’hui, nous a confirmé un porte-parole de Santé Canada.

Propriétaire de l’entreprise Vie-ta-mine, Mélanie Mayrand offre l’encapsulation de placenta dans la région de Québec depuis 2012. Elle est d’avis qu’il est nécessaire qu’un protocole soit établi pour encadrer les services de transformation placentaire.

« Présentement, ce n’est pas fait de façon uniforme et régulée et ça pose en effet un risque potentiel de transmission d’infection ou de maladies par le sang. »

« Il y a moyen d’offrir ce service de façon sécuritaire, mais je suis d’accord avec eux [la SOGC] que présentement, il n’y a aucune façon pour une maman de s’assurer que la transformation sera faite d’une façon sécuritaire », ajoute-t-elle.

Elle se dit prête à se conformer aux exigences de Santé Canada.

« Donnez-nous les directives. J’ai appelé à quelques reprises et je n’ai pas eu de retour d’appel. De considérer que c’est un médicament, soit, mais dites-nous comment on peut se plier à la loi. »

Mme Mayrand, qui a transformé et consommé son placenta après la naissance de ses deux derniers enfants, affirme avoir vu son sommeil, son humeur et son niveau d’énergie s’améliorer.

« Autour de moi, les bénéfices qui ont été rapportés ont toujours été les mêmes, fait-elle valoir. Ce serait dommage de déposséder les femmes de cette ressource-là », croit-elle.

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Le Saviez-Vous ► Médecine: de l’horreur à la menace


Il fut un temps que les maladies infectieuses, les épidémies, des maladies n’avaient pas de moyen pour l’enrayer et beaucoup trop de victimes y succombaient, comme diabète avant l’insuline, les gens souffraient le martyre à cause des infections et la putréfaction des plaies, ou encore la diphtérie avant le vaccin qui était transmissible d’un humain à un autre, ne sont que des exemples. Grâce à la recherche, beaucoup de maladies et infections possiblement mortelles sont maintenant évité par des médicaments ou des vaccins. Aujourd’hui, certaines maladies reviennent à cause des campagnes d’anti-vaccins. Malheureusement, ces personnes mettent leur vie et la vie des autres en danger.
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Médecine: de l’horreur à la menace

En réalité, il existera toujours deux facteurs qui feront pencher l'équilibre de la maladie et de la santé dans un sens ou dans l'autre. La beauté de l'histoire est que nous avons le contrôle sur l'un et l'autre de ces facteurs.

En réalité, il existera toujours deux facteurs qui feront pencher l’équilibre de la maladie et de la santé dans un sens ou dans l’autre. La beauté de l’histoire est que nous avons le contrôle sur l’un et l’autre de ces facteurs.

D-KEINE VIA GETTY IMAGES


Nous pouvons tous constater le recul des maladies mortelles et des épidémies qui décimaient des populations entières. Mais la partie n’est pas gagnée pour autant.

  • Jacques Beaulieu Communicateur scientifique

Voici des situations auxquelles les gens étaient trop souvent confrontés et qui n’existent plus de nos jours.

Une odeur de mort dans toute la maison

Le grand-père était couché dans son lit. Tout le monde savait qu’il n’en avait plus pour bien longtemps à vivre. Donc, inutile d’appeler le médecin ou encore de l’amener à l’hôpital. De toute façon, personne dans la famille n’aurait eu les moyens financiers pour payer le docteur et, encore moins, l’hôpital.

Alors on laissait grand-père s’éteindre lentement, trop lentement, de son diabète. Hier, son gros orteil s’était détaché de lui-même, complètement rongé par la gangrène. Sa jambe était bleuâtre et l’odeur infecte de viande pourrie embaumait la maison. En après-midi, monsieur le curé était passé et l’encens qu’il avait apporté réussissait à peine à camoufler cette odeur.

Ce tableau était fréquent avant que l’insuline ne fut découverte.

Brûlée vive ou dangerosité?

Toute la ville était aux abois. Une nouvelle épidémie faisait rage dans tout le pays et les premiers cas venaient d’apparaître dans la ville. Mais l’horreur atteint son comble quand Violette, la cadette de sept ans, présenta les premiers signes de la maladie.

