Le Saviez-Vous ► 38 remèdes de grand-mère qui fonctionnent vraiment


Nos grands-mères avaient leurs propres remèdes. Ils ne sont pas tous efficaces, mais certains ont été approuvés par des études scientifiques. Cependant certains remèdes comme des aliments, des herbes dépendant de la qualité.
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38 remèdes de grand-mère qui fonctionnent vraiment

Essayez l'huile de clou de girofle comme remède de grand-mère pour vos douleur gingivale ou dentaire.GAYVORONSKAYA_YANA/SHUTTERSTOCK

Jen Mccaffery et Tina Donvito avec Jeanne Moncada

Remèdes de grand-mère, vraiment? Du miel pour les blessures, des cerises pour la goutte, de l’huile de foie de morue – berk! – pour la vue: votre grand-mère et ses médecins ne juraient que par ces remèdes maison, et la science moderne leur donne raison.


Au cours des dernières années, des centaines d’études en ont confirmé les vertus. Bien sûr, ils ne sont pas tous efficaces, aussi notre liste ne contient-elle que des traitements ayant fait leurs preuves. N’oubliez pas que même les produits naturels peuvent interagir avec des médicaments. Si vous prenez des pilules régulièrement ou souffrez d’une maladie chronique, consultez un médecin avant d’essayer quoi que ce soit.

Taches brunes: le babeurre

Ce riche dérivé du beurre contient de l’acide lactique et de l’acide ascorbique. Il pâlit efficacement les taches de vieillesse. Appliquez-le avec de l’ouate et rincez à l’eau claire après 20 min.

Allergies: la vitamine C

En plus de combattre le rhume, c’est aussi un antihistaminique naturel. Pas moins de 74 % des participants à une étude qui avaient inhalé de la vitamine C en aérosol ont déclaré que leur nez s’était dégagé, contre 24 % des sujets ayant utilisé un placebo.

Mal de dos: la consoude

Cette plante médicinale est employée depuis des siècles contre les douleurs articulaires et musculaires. Une étude sur 215 patients a établi que l’application d’un concentré de consoude en crème dans le haut et le bas du dos atténue la douleur musculaire. Se trouve dans les magasins de produits naturels et en pharmacie.

Ampoule: la vaseline

Une ampoule, c’est douloureux, et le frottement aggrave les choses. Après l’avoir nettoyée à l’eau et au savon, réduisez le risque de friction en la couvrant de vaseline sous bandage.

Piqûres d’insecte: la farine d’avoine

Elle apaise les démangeaisons depuis l’antiquité gréco-romaine. Sa réputation a un fondement biologique, notamment pour une variété spécifique, l’avoine Rhealba. On trouve des crèmes à l’avoine dans toutes les pharmacies; et on peut fabriquer soi-même une pâte avec des parts égales d’avoine et d’eau. Appliquez sur la peau irritée ou la piqûre d’insecte et rincez après 10 minutes.

Remedes.SHUTTERSTOCK

Brûlures: l’aloes

L’aloès dissipe la sensation de brûlure. Une étude a même prouvé qu’il était plus efficace que tout autre traitement pour les brûlures au deuxième degré. Veillez à l’employer pur, sans parfum. Si vous possédez une plante, cassez tout simplement une feuille et appliquez son suc sur la peau brûlée. Si la lésion est grave, voyez un médecin.

Cals et cors: l’aspirine

Pour ramollir un cor, il suffit de réduire cinq ou six comprimés en poudre fine et de la dissoudre dans une demi-cuillerée à café de jus de citron et le même volume d’eau. Étendez cette pâte sur la partie épaisse de la peau, couvrez-la d’un film plastique puis d’une serviette chaude. Retirez le tout après 10 min et frottez doucement avec une pierre ponce jusqu’à ce que la peau se détache. Seule contre-indication: une allergie à l’aspirine.

Aphte: le lait de magnésie

Les aphtes sont des ulcères buccaux qui peuvent être causés par une infection virale ou une blessure. Pour apaiser la douleur, rincez-vous la bouche avec du lait de magnésie ou appliquez-en sur l’aphte trois ou quatre fois par jour.

Les graines de lin, un atout santéSHUTTERSTOCK

Constipation: les graines de lin moulues

C’est à croire que la nature a conçu les graines de lin pour soulager la constipation. Elles sont très riches en fibres solubles et insolubles qui donnent du volume aux selles et stimulent la croissance des bonnes bactéries. Elles sont aussi une bonne source d’acides gras oméga 3 végétaux qui ramollissent les selles et favorisent le transit intestinal. Ajoutez-en deux ou trois cuillerées à soupe par jour à un régime déjà riche en fibres. Conseil: les graines de lin sont fragiles, elles s’oxydent vite. Conservez-les au réfrigérateur.

Toux: la tisane au thym

Le thym est un expectorant naturel qui décontracte les voies respiratoires et liquéfie le mucus. En association avec la primevère ou le lierre, il réduit la fréquence et la durée des quintes de toux. Pour faire une tisane, mettez deux cuillerées à soupe de thym frais (ou une cuillerée à soupe de thym sec) dans une tasse d’eau chaude, laissez infuser, puis tamisez. Sucrez au miel, si désiré. Vous pouvez aussi ajouter un trait de citron. Conseil: optez pour des ingrédients bio.

