C’est scientifiquement prouvé: les riches n’en ont rien à faire des autres


 

Je ne sais pas si c’est le comportement pour tous les riches, enfin, j’espère que non, il semblerait que le fossé entre les plus riches et les plus pauvres a clairement un fossé. Les riches ne sont pas préoccupées par les autres classes sociales
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C’est scientifiquement prouvé: les riches n’en ont rien à faire des autres

La Grande Bellezza | Gianni Fiorito via Allociné License by

La Grande Bellezza | Gianni Fiorito via Allociné License by

Repéré par Aurélie Rodrigues

Repéré sur Quartz

Une étude démontre qu’avoir de l’argent change notre comportement et notre façon d’aborder le monde qui nous entoure.

C’est un fait, personne n’est capable de faire attention à chaque petit détail du monde qui nous entoure –notre cerveau ne pourrait pas assimiler autant d’informations.

La plupart d’entre nous font malgré tout des efforts pour prêter attention aux personnes qui partagent notre quotidien: un regard furtif dans le métro, un sourire à un coin de rue…

Moins de préoccupation pour les autres

Un nombre croissant d’études démontrent que nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne. Être riche changerait notre façon de voir le monde: plus on a d’argent, moins on prêterait attention aux autres et à leurs problèmes.

Un article publié en 2016 dans la revue scientifique Psychological Sciences a chargé soixante-et-un participants affublés de Google Glass de marcher le long d’un bloc de quartier new-yorkais. Résultat: les personnes aisées regardent moins les autres que celles provenant d’une autre classe sociale.

«Les études réalisées en ligne, sur le terrain et en laboratoire aboutissent toutes à la même conclusion: les riches se préoccupent moins d’autrui que les autres classes sociales», déclare Pia Detze, la principale auteure de l’étude relayée par Quartz.

Distance émotionnelle

D’autres travaux menés sur le sujet dévoilent que la richesse agirait également sur la capacité à ressentir de la compassion. 

En 2012, des étudiants ont été soumis à un test mis en place par des psychologues à l’université de Berkeley, en Californie. Les étudiants les plus aisés exprimaient moins d’empathie à la vue d’une vidéo montrant des enfants atteints de cancers que les autres participants à l’étude.

Comment expliquer cette distance émotionnelle? Selon Daniel Keltner, professeur en psychologie à Berkeley, le fait de pouvoir engager du personnel pour servir leurs besoins coupe les plus aisés de toute relation de dépendance vis-à-vis de l’autre –en somme, les riches payent pour obtenir un service plutôt que de demander de l’aide à un voisin.

Cette disparité entre les classes aisées et les autres classes sociales pose un réel problème au niveau économique: si les plus riches continuent à devenir de plus en plus riches et qu’ils continuent d’ignorer les plus pauvres, les inégalités ne cesseront de croître.

Dans une tribune pour le New York Times, le psychologue Daniel Goleman déclarait qu’il est impossible de réduire le fossé économique sans s’occuper du fossé empathique. 

http://www.slate.fr/

Les super-riches existaient déjà il y a des milliers d’années, mais ils étaient fermiers


L’écart entre les pauvres et les riches existent depuis fort longtemps. Aujourd’hui, les super-riches ont l’argent, des biens immobiliers et autres. Il y a des milliers d’années, la richesse s’est développé avec la domestication et l’agriculture
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Les super-riches existaient déjà il y a des milliers d’années, mais ils étaient fermiers

 

Une fresque dans la grotte de Lascaux. Claude Valette via Flickr.

Une fresque dans la grotte de Lascaux. Claude Valette via Flickr.

Repéré par Fabien Jannic-Cherbonnel

Repéré sur The Guardian

Les inégalités sont apparues dès l’idée de propriété de la terre.

C’est une étude d’une rare ampleur. Des scientifiques ont réussi à retracer les origines des super-riches. Conclusion? Les inégalités sociales existaient déjà il y a des milliers années, mais celles-ci étaient liées aux animaux de ferme. L’équivalent de notre entrepreneur actuel aurait donc été ceux qui possédaient un bœuf ou un cheval.

C’est le Guardian qui relaie cette étude publiée dans le journal Nature. Il s’agit de la première fois qu’une équipe de chercheurs essaye de comprendre «comment les écarts de richesses se sont creusés chez nos ancêtres». D’après les scientifiques, qui ont étudié 62 sociétés réparties en Amérique du Nord, Asie et Europe, les premières inégalités sont apparues lorsque l’agriculture a établi l’idée de propriété de la terre, à la fin du néolithique. Mais ce n’est qu’après la domestication des chevaux et des bœufs que les grandes disparités de richesses, comparables à ce que nous connaissons aujourd’hui, sont apparues.

Les conclusions ne sont cependant pas universelles. En Amérique du Nord, là où l’agriculture s’est développée de façon indépendante du reste du monde, les inégalités étaient moins importantes du fait de l’absence de chevaux et de bovins. C’est ce qu’explique Michael Smith, un professeur de l’Arizona State University:

«Les seuls grands animaux du Nouveau Monde étaient des dindes et des chiens, et vous ne pouvez pas labourer avec eux. Cela à eu un impact important sur ces sociétés. Elles étaient moins inégales.»

Les inégalités sont aussi vieilles que l’humanité

Pour parvenir à ces conclusions, l’équipe de scientifiques s’est basée sur la taille et la diversité des habitations sur les sites étudiés. L’un d’entre eux, basé en Turquie, datait d’ailleurs d’il y a plus de 10.000 ans. Les résultats ont ensuite été traduits en coefficient de Gini, un indice qui mesure le niveau d’inégalité d’une société.

Pour référence, l’indice grimpe à 0,8 pour les États-Unis actuels et 0,29 pour la France. 0 correspondant à une parfaite égalité et 1 à une inégalité parfaite. Et il semble que certaines sociétés étaient quasiment aussi inégalitaires que celles d’aujourd’hui: en Eurasie, celles-ci ont grimpé à 0,6 lors de l’introduction des chevaux et des bovins dans l’agriculture. Bien plus qu’en Amérique du Nord à la même époque. Les inégalités sont donc aussi vieilles que le monde.

http://www.slate.fr/