Deux solutions s’offraient alors. Ou bien on laissait aller la maladie, alors la fillette vivrait quelque temps. Mais cette solution impliquait que durant sa brève existence, elle infecterait plusieurs autres personnes de son entourage. L’autre solution consistait à plonger la jeune enfant dans un bassin d’huile chaude.

Si elle en survivait, elle serait complètement défigurée pour toute sa vie, mais ne pourrait plus contaminer personne. Imaginez-vous, si vous l’osez, être la mère ou le père de Violette. Quelle décision prendrez-vous ?

Ce tableau était fréquent avant l’arrivée du premier vaccin.

Un père meurt après avoir été mordu par son fils de 4 ans

Nous sommes en 1620. La diphtérie est alors une maladie relativement fréquente et… mortelle. Infectées, les muqueuses de la gorge s’épaississent et finissent par obstruer complètement le passage de l’air dans les poumons.

Le patient aura beau vouloir inspirer ou expirer de l’air de toutes ses forces, plus rien ne passe. La mort par suffocation a alors lieu dans les minutes qui suivent l’obstruction complète. Le père voyant son fils souffrir ainsi et étant sur le point d’agoniser, il plongea sa main dans la bouche du petit et tenta d’enlever ce qui bloquait le passage de l’air.

Le fils, par réflexe, referma violemment sa bouche et mordit la main de son père jusqu’au sang. Quelques jours plus tard, le père développa aussi la diphtérie et, comme son fils, en mourut. Louis Mercado, médecin privé du roi d’Espagne Philippe III, en fut témoin et fut le premier à constater la nature transmissible de cette horrible maladie.

Bien sûr, les vaccins n’avaient pas encore été découverts.

Oui, mais

Nous pouvons tous constater le recul des maladies mortelles et des épidémies qui décimaient des populations entières. Et il est tout à fait normal et même louable de s’en féliciter. Mais la partie n’est pas gagnée pour autant.

En réalité, il existera toujours deux facteurs qui feront pencher l’équilibre de la maladie et de la santé dans un sens ou dans l’autre. La beauté de l’histoire est que nous avons le contrôle sur l’un et l’autre de ces facteurs.

Premier facteur: le patient

Le public a un rôle primordial à jouer en santé publique. S’il n’adopte pas un mode de vie sain et ne respecte pas les normes d’hygiène minimales requises, il forcera la balance à pencher du côté de la maladie. Les campagnes anti-vaccination ainsi que les doutes colportés contre les médicaments en général contribuent aussi à faire pencher la balance du côté de la maladie.

Quand une personne refuse de se protéger en se faisant vacciner ou en faisant vacciner ses enfants, elle met non seulement en jeu sa vie et celles de ses proches, mais représente une menace en santé publique. Il n’est pas normal qu’alors que des vaccins existent et sont disponibles certaines personnes refusent de faire vacciner leurs enfants. La résurgence de foyers épidémiques de rougeole, comme on le voit présentement, n’a aucune raison d’être acceptée.

La vaccination a éliminé complètement la variole de la surface de la Terre. Elle aurait pu, si tous les pays l’avaient adoptée, éliminer une autre maladie grave: la poliomyélite. Quant à la tuberculose, elle ne sévit qu’à des endroits où la promiscuité est grande et les mesures d’hygiène déficientes.

Quand le patient deviendra réellement un partenaire de sa santé, non seulement il favorisera sa propre santé, mais aussi il contribuera à l’amélioration de la santé publique.

Deuxième facteur: la recherche

La recherche demeure la seule garantie de pouvoir lutter efficacement contre les maladies présentes et futures. Ainsi, les antibiotiques ont longtemps été, et sont encore très efficaces contre les maladies infectieuses.

Mais les bactéries ne lâchent pas si facilement prise. Avec le temps, certaines bactéries peuvent développer des résistances aux antibiotiques. Qui plus est, on a découvert que ces bactéries résistantes peuvent partager leur «savoir-faire» avec d’autres bactéries augmentant ainsi les foyers de résistance.

Dans un article paru il y a quelques semaines, le Journal de Montréal rapportait que depuis cinq ans, 197 Québécois sont morts après avoir été infectés par l’une des bactéries résistantes surveillées par le ministère de la Santé (MSSS). Ce fléau pourrait devenir plus meurtrier que le cancer d’ici 2050.