Diarrhée: la tisane de mûres

Les mûres contiennent beaucoup de tannins, substances qui tendent à resserrer les muqueuses intestinales. Elles sont employées depuis longtemps contre la diarrhée. Faites-en de la tisane en plongeant une ou deux cuillerées à soupe de mûres fraîches ou surgelées ou encore de feuilles séchées dans une tasse et demie d’eau que vous laisserez bouillir 10 min avant de tamiser. Buvez-en plusieurs fois par jour. On trouve de la tisane aux mûres dans le commerce ; assurez-vous qu’elle contient des feuilles de mûre, et pas seulement un arôme.

Essayez le concombr comme remède de grand-mère contre la fatigue oculaire.TANYA STOLYAREVSKAYA/SHUTTERSTOCK

Fatigue oculaire: le concombre

Étendez-vous sur le dos et posez une tranche de concombre d’environ un demi-centimètre d’épaisseur sur chaque œil fermé. Le concombre contient des antioxydants qui contribuent à atténuer l’enflure et la douleur. Changez les rondelles toutes les deux ou trois minutes pendant un quart d’heure.

Pieds malodorants: l’huile essentielle de lavande

Non seulement elle sent bon, elle possède aussi des propriétés germicides. Avant d’aller au lit, versez quelques gouttes sur vos pieds et massez pour faire pénétrer. Portez des chaussettes pour ne pas tacher les draps.

Reflux gastro-œsophagien et brûlures d’estomac: l’extrait d’artichaut

Les feuilles d’artichaut contiennent de l’acide caféoylquinique qui stimule la sécrétion de bile et atténue donc les nausées, rots, ballonnements et autres symptômes du reflux gastro-œsophagien et des brûlures d’estomac. Comme ces feuilles ne sont que partiellement comestibles, achetez des capsules d’extrait d’artichaut.

Goutte: les cerises

Les personnes qui consomment une vingtaine de cerises par jour sont moins sujettes aux crises de goutte, selon une étude sur 633 patients souffrant de cette maladie. Ces drupes contiennent des substances qui aident à neutraliser l’acide urique. Les tisanes de queue de cerise sont également un diurétique efficace.

La médecine ayurvédique, née en Inde, est reconnue pour ses multiples bienfaits depuis des millénaires.SHUTTERSTOCK

Maux de tête: l’huile essentielle de menthe poivrée

Elle rafraîchit la peau et atténue la douleur d’un mal de tête dû à la tension aussi bien que le paracétamol. Mélangez-en quelques gouttes à de l’huile d’olive pour ne pas irriter la peau, puis massez délicatement le front et les tempes.

Hoquet: le sucre en poudre

Une cuillerée de sucre fait passer plus facilement les remèdes amers, mais s’agissant du hoquet (contractions du diaphragme), c’est le remède. L’explication est avant tout mécanique: avaler des cristaux de sucre vous oblige à déglutir plus fortement que d’habitude, et ça décontracte le diaphragme et donc stoppe les spasmes.

Indigestion: le fenouil

Les minuscules graines que les restaurants indiens servent souvent dans des bols proviennent du fenouil. Ellescontiennent des agents carminatifs qui expulsent les gaz des intestins. Mâchez-en une pincée pour prévenir les rots de digestion.

De la valériane pour un sommeil régénérateur. SHUTTERSTOCK

Insomnie: la valériane

La valériane est une herbe qui accélère l’assoupissement sans vous «assommer» comme certains somnifères. Elle se lie aux mêmes récepteurs cérébraux que les tranquillisants habituellement prescrits. Prenez une demi à une cuillerée de teinture de valériane ou deux capsules de racine de valériane 30 min avant le coucher.

Douleur articulaire: le thé vert

Un puissant antioxydant du thé vert, le gallate d’épigallocatéchine (EGCG), peut apaiser la douleur articulaire et l’inflammation arthrosique. Deux ou trois tasses par jour sont idéales.

Calculs rénaux: le jus de citron

La plupart des calculs se forment quand l’oxalate — molécule qu’on trouve dans les épinards, le son et les frites, entre autres — s’accumule dans l’urine et «colle» au calcium, donnant des cristaux. Boire au moins 125 ml de jus de citron par jour peut être utile parce que l’acide citrique empêche la cristallisation des molécules de calcium et d’oxalate à l’origine des calculs. Le Dr Olivier Traxer, urologue à Paris et membre du comité «lithiase urinaire» de l’Association française d’urologie recommande également le verre de jus d’orange du matin. Prendre un grand verre d’eau citronnée pour commencer la journée est une habitude quotidienne qui peut vous faire du bien.

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Lèvres gercées: l’huile d’olive

Quand vous avez des gerçures, badigeonnez vos lèvres d’huile d’olive. Ce lubrifiant naturel adoucit et hydrate la peau, de même que toute autre huile végétale d’ailleurs.

Symptômes de la ménopause: l’hypnose

Selon un article publié dans Menopause, des femmes qui ont suivi cinq séances d’hypnose par semaine ont éprouvé 74 % de bouffées de chaleur de moins que le groupe témoin pendant les 12 semaines de l’expérience. Mieux, elles ont déclaré que les bouffées dont elles souffraient étaient moins fortes qu’auparavant.

Nausée: le gingembre

Le gingembre peut atténuer les nausées dues à la chimiothérapie, à la grossesse ou au mal des transports. On suppose qu’il agirait en bloquant, au niveau de l’intestin, l’action de la sérotonine à l’origine de certaines nausées. Il stimule peut-être aussi la sécrétion d’enzymes qui favorisent la digestion. Buvez de la tisane au gingembre ou encore mâchez de la racine de gingembre confite.

Douleur cervicale: la digitopression

Avec le pouce ou le bout des doigts, exercez une pression constante sur la zone douloureuse du cou pendant trois minutes. Il est prouvé que cette pression suffit à relâcher les muscles contractés, donc à atténuer la douleur

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Essayez le soja comme remède de grand-mère contre l'ostéoporose.SOMRAK JENDEE/SHUTTERSTOCK

Ostéoporose: le soya

Selon une méta-analyse de diverses études effectuées à l’université de Caroline du Nord (États-Unis), les personnes qui mangent beaucoup d’aliments riches en soya ont une ossature plus saine et subissent moins de fractures. On ne connaÎt pas encore quels composés produisent cet effet, mais parmi les bonnes sources de protéines de soya, on peut citer les graines et le lait de soya, le miso, le tempeh et le tofu.

Psoriasis: la capsaïcine

C’est ce qui rend le poivre de Cayenne si brûlant, et des recherches ont démontré que, en crème, elle tend à apaiser les démangeaisons psoriasiques.

Feu du rasoir: l’avocat

L’avocat est riche en vitamines et en huiles qui adoucissent et hydratent la peau, atténuant l’échauffement dû au rasage. Appliquez de la pulpe broyée ou de l’huile d’avocat directement sur la peau irritée.

EUCALYPTUS.SHUTTERSTOCK

Sinusite: l’huile d’eucalyptus

Traitez vos sinus congestionnés à la vapeur. Mettez quelques gouttes d’huile d’eucalyptus dans une casserole d’eau, portez à ébullition et retirez du feu. Couvrez-vous la tête et les épaules d’une serviette, puis penchez-vous au-dessus de la casserole. Tenez votre visage à une cinquantaine de centimètres de l’eau et inhalez profondément. La vapeur fera pénétrer des gouttelettes d’huile dans vos sinus et atténuera la congestion. Des études ont révélé que le principal composé de l’huile d’eucalyptus, le cinéol, favorise une guérison plus rapide de la sinusite aiguë.

Mal de gorge: la tisane de marrube

Le marrube est une plante apparentée à la menthe qui réduit l’enflure et l’inflammation des tissus de la gorge tout en diluant le mucus qui l’encombre, ce qui facilite son expectoration. Pour une tisane, laissez infuser deux cuillerées à café de marrube frais haché dans une tasse d’eau bouillante 10 min, puis tamisez.

Douleur gingivale ou dentaire: l’huile de clou de girofle

L’huile de clou de girofle peut parfois calmer la douleur d’une inflammation dentaire. Elle possède des propriétés bactéricides et anesthésiques. Mélangez à un peu d’huile d’olive pour éviter toute irritation et gargarisez-vous.

Bienfaits et vertus des canneberges pour prévenir les infections urinaires.SHUTTERSTOCK

Infection urinaire: le jus de canneberges

Une étude sur 373 femmes souffrant d’infections urinaires à répétition a montré que celles qui buvaient un verre de jus de canneberges (cranberry) par jour avaient réduit le nombre d’infections de 40 % par rapport à celles qui prenaient un placebo. D’autres études ont eu des résultats moins clairs, mais on pense qu’un composé de ce jus empêche les bactéries d’adhérer aux parois urinaires.

Troubles de la vue: l’huile de foie de morue

Cette huile est non seulement riche en vitamine D, mais aussi en acides gras oméga 3 qui augmentent l’irrigation sanguine des yeux et réduisent le risque de glaucome et, peut-être aussi, de dégénérescence maculaire. Prenez-en une cuillerée à café par jour. Consommer de l’huile de foie de morue est l’une des 8 façons de manger plus d’aliments riches en vitamine D.

Verrue: le sparadrap

Une étude a constaté que couvrir une verrue de sparadrap et le remplacer tous les six jours avait un effet supérieur de 25% à celui de la cryothérapie, pour nettement moins cher.

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Blessures: le miel

Depuis l’Antiquité égyptienne, on applique du miel sur les blessures. Il est d’ailleurs régulièrement utilisé au Centre hospitalier universitaire de Limoges pour soigner les blessures qui cicatrisent mal. À l’état pur, le miel contient une enzyme, la glucose-oxydase, qui induit une réaction chimique dégageant du peroxyde d’hydrogène, un antiseptique. La puissance antibactérienne variant beaucoup d’un miel à l’autre, on recommande le miel de manuka néozélandais, qui contient un autre composé accroissant son efficacité. Appliquez-le directement sur la blessure toutes les 12 à 24 heures et couvrez-la de gaze stérile.

Candidose: le sel de mer

Remplissez la baignoire d’eau tiède, versez-y une tasse de sel marin et prenez un long bain pour calmer les démangeaisons et la douleur.

Essayez l'huile de theier comme remède de grand-mère contre votre acné.ISTOCK/CHRISTOPHER AMES

Acné: l’huile de théier

D’après une étude, un gel à 5 % d’huile de théier est aussi efficace contre les poussées d’acné qu’une lotion de peroxyde de benzoyle à 5 %, avec moins d’effets secondaires.

https://www.selection.ca/

Des cours d’eau contaminés par les antibiotiques un peu partout dans le monde


Des antibiotiques se retrouvent dans plusieurs cours d’eau dans le monde, mais les concentrations sont plus élevées dans les pays à faible revenu et la rivière Buriganga au Bangladesh est celui qui est la plus polluer. Parmi les antibiotiques trouvés, ce sont ceux pour traités pour les infections urinaires et les infections bactériennes. Reste à savoir les conséquences sur les algues et les crustacés.
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Des cours d’eau contaminés par les antibiotiques un peu partout dans le monde


Quatre hommes naviguent en pirogue sur la rivière, dont les rives sont couvertes de déchets.