Dans cette guerre sans fin entre l’homme et les microbes, notre seule arme efficace est la recherche scientifique. Elle vise deux objectifs: mieux connaître l’univers des microbes pour mieux se prévenir (recherche fondamentale) et développer de nouvelles armes (recherche appliquée et clinique) pour lutter contre les infections et les autres maladies.

S’asseoir sur ses lauriers et se contenter de bénéficier des avancées existantes n’est pas une option. Pour contrer les menaces, il faut encourager de toutes les façons possibles la recherche fondamentale et la recherche clinique en soutenant le mieux possible les médicaments novateurs.

En résumé, les deux clefs du succès: motiver le patient à devenir réellement partenaire de sa santé et favoriser la recherche et l’émergence de nouveaux médicaments.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Deux clients d’un spa contractent le VIH après un soin du visage « vampire »


N’importe quoi ! Il y a des personnes qui devraient mieux s’abstenir d’influencer les autres. L’idée d’un soin du visage avec son propre plasma est grotesque. En plus, le spa en question au Nouveau-Mexique ne semble pas appliquer les normes élémentaires sur l’usage des aiguilles, car il semble que ce soit par les aiguilles que des femmes auraient contracté le virus du VIH
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Deux clients d’un spa contractent le VIH après un soin du visage « vampire »

 

Crédits : Kim Karda­shian/Insta­gram

par  Mathilda Caron

 

À Albuquerque, au Nouveau-Mexique, deux client·es d’un spa ont contracté le VIH après avoir fait un « soin du visage vampire », rappor­tait BuzzFeed News le 30 avril.

Selon les méde­cins, des tests ont révélé qu’ils·elles avaient été infec­té·es par la même souche du virus, augmen­tant ainsi la proba­bi­lité que ces infec­tions résultent d’une inter­ven­tion au spa.

La tendance du « Vampire Lift » est appa­rue en 2013, après que Kim Karda­shian West a posté une photo sur les réseaux sociaux, le visage couvert de sang. Ce soin consiste à se réinjec­ter son propre sang dans le visage, car le plasma présent dans celui-ci aide­rait à régé­né­rer la peau selon ses créa­teurs.

Selon le dépar­te­ment de la Santé du Nouveau-Mexique, le salon a fermé en septembre 2018, suite à une inspec­tion qui a révélé un problème de mani­pu­la­tion des aiguilles. Plus de 100 client·es ayant reçu ces injec­tions ont été dépis­té·es pour le VIH.

« Le dépis­tage est impor­tant pour tout le monde car il existe des trai­te­ments effi­caces contre le VIH », a déclaré Kathy Kunkel, secré­taire du cabi­net.

https://www.ulyces.co/

Une bactérie échappe aux défenses du corps grâce à une alliance avec un virus


Une bactérie est responsable sévi dans les hôpitaux donnant des cauchemars aux patients. En fait, c’est un virus qui s’acoquine avec une bactérie pour changer le comportement des cellules immunitaires. Ces cellules infectées ne peuvent plus travailler adéquatement.
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Une bactérie échappe aux défenses du corps grâce à une alliance avec un virus

 

Une modélisation en trois dimensions d'un phage avec d'autres organismes à l'intérieur de celui-ci.

Visualisation du phage « Pf » observé par l’équipe de chercheurs américains Photo: Gracieuseté – Paul Bollyky

Renaud Manuguerra-Gagné

Des chercheurs américains ont découvert qu’une des infections bactériennes les plus problématiques en milieu hospitalier doit son succès à un partenariat avec un virus, phénomène qui n’avait jamais été observé jusqu’à maintenant dans le monde microbien.

La bactérie Pseudomonas aeruginosa est responsable d’un grand nombre d’infections opportunistes qui hantent les hôpitaux, transformant ulcères et brûlures en plaies chroniques qui ne guérissent pas malgré le passage des semaines.

Cette dernière est même considérée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme un agent pathogène prioritaire à cause du danger qu’elle représente pour la santé humaine.