La rivière Buriganga est l’une des plus polluées du Bangladesh en raison du déversement généralisé de déchets industriels et humains. Comme beaucoup de pays en voie de développement, le Bangladesh n’a pas l’infrastructure nécessaire pour gérer efficacement ses déchets. Photo: Getty Images / Allison Joyce

Radio-Canada

Des dizaines de rivières dans le monde recèlent d’importantes concentrations d’antibiotiques, montre une étude menée par deux chercheurs de l’Université York, en Grande-Bretagne.

Il s’agit, selon les chercheurs, de la première étude de suivi qui tente de répertorier les points névralgiques de la contamination pharmaceutique à travers le monde.

Ce qu’elle dépeint est inquiétant, puBangladeshisqu’ils ont trouvé une quantité élevée d’antibiotiques dans 65 % des 711 emplacements testés. Dans certains cas, les taux sont 300 fois plus élevés que les niveaux considérés comme sécuritaires.

Les systèmes fluviaux contenant les plus hauts niveaux d’antibiotiques se trouvent en Afrique et en Asie, mais certains, en Europe ainsi qu’en Amérique du Nord et du Sud, enregistrent aussi des niveaux préoccupants.

Les cours d’eau où les chercheurs ont découvert les plus hauts taux d’antibiotiques se situent au Bangladesh, au Pakistan, au Kenya, au Ghana et au Nigeria.

John Wilkinson et Alistar Boxall, du Département d’environnement et géographie de l’Université York, ont analysé les niveaux de 14 antibiotiques communs dans 92 systèmes fluviaux de 72 pays. Chaque cours d’eau a été testé à plusieurs endroits. Des résultats plus détaillés de leurs recherches seront publiés ultérieurement.

Ces données ne surprennent pas Pedro A. Segura, professeur adjoint au Laboratoire de chimie analytique et environnementale du Département de chimie de l’Université de Sherbrooke, qui a dirigé, en 2015, une étude comparative recensant les données existantes sur la présence mondiale d’antibiotiques dans les eaux de surface.

« Les concentrations d’antibiotiques étaient considérablement plus élevées dans les pays à faible revenu par rapport aux pays à revenu élevé », explique-t-il.

L’étude de l’Université York révèle que les sites où l’on a mesuré les plus hautes concentrations d’antibiotiques se trouvaient habituellement à proximité de systèmes de traitement des eaux usées ou de décharges d’ordures ou d’égouts.

Il ne faut donc pas croire que la majorité des rivières du monde sont intégralement contaminées, nuance le professeur Segura.

« Ça dépend vraiment de l’endroit où l’on va prendre les échantillons. »

La résistance aux antibiotiques

L’antibiotique le plus présent dans l’échantillonnage est le trimethoprim, retrouvé dans 307 des 711 sites testés, dont on se sert pour traiter les infections urinaires. Les chercheurs ont aussi trouvé des concentrations très élevées de metronidazole et de ciprofloxacin, tous deux utilisés contre des infections bactériologiques.

La présence de ces substances dans l’eau inquiète la communauté scientifique, parce qu’elle pourrait mener au développement de la résistance aux antibiotiques chez les bactéries, explique Pedro A. Segura.

« Lorsque les antibiotiques se retrouvent dans un milieu donné, les bactéries qui sont capables de développer des outils pour détruire ces antibiotiques vont devenir de plus en plus importantes, tandis que celles qui ne le sont pas vont devenir moins importantes. »

Donc, on va se retrouver avec un ensemble de bactéries de plus en plus résistantes à un plus grand nombre d’antibiotiques. Pedro A. Segura, professeur adjoint au Département de chimie de l’Université de Sherbrooke

Un autre point à prendre en compte, mais sur lequel on en sait encore très peu, est l’impact des antibiotiques sur les organismes non ciblés, tels que les algues et les crustacés.

On devrait cependant s’en soucier davantage, « étant donné qu’ils sont à la base de la chaîne alimentaire »,  ajoute M. Segura.

https://ici.radio-canada.ca/

Devez-vous enlever vos chaussures à l’intérieur ? Des microbiologistes répondent


Enlever ses chaussures en rentrant à la maison ? Il semblerait qu’il y a tout un monde sous nos semelles. Certaines bactéries seraient celles qui nous donnent des misères. Cependant, en générale, cela n’est pas dangereux du moins pour les gens en bonne santé. Mais pour les jeunes enfants, c’est peut-être un peu différent ainsi que les personnes ayant une santé plus fragile.
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Devez-vous enlever vos chaussures à l’intérieur ? Des microbiologistes répondent

 

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Faites-vous partie de ces personnes qui enlèvent leurs chaussures dans la maison ou l’appartement ? Peut-être même demandez-vous gentiment à vos invités de faire pareil ? Vous partez du principe que c’est plus propre. Mais est-ce vraiment le cas, ou est-ce beaucoup de bruit pour pas grand-chose ?