Or, des chercheurs ont remarqué quelque chose d’étrange en observant cette bactérie au microscope. Lorsqu’elle est mise en contact avec des cellules immunitaires, dont la raison d’être est d’éliminer des agents pathogènes, il ne se passe absolument rien.

Les chercheurs ont découvert que cette absence de réaction n’est pas causée par la bactérie elle-même, mais bien par un passager clandestin qu’elle transporte, un virus. Une fois libéré, ce virus change le comportement des cellules immunitaires, permettant ainsi à son hôte bactérien de survivre et de continuer à se propager.

Les multiples facettes du bactériophage

Il existe une énorme variété de virus et chacun se spécialise pour infecter un hôte spécifique. Les virus ciblant les bactéries se nomment bactériophages.

Le comportement d’un bon nombre d’espèces de phages, une fois qu’ils sont à l’intérieur de leur hôte, se limitera à prendre le contrôle de la machinerie interne de la bactérie pour fabriquer d’autres virus, jusqu’à ce qu’elle en éclate. Or, il existe d’autres phages qui ont un mode d’action plus passif.

Ces derniers coloniseront leur bactérie hôte sans la tuer, amorçant plutôt une cohabitation pacifique où le virus ne causera pas de dommage.

Dans certains cas, les phages peuvent même aider à propager du matériel génétique d’une bactérie à l’autre, aidant ainsi à la dispersion de gènes de résistances aux antibiotiques ou de gènes augmentant la virulence d’une infection.

De prédateur à allié

Toutefois, l’interaction observée entre le phage « Pf » et la bactérie P. aeruginosa dépasse le simple échange d’informations et relève plutôt du véritable travail d’équipe. Les chercheurs ont d’abord isolé ces bactéries provenant de plaies chroniques de patients en milieu hospitalier et ont remarqué que ce duo était présent chez 68 % d’entre eux.

En exposant des souris à ces bactéries, les chercheurs ont remarqué que le duo virus-bactérie infectait ces animaux beaucoup plus efficacement que les bactéries seules. En suivant la réaction immunitaire des souris, les chercheurs ont aussi remarqué qu’une attaque des défenses du corps contre les bactéries éveillait le virus qu’elles contenaient.

Les virus entrent alors à l’intérieur des cellules immunitaires en profitant du moment où elles « mangent » des débris dans leur environnement, un processus nommé endocytose. Une fois à l’intérieur, ils changent les paramètres de la réaction immunitaire, diminuant les signaux indiquant la présence de bactéries et augmentant ceux indiquant la présence de virus.

Ce faisant, les cellules immunitaires ne sont plus équipées pour combattre efficacement les bactéries. Elles en détruisent 10 fois moins lorsque ces dernières sont assistées par des phages que lorsque les bactéries sont laissées à elles-mêmes.

Changer de cible

Une telle complexité de collaboration a plusieurs implications, d’abord sur nos connaissances des interactions entre les espèces du monde microbien.

Cette découverte peut aussi servir à la recherche médicale. L’augmentation de la résistance aux antibiotiques et l’absence de vaccin efficace font qu’il existe de moins en moins de traitements contre ce type d’infection bactérienne.

Or, jusqu’à maintenant, rien n’avait été tenté contre le bactériophage qu’elles contiennent. Les chercheurs ont donc rapidement développé un vaccin contre le phage « Pf ».

En l’utilisant pour immuniser des souris avant de les exposer au duo bactéries-virus, les chercheurs ont pu remarquer que les bactéries n’avaient plus de prise sur ces animaux et que les infections chroniques diminuaient.

L’équipe est maintenant en train d’évaluer cette méthode chez de plus gros animaux, comme des porcs. Si d’autres partenariats étaient découverts chez des bactéries qui infectent des humains, cela fournirait une nouvelle cible dans le combat contre les maladies résistantes.

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Il frôle la mort à cause d’un coton-tige dans l’oreille


 

Cela fait des années qu’on mentionne que le coton-tige ne va pas dans l’oreille. Même si nous avons l’impression que cela nettoie bien le conduit auditif, il y a toujours du cérumen qui s’accumule plus loin et peut causer des infections qui peuvent être très grave. Difficile de se défaire de cette mauvaise habitude
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Il frôle la mort à cause d’un coton-tige dans l’oreille

 

VOYAGERIX VIA GETTY IMAGES

Le coton-tige dans l’oreille, ce n’est pas recommandé, d’ailleurs.