On ne va pas se mentir, nos chaussures abritent « des centaines de milliers de bactéries par centimètre carré, explique Jonathan Sexton, microbiologiste à l’Université d’Arizona. Et à chaque pas que nous faisons, dit-il, nous recrutons de nouveaux préposés ».

Qu’il y ait des millions de bactéries, d’accord. Après tout, ce sont elles qui dominent le monde (et nos intestins). Mais quels types de bactéries retrouve-t-on sous nos chaussures ? Et sont-elles pour autant dangereuses pour la santé humaine ?

Du monde sous les chaussures

Des études ont déjà suggéré que près de 96 % de toutes les chaussures (du moins celles analysées) étaient recouvertes de bactéries fécales. Parmi elles, vous retrouverez notamment Escherichia coli (E. coli). Et bien que nombre de ces bactéries soient inoffensives pour l’Homme, certaines souches peuvent en revanche provoquer des diarrhées graves, des infections des voies urinaires et même une méningite.

D’autres études ont également mis en évidence la présence de Staphylococcus aureus, connue pour provoquer de nombreuses infections cutanées et, dans certains cas extrêmes, des infections potentiellement mortelles chez les patients immunodéprimés ou souffrant de problèmes cardiaques. Une étude publiée en 2014 a également révélé la présence de Clostridium difficile, qui de son côté peut entraîner l’apparition de problèmes intestinaux, comme la diarrhée.

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Staphylococcus aureus, résistante à la méthicilline. Crédits : Pixnio

Ne pas surestimer les risques

Sur le papier, nous aurions donc tout intérêt à retirer nos chaussures chaque fois que nous rentrons à la maison. Mais en réalité, la quantité de ces bactéries potentiellement nocives n’est généralement pas assez élevée pour vous rendre malade.

« Pour un individu en bonne santé, les bactéries sur les chaussures ne posent probablement aucun risque ou un risque minime », explique en effet Kevin Garey, de l’Université de Houston.

Les chercheurs notent tout de même quelques précautions à prendre, notamment en présence de nourrissons rampant au sol, ou encore de personnes immunodéprimées.

« Chez une personne à risque d’infection – généralement une personne récemment hospitalisée – il peut être important de veiller à un bon nettoyage du logement, confirme le chercheur. En résumé, si vous êtes à risque d’infection ou si vous avez un enfant en bas âge, c’est une bonne idée de retirer vos chaussures d’extérieur lorsque vous entrez chez vous, dit-il. Pour la plupart des personnes en bonne santé, toutefois, vous pouvez prendre une décision en vous basant autant sur vos préférences et vos habitudes que sur vos préoccupations potentielles pour la santé ».

Source

https://www.livescience.com/

Le Saviez-Vous ► L’incroyable parcours médical de John Fitzgerald Kennedy


Comment ce 35e président des États-Unis, a pu se hisser vers la victoire des élections présidentielles du pays en 1961, alors que médicalement, il fût vraiment hypothéqué. La douleur, les infections fut son quotidien. Il faut avouer que cet homme avait une volonté de fer
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L’incroyable parcours médical de John Fitzgerald Kennedy

 

Santé : l'incroyable parcours du combattant de John Kennedy

John F. Kennedy, 35e président des États-Unis, a connu un parcours médical chaotique

© CNP/ADMEDIA/SIPA

Lise Loumé

Spécialiste santé au pôle digital de Sciences et Avenir

Douleurs chroniques, infections nosocomiales, maladies rares… Le 35e président des États-Unis a connu un parcours médical chaotique durant toute sa vie, que deux neurochirurgiens retracent dans une étude.

Quand John Fitzgerald Kennedy devient président des États-Unis en 1961, il est – à 43 ans – le plus jeune élu à ce poste de l’histoire du pays. Fort de son âge, il marque les esprits par son dynamisme et un sourire en toutes circonstances. Mais l’image était bien trompeuse : le 35e président américain était en mauvaise santé, souffrant de douleurs lombaires chroniques et invalidantes. De plus, il a multiplié tout au long de sa vie maladies et infections, qui lui vaudront à quatre reprises l’extrême onction, racontent deux neurochirurgiens dans un article du Journal of Neurosurgery : Spine publié le 11 juillet 2017. Un parcours médical chaotique que les auteurs sont parvenus à retracer grâce au recueil de compte-rendus et images médicales provenant des différents médecins qui se sont occupés de JFK de son enfance jusqu’à son assassinat en 1963.

Des douleurs au dos qui s’accentuent lorsqu’il sauve un membre de son équipage à la Navy

Même si JFK a connu enfant la scarlatine (une forme particulière d’angine), puis plus tard la maladie d’Addison (une insuffisance surrénale rare qui altère les activités hormonales de l’organisme) et des maladies gastro-intestinales chroniques graves, c’est sa douleur au dos qui lui a été le plus handicapant, expliquent les neurochirurgiens. Le président serait né avec une articulation lombo-sacrée instable, qui ne se traduit pas immédiatement par une dégénérescence visible sur les radios, mais qui se révélera très douloureuse au fil du temps.

Les premiers maux seraient survenus en 1937, lorsque le jeune Kennedy, alors étudiant à l’Université de Harvard, se blesse en jouant au football américain. Un handicap qui l’empêche d’intégrer l’armée trois ans plus tard. Mais grâce à l’influence de son père, homme politique et diplomate américain, il obtient une place sur un navire de l’US-Navy, la marine de guerre américaine.

En 1943, soit en pleine Seconde Guerre mondiale, le vedette-torpilleur de JFK coule, frappé par un navire japonais. Il sauve un membre de l’équipage blessé, nageant avec lui pendant cinq longues heures avant de rejoindre l’île la plus proche ! L’événement, qui vaudra à JFK une médaille méritée pour conduite héroïque, est relaté dans les livres d’histoire aux États-Unis, mais très peu savent que cet acte de bravoure a exacerbé les problèmes de dos du futur président. Moins d’un an plus tard, il subit la première des quatre opérations de la colonne vertébrale qu’il connaîtra dans sa vie, entre 1944 et 1957.

Corset, béquilles et antidouleurs au quotidien

Les douleurs de JFK continuent en 1946, alors qu’il est candidat à la Chambre des représentants pour le 11e district du Massachussetts. Il est décrit comme « paralysé » par un membre de son équipe de campagne, rapportent les auteurs de l’étude. Il porte un corset et bénéficie de soins quotidiens. Un ancien conseiller politique raconte que JFK se déplace à cette époque en béquilles, qu’il prend soin de cacher lors de ses représentations publiques. Il est opéré une deuxième fois, pour placer un implant au niveau de la colonne vertébrale afin de soulager ses douleurs. Une opération à haut risque, puisqu’il souffre au même moment de la maladie d’Addison…

Après 7 années à la Chambre des représentants, Kennedy est élu au Sénat. Une infection urinaire grave le plonge dans le coma. Et lors de sa convalescence à Palm Beach, en Floride, il contracte une infection nosocomiale, provoquée par un staphylocoque… La plaie opératoire ne cicatrise pas. Lors d’une troisième opération de la colonne vertébrale, l’implant est retiré. Dès lors, le disque situé entre les vertèbres s’écrase peu à peu… Injections d’antidouleurs et cocktails à base de métamphétamine, que le président prendra presque toute sa vie, n’y feront rien : il souffrira de manière chronique du dos, avec des phases de rémission. Mais peu avant son assassinat, il est de nouveau dans une phase de fortes douleurs. Selon les auteurs de l’étude, il portait son corset lorsqu’il a été tué.

https://www.sciencesetavenir.fr

5 raisons expliquant que vous ayez souvent envie d’uriner


Certains aliments et boissons peuvent nous faire uriner plus souvent, mais le stress, les médicaments peuvent aussi être des facteurs … ou c’est une infection qui demande de consulter un médecin
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5 raisons expliquant que vous ayez souvent envie d’uriner

 

Évidemment, boire d’importantes quantités d’eau vous mènera tout droit à la toilette. Mais il y a d’autres facteurs pouvant expliquer que vous deviez aller fréquemment au petit coin durant la journée.

Ce qui influencera la fréquence des envies d’uriner d’une personne peut toutefois avoir aucun effet sur une autre. Et les spécialistes de la santé ne sont pas encore en mesure d’expliquer pourquoi certains aliments et certaines activités sont susceptibles de nous donner plus envie d’uriner.

Si vous remarquez que vous devez uriner plus fréquemment depuis quelques temps, il se peut que vous souffriez d’une infection urinaire ou de la vessie.

Et si vous ressentez des douleurs lorsque vous urinez, ou que votre urine est plus foncée et odorante qu’à l’habitude, n’hésitez pas à consulter un médecin.

Découvrez 5 raisons pouvant expliquer que vous ayez plus souvent envie d’uriner dans la galerie ci-dessous :

Le stress

Le stress et l’anxiété peuvent influencer les signaux cérébraux, et vous donner des envies pressantes et plus fréquentes d’aller à la toilette.

Les aliments acides

Les agrumes et les jus peuvent irriter la vessie de certaines personnes. Il en va de même pour les produits à base de tomates.

L’alcool et la caféine

L’assoupissement des nerfs et l’absorption de liquide sont évidemment les principaux facteurs. Mais le coupable peut varier d’un individu à l’autre. Certains auront davantage envie d’uriner après avoir bu du vin rouge, tandis que la consommation de bière ou de café sera en cause chez d’autres personnes.

Les médicaments

Certains médicaments, en particulier ceux liés à la haute pression, sont connus pour accroître la fréquences des envies d’uriner.

Les aliments épicés

Pour certaines personnes, les aliments épicés irriteront la vessie de la même façon que les agrumes irriteront celle d’autres individus.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le jus de canneberge prévient et soigne les infections urinaires: faux


Longtemps, on nous disait que le jus de canneberge pouvait nous éviter des infections urinaires alors que c’est faux, enfin sauf peut-être celles qui souffrent d’infections urinaires à répétitions et seulement en guise de prévention
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Le jus de canneberge prévient et soigne les infections urinaires: faux

 

 

Agence Science-Presse) Vous avez avalé votre jus de canneberge ce matin et vous pensez être protégé contre les infections urinaires. Malheureusement pour vous, une nouvelle étude affirme ce que plusieurs autres ont affirmé avant elle : aucun impact mesurable.

D’où vient cette nouvelle information?

L’étude menée par une équipe de l’Université Yale et rapportée par plusieurs médias des deux côtés de l’Atlantique (notamment ici et ici), affirme que le jus de canneberge ne prévient ni ne soigne les infections urinaires courantes. L’étude est parue le 27 octobre dans le Journal de l’Association médicale américaine (JAMA)

Ce n’est pas la première fois que des études remettent en question les vertus proclamées du jus de canneberge. En fait, un large corpus de recherche était déjà arrivé la même conclusion. En 2012, des chercheurs britanniques avaient publié une revue scientifique de la question dans la revue Cochrane – il s’agissait là d’une troisième mise à jour des résultats de la première revue scientifique sur la question datant de 1998, et des mises à jour suivantes en 2004 et 2008.