  • Jean-Benoit Legault

  • La Presse Canadienne

Un Britannique de 31 ans qui s’était nettoyé les oreilles avec un coton-tige a bien failli y laisser sa peau.

L’homme a été hospitalisé après avoir été soudainement terrassé par des convulsions. Les médecins ont éventuellement découvert qu’un débris de coton s’était logé dans le conduit auditif externe, causant une infection et des abcès.

L’infection s’était propagée à la mastoïde, une structure osseuse du crâne qui communique avec l’oreille moyenne, et l’homme a eu besoin d’une intervention chirurgicale et d’antibiotiques intraveineux pour s’en remettre, peut-on lire dans le journal médical The BMJ.

Le nettoyage au coton-tige: déconseillé

Ce n’est pourtant pas d’hier qu’on déconseille à la population de se nettoyer les oreilles avec un coton-tige.

«L’oreille n’a pas besoin d’un nettoyage quotidien, a rappelé le docteur Luc Monette, le président de l’Association d’oto-rhino-laryngologie et de chirurgie cervico-faciale du Québec. Le cérumen est essentiel au conduit auditif externe, c’est une barrière, c’est une défense naturelle contre les bactéries et les champignons… S’il n’y a plus de cérumen, la peau peut sécher (…) et ça crée des portes d’entrée aux infections.»

Tenter de nettoyer le cérumen pourra le pousser vers la portion osseuse de l’oreille, où il n’y a plus de poils. On risque aussi de le coller un peu trop sur la peau et les poils, ce qui fera en sorte qu’il ne fera plus ressortir les éléments, les corps étrangers et la poussière au niveau du canal, ce qui se fait de façon naturelle.

«Le problème est que les gens utilisent (un coton-tige) et ils pensent qu’ils vont nettoyer le cérumen, mais à chaque fois ils en poussent un peu, ils impactent tout ça, il y a toujours un peu de coloration sur leur conduit auditif externe, ils pensent faire un bon travail, mais le message ne passe pas (…)», a déploré le docteur Monette.

Qu’il provienne d’un coton-tige ou d’ailleurs, poursuit-il, un corps étranger peut faire en sorte qu’il y ait un bris au niveau cutané. Les bactéries pourront alors entrer et créer une infection.

«Je pratique depuis 21 ans. Des corps étrangers dans le conduit auditif externe, on en voit régulièrement. Toute infection peut arriver chez un patient en bonne santé avec un corps étranger qui reste logé longtemps au niveau cutané», a-t-il dit.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Un premier Québécois atteint d’échinococcose alvéolaire


L’échinococcose alvéolaire est une infection parasitaire et sans traitement elle est fatale dans 90 %. Ce petit garçon a quand même été chanceux que son médecin a pu diagnostiquer cette infection à temps. Cette contamination est rare, au Canada, seulement 6 personnes ont été affectées. Ce parasite provient des oeufs d’excrément surtout des renards, coyotes ou loup, mais peut aussi venir de chien et rarement les chats.
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Un premier Québécois atteint d’échinococcose alvéolaire

 

 

CAROLINE TOUZIN
La Presse

Un enfant des Laurentides a contracté une infection grave causée par un parasite qui se retrouve sous forme d’oeufs présents dans les excréments de renards, de coyotes, de loups et de chiens domestiques.

Il s’agit du premier cas d’échinococcose alvéolaire (EA) signalé au Québec, selon les autorités de santé publique qui ont enquêté sur la source de l’infection.

Les conséquences auraient pu être funestes pour le jeune Québécois.

« Selon la littérature, en l’absence de traitement, cette infection est fatale dans 90 % des cas dix ans après le diagnostic », explique la Dre Geneviève Perreault de la Direction de santé publique des Laurentides en entrevue à La Presse.

Cette infection parasitaire se caractérise par une période d’incubation longue, soit de 5 à 15 ans.

Le malade atteint perd alors du poids et souffre de douleurs abdominales, d’un malaise général et d’une insuffisance hépatique.

Des métastases larvaires peuvent ensuite se propager vers d’autres organes, comme la rate, les poumons et le cerveau.

La direction de la santé publique des Laurentides a été alertée au printemps dernier après que l’enfant eut consulté un médecin pour de la fatigue, une atteinte au foie et un faible poids pour son âge.

L’enfant a passé des examens d’imagerie médicale – échographie et tomographie – qui ont révélé une masse volumineuse au foie. Après avoir fait une biopsie de l’organe, son médecin a posé un diagnostic d’EA.

Comme c’est la première fois qu’un médecin voyait cela au Québec, l’équipe traitante a envoyé le dossier de l’enfant à une équipe française spécialisée qui a confirmé le diagnostic et proposé un traitement aux antiparasitaires pendant un an.

Enquête de la santé publique

L’enquête de la santé publique, elle, ne faisait que commencer.

« Ce qui nous préoccupait, c’était de découvrir si la maladie avait été acquise au Québec ou à l’étranger, explique la Dre Perreault, dans le but de savoir s’il se passait quelque chose avec notre faune. »

Comment l’enfant a-t-il pu contracter cette maladie rare chez l’humain ? se sont demandé les autorités de santé publique. En effet, cette maladie ne se transmet pas de personne à personne.

« Ça ne s’attrape pas facilement. L’humain est un hôte accidentel. »– La Dre Geneviève Perreault, médecin spécialiste en médecine préventive et en santé publique

Les canidés sauvages comme les renards, les coyotes et les loups constituent le principal réservoir de l’infection. Toutefois, les chiens domestiques et, plus rarement, les chats peuvent aussi être des hôtes de l’infection, explique la Dre Perreault.

L’humain doit avoir ingéré accidentellement des oeufs présents dans les excréments de ces bêtes pour être infecté. Les oeufs sont très résistants et peuvent vivre jusqu’à un an dans un sol frais et humide. Une transmission par la consommation de légumes, de petits fruits ou d’eau non traitée est aussi possible. D’autres sources, comme la terre et les carrés de sable, ont été identifiées, mais sont moins probables.

Dans certaines régions du monde, particulièrement en Europe, en Chine, au Japon et en Amérique du Nord, l’EA est présente chez les canidés de façon « endémique ».

Plus près de chez nous, en Ontario, l’EA a été diagnostiquée chez des chiens domestiques, et le parasite a été identifié chez des renards et des coyotes dans le sud de la province. De rares cas d’infections chez des humains ont été rapportés en Alberta (cinq cas) et au Manitoba (au moins un).

Maladie acquise au Québec

Or, l’enfant des Laurentides n’avait jamais voyagé à l’extérieur du Québec, ont découvert les autorités de santé publique. Autre indice : la maison de l’enfant est située près d’un parc national. Des renards sont fréquemment aperçus sur son terrain. Un potager y est cultivé depuis plusieurs années.

Le chien de la famille, mort il y a deux ans sans diagnostic précis, aurait aussi pu infecter l’enfant puisque la bête aimait se rouler dans les carcasses de lièvres et de rongeurs.

Toutes ces informations permettent de croire que la maladie a été acquise au Québec, conclut la Dre Perreault.

La thèse du sol contaminé par les renards est la plus probable, selon elle.

« L’infection serait alors attribuable au chien domestique, qui aurait été en contact avec les selles des renards ou encore avec des rongeurs infectés – des hôtes intermédiaires du parasite. » – La Dre Geneviève Perreault

L’enfant a aussi pu contracter le parasite après avoir consommé des petits fruits ou des légumes du jardin contaminés par les excréments des renards.

Aucun autre membre de la famille n’a été infecté.

Comme l’EA n’est pas une maladie à déclaration obligatoire au Québec, les autorités de santé publique ont alerté le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs et celui de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation pour qu’ils fassent preuve d’une vigilance accrue face à cette maladie.

« On va suivre son évolution dans l’environnement », conclut la Dre Perreault, qui rappelle que des mesures simples de prévention peuvent être mises en place, comme clôturer son terrain pour empêcher les animaux sauvages d’y accéder, éviter de nourrir lesdites bêtes, bien se laver les mains après avoir touché à un animal ainsi que laver les fruits et les légumes des potagers avant de les manger.

https://www.lapresse.ca/