Ce genre de revue scientifique s’appelle une méta-analyse: Cochrane synthétisait les résultats de 24 études, totalisant 4473 participants, qui portaient sur l’administration de jus de canneberge ou de comprimés de canneberges —dont 13 de ces études, totalisant 2380 participants, avaient comparé les deux. Dépendamment des études, les produits de la canneberge ont été comparés au placebo, à l’eau ou à l’absence de traitement.

Qu’est-ce qu’une infection urinaire?

Brûlures au moment d’uriner, douleurs au-dessus du pubis, fréquente envie d’uriner, frissons et urine trouble, les symptômes de cette infection affectent de nombreuses femmes. Selon la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, de 50 à 60% des femmes adultes contracteront une infection urinaire au cours de leur vie. Mais les symptômes varient d’un cas à l’autre.

Les infections urinaires affectent plus souvent les femmes que les hommes en raison de leur morphologie : l’urètre, le canal de sortie de la vessie, étant plus court, la circulation des bactéries en provenance des intestins se fait plus facilement. Dans près de 80% des cas, il s’agit d’attaques de la bactérie E. coli (Escheria coli). La plupart du temps, ces infections se résorbent d’elles-mêmes ou avec prises d’antibiotiques.

Des litres plus tard, pas d’avancées

Dans leur nouvelle étude, les chercheurs de Yale, aux États-Unis, ont donné, chaque jour pendant un an, l’équivalent d’un demi-litre de jus de canneberge (concentré et en comprimé) à 185 patientes âgées.

Résultat : aucune différence statistique entre le groupe traité avec des concentrés de canneberges et le groupe-contrôle.

« Il ne semble pas y avoir de découverte majeure digne de mention, [dans cette étude], mis à part que l’extrait de canneberge ne diminue pas les quantités de bactéries ou de cellules immunitaires dans l’urine, ni les taux d’infections, de mortalité, etc. Au final, le traitement n’était pas plus efficace qu’un placebo », confirme le microbiologiste et infectiologue de l’Université de Sherbrooke, Louis-Charles Fortier.

La prévention plutôt que le traitement

S’il n’y a pas d’impact sur le traitement, il est possible la canneberge ait un léger impact sur la prévention, mais uniquement « pour les femmes souffrant d’infections urinaires chroniques », lit-on dans l’édition 2012 de la revue scientifique Cochrane.

Le jus de canneberge, plus souvent consommé, semble toutefois moins efficace que les comprimés,. Les femmes qui développent des infections chroniques, poursuit le Dr Carmel, peuvent les utiliser à titre préventif, avant de passer aux antibiotiques. Une recommandation identique à ce qu’avait statué en 2015 l’Association américaine d’obstétrique et de gynécologie.

D’où vient le mythe ?

L’ingestion quotidienne de produits à base de canneberge pour lutter contre les infections ne date pas d’hier. Consommée durant des siècles par les autochtones, la canneberge a gagné une aura médicinale que les promoteurs de santé naturelle vantent encore aujourd’hui : antibactérienne, laxative, contre les crampes d’estomac, etc.

Avant la découverte des antibiotiques, on prêtait surtout au jus de canneberge la vertu d’acidifier l’urine grâce aux composés « phénoliques » du jus, censés tuer les bactéries —en rendant le milieu acide, ces composés inhiberaient la croissance des bactéries.

Avec la découverte des antibiotiques, les médecins ont plutôt choisi de recourir à ces médicaments pour traiter les infections urinaires mais aussi en prévention, pour les infections récurrentes. Boire beaucoup d’eau, changer de savon, penser à s’essuyer d’avant en arrière et uriner après les relations sexuelles sont d’autres conseils préventifs mis de l’avant par de nombreux urologues.

Le temps de passer à autre chose ?

Pourtant, plusieurs médecins n’ont pas délaissé la prescription de jus de canneberge à titre préventif.

« Ce n’est pas nocif», relève le Michel Carmel, urologue.

Face à la nouvelle étude, l’urologue convient qu’il serait sans doute temps d’arrêter d’en prescrire, sans toutefois décourager les patientes qui souhaiteraient poursuivre ce remède inoffensif.

« Ce sont des plus jeunes femmes qui viennent me voir. De 10 à 15% font de nombreuses infections chroniques. Par contre, les hommes n’ont aucune raison de poursuivre ce traitement », relève le Dr Carmel.

Nicolle Lindsay de l’Université du Manitoba va plus loin. Selon elle, il serait plutôt temps de passer à autre chose, écrivait-elle dans un éditorial accompagnant l’étude de Yale («Time to move on») : «malgré de nombreuses études cliniques cherchant à évaluer l’usage des produits de la canneberge pour la prévention des infections urinaires rapportées, les résultats ont été variables et l’efficacité, s’il en existe une, reste inconnue après presque un siècle».

Verdict

Après des décennies de recherche :

  • aucune donnée probante ne permet d’affirmer que les produits de la canneberge permettent de prévenir ou traiter les infections urinaires.
  • il est toutefois possible qu’ils préviennent les infections chez les femmes qui en souffrent de façon chronique.

Pour distinguer une étude fiable

Il est toujours bon de vérifier si une étude citée par un média est une méta-analyse ou une étude unique, cette dernière portant par définition sur moins de gens et rassemblant moins de données. Il est également de mise de prendre le temps de s’interroger sur le média qui rapporte cette étude et de consulter ses références – si elles sont disponibles, évidemment.

Isabelle Burgun

http://www.sciencepresse.qc.ca/

Les vraies maladies qu’on peut attraper aux toilettes


On ne peut pratiquement pas attraper de MST à cause des toilettes, mais par contre, il est possible que les toilettes peuvent être source d’infection directement ou indirectement
Nuage

 

Les vraies maladies qu’on peut attraper aux toilettes

 

On redoute souvent d’aller dans des toilettes qu’on ne connaît pas. Et même si elles sont propres en apparence, on y imagine toujours des millions de microbes qui peuvent nous rendre malades. Mais est-ce vraiment le cas ?

Medisite vous répond avec le Dr Jean-Loup Dervaux. 

La gastro-entérite, surtout si vous ne fermez pas l’abattant !

Pourquoi : Selon une étude anglaise réalisée en 2012* et publiée dans le Journal of Hospital Infection, le fait de tirer la chasse d’eau sans fermer le battant de la cuvette dissémine les bactéries et autres virus dans l’air ambiant jusqu’à 25cm au-dessus des toilettes. Par conséquent, les microbes se retrouvent sur le siège des toilettes, mais aussi sur les murs, le dévidoir du papier, le bouton de la chasse d’eau. Le virus de la gastro-entérite se trouvant dans les selles, le fait de le retrouver un peu partout et notamment sur les mains est presque une évidence !

Quelles précautions : Rien de mieux que de se laver les mains et si possible de se les sécher avec des serviettes en papier à usage unique**. De la même manière, abaisser le rabat des toilettes avant de tirer la chasse d’eau permet de prévenir ce genre de propagation.

Des infections cutanées : furoncles, panaris..

Lesquelles : Furoncles, panaris, impétigo*

Pourquoi : Ces infections sont provoquées par une bactérie appelée staphylococcus aureus, qui peut rester vivante plusieurs heures sur une surface inerte et se transmettre de peau à peau. Cela reste cependant extrêmement rare.

Que faire : Vous pouvez ajouter une barrière en papier toilette entre le siège de la cuvette et vous ou éviter de vous asseoir.

Et aussi : Il existe une allergie au siège des toilettes, déclenchées au niveau des cuisses par certaines matières plastiques comme le polyuréthane. Cela reste rare et se déclare en général plutôt en contacts répétés avec les toilettes de la maison.

* Des boutons rouges avec du pus (pustules) qui apparaissent sur une zone de peau rouge. Ils peuvent prendre très rapidement un aspect croûteux.

Peut-on attraper des MST aux toilettes ?

Est-ce possible : Oui, si vous faites l’amour dans les toilettes avec quelqu’un contaminé par une MST. Tout rapport sexuel pouvant être contaminant, que cela soit un rapport génital, anal ou oral. En dehors de cette hypothèse, les virus et bactéries responsables des maladies sexuellements transmissibles (chlamydiose, gonorrhée, herpès, hépatite B…) ne survivent que très peu de temps en dehors du corps humain qui les héberge et ne sont pas transmissibles par les voies aériennes. Il faut qu’il y ait un contact entre fluides corporels pour qu’il y ait contamination.

Quelles précautions : Le mieux est encore d’avoir toujours sur soi un préservatif, l’une des meilleures protections contre les MST.

Une infection urinaire : oui mais pas directement

Pourquoi : L’infection urinaire peut venir de façon indirecte si vous ne vous rendez pas aux toilettes quand l’envie se fait sentir. En effet, une vidange trop rare de la vessie pour toutes les femmes et petites filles qui n’osent pas s’aventurer dans les toilettes publiques et préfèrent se retenir la journée demeure une cause connue d’infections urinaires.

Quelles précautions : Y aller quand vous le sentez, puis vous laver les mains avec du savon après chaque passage aux toilettes.

Pensez à tirer la chasse… avant !

Peut-on s’asseoir sur les toilettes publiques :

« Il est préférable d’éviter sauf si un système de désinfection est prévu », explique le Dr Dervaux.

Sachez-le : L’eau qui stagne dans la cuvette est un milieu favorable à la multiplication des bacéries. Pensez à tirer la chasse au moment où vous entrez dans la cabine, l’eau entraînant une partie des bactéries.

Des objets plus sales que la cuvette des WC: Les toilettes sont beaucoup plus propres que certains objets du quotidien comme le sac à main, le téléphone, le clavier et la souris d’ordinateur, mais aussi des produits comme le maquillage ou la crème pour les mains !

* Source : Département de microbiologie au Leeds General Infirmary au Royaume-Uni et publiée dans le Journal of Hospital Infection. E.L. Best, J.A.T. Sandoe, M.H. Wilcox. Potential for aerosolization of Clostridium difficile after flushing toilets: the role of toilet lids in reducing environmental contamination risk. Journal of Hospital Infection.

** Une étude publiée en 2014 a montré que les séchoirs à air peuvent véhiculer les bactéries dans l’air vers d’autres utilisateurs à proximité. Source : Journal of Hospital Infection 2014 – Microbiological comparison of hand-drying methods: the potential for contamination of the environment, user, and bystander.

http://www.medisite.